Marchés Financiers

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Une hausse supplémentaire des fonds propres des banques européennes n’est pas la solution

par Patrick Artus, Chef économiste de Natixis

Les banques de la zone euro connaissent à nouveau certaines difficultés de financement, en raison de l’inquiétude des investisseurs (des prêteurs) due à la forte détention de dettes souveraines de la zone euro par les banques. Les crises économiques les plus graves (comme celle de 2008-2009) viennent des crises de liquidité bancaire. Quelle est alors la bonne réaction aujourd’hui ?

A Jackson Hole, à la fin du mois d’août 2011, Christine Lagarde a suggéré que la bonne solution était d’accroître encore les fonds propres des banques européennes. Nous ne pensons pas qu’il s’agisse de la bonne solution : si une banque est confrontée à une crise de liquidité, même si elle a un peu plus de capital, elle est tout de même en défaut.

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Les marchés attendent des faits et non pas des promesses

par Philippe Mimran, Directeur des gestions Valeurs Mobilières chez LFP (UFG-LFP)

A la suite de notre communication du 8 août, il nous a paru nécessaire de faire une seconde analyse de la situation des marchés. Depuis 15 jours, les marchés toujours très volatils ont tenté un timide rebond avant de rechuter lourdement en fin de semaine, sans toutefois atteindre de nouveaux plus bas. Cette tentative avortée de rebond ne trouve pas sa source dans une nouvelle dégradation de la situation des dettes d’Etats, mais dans une perception accentuée d’un fort ralentissement économique à venir. Dans cette optique, les taux des emprunts d’Etat allemands et américains flirtent avec les 2 % à 10 ans, taux jusqu’alors inconnus.

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Vents favorables en Asie, vents contraires aux Etats-Unis et en Europe

par James Millard, Directeur des investissements de Skandia Investment Group (SIG)

Nous restons globalement neutres sur les actions, en raison de la forte baisse de confiance à l’égard des dirigeants, des deux côtés de l’Atlantique. Même si nous pensons que la reprise économique se poursuivra et que les actions sont bon marché, il existe un risque que les problèmes sur les marchés obligataires des États-Unis et des pays européens périphériques affaiblissent les marchés actions.

Nous restons également sous-pondérés sur les obligations, essentiellement pour des raisons de valorisation. La plupart des marchés d’obligations d’État ont connu une hausse ces derniers mois, avec le ralentissement économique mondial, les craintes liées à la dette américaine et européenne ayant entraîné une baisse des rendements des obligations d’État les mieux notées, comme l’Allemagne.

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Les devises : thème d’investissement de la prochaine décennie ?

par Vincent Juvyns, Investment Strategy Specialist chez ING Investment Management

Depuis plus d’un an maintenant, les problèmes budgétaires et d’endettement public que rencontrent certains pays européens empoisonnent les relations au sein de la zone Euro. Au-delà de la Grèce, cette crise a en effet jeté l’opprobre sur l’ensemble de la zone Euro entraînant une perte de confiance du monde extérieur dans sa monnaie. La crise de la dette s’est ainsi muée en crise de l’euro et nous a douloureusement rappelé qu’une union monétaire telle que la nôtre est fragile et que l’adhésion à celle-ci n’est pas un principe acquis mais bien une profession de foi sans cesse renouvelée, la main sur le Pacte de Stabilité et de Croissance.

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De belles opportunités sur le marché d’actions

par Graham Kitchen, Directeur de la gestion Actions chez Henderson Global Investors

Tard vendredi soir, nous avons vu Standard & Poor’s dégrader la note de la dette souveraine des Etats-Unis. Bien que cela ait eu un impact négatif sur les marchés, il est important de rappeler que deux des principales agences de notation ont maintenu la note AAA sur les Etats-Unis. C’est pourquoi, nous n’attendons pas d’incidences majeures sur les valorisations des bons du Trésor américain.

Ce qu’il faut souligner est qu’il est nécessaire pour les Etats-Unis d’adopter des mesures politiques pour offrir plus de sérénité au budget sur le moyen terme.

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Soyez patients et faites preuve de prudence

par Olivier Ginguené, Chairman Pictet Asset Management Strategy Unit

Les marchés ont pris un chemin proche de celui du scénario catastrophe que nous avions évoqué il y a trois mois en appelant à la prudence: une inflation faisant fi des cycles de resserrement dans de nombreux pays émergents, y compris la Chine, un effet de contagion lié à la crise de la dette souveraine européenne et une croissance qui s’épuise aux Etats-Unis – tout cela survenant simultanément.

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Prudence mais pas de précipitation

par David Lis, Responsable des Actions britanniques chez Aviva Investors, et Pascal Heurtault, Directeur des Investissements chez Aviva Investors France

Il y a en effet des raisons d’être prudents car nous prévoyons une détérioration de la situation économique pour le reste de l’année, et les statistiques sur le chômage aux Etats-Unis n’ont pas remis ce scénario en question. Toutefois, de notre point de vue, cela ne doit pas nécessairement conduire les investisseurs à vendre dans la précipitation.

Nous ne sommes pas en 2008, et nombre de sociétés sont en bien meilleure santé qu’elles ne l’étaient quand Lehman Brothers s’est effondrée. Nous pourrions voir quelques baisses des bénéfices, mais les perspectives sur les dividendes restent bonnes – et les dividendes sont une composante importante du rendement global. A leurs niveaux actuels, tant les rendements que les valorisations constituent un soutien pour les marchés.

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Marchés : la patience est de rigueur

par John Chatfeild-Roberts, Directeur de Jupiter Asset Management

Les dernières ventes sur les marchés actions ont principalement été engendrées par l’inquiétude des investisseurs vis-à-vis du ralentissement de l’économie globale. Les principaux indicateurs économiques européens restent sous pression au moment où de nombreuses banques centrales des pays émergents augmentent, de manière concertée, leurs taux d’intérêt afin de contenir l’inflation quoique, au prix d’un ralentissement de la croissance de la consommation domestique.

Ceci est à mon sens la meilleure action à entreprendre pour s’assurer que leurs perspectives de croissance structurelle à long terme restent intactes. La crise de la dette souveraine des pays européens inquiète également à juste titre les investisseurs, d’autant plus qu’il semble peu probable que cette crise se résolve rapidement.

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Analyse des turbulences des marchés et politique de gestion

par Pascale Auclair, Directeur de la gestion d’UFG-LFP et Directeur Général de LFP

Jusque-là plutôt résilientes face au stress sur les dettes souveraines, les bourses ont craqué la semaine dernière sous le double effet de craintes de double creux aux Etats-Unis et d’un nouvel épisode de tensions sur l’Italie et l’Espagne assorti d’une communication assez désastreuse de la BCE. S’y est ajoutée ce week-end la décision de l’agence de notation S&P d’abaisser la notation à long terme de la dette américaine de AAA à AA+, avec perspective négative.

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Investisseurs et Papier d’État : une relation d’amour/haine?

par Ad van Tiggelen, Stratégiste Senior chez ING IM

Rarement la relation des investisseurs vis-à-vis du papier d’État n’a été aussi ambivalente. Les médias occidentaux ne cessent de nous rappeler que nous sommes confrontés à une crise de la dette, avec des ratios dette/PIB avoisinant 100%. Dans le même temps, les rendements de la majorité des obligations d’État de référence (États-Unis, noyau dur de la zone euro) sont proches de leurs planchers historiques. Les rendements réels sont même proches de zéro. Comment est-ce possible? Le faible niveau des taux va-t-il se maintenir ?

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