Politiques

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USA : Besoin d’une politique économique très active

par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management

Nouveau repli de l'indicateur de confiance des consommateurs du Conference Board. Il touche son point bas historique

La situation des consommateurs telle que perçue par l'indicateur de confiance du Conference Board ne s'améliore pas. En Janvier 2009 l'indicateur synthétique est à son plus bas niveau historique à 37.7. Les niveaux constatés lors des récessions de 1974 et de 1980-82 sont largement dépassés. Cela traduit bien l'inquiétude dans laquelle se trouve le consommateur américain.

Les deux composantes se dégradent simultanément. L'indice relatif aux conditions courantes s'inscrit en très légère baisse et l'indice relatif à la situation sur le marché du travail reste très bas même s'il ne se dégrade pas davantage.

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Immobilier : la correction du marché s’accélère

par Olivier Eluère, économiste chez Crédit Agricole

La correction du marché résidentiel français s’est intensifiée au second semestre 2008 : volume des ventes en net repli, 30 % environ sur un an dans le neuf et 15 à 20 % dans l’ancien, et recul significatif des prix de l’ancien au quatrième trimestre, -9,9 % sur un an (ils restent en légère hausse dans le neuf). La tendance récente va se prolonger sur toute l’année 2009. Le rythme de baisse des ventes devrait rester de l’ordre de 30 % dans le neuf et 20 % dans l’ancien. Les mises en chantier se replieraient de 20 % à 25 %. Et les prix reculeraient nettement, de 10 % (décembre 2009 / décembre 2008) dans l’ancien et 10 % dans le neuf.

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France : la désinflation permettra-t-elle un rebond de la consommation ?

par Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis

Le rebond des dépenses des ménages observé en novembre (+0,3% M/M) a été de courte durée. Les dépenses en produits manufacturés se sont en effet de nouveau effondrées en décembre (-0,9% sur le mois), tirant le glissement annuel en territoire négatif (-1,7%) pour la première fois depuis onze ans.

Sur l’ensemble de l’année, le ralentissement des dépenses est net : après +4,4% en 2007, celles-ci n’ont augmenté que de 1,2% en 2008. Sur le seul mois de décembre, l’évolution des différents postes de dépenses est toutefois conforme à nos attentes : Les ventes de détail (champ du commerce) ont reculé de 1,5%, restant à un plus bas de près de douze ans (-2% en glissement annuel).

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Plan bancaire anglais : le deuxième round est lancé

par Aurélie MARBOEUF, économiste au Crédit Agricole

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Banques européennes: les plans de soutien à l’épreuve de la récession

par Céline Choulet et Laurent Quignon, économistes chez BNP Paribas

Si elles ne sont pas les premières touchées, les banques européennes ont été néanmoins sévèrement affectées par la crise financière qui sévit depuis l’été 2007. Les pertes et dépréciations d’actifs ont pesé sur leur solvabilité tandis que les tensions frappant le marché interbancaire, inédites par leur ampleur et leur durée, ont considérablement renchéri le coût des ressources.

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Est-il utile que les Banques centrales financent directement l’économie ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

Les politiques monétaires, en devenant plus expansionnistes, peuvent franchir plusieurs étapes :

  • baisse des taux d’intérêt directeurs, éventuellement jusqu’à 0 % ;
  • croissance rapide de la base monétaire par injection de liquidités dans les comptes des banques, en échange de l’achat (de la prise en pension) d’une liste large d’actifs ;
  • prêts directs à l’économie, sans passer par l’intermédiaire des banques.

Cette troisième procédure peut être utilisée lorsque les banques n’utilisent pas la liquidité disponible pour prêter : le crédit bancaire n’est plus alors le canal de transmission de la politique monétaire. Mais, dans les circonstances présentes, améliorerait-elle vraiment l’efficacité de la politique monétaire ?

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BCE : conditions réunies pour de nouvelles baisses de taux

par Clemente De Lucia, économiste chez BNP Paribas

Au cours des derniers mois, la situation économique a continué de se détériorer dans la zone euro. Les indicateurs avancés de l’activité économique font état d’une contraction prononcée du PIB au T4. L’inflation est tombée à 1,6% en décembre (son niveau le plus bas depuis novembre 1999), contre 2,1% en novembre. Le ralentissement de la demande, l’élargissement de l’output gap et la baisse des cours des matières premières sont autant de facteurs qui devraient continuer de tirer l’inflation à la baisse au cours des prochains mois. Dans ces conditions, nous pensons que la BCE devrait abaisser de 50 pb son taux de refinancement pour le porter à 2% lors de la prochaine réunion du Conseil des gouverneurs. Le taux de refinancement pourrait être ramené à 1% d’ici à la mi-2009.

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Etats-Unis : déficit public record et choc d’offre substantiel

par Nathalie Dezeure, Cyril Regnat et Marie-Pierre Ripert, économistes chez Natixis

Le besoin de financement de l’Etat Fédéral va être phénoménal en 2009, de l’ordre de 1675Md$ (11,5% du PIB) d’après nos estimations. Nous prenons en compte un stimulus fiscal de 300Md$, ce qui peut sembler une hypothèse conservatrice étant donné les montants qui circulent (entre 700M$ et 800Md$ sur deux ans). La dette détenue par le public augmentera du même montant dépassant 50% du PIB. Nous revenons dans ce papier sur nos prévisions de besoin de financement et en corollaire sur le programme d’émissions du Trésor.

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Le temps des plans de relance

par Caroline Newhouse-Cohen, économiste chez BNP Paribas

Aux Etats-Unis, le président élu, Barack Obama, a fait part de ses profondes inquiétudes concernant la détérioration rapide de la situation économique. Il a, en outre, exhorté le Congrès à voter au plus vite un nouveau paquet fiscal qui avoisinerait 800 milliards de dollars sur les deux prochaines années (ses conseillers économiques débattent encore des modalités du plan avec les membres du Congrès). Il craint, en particulier, que le taux de chômage ne dépasse 10% et que la récession ne persiste plusieurs années. Son plan prévoit la création de 3 millions d’emplois. Cela arriverait à point nommé, alors même que les conditions sur le marché du travail continuent de se détériorer rapidement (taux de chômage en hausse de 6,8% en novembre à 7,2% en décembre et près de 2,6 millions d’emplois supprimés en 2008, record depuis 1945).

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Banque d’Angleterre : un taux au plus bas depuis 1694

par Grégory Claeys, économiste au Crédit Agricole

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