Mondialisation

-A +A

CDS : un nouveau standard

par Chantana Sam, stratégiste d’Axa IM

Les CDS (Credit Default Swaps) sont souvent accusés d’avoir joué un rôle central dans la crise financière actuelle.

Les griefs concernent principalement le risque systémique, l’opacité et le manque de régulation. C’est pourquoi la création d’une chambre de compensation pour les dérivés de crédit est une mesure clé parmi les propositions faites par les régulateurs américains et européens pour nettoyer le système. Pour que la compensation des transactions soit efficace, un nouveau contrat a été introduit par l’ISDA (International Swaps and Derivatives Association) de manière à standardiser cet instrument.

Mondialisation: 

Saison des résultats : quels messages ?

par Delphine Georges, analyste chez Crédit Agricole Asset Management

La publication des résultats 2008 touche à sa fin. La croissance aura été de - 35 % aux USA et autour de - 25 % en Europe. Deux thèmes ressortent : prudence renouvelée sur les financières et pertinence d’un choix de valeurs axé sur la santé financière des sociétés et donc leur capacité de résistance.

Alors que les perspectives défavorables de la croissance bénéficiaire sont déjà intégrées dans les valorisations, la détérioration de la qualité des résultats a en revanche surpris par son ampleur. Cette dernière, mesurée par l’écart entre le résultat courant et le résultat net se trouve à un plus haut historique et la profusion des éléments exceptionnels négatifs a surpris.

Mondialisation: 

Les marchés actions peuvent encore baisser

par Roland Lescure, directeur des gestions de Groupama Asset Management

L’année 2009 a commencé comme 2008 s’est terminée : le secteur bancaire accumule les pertes, la récession généralisée pèse sur les profits des sociétés cotées, le marché du crédit reste tendu et les plans de relance se succèdent sans pour l’heure montrer leur capacité à sortir l’économie mondiale de l’ornière.

Malgré l’annonce d’une réforme ambitieuse du système de santé, d’un soutien significatif des établissements bancaires et d’une relance publique massive, les premiers pas de la nouvelle administration américaine n’ont pas suffit à convaincre.

Les marchés doutent de l’avenir du système financier, s’inquiètent des perspectives dans l’industrie traditionnelle et craignent l’insoutenabilité des dettes publiques.

Mondialisation: 

Etats-Unis : un marché de l’emploi apocalyptique

par Laurent Berrebi, directeur des études économiques de Groupama Asset Management

Comme attendu, le PIB de T4 2008 a été fortement révisé à la baisse sous l’impact de toutes ses composantes, chutant de 6,4% au lieu de 3,9%.

La contraction du PIB sera moindre en T1 2009, de l’ordre de 4%, grâce à la stabilisation provisoire de la consommation. Cela ne signifie pas pour autant la fin de la crise qui demeure une crise d’insolvabilité.

Les 700 000 suppressions d’emplois mensuelles en moyenne sur les 3 derniers mois, la perte de 5,4% des emplois à temps plein en un an et la violente remontée du chômage de 8,1% en février à près de 12% en fin d’année provoquent une explosion du nombre des ménages insolvables : des défaillances sont enregistrées sur près de 8% des crédits hypothécaires, soit 800 Md$ concernés. Les ventes dans l’immobilier résidentiel comme les prix continuent d’ailleurs de plonger.

Mondialisation: 

Perspective de marché : la fin du début

par Frédéric Buzaré, Responsable de la Gestion Actions chez Dexia AM

Le début du mois de février avait été porté par les espoirs suscités par le nouveau plan de stabilité financière. Mais, lorsque les espoirs sont excessifs, ils sont très souvent déçus et les marchés ont cette fois aussi été frustrés par le manque de clarté entourant ce nouveau plan. Les marchés financiers internationaux sont à la recherche d’une « solution miracle » pour résoudre la crise financière et économique mais n’ont pour l’heure rien obtenu de la nouvelle administration Obama ni de la Réserve fédérale.

Mondialisation: 

La situation financière des agents économiques américains : ruptures

par Philippe d’Arvisenet, directeur des études économiques de BNP Paribas

La publication des flows of funds pour le quatrième trimestre 2008 fait apparaître de nettes ruptures dans les évolutions passées, tant au plan de l’endettement qu’à celui de la richesse. Après cinq années consécutives de progression très soutenue (11% l’an en moyenne), la hausse de la dette des agents non financiers a connu une nette modération (8,7% en 2007) qui s’est accentuée l’an dernier (+5,8%).

Le phénomène touche les entreprises (+4,8% en 2008, +1,7% (r.a.) au T4 après +13,1% en 2007). En proportion du PIB, leur dette est passée de 44,3% en 2005 à 49,1% en 2007 et a nettement moins augmenté l’an dernier (49,8%). Le phénomène est plus marqué encore pour les ménages, leur endettement n’a progressé que de 0,4% l’an dernier après 6,6% en 2007. Quasi stable aux deuxième et troisième trimestres, il a diminué de 2% au T4 en rythme annualisé.

Mondialisation: 

Mondialisation : cause du protectionnisme ou rempart contre le protectionnisme ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche économique et des études de Natixis

La mondialisation peut certainement faire apparaître des tentations protectionnistes, puisqu’elle conduit à des délocalisations, à des pertes d’emplois, à l’ouverture des inégalités.

Mais elle peut être aussi une assurance contre le protectionnisme, compte tenu de la forme qu’elle prend aujourd’hui.

Si un pays a perdu une partie de son industrie, a délocalisé de manière irréversible ; si de ce fait il doit exporter des biens et des services haut de gamme et importer beaucoup de produits industriels qu’il ne fabrique plus domestiquement, alors ce pays serait terriblement pénalisé par le protectionnisme (hausse des prix des importations, rétorsions contre ses exportations).

Il est difficile de savoir aujourd’hui si ce rempart, pourtant convainquant, contre le protectionnisme sera suffisant pour l’éviter.

Mondialisation: 

Australie : entrée tardive en récession

par Caroline Newhouse-Cohen, économiste chez BNP Paribas 

A la suite de ses principaux partenaires commerciaux, l’Australie est finalement entrée en récession en fin d’année passée. Le PIB s’est contracté de 0,5% t/t au dernier trimestre 2008.

Pour l’heure, la RBA se montre confiante, estimant que les derniers plans de relance budgétaire (soit 4,5% du PIB sur quatre ans), couplés à la baisse des taux d’intérêt, devraient soutenir l’activité.

Mondialisation: 

Etats-Unis : les ménages au cœur de la récession

par Jean-Marc Lucas, économiste chez BNP Paribas

La récession en cours est, davantage que les précédentes, centrée sur les ménages. Ses aspects les plus frappants, qu’il s’agisse de la crise du secteur immobilier résidentiel, de la baisse prononcée des marchés actions ou du fonctionnement perturbé du marché du crédit, affectent en effet tous très directement la situation des ménages. Dans ce focus, nous revenons sur le rôle joué par certaines évolutions clefs (revenus, richesse, crédit).

Les revenus sous la pression du marché du travail

La détérioration du marché du travail affecte directement la tendance des revenus (pertes d’emplois, diminution des volumes horaires, ralentissement de la hausse des salaires) et incite à consommer une part plus limitée de ceux-ci (épargne de précaution).

Mondialisation: 

Banques américaines : mauvaise année 2008, sombres perspectives 2009

par Estelle Honthaas, économiste au Crédit Agricole

• La FDIC a publié les résultats 2008 agrégés de l’ensemble des banques commerciales américaines et des caisses d’épargne dont elle assure les dépôts : leur résultat net global est tout juste positif sur 2008. 
• Les principaux acteurs financiers non bancaires (AIG, Fannie Mae) ont également connu une semaine noire, paniquant les marchés par leurs annonces de pertes record au titre de l’année 2008.

Mondialisation: 

Pages

Flux RSS