Marchés Financiers

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Les actions européennes sont bon marché, mais . . .

par Ad van Tiggelen, Stratégiste Senior d’ING IM

Après leur correction du mois de mai, les actions européennes semblent bon marché dans une perspective historique. Les rapports cours/bénéfices sont inférieurs à la moyenne historique et de nombreuses sociétés distribuent des dividendes supérieurs à leurs rendements obligataires.

Par ailleurs, l’économie mondiale se redresse et les bilans des sociétés sont en bonne santé. Il semble dès lors que les actions aient été trop sévèrement punies en raison des craintes relatives aux dettes souveraines de la zone euro. Les inquiétudes des investisseurs sont-elles excessives?

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Mois de mai difficile pour les bourses mondiales

par Philippe de Vandière, Analyste marché IG Markets France

Les Bourses mondiales ont encore connu un mois de mai difficile. Les déficits budgétaires européens affolent les marchés et ont complètement occulté les bons résultats de sociétés en Europe comme aux Etats-Unis. La mise en place d’un plan de stabilisation de 750 milliards d’euros, sera passé quasiment inaperçue, en effet le manque de détails de ce plan n’a pas permis de rassurer les investisseurs. Le manque de coordination entre les états membres sur les mesures à prendre pour sortir de l’ornière inquiète tout particulièrement les opérateurs.

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Aversion au risque et essai de normalisation organisée des marchés

par Patrick de Fraguier, stratégiste chez Amundi Asset Management

La nervosité des marchés a plusieurs origines qui paraissent évidentes. Elles se matérialisent de diverses manières mais se cumulent dangereusement.

C’est la première fois, depuis le fin de la 2ème guerre mondiale, que réapparaît le risque de défaut souverain d’un pays occidental avec une crise de liquidité (et donc de refinancement) qui bascule vers un risque d’insolvabilité.

Les « postures » des différents gouvernements sur les mesures d’austérité budgétaire donnent l’impression d’une certaine cacophonie qui peut faire douter de la crédibilité des plans de stabilisation ou de sauvetage.

La crainte d’une extension systémique du risque souverain maintient un niveau élevé d’aversion au risque. Les différents indicateurs qui la mesurent témoignent de cette exacerbation : retour de la corrélation taux / bourse, hausse de la volatilité bourse et change.

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Japon : la force du yen facteur technique dominant des deux dernières années

par Vincent Ganne, CFTe, IG Markets France

Le marché actions japonais n’a pas la force des puissances émergentes d’Asie, il se situe davantage dans une position intermédiaire. L’indice Nikkei 225 a effectué ses points bas à l’automne 2008, phénomène dont seuls peuvent se targuer quelques indices comme le Nasdaq, le SSE, le IBovespa… La séquence haussière en place depuis affiche une performance en ligne, une performance moyenne qui a atteint son paroxysme au contact de la résistance majeure à 11650 points. La lecture graphique est particulièrement claire à moyen terme avec la résolution baissière d’une formation biseau, les implications négatives sont évidentes avec une cible à 9188 points.

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Jamais les exportateurs n’ont décidé des élections dans le sud de l’Europe

par Lorenzo Ballester-Barral, Directeur Général de CCR AM (groupe UBS)

Ces derniers jours, toute l’actualité a tourné autour du feuilleton grec et de ses répercussions sur la périphérie européenne. A chaque épisode de la crise, l’ampleur des déficits et de la dette a été mise en avant pour stigmatiser l’inconséquence des mauvais élèves de la classe européenne et appeler incidemment à une réduction drastique des dépenses publiques pour mettre un terme au gaspillage. Mais comment l’Espagne, par exemple, va-t-elle réduire ses dépenses avec un taux de chômage qui dépasse désormais les 20% de la population ? Comment les pays de cette zone vont-ils réduire leurs dépenses avec une population vieillissante ?

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De l’impact de la Grèce et de la Chine sur les marchés émergents

par Maarten-Jan Bakkum, Senior Emerging Markets Strategist chez ING IM

Dans le contexte actuel, nos opinions peuvent s’avérer obsolètes quelques minutes après leur publication. Nous tenons cependant à expliquer notre position en ce qui concerne les deux grands problèmes qui ont mis les marchés sous pression ces derniers temps : la crise grecque et le resserrement immobilier en Chine.

Dans notre édition d’avril, nous étions d’avis qu’il existait un potentiel de hausse de l’appétit au risque des investisseurs et d’amélioration des attentes relatives à la croissance mondiale. Cette évaluation s’est avérée erronée (du moins au cours de ces dernières semaines), car l’accélération des développements négatifs au sein de la zone euro a relégué à l’arrière-plan les chiffres de croissance indéniablement supérieurs aux attentes.

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Marchés actions : aux grands maux les grands remèdes

par Ibra Wane, stratégiste chez Amundi Asset Management

Débutée il y a plusieurs mois, la crise grecque aura fini par avoir eu raison du redémarrage des marchés actions. Alors qu’ils avaient touché le 15 avril dernier leur plus haut depuis dix huit mois, ils ont été balayés en moins de trois semaines, avec des reculs d’au moins 7% sur les plus épargnés, comme les États-Unis et le Japon, jusqu’à près de 15% en Europe, voire 20% sur les plus impactés comme les PIGS. Ce final ( ? ) dramatique n’aura pas surpris les adeptes du Sirtaki, cette fameuse danse grecque, qui démarre de façon lente pour s’accélérer de façon irrésistible…

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L’histoire est encore à écrire…

par Marc-Ali Ben Abdallah, stratégiste chez Amundi Asset Management

Les tensions récentes sur la dette souveraine hellénique ont probablement connu leur plus haut avec la conclusion dimanche dernier d’un accord entre la Grèce, d’une part, et la Commission européenne et le Fond Monétaire International d’autre part. Ce plan a un double objectif : donner à la république hellène les moyens de juguler sa crise de liquidité et de s’attaquer vigoureusement aux sources de ses difficultés actuelles. Sur ces deux points, le plan donne une réponse ambitieuse. Alors qu’on annonçait quelques 45 milliards d’euros d’aide (59 milliards de dollars) l’enveloppe octroyée en prévoit 110 (145 milliards de dollars) sur trois ans financés au tiers soit 30 milliards d’euros par le FMI.

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Actions versus obligations d’Etat : cupidité versus peur ?

par Ad van Tiggelen, Stratégiste Senior, ING IM

Souvent, le sentiment des marchés financiers est dominé soit par la cupidité, soit par la peur, mais ces derniers temps, il semble dominé par les deux à la fois. C’est surtout le cas en Europe. Du côté « cupidité », on distingue des marchés d’actions performants, avec des valeurs sensibles à la conjoncture (les cycliques) qui ont largement rebondi sans craintes apparentes pour leur valorisation. Du côté « peur », on voit que sur les marchés européens d’obligations d’Etat, les investisseurs sont préoccupés par la situation en Grèce et dans d’autres pays de la zone euro, un développement aux conséquences potentiellement désastreuses. Quelles sont les implications?

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La titrisation américaine dans la tourmente

par Didier Borowski, stratégiste chez Amundi AM

Au cours des 20 dernières années, le développement de la titrisation a permis une expansion sans précédent de la distribution de crédit aux ménages américains (crédits immobiliers, à la consommation, prêts étudiants…). Mais avec la crise financière, le marché de la titrisation s’est effondré et ne doit en définitive sa survie qu’au soutien de la Fed. L’opacité des produits vendus a servi de terreau aux actes délictuels qui retiennent aujourd’hui l’attention. Elle a, en outre, nourri la défiance des investisseurs qui, « trompés sur la marchandise », réclament aujourd’hui davantage de transparence.

Le 7 avril, la SEC – gendarme de la bourse américaine – a présenté un projet ambitieux de réglementation de l’ensemble des produits titrisés (ABS) qui change la donne. Et « l’affaire Goldman Sachs » vient à point nommé soutenir le camp des réformateurs.

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