Marchés Financiers

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Reprise de confiance

par Jean-Marie Mercadal, Directeur Général Adjoint en charge des gestions d’OFI AM

Les marchés corrigent les excès de pessimisme nés de la crise des dettes souveraines : les actions bénéficient des fameux “achats à bon compte” et l’euro enraye sa chute. Quel scénario pour les prochains mois ?

Les marchés actions ont finalement rebondi après l’une des pires corrections mensuelles observée à Wall Street depuis 50 ans. Le support techniqueimportant de l’indice S&P500, situé à 1040 points, n’a pas été cassé et les principaux indices ont rapidement regagné 6 à 7% à la faveur d’une amélioration du climat dans la zone Euro (révision en hausse de la croissance par la BCE de 0,8 à 1% pour cette année!) et surtout de la reprise spectaculaire des exportations chinoises de 50% en mai, qui a rassuré sur la croissance internationale.

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Ce que nous devons au mois de mai

par Marc-Ali Ben Abdallah, stratégiste chez Amundi Asset Management

La saisonnalité des marchés financiers est à l’origine d’un florilège de maximes plus savoureuses les unes que les autres. Le mois de mai 2010 a donné une profondeur et une « texture » inattendue au fameux « sell in May and go away ». Pourtant, un simple calcul de performances mensuelles historiques - ajustées de l’inflation pour les rendre comparables - permet de s’apercevoir du caractère désuet de cet adage. En effet, pour des plages temporelles suffisamment représentatives, la moyenne des performances des marchés actions au mois de mai est nulle. Il a d’ailleurs été observé autant de mois de mai à solde positif qu’à solde négatif. Ceci étant, celui de 2010 nous prive du plaisir de la démystification. En termes de performance avec une baisse de -9,7% en dollars de l’indice MSCI Monde, mai 2010 aura été le pire de mois de mai depuis 1970.

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Un retour vers juin 2008 ou 2004 ?

par Frédéric Buzaré, Responsable de la Gestion Actions de Dexia AM

Une vague d’inquiétudes a déferlé sur les marchés des actions et certaines données montrent que le coût de couverture a atteint un niveau historique. L’une des principales craintes est de connaître l’ampleur de la dynamique macroéconomique. L’indice PMI composite de la zone euro a reculé en mai, tout en restant supérieur à l’indice de mars et conforme à une croissance du PIB réel de 3 %, alors que le consensus table actuellement sur 1,5 % en 2011. L’un des principaux débats est de savoir si les fluctuations de marché sont un indicateur clé. Si la nature intrinsèque des marchés libres est de fournir des informations qui traduisent une réalité, ils peuvent également réagir excessivement.

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Actions : un moment de vérité

par Ibra Wane, stratégiste chez Amundi Asset Management

La nouvelle flambée d’aversion au risque interroge au-delà de la conjoncture. Le potentiel de croissance des économies endettées et le niveau des taux longs sont également sur la sellette contribuant à relancer le débat en matière de valorisation du marché actions.

Après un plus haut à mi-avril, les marchés ont brutalement chuté, alors même que les résultats trimestriels avaient tenu leur promesse, que les valorisations étaient a priori sans excès et qu’une solution concertée pour la zone euro venait enfin d’être annoncée.

Cette nouvelle flambée d’aversion au risque s’est nourrie :

• d’un ensemble d’interrogations latentes sur la conjoncture : 

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Actions de la zone euro : en baisse mais toujours en course !

par Charles Dautresme et Franz Wenzel, stratégistes chez Axa IM

Les actions mondiales ont légèrement baissé depuis le début de l’année mais les valeurs de la zone euro ont perdu environ 7%.

Dans cette note, nous examinerons la valorisation – en premier lieu les perspectives de bénéfices ainsi que la valorisation qui est évidemment une condition nécessaire, mais non suffisante pour évaluer les actions.

Alors que nous restons convaincus de la poursuite de l’expansion économique mondiale, la probabilité de voir une zone euro chancelante faire dérailler la reprise a significativement augmenté.

Euro faible = positif pour la croissance des bénéfices

Ironie du sort, toutes les mauvaises nouvelles en provenance de la zone euro n’en sont pas. En effet, une devise plus faible mais qui toutefois ne s’effondre pas signifie est habituellement synonyme de hausse des bénéfices.

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Faible visibilité sur la gouvernance financière

par Jean-Marie Mercadal, Directeur Général Adjoint en charge des gestions d’OFI Asset Management

En mars de l’année passée, les marchés repartaient à la hausse, à la suite des plans de relance décidés par les gouvernements. Un an plus tard, la reprise est là mais les marchés s’inquiètent des finances publiques.

Comment organiser la rigueur sans tuer la croissance ? Quelle organisation européenne ? Une coordination des taux de change est-elle possible ?

La dialectique est désormais claire: l’impact des plans d’austérité sur la croissance devient une question majeure, et il n’y a pas d’alternative car les niveaux de dettes sont critiques. 

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Les actions européennes sont bon marché, mais . . .

par Ad van Tiggelen, Stratégiste Senior d’ING IM

Après leur correction du mois de mai, les actions européennes semblent bon marché dans une perspective historique. Les rapports cours/bénéfices sont inférieurs à la moyenne historique et de nombreuses sociétés distribuent des dividendes supérieurs à leurs rendements obligataires.

Par ailleurs, l’économie mondiale se redresse et les bilans des sociétés sont en bonne santé. Il semble dès lors que les actions aient été trop sévèrement punies en raison des craintes relatives aux dettes souveraines de la zone euro. Les inquiétudes des investisseurs sont-elles excessives?

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Mois de mai difficile pour les bourses mondiales

par Philippe de Vandière, Analyste marché IG Markets France

Les Bourses mondiales ont encore connu un mois de mai difficile. Les déficits budgétaires européens affolent les marchés et ont complètement occulté les bons résultats de sociétés en Europe comme aux Etats-Unis. La mise en place d’un plan de stabilisation de 750 milliards d’euros, sera passé quasiment inaperçue, en effet le manque de détails de ce plan n’a pas permis de rassurer les investisseurs. Le manque de coordination entre les états membres sur les mesures à prendre pour sortir de l’ornière inquiète tout particulièrement les opérateurs.

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Aversion au risque et essai de normalisation organisée des marchés

par Patrick de Fraguier, stratégiste chez Amundi Asset Management

La nervosité des marchés a plusieurs origines qui paraissent évidentes. Elles se matérialisent de diverses manières mais se cumulent dangereusement.

C’est la première fois, depuis le fin de la 2ème guerre mondiale, que réapparaît le risque de défaut souverain d’un pays occidental avec une crise de liquidité (et donc de refinancement) qui bascule vers un risque d’insolvabilité.

Les « postures » des différents gouvernements sur les mesures d’austérité budgétaire donnent l’impression d’une certaine cacophonie qui peut faire douter de la crédibilité des plans de stabilisation ou de sauvetage.

La crainte d’une extension systémique du risque souverain maintient un niveau élevé d’aversion au risque. Les différents indicateurs qui la mesurent témoignent de cette exacerbation : retour de la corrélation taux / bourse, hausse de la volatilité bourse et change.

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Japon : la force du yen facteur technique dominant des deux dernières années

par Vincent Ganne, CFTe, IG Markets France

Le marché actions japonais n’a pas la force des puissances émergentes d’Asie, il se situe davantage dans une position intermédiaire. L’indice Nikkei 225 a effectué ses points bas à l’automne 2008, phénomène dont seuls peuvent se targuer quelques indices comme le Nasdaq, le SSE, le IBovespa… La séquence haussière en place depuis affiche une performance en ligne, une performance moyenne qui a atteint son paroxysme au contact de la résistance majeure à 11650 points. La lecture graphique est particulièrement claire à moyen terme avec la résolution baissière d’une formation biseau, les implications négatives sont évidentes avec une cible à 9188 points.

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