Politiques

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Suède : l’économie fragilisée subit une crise de défiance

par Nathalie Dezeure, économiste chez Natixis

La Suède s’est enfoncée dans la récession au quatrième trimestre 2008 avec un recul du PIB de 2,4% T/T. En 2008, le PIB suédois a ainsi reculé de 0,5%. Avec un taux d’ouverture supérieur à 50% et des exportations dominées par l’automobile et les biens d’équipements, la Suède est doublement exposée au choc que connaît actuellement la demande mondiale.

Comme pour toute petite économie ouverte en régime de change flexible, la devise fait les frais de cet ajustement. La couronne subit une vague de défiance, largement accentuée par la situation des banques suédoises et en particulier par leur exposition aux Etats Baltes. Une faillite bancaire dans ces pays serait très coûteuse pour les banques suédoises et nécessiterait l’intervention de l’Etat. Un choc que la Suède apparaît toutefois en mesure d’absorber.

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Quelle efficacité des politiques monétaires, conventionnelles ou non ?

par Hélène Baudchon et Frederik Ducrozet, économistes au Crédit Agricole

 Les politiques monétaires ont été efficaces partout pour détendre les conditions sur les marchés interbancaires.
Les taux d’intérêt appliqués par les banques de la zone euro aux nouveaux prêts des ménages et des entreprises baissent rapidement jusqu’en janvier.
La Fed mise tout sur sa politique non conventionnelle de credit easing. La BCE hésite à franchir le pas.

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Etats-Unis : les banques, la Fed et l’économie

par Aurore Wannesson-Raynaud, stratégiste d’Axa Investment Managers

Le président de la Fed, Ben Bernanke a déclaré lors de son audition semestrielle devant le Congrès le 24 février dernier que « si les mesures prises par le gouvernement, le Congrès et la Réserve fédérale réussissent à restaurer une certaine stabilité financière – et dans ce seul cas, à mon avis –, il y a une perspective raisonnable pour que la récession s'achève en 2009 et que 2010 soit une année de reprise ».

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L’ancrage du RMB chinois sur le dollar : une bonne nouvelle pour tous les pays

par Patrick Artus, directeur de la recherche économique et des études de Natixis

Depuis juin 2008, les autorités chinoises ont à nouveau décidé d’ancrer le RMB au dollar. Cette décision, parfois critiquée parce qu’elle perpétue la sous-évaluation réelle du RMB est en réalité stabilisante et favorable à tous les pays (régions) :

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Zone euro : dégradation du marché du travail

par Clemente De Lucia, économiste chez BNP Paribas

La récession affecte le marché du travail de la zone euro. L’emploi a commencé à se contracter au T3 2008. Les données d’enquêtes suggèrent que cette dégradation pourrait se poursuivre dans les prochains mois. 

Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 595 000 au T4 2008, l’une des plus fortes hausses jamais enregistrées. C’est en Espagne que la hausse a été la plus marquée au T4 2008, même si la dégradation s’étend à d’autres pays. Les données d’enquêtes font état d’une augmentation du chômage dans tous les pays de la zone euro.

Compte tenu de l’ampleur de la récession, le taux de chômage pourrait s’établir à plus de 10 % à la fin de l’année, voire au-delà en 2010.

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Crise dans la zone Euro

par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management

La zone Euro a changé de régime. Elle ne fonctionne plus de la même façon et le regard porté sur elle a également beaucoup évolué. Pour percevoir cette rupture, il suffit d'observer la dynamique des marchés financiers des différents pays de la zone. Depuis la création de la zone Euro, les taux d'intérêt sur les obligations d'Etat des pays membres évoluaient de manière homogène avec des écarts réduits et stables dans le temps. Il peut désormais y avoir des divergences durables entre les taux des obligations d'Etat ou d'autres indicateurs financiers (CDS) et elles sont particulièrement marquées depuis l'automne 2008.

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La déflation en théorie

par Gregory Claeys et Damien Puy, économistes au Crédit Agricole

La déflation se définit comme une baisse du niveau général des prix (et non comme une simple déformation des prix relatifs). Elle se manifeste par une variation négative de l’indice des prix à la consommation (ou du déflateur du PIB) sur un an, ce qui est un phénomène assez rare. Ainsi aux Etats-Unis, il faut remonter aux années 1950 pour retrouver un taux de croissance négatif du CPI et aux années 1930 pour observer un épisode sérieux de déflation à l’occasion de la Grande Dépression.

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La déflation : un risque extrême mais réel

par Isabelle Job, économiste au Crédit Agricole

L’éclatement de la bulle pétrole, la réactivation de la crise financière après la chute emblématique de Lehman Brothers et, dans sa foulée, la matérialisation du risque systémique ont ravivé les craintes déflationnistes en même temps que la croissance mondiale connaissait un coup de frein brutal.

La crainte actuelle est bien que la crise économique, qui s’est greffée à la crise financière, continue d’interagir avec cette dernière de manière délétère et plonge l’économie mondiale dans une spirale dépressive où récession et déflation s’auto-entretiennent.

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Etait-il nécessaire d’aider les banques ? (2/2)

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

En s’appuyant sur les acquis de la théorie économique et les enseignements des crises des vingt dernières années, nous avons mis en lumière la semaine dernière :
1 : le rôle essentiel du système bancaire dans le fonctionnement des économies modernes ;
2 : le coût qu’il peut y avoir pour une économie à laisser son système financier s’écrouler.
Il faut désormais en venir à la situation présente pour identifier les erreurs commises par le monde bancaire ainsi que les remèdes qui permettront de remettre sur pied le système financier.

3 : Les banques en 2009 : coupables, mais pas seulement...

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UEM : entre l’activité, le chômage et le moral, rien ne va plus…

par Sandrine Boyadjian et Frederik Ducrozet, économistes au Crédit Agricole

• L’effondrement des exportations est à l’origine du recul historique du PIB allemand au dernier trimestre.
• Les enquêtes de la Commission de février reflètent l’accentuation de la déprime en zone euro. 
• Le marché du travail continue de se dégrader, le taux de chômage en zone euro atteint 8,2% en janvier.

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