Mondialisation

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Pour l’économie mondiale, le soleil ne se lève pas toujours à l’Est

par Eric Vergnaud, économiste chez BNP Paribas

Des signaux positifs sont apparus au cours des dernières semaines, avec une stabilisation, voire des progressions (timides), de certains indicateurs avancés, une atténuation des craintes de très fort ralentissement en Chine (avec en particulier une augmentation extrêmement robuste des crédits bancaires), un frémissement des exportations allemandes, qui n’ont reculé que de 0,7% m/m en février après la chute libre des mois précédents…

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G20 : un sommet à mille milliards de dollars

par Raphael Gallardo, stratégiste chez Axa IM

Les pays du G20 et l’Espagne se sont réunis à Londres au début du mois pour coordonner leurs réponses à la pire récession mondiale depuis les années 30. Rarement un sommet international aura suscité autant d’espoirs et de craintes. Bien sûr, les chefs d’Etat et de gouvernement n’ont pas résolu les questions les plus complexes : les stratégies de nettoyage des bilans bancaires restent floues et politiquement périlleuses, et nul ne sait si les plans de relance seront suffisamment puissants pour éviter un effondrement dramatique de la demande finale. Cependant, plusieurs avancées majeures font de cette réunion de crise un succès indéniable, à même de conforter la confiance des investisseurs.

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La Turquie est-elle à l’abri d’une crise majeure ?

par Juan Carlos Rodado et Lysú Páez-Cortez, économistes chez Natixis

La Turquie à l’instar des économies émergentes subit les ravages de la crise : chute des exportations, resserrement du crédit, fuites de capitaux, tensions sur le change, ouverture des spreads de crédit... Ce pays qui a déjà connu à maintes reprises des épisodes de crise (la plus sévère date de 2001) et de fortes tensions financières pourrait-il à nouveau sombrer dans le chaos financier ?

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Hong Kong : la récession en 2009 presque aussi grave qu’en 1998

par Christine Peltier, économiste chez BNP Paribas

En tant que centre financier régional, Hong Kong a été directement et durement touché par la crise financière internationale de l’an dernier. Les cours boursiers et les prix de l’immobilier ont fortement chuté, les coûts de financement obligataire se sont envolés et le marché interbancaire s’est retrouvé temporairement paralysé suite à la faillite de Lehman Brothers mi-septembre 2008. Les tensions ont commencé à s’apaiser dès la fin du mois d’octobre 2008, notamment grâce aux interventions rapides des autorités pour atténuer les pressions sur la liquidité et stabiliser le système bancaire. Hong Kong a également profité d’entrées nettes de capitaux au T4 2008.

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Marché action : le retour du cycle

par Delphine GEORGES et Ibra WANE, analystes au Crédit Agricole AM

Les actions ont fortement rebondi depuis début mars. Selon un scénario en W, ce rallye de marché baissier pourrait se poursuivre, mais ne serait pas nécessairement le prélude d’un véritable bull market (marché haussier).

Que dit le marché: après une baisse historique en 2008, les indices MSCI Monde, USA et Europe demeurent en baisse respective de 8 %, 10 % et 12 %depuis début 2009. On notera toutefois que depuis leur plus bas du 9 mars dernier, ils ont rebondi respectivement de + 16 %, + 19 % et + 13 %. Par ailleurs, ce rallye s’est accompagné d’une forte rotation, puisqu’il a été avant tout l’apanage des valeurs financières et cycliques quand la quasi-totalité des défensives sous-performaient.

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Pays émergents : un FMI renforcé

par Jean-Louis Martin, économiste au Crédit Agricole
 • FMI : des moyens renforcés, un mandat encore à préciser, une gouvernance en suspens.
• Mexique : le premier utilisateur d'un nouveau type de crédit du FMI, sans conditionnalités.
• Turquie : des négociations avec le FMI peut-être facilitées.

Le FMI est un des principaux gagnants du G20 de Londres. Il devrait disposer d'une capacité de prêt supplémentaire d'au moins 750 Mds d'USD.

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Japon : vers un nouvel équilibre de la balance des paiements ?

par Sophie Mametz et Thuy Anh Nguyen, économistes chez Natixis

Le recul de la demande privée suite au retournement de la conjoncture internationale a dégradé fortement le solde courant japonais. Pour la première fois depuis 1996, au mois de janvier, ce pays a enregistré un déficit de la balance courante. Nous revenons plus en détail sur les causes de ce déficit, pour ensuite appréhender le nouvel équilibre de la balance des paiements.

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Royaume-Uni : moins de croissance, plus d’inflation…

par Nathalie Dezeure, économiste chez Natixis

La troisième version des comptes nationaux a révélé une révision baissière de la croissance avec un repli du PIB de 1,6% T/T, contre -1,5% précédemment estimé. Par ailleurs, l’évolution des échanges extérieurs au premier trimestre de cette année est moins favorable que prévu : les exportations de biens ont fortement baissé (-4,5% M/M en volume en janvier; -15,6% GA) tandis que le repli des importations a été plus contenu (-1,2% M/M, -14,3% GA). En conséquence, la contribution des exportations nettes a été revue à la baisse et nous avons révisé notre prévision de croissance 2009 à -3% (versus -2,8%).

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Paradis fiscaux et réglementaires : la fin des « trous noirs » de la mondialisation ?

par Olivier Ferrand, président de Terra Nova

Les paradis fiscaux ont fait une entrée fracassante dans le débat médiatique : ces ‘trous noirs’ de la finance sont au cœur de fraudes qui ont éclaté récemment et leur rôle dans la crise financière est régulièrement souligné. A l’occasion du G20 à Londres, il convient de s’interroger sur les paradis fiscaux, leur impact sur la finance mondiale, l’état des négociations actuelles et les marges de manœuvre, notamment nationales, qui existent.

Le rôle historique des paradis fiscaux est la défiscalisation : pour les entreprises (filiales dont les recettes sont exonérées) ou les personnes physiques (patrimoines de personnes aisées qui fructifient « à l’abri »). Cette évasion fiscale massive représente un manque à gagner considérable pour les finances publiques des Etats.

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Un nouvel ordre mondial ?

par Caroline Newhouse-Cohen, économiste chez BNP Paribas

Les chefs d’Etats du G-20 étaient arrivés au sommet de Londres avec des agendas dont les priorités étaient différentes. Chacun d’entre eux avait avec une idée spécifique des remèdes à apporter au malade : les Américains étaient favorables à un renforcement concerté des politiques budgétaires expansionnistes nationales. Les Européens continuaient de mettre en avant la nécessité d’une nouvelle régulation du système financier international. Au final, le G-20 est parvenu à présenter un front uni pour célébrer l’émergence « d’un nouvel ordre mondial ».

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