Marchés Financiers

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Actions : un moment de vérité

par Ibra Wane, stratégiste chez Amundi Asset Management

La nouvelle flambée d’aversion au risque interroge au-delà de la conjoncture. Le potentiel de croissance des économies endettées et le niveau des taux longs sont également sur la sellette contribuant à relancer le débat en matière de valorisation du marché actions.

Après un plus haut à mi-avril, les marchés ont brutalement chuté, alors même que les résultats trimestriels avaient tenu leur promesse, que les valorisations étaient a priori sans excès et qu’une solution concertée pour la zone euro venait enfin d’être annoncée.

Cette nouvelle flambée d’aversion au risque s’est nourrie :

• d’un ensemble d’interrogations latentes sur la conjoncture : 

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Actions de la zone euro : en baisse mais toujours en course !

par Charles Dautresme et Franz Wenzel, stratégistes chez Axa IM

Les actions mondiales ont légèrement baissé depuis le début de l’année mais les valeurs de la zone euro ont perdu environ 7%.

Dans cette note, nous examinerons la valorisation – en premier lieu les perspectives de bénéfices ainsi que la valorisation qui est évidemment une condition nécessaire, mais non suffisante pour évaluer les actions.

Alors que nous restons convaincus de la poursuite de l’expansion économique mondiale, la probabilité de voir une zone euro chancelante faire dérailler la reprise a significativement augmenté.

Euro faible = positif pour la croissance des bénéfices

Ironie du sort, toutes les mauvaises nouvelles en provenance de la zone euro n’en sont pas. En effet, une devise plus faible mais qui toutefois ne s’effondre pas signifie est habituellement synonyme de hausse des bénéfices.

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Faible visibilité sur la gouvernance financière

par Jean-Marie Mercadal, Directeur Général Adjoint en charge des gestions d’OFI Asset Management

En mars de l’année passée, les marchés repartaient à la hausse, à la suite des plans de relance décidés par les gouvernements. Un an plus tard, la reprise est là mais les marchés s’inquiètent des finances publiques.

Comment organiser la rigueur sans tuer la croissance ? Quelle organisation européenne ? Une coordination des taux de change est-elle possible ?

La dialectique est désormais claire: l’impact des plans d’austérité sur la croissance devient une question majeure, et il n’y a pas d’alternative car les niveaux de dettes sont critiques. 

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Les actions européennes sont bon marché, mais . . .

par Ad van Tiggelen, Stratégiste Senior d’ING IM

Après leur correction du mois de mai, les actions européennes semblent bon marché dans une perspective historique. Les rapports cours/bénéfices sont inférieurs à la moyenne historique et de nombreuses sociétés distribuent des dividendes supérieurs à leurs rendements obligataires.

Par ailleurs, l’économie mondiale se redresse et les bilans des sociétés sont en bonne santé. Il semble dès lors que les actions aient été trop sévèrement punies en raison des craintes relatives aux dettes souveraines de la zone euro. Les inquiétudes des investisseurs sont-elles excessives?

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Mois de mai difficile pour les bourses mondiales

par Philippe de Vandière, Analyste marché IG Markets France

Les Bourses mondiales ont encore connu un mois de mai difficile. Les déficits budgétaires européens affolent les marchés et ont complètement occulté les bons résultats de sociétés en Europe comme aux Etats-Unis. La mise en place d’un plan de stabilisation de 750 milliards d’euros, sera passé quasiment inaperçue, en effet le manque de détails de ce plan n’a pas permis de rassurer les investisseurs. Le manque de coordination entre les états membres sur les mesures à prendre pour sortir de l’ornière inquiète tout particulièrement les opérateurs.

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Aversion au risque et essai de normalisation organisée des marchés

par Patrick de Fraguier, stratégiste chez Amundi Asset Management

La nervosité des marchés a plusieurs origines qui paraissent évidentes. Elles se matérialisent de diverses manières mais se cumulent dangereusement.

C’est la première fois, depuis le fin de la 2ème guerre mondiale, que réapparaît le risque de défaut souverain d’un pays occidental avec une crise de liquidité (et donc de refinancement) qui bascule vers un risque d’insolvabilité.

Les « postures » des différents gouvernements sur les mesures d’austérité budgétaire donnent l’impression d’une certaine cacophonie qui peut faire douter de la crédibilité des plans de stabilisation ou de sauvetage.

La crainte d’une extension systémique du risque souverain maintient un niveau élevé d’aversion au risque. Les différents indicateurs qui la mesurent témoignent de cette exacerbation : retour de la corrélation taux / bourse, hausse de la volatilité bourse et change.

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Japon : la force du yen facteur technique dominant des deux dernières années

par Vincent Ganne, CFTe, IG Markets France

Le marché actions japonais n’a pas la force des puissances émergentes d’Asie, il se situe davantage dans une position intermédiaire. L’indice Nikkei 225 a effectué ses points bas à l’automne 2008, phénomène dont seuls peuvent se targuer quelques indices comme le Nasdaq, le SSE, le IBovespa… La séquence haussière en place depuis affiche une performance en ligne, une performance moyenne qui a atteint son paroxysme au contact de la résistance majeure à 11650 points. La lecture graphique est particulièrement claire à moyen terme avec la résolution baissière d’une formation biseau, les implications négatives sont évidentes avec une cible à 9188 points.

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Jamais les exportateurs n’ont décidé des élections dans le sud de l’Europe

par Lorenzo Ballester-Barral, Directeur Général de CCR AM (groupe UBS)

Ces derniers jours, toute l’actualité a tourné autour du feuilleton grec et de ses répercussions sur la périphérie européenne. A chaque épisode de la crise, l’ampleur des déficits et de la dette a été mise en avant pour stigmatiser l’inconséquence des mauvais élèves de la classe européenne et appeler incidemment à une réduction drastique des dépenses publiques pour mettre un terme au gaspillage. Mais comment l’Espagne, par exemple, va-t-elle réduire ses dépenses avec un taux de chômage qui dépasse désormais les 20% de la population ? Comment les pays de cette zone vont-ils réduire leurs dépenses avec une population vieillissante ?

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De l’impact de la Grèce et de la Chine sur les marchés émergents

par Maarten-Jan Bakkum, Senior Emerging Markets Strategist chez ING IM

Dans le contexte actuel, nos opinions peuvent s’avérer obsolètes quelques minutes après leur publication. Nous tenons cependant à expliquer notre position en ce qui concerne les deux grands problèmes qui ont mis les marchés sous pression ces derniers temps : la crise grecque et le resserrement immobilier en Chine.

Dans notre édition d’avril, nous étions d’avis qu’il existait un potentiel de hausse de l’appétit au risque des investisseurs et d’amélioration des attentes relatives à la croissance mondiale. Cette évaluation s’est avérée erronée (du moins au cours de ces dernières semaines), car l’accélération des développements négatifs au sein de la zone euro a relégué à l’arrière-plan les chiffres de croissance indéniablement supérieurs aux attentes.

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Marchés actions : aux grands maux les grands remèdes

par Ibra Wane, stratégiste chez Amundi Asset Management

Débutée il y a plusieurs mois, la crise grecque aura fini par avoir eu raison du redémarrage des marchés actions. Alors qu’ils avaient touché le 15 avril dernier leur plus haut depuis dix huit mois, ils ont été balayés en moins de trois semaines, avec des reculs d’au moins 7% sur les plus épargnés, comme les États-Unis et le Japon, jusqu’à près de 15% en Europe, voire 20% sur les plus impactés comme les PIGS. Ce final ( ? ) dramatique n’aura pas surpris les adeptes du Sirtaki, cette fameuse danse grecque, qui démarre de façon lente pour s’accélérer de façon irrésistible…

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