Marchés Financiers

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Ce que la Grèce nous apprend des marchés financiers...

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

Les craintes des marchés financiers, illustrées par les attaques sur les obligations publiques des pays périphériques de la zone euro (Grèce, Espagne, Portugal…), ramènent sur le devant de la scène le thème de la crise de confiance.

Avant d’aller plus en avant, il semble nécessaire de mesurer l’intensité de cette dernière. Même si une « remontée des peurs » paraît évidente depuis quelques semaines au regard des évolutions des marchés obligataires, des CDS ou même des marchés actions, l’intensité de cette dernière semble néanmoins limitée, dans tous les cas très inférieure à ce qu’on a pu observer au cours de la période septembre 2008 – mars 20091.

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A la recherche du rendement ou le retour en grâce des dividendes

par Frédéric Buzaré, responsable de la gestion actions chez Dexia AM

Bien qu’elle soit réputée défensive la stratégie de gestion des dividendes n’est pas sortie indemne de la crise des marchés des actions. Les craintes entourant les perspectives bénéficiaires des entreprises ont semé le doute et le scepticisme sur l’évolution des dividendes.

Au début de l’année 2009 le marché des swaps de dividendes anticipait ainsi une baisse de près de 50 % des dividendes des actions européennes comme indiqué ci-dessous dans le graphique de gauche. Pourtant il est important de préciser qu’au cours des dernières récessions (comme celles de 1974 ou de 1981), l’ampleur de la baisse fut plutôt de l’ordre de 15 à 20 %. La baisse des dividendes lorsqu’elle survient a tendance à être de surcroît concentrée sur un nombre limité de secteurs (télécommunications en 2002, banques en 2009).

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L’improbable krach obligataire

par Didier Borowski, économiste chez Amundi Asset Management

Avec la normalisation monétaire qui se profile aux Etats-Unis, les opérateurs continuent de s’interroger sur l’évolution à attendre des taux d’intérêt à long terme. En règle générale, un durcissement monétaire s’accompagne d’une hausse des taux de toutes maturités, plus marquée toutefois sur les segments courts que sur les segments longs. L’ampleur de ces mouvements dépend d’une multitude de paramètres (croissance, inflation, chômage, déficit public, etc.) qui jouent parfois en sens opposé. Dans ces conditions, la communication de la banque centrale sur ses intentions devient cruciale pour les marchés.

Pour éclairer ce qui se joue en 2010 à ce sujet, nous revenons sur deux épisodes clés de la politique monétaire américaine.

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Banques américaines : au-delà des profits, les incertitudes s’accroissent

par Estelle Honthaas, économistes au Crédit Agricole

• La plupart des grandes banques américaines ont publié leurs résultats annuels cette semaine.
• Bien que souvent supérieurs au consensus, ces résultats laissent transparaître des faiblesses majeures.

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2010, recherche croissance désespérément

par Charles Dautresme, stratégiste chez Axa IM

En début d’année, Novartis offrait de racheter Alcon, le géant mondial spécialiste des produits ophtalmologiques, pour 39,3 mds USD. Cette opération, comme de nombreuses autres depuis le début du marché haussier, indique que la chasse à la croissance a redémarré pour les entreprises des économies développées. Après une hausse des marchés sans discrimination, les investisseurs devront se montrer plus sélectifs dans leurs choix de sociétés, en se basant sur des fondamentaux solides, plutôt que de continuer à jouer le risque systémique à l’envers. Nous mettrons l’accent dans ce commentaire sur deux thèmes qui nous semblent prometteurs dans un contexte de croissance faible, pour les pays développés tout du moins.

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Faut-il encore investir dans les actifs risqués ?

par Julien Vincenti, Gérant Allocation d’Actifs chez CCR Asset Management (groupe UBS)

La notion d’actifs risqués englobe généralement les actions et les obligations d’entreprises. Elle exclut les obligations d’États qui sont souvent et un peu vite considérées comme parfaitement sûres. Certes, ces titres prémunissent leurs porteurs contre le risque de contrepartie qui a tétanisé les investisseurs à l’automne 2008, à quelques exceptions près dans l’histoire, dont l’Islande qui soumet en ce début d’année le remboursement de sa dette publique à l’approbation populaire.

Les emprunts étatiques portés jusqu’à leur échéance sont donc normalement remboursés mais restent soumis au risque de taux qui peut impacter fortement leur prix au cours de leur vie.

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Bourse : les raisons d’être optimistes ne manquent pas

par Jens Moestrup Rasmussen, Lead Portfolio Manager chez Sparinvest

Les deux dernières années ont été très mouvementées avec des conditions économiques et de marchés tumultueuses. À l’heure à laquelle nous écrivons cette lettre, c’est-à-dire en janvier 2010, le contexte s’est nettement amélioré par rapport à celui d’il y a un an. Nous n’avons pas pour habitude de prédire les creux du marché ou de spéculer quant à son évolution dans les mois à venir, mais nous identifions clairement des signes encourageants du contexte économique. Plus important encore, nous sommes convaincus que les perspectives de nos fonds sont très prometteuses, une conviction qui repose, comme toujours, uniquement sur les fondamentaux des sociétés en portefeuille.

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Immobilier commercial aux Etats-Unis : le risque d’une nouvelle chute

par Inna Mufteeva et Thomas Julien, économistes chez Natixis

Avec la baisse continue des prix de l’immobilier commercial et en corollaire de la valeur des collatéraux, ce secteur ne cesse de se dégrader. De plus, les difficultés liées au refinancement et à la forte hausse des arriérés de paiement et des défauts contribuent également à déprimer les prix.

Dans ce contexte une seule stratégie est disponible pour les banques, qui, n’étant pas obligées de revaloriser les collatéraux et de réestimer les risques, gardent leur pratique de «extend and pretend ». Cela ne peut pas se poursuivre indéfiniment et il est très probable que les banques subiront à nouveau des pertes sur ces dettes en 2010.

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Dette émergente : un enthousiasme non dissimulé

par Blaise Antin, économiste chez Amundi Asset Management

Le relèvement de la note souveraine de la Turquie à Ba2 par Moody’s restera un événement historique pour la dette des marchés émergents. Et l’un des principaux indices de référence utilisés par les investisseurs (le JP Morgan Emerging Markets Bond Index - Global Diversified) appartient désormais à la catégorie investment grade (Baa3). Ces dernières années, les investisseurs ont de plus en plus considéré la dette des marchés émergents comme une classe d’actifs de qualité, l’écart de crédit moyen par rapport aux bons du Trésor américain étant désormais beaucoup plus proche du crédit aux entreprises de qualité (investment grade) que des obligations à haut rendement (high yield).

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Les “Small caps européennes” bénéficient de l’appétit pour le risque

par Franz Wenzel, stratégiste chez Axa IM

Alors que l’Europe se relève à peine de sa plus grave crise économique depuis des décennies (nous prévoyons une croissance du PIB de l’ordre de 0,5%(T) au 4T09 après 0,3%(T) au 3T), les marchés d’actions, anticipant la reprise, ont fortement rebondi bénéficiant également d’une politique monétaire ultra-accommodante. De façon plus surprenante, les small caps (SC) européennes ont commencé à surperformer les grandes capitalisations pendant la période la plus critique (fin 2008/début 2009), alors que le contexte économique restait déprimé, et ont continué sur leur lancée tout au long de l’année 2009. 

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