Mondialisation

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Marchés actions : les premières lueurs d’espoir?

Par Ad van Tiggelen, Stratégiste Senior chez ING IM

En septembre, octobre et novembre, les marchés d’actions ont été tétanisés par la peur : la peur d’un effondrement du système financier et la peur d’un futur dominé par la déflation et une sévère récession. En décembre, les investisseurs ont toutefois pris le temps de se pencher sur la situation mondiale, ce qui a donné lieu aux premières lueurs d’espoir. Les cours des actions et des obligations d’entreprises ont rebondi fortement par rapport à leurs planchers de fin novembre, tandis que les taux interbancaires qui avaient atteint des niveaux extrêmes se sont clairement contractés. Pour l’instant, le système financier semble sauvé et bien que les données économiques demeurent exécrables, les investisseurs prennent conscience de l’ampleur des mesures budgétaires et monétaires qui ont été prises.

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Allemagne : l’économie s’enfonce dans la récession

par Frédérique Cerisier et Eric Vergnaud, économistes chez BNP Paribas

Selon l’estimation préliminaire de l’Office fédéral de statistiques, le taux de croissance du PIB s’est établi à 1,0% en 2008, un chiffre compatible avec un recul du PIB au T4 compris entre -1,6% et -2,0% t/t. La coalition a trouvé un accord pour lancer un deuxième plan de relance, d’un montant de 50 milliards d’euros mis en place sur 2009 et 2010. Malgré ce soutien, l'activité pourrait diminuer de l'ordre de 3% en moyenne cette année.Le déficit public va probablement dépasser 3% cette année et 5% du PIB en 2010, hissant la dette nettement au-dessus de 70% du PIB en 2010.

Selon l’estimation préliminaire de l’Office fédéral de statistiques, le taux de croissance du PIB s’est établi à 1,3 % en 2008, soit 1,0% en données corrigées des jours ouvrables.

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Pays émergents : la thèse du découplage passée de mode

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

Jusqu’à l’automne dernier, beaucoup d’économistes défendaient la thèse d’une résistance de la croissance des pays émergents dans un contexte de récession des « pays développés ». Les principaux arguments utilisés alors portaient sur l’énorme potentiel économique de cette zone et le dynamisme interne de ces pays. Pourtant, depuis plusieurs mois, force est de constater que la thèse du découplage a perdu beaucoup de sa crédibilité.

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Le crédit “Investment grade” attractif à moyen terme

par Isabelle Rome, Head of Credit Strategy chez Dexia Asset Management

Conséquence de la crise, c’est l’ensemble du système financier mondial qui réduit son levier financier avec un transfert partiel vers l’endettement public. Les banques sont un acteur majeur de ce processus. Le renforcement de la capitalisation se poursuit, avec déjà près de € 680 bn de capitaux injectés dans les institutions financières à travers le monde, ce qui compense les pertes enregistrées sur les actifs et renforce les ratios de capitalisation. Parallèlement, la limitation de la taille des bilans reste de mise avec les resserrements de conditions d’octroi de prêts. Néanmoins, le désendettement a un coût élevé en termes de profitabilité.

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Le bilan des marchés financiers 2008

par l’équipe Global Macro du service de la recherche économique de Natixis

L’effet papillon

Les conséquences de la crise des subprimes auront largement dépassé les emprunteurs hypothécaires américains. La crise financière a touché l’ensemble des intervenants sur les marchés financiers (rehausseurs de crédit-monolines, fonds monétaires, agences, banques d’affaires, assureurs, prime brokers, hedge funds…) pour atteindre son apogée avec la faillite de Lehman Brothers. Dans un contexte d’illiquidité totale, un ensemble de réactions en chaîne aura mis en avant la vulnérabilité d’un système financier devenu extrêmement complexe, au sein duquel les acteurs sont totalement interdépendants. Sans aucun doute, 2008 marquera un tournant pour l’industrie financière.

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France : la croissance sous le joug des chocs externes

par Olivier Bizimana et Olivier Eluère, économistes au Crédit Agricole

L’économie française sera en récession en 2009, avec un recul du PIB de 0,6 %. Nous prévoyons une reprise molle courant 2010 (1,2 %). Ce scénario est entouré d’une grande incertitude, la récession de l’économie française ayant des causes principalement extérieures.

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2009 : dans l’attente de solutions

par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management

La crise économique et financière secoue l'ensemble de l'économie mondiale depuis l'été 2007. Ses origines et ses évolutions récentes permettent de déchiffrer la situation actuelle et de poser des jalons pour l'année 2009. Voici ces éléments de décryptage.

Les origines de la crise

Il faut toujours revenir sur ces éléments car ils permettent de cerner l'ampleur et l’inscription de la crise dans la durée. Ils permettent en outre de comprendre et justifier les mesures de relance ébauchées aux Etats-Unis et en Europe.

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La Chine n’est pas immunisée

par Cynthia Kalasopatan, économiste au Crédit Agricole

La dégradation de la conjoncture internationale ne laissera pas indemne la Chine, de plus en plus intégrée à l’économie mondiale. L’économie chinoise a montré une certaine résilience au premier semestre, mais les signes d’essoufflement sont désormais clairs. Les exportations ont déjà ralenti et vont être affectées en 2009 par la récession attendue aux Etats-Unis, en Europe et au Japon. La demande domestique décélère aussi. Depuis cet été, la croissance est devenue la priorité absolue des autorités chinoises, qui disposent d'outils puissants pour la soutenir. Elles viennent ainsi d'annoncer un plan de relance budgétaire massif (8% du PIB chaque année pendant deux ans). Mais après 11,9% en 2007, et sans doute 9,3% en 2008, la croissance attendue du PIB pourrait n'être que de 6,5% en 2009.

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Coup de projecteur sur les comptes américains

par Philippe d’Arvisenet, directeur de la recherche et des études économiques de BNP Paribas

Les effets de la crise se manifestent avec une intensité accrue sur les comptes financiers américains. On met ici l’accent sur les ménages et les comptes extérieurs, le besoin de financement des premiers ayant été le principal vecteur du creusement du déficit des seconds. La correction du bilan des particuliers qui s’amorce et la poursuite de la hausse du déficit public modifieront cette configuration dans les prochains trimestres.

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Le Brésil touché par le ralentissement mondial

par Carlos Quenan et Bénédicte Baduel, économistes chez Natixis

Alors que de nombreuses économies émergentes ont été rapidement frappées par la crise, le Brésil a montré une certaine résistance et a su préserver une croissance solide jusqu’au T3 2008, s’appuyant notamment sur le dynamisme de la demande domestique. Cependant, plusieurs signes de ralentissement pointent à présent et annoncent un T4 2008 et un début d’année 2009 difficiles.

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