Marchés Financiers

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La banque centrale américaine soutient le marché

par Lukas Daalder, stratégiste chez Robeco

Même si les statistiques publiées aux États-Unis ces derniers mois ont été peu convaincantes, les marchés d’actions américains connaissent une reprise continue depuis la fin août. Cette hausse des cours s’explique principalement par le fait que la Réserve Fédérale a exprimé son intention de prendre de nouvelles mesures pour stimuler l’économie, si cela s’avérait nécessaire. Cette déclaration a fonctionné comme un plancher pour le marché : si des chiffres meilleurs que prévu sont publiés, il devrait connaître une hausse car l’économie est en phase de reprise ; si ces chiffres sont inférieurs aux prévisions, le marché devrait tout de même connaître une hausse puisque cela incitera la Fed à prendre de nouvelles mesures. Nous précisons que nous préférons la première option.

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Immobilier : vers un marché plus équilibré en 2011

par Olivier Eluère, économiste au Crédit Agricole

Le marché résidentiel connaît un redressement un peu surprenant depuis le début de l’année. Après un boom immobilier soutenu pendant dix ans (1997-2007), puis une crise économique et financière historique, une correction significative du marché semblait logique : non pas l’éclatement d’une bulle de l’immobilier et du crédit (comme aux États-Unis, Royaume-Uni, Espagne), le boom ayant été plus mesuré et moins risqué que dans ces pays, mais un ajustement des ventes et des prix pendant au moins deux à trois ans (comme dans les cycles précédents).

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Les émergents en direct et plus du fond de son lit

par Charles Dautresme, Stratégiste chez Axa IM

  • Investir dans des valeurs européennes fortement exposées aux émergents ne permet plus de surperformer le MSCI Europe.
  • La valorisation d’une telle stratégie est plus élevée que le MSCI Europe et celle des marchés émergents.
  • Cette stratégie d’investissement indirect étant une stratégie sur-jouée, nous recommandons dorénavant d’investir directement dans les marchés émergents.

 

Nous soutenons depuis longtemps l’investissement dans les pays émergents. Dès janvier 2008, nous suggérions que les investisseurs s’intéressent aux marchés émergents au travers de valeurs européennes fortement exposées aux économies en développement. Bien que cette stratégie ait été profitable pendant deux ans, elle l’est moins en 2010.

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Le monde est en voie de guérison

par Jens Moestrup Rasmussen, Lead Portfolio Manager chez Sparinvest

En octobre 2009, nous avions écrit que pour chaque gros titre positif annonçant l’amélioration des conditions économiques, on pouvait en trouver un autre sur les risques qui subsistaient. Un an plus tard, en octobre 2010, la situation n’a pas beaucoup changé, mais il n’y a pas de raison de désespérer car ce contexte n’est pas dépourvu d’opportunités intéressantes pour les investisseurs « value ».

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La création monétaire et les taux d’intérêt, les facteurs dominants des marchés actions

par Vincent Ganne, analyste chez IG Markets France

Les marchés actions suivent une tendance haussière parfaite, sans peur et sans reproche, et aucun analyste ne peut remettre en cause cette donnée technique. Les indices « leaders » se sont affranchis des résistances majeures, celles qui sont issues de la faillite de Lehman en août 2008.

C’est à nouveau le DAX 30 qui a indiqué la marche à suivre en dépassant les 6320 points, l’obstacle graphique qui couvrait les marchés depuis le printemps dernier. En données hebdomadaires, les configurations graphiques des indices sont attrayantes, malgré les secteurs bancaires européens et américains qui restent enfermés dans des canaux baissiers de long terme. Mettons les banques à l’écart et nous pouvons constater que l’actuelle séquence sectorielle représente un schéma classique de marché haussier.

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Découplage 2.0

par Blaise Antin, stratégiste chez Amundi Asset Management

Les obligations des marchés émergents (Emerging Market Debt « EMD ») ont fait un bond au T3, les inquiétudes relatives à un défaut de paiement sur les émissions souveraines de la zone euro s’étant calmées et les responsables de la Fed ayant évoqué une poursuite de l’assouplissement quantitatif. Ce trimestre a été marqué par une augmentation de la demande de produits de crédit et une recrudescence généralisée de l’appétit pour le risque.

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Début de normalisation sur les marchés monétaires en zone euro

par Chantana Sam, stratégiste chez Axa IM

  • La hausse récente des taux interbancaires est due à une forte baisse des excès de liquidité. Les banques périphériques sont moins dépendantes du financement de la BCE.
  • Mais les indicateurs de stress restent à des niveaux élevés et certaines banques continuent à faire face à des difficultés de refinancement.
  • L’implémentation de la stratégie de sortie de la BCE est probablement encore lointaine.

 

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UEM : détente des taux grecs

par Sandrine Boyadjian et Bénédicte Kukla, économistes au Crédit Agricole

  • La Grèce a réussi son émission d’emprunt d’Etat à court terme. Les marchés ont été moins méfiants face à la dettegrecque.
  • En zone euro, la production industrielle a progressé plus qu’attendu au mois d’août (1,0% m/m, après 0,1% en juillet).
  • L’estimation finale de l’inflation en zone euro montrent que les prix ont continué d’augmenter dans la plupart des pays membres en septembre.

 

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En quête de clarté

par Frédéric Buzaré, responsable de la gestion actions de Dexia AM

La principale question préoccupant les investisseurs est encore et toujours « y aura-t-il ou non un double creux ? ». Même si la réponse est oui, les investisseurs semblent rassurés dans la mesure où la Réserve fédérale sortira alors son bazooka et s’engagera dans une nouvelle et massive phase d’assouplissement quantitatif. Il s’agit en effet là de la meilleure façon d’expliquer la réaction des marchés aux statistiques macroéconomiques publiées durant le mois de septembre.

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La reprise de l’immobilier dans la zone euro est plus rapide que prévu

par Michel Martinez, responsable adjoint de la stratégie chez Amundi AM

En zone euro, la baisse des prix immobiliers s’est probablement interrompue au premier semestre 2010. Elle aura été de courte durée, à peine dix huit mois. La persistance de taux d’intérêt hypothécaires historiquement faibles laisse présager que cette reprise devrait se poursuivre, à l’exception cependant des pays les plus durement touchés par la bulle du crédit (Espagne, Irlande). Etant donné que la croissance économique reste faible et le chômage élevé, ces hausses devraient rester modérées. Nul doute cependant que la Banque Centrale Européenne surveillera avec attention ces évolutions : le pire scénario serait que la faiblesse des taux d’intérêt donne naissance à des bulles immobilières dans les pays jusqu’ici relativement épargnés.

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