Politiques

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Chrysler sous le « chapter 11 » : imposer et accélérer sa restructuration

par Gilles Frécaut, économiste au Crédit Agricole

Chrysler a annoncé sa décision de se placer sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites pour contraindre ses créanciers seniors d’accepter son plan de restructuration. 
• Ce plan de restructuration de Chrysler est bâti sur un triple soutien : technologique de la part de Fiat, financier avec l’aide des gouvernements américain et canadien et social, sous forme de concessions de la part des salariés. 
• Tout n’est pas réglé pour autant. La mise en chapitre 11 est une opération complexe qui comporte certains risques d’ordre commercial ou industriel.

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Du Credit Easing à la mode BCE

par Isabelle Job, économiste au Crédit Agricole

• Le cycle de baisse des taux est selon toute vraisemblance arrivé à son terme, le taux Refi atteignant un plancher historique de 1 %.
• La BCE est désormais passée en mode non-conventionnel. Les banques restent au cœur de ce nouveau dispositif que ce soit avec l’approvisionnement de liquidité à terme ou le rachat de covered bonds.

 La BCE n’a pas créé la surprise sur le front de la politique monétaire traditionnelle. Comme attendu, elle a abaissé le taux Refi de 25 centimes tout en maintenant le taux de dépôt à 0,25 % (avec un rétrécissement du corridor à +/- 75 pdb) et ce afin d’éviter l’écueil d’une politique de taux zéro. Le taux directeur atteint désormais 1 %, un nouveau plancher historique. Au cours de la conférence de presse, M. Trichet n’a pas fermé la porte à un nouvel assouplissement monétaire.

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Petite sociologie des membres votants de la BCE

par Cedric Thellier, économiste chez Natixis

Aujourd’hui, deux questions se posent à la politique monétaire en zone euro :
1/ le plancher pour le principal taux de refinancement est-il à 1% ?
2/ quelles mesures non conventionnelles additionnelles seront annoncées le 7 mai et mises en place par la BCE ?

Pour y répondre, nous proposons de faire le tour des positions déclarées des membres du Conseil : en l’absence de matérialisation du risque déflationniste, le taux refi sera porté à 1%, très probablement lors de la prochaine réunion, pas en-dessous. A cet égard, nombre de gouverneurs soulignent la non pertinence d’une ZIRP en zone euro et les risques associés, notamment en vue d’une normalisation de la politique monétaire lorsque la situation macroéconomique s’améliorera.

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Pour une régulation macro-prudentielle

Par Laurence Scialom, professeure d’économie à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense

La communauté internationale et l’Europe s’engagent dans la régulation des marchés financiers, afin de prévenir pour l’avenir toute nouvelle crise systémique. Cet engagement se caractérise à ce stade par sa modestie et, surtout, par son caractère décalé. On s’attaque aux hedge funds, aux paradis fiscaux – les institutions et territoires dérégulés de la finance. Mais on oublie que la crise financière est passée pour l’essentiel par le canal des banques traditionnelles.

L’enjeu central qu’a révélé la crise, ce n’est pas l’absence de régulation dans les « trous noirs » de la finance (qu’il faut traiter aussi, bien sur) mais surtout l’inadaptation de la régulation du système bancaire traditionnel.

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Le Japon : crise industrielle et retour à la déflation

par Philippe d’Arvisenet, directeur des études économiques de BNP Paribas

Après sa fameuse décennie perdue, le Japon a renoué avec la croissance. Celle-ci a atteint 2,1% en moyenne annuelle entre 2003 et 2007. Les entreprises, après un long processus de désendettement, ont dégagé des profits en forte hausse en dépit de la persistance de pressions déflationnistes qui pesaient sur leur pricing power. La maîtrise des coûts salariaux et la faiblesse du yen en ont été les facteurs essentiels. En 2006, le Japon est finalement sorti de la déflation, en partie sous l’effet de la remontée des cours de l’énergie. Tout ceci n’est plus qu’un souvenir.

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États-Unis : de l’importance des déséquilibres à résorber

par Hélène Baudchon, économiste au Crédit Agricole

• L’indicateur composite avancé a reculé de 0,3 % sur le mois de mars.
• Les nouvelles commandes de biens durables ont baissé de 0,8 % sur le mois de mars (soit de 25,2 % sur un an).
• Les ventes de logements dans l’ancien et le neuf ont rechuté respectivement, de 3 et 0,6 % sur le mois de mars.

L’évolution récente de l’indicateur composite avancé du Conference Board signale une « contraction moins sévère de l’activité dans les prochains mois ». L’augmentation de l’offre de monnaie et la pentification de la courbe des taux sont des signes avant-coureurs de reprise, de même que le redressement significatif de la confiance des ménages et le rebond du S&P 500 (s’ils se prolongent…).

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Comment les Etats vont-ils rembourser leurs dettes s’ils ne peuvent avoir recours à l’inflation ?

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

Dans le passé (période de guerre, années 70...), les Etats qui souhaitaient réduire leurs dettes s’en remettaient bien souvent à l’inflation (grâce à la maitrise conjointe des politiques budgétaire et monétaire). La monnaie qui remboursait et rémunérait la dette publique avait ainsi moins de valeur (moins de « pouvoir d’achat1 ») que celle qui avait été prêtée, ce qui permettait un repli mécanique des taux d’endettement.

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Séquestration contre dialogue social, quand la violence défie le droit

par Gilles Bridier, journaliste

La séquestration comme mode de pression dans une négociation : depuis que les exemples se multiplient, on a tout appris sur les limites de ce type d’action. Par exemple, que tout accord obtenu sous la contrainte n’a pas de valeur juridique et peut donc être invalidé par la justice. Ou bien que le fait de séquestrer une personne expose les auteurs de la séquestration à des poursuites judiciaires. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, dans un style qui lui est bien particulier, l’a rappelé.

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Le panorama des dettes publiques européennes en 2010

par Sylvain Broyer, économiste chez Natixis

Nous répertorions l’ensemble des risques qui pèsent sur les dettes souveraines européennes :
• Les risques quantifiables (ouverture des déficits cycliques, financement des plans de relance, des plans de recapitalisation bancaire, des garanties accordées sur les dettes bancaires en cas de défaut) ; 
• Et les risques non quantifiables (poids dans l’économie des secteurs en crise, nature de la relance budgétaire, risque d’implosion de la zone euro).

Nous en tirons une cartographie des dettes et déficit/PIB à horizon deux ans. Comparée à celle d’avant crise, elle suggère les points suivants :

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États-Unis : gonflement et dégonflement

par Hélène Baudchon, économiste au Crédit Agricole

• Les Minutes du FOMC des 17-18 mars révèlent la préoccupation de la Fed à l’égard des risques baissiers sur la croissance et l’inflation. Le gonflement de son bilan est largement justifié,
• Le déficit extérieur sur les échanges de biens et services s’est réduit à 26 milliards de dollars en février,
• Le déficit budgétaire fédéral est attendu à 191 milliards de dollars en mars.

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