Politiques

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Les incertitudes se multiplient

par Philippe Waechter, Directeur de la Recherche Economique de Natixis Asset Management

L'intervention massive des Etats, les politiques monétaires très accommodantes, les marchés financiers fébriles, une économie à l'arrêt ou encore le retour de situations de crise dans les pays émergents : autant d’éléments qui suscitent des interrogations sur les raisons et les enjeux de cette "invasion de l'économique" dans notre quotidien. 

Pour clarifier le débat et en comprendre les ressorts, il faut rappeler deux constats historiquement proches et aborder la situation actuelle sous trois angles distincts.

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Royaume-Uni : dégradation du marché du travail

par Raymond van der Putten, économiste chez BNP Paribas

Les conditions sur le marché du travail se sont nettement détériorées. Le taux de chomâge a atteint 5,7% entre juin et août.

Cette tendance devrait se poursuivre dans les prochains trimestres. Le taux de chômage pourrait atteindre 7,5% à la mi-2009.

Le rythme de croissance des rémunérations, primes incluses, est déjà en train de diminuer. La majorité des employeurs ont indiqué leur intention de proposer des augmentations de salaires inférieures à l’inflation en 2009. Selon nos estimations, les salaires hors primes pourraient ne progresser que de 1,8% en 2009, contre 3,6% en 2008.

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France : les paradoxes du crédit

par Olivier Bizimana et Olivier Eluère, économistes au Crédit Agricole 

La dynamique du crédit en France, et en Europe en général, suscite beaucoup d’intérêt depuis quelques mois. D’un côté, l’approfondissement de la crise financière, depuis le mois de septembre 2008 a aggravé les difficultés de refinancement des banques. De l’autre, la demande de crédit freine sérieusement, en phase avec le net ralentissement de l’activité économique.

Le renchérissement de la ressource financière et l’accroissement du coût du risque, induits par la crise financière, avaient eu pour l’instant assez peu d’effet sur les politiques d’offre de crédit des banques françaises. L’enquête de la Banque de France auprès des banques commerciales françaises, publiée le 7 novembre, montre que tel n’est plus le cas. Ces dernières ont en effet resserré leurs critères d’octroi au 3e trimestre, notamment pour les entreprises.

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Sarkozy taclé au sommet de l’Europe

par Gilles Bridier est journaliste (API.doc)

En désignant le Luxembourg comme un paradis fiscal et en soulignant que l’on ne peut s’accommoder au plan national de pratiques que l’on combat au niveau international, Nicolas Sarkozy a clairement braqué contre lui Jean-Claude Junker, le premier ministre luxembourgeois. Celui-ci préside également l’Eurogroupe qui réunit les ministres des finances des pays de la zone euro. Aussi, lorsque Paris a évoqué la possibilité de mettre sur pied un plan de relance européen pour lutter contre la récession, Jean-Claude Junker a t-il vite balayé cette proposition, renvoyant la présidence française dans ses buts en s’appuyant sur une décision de l’Eurogroupe de laisser les Etats mettre sur pied des mesures ciblées. Pas question de laisser la France se reposer sur l’Europe pour trouver les éléments d’une relance économique. Tant pis pour l’image de l’Union, encore une fois en ordre dispersé.

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Obama : la rupture avec les années Bush

par Marie-Pierre Ripert, économiste chez Natixis

Après huit années de présidence républicaine, les démocrates remportent la victoire avec non seulement l’élection de Barack. Obama à la présidence mais également un renforcement des pouvoirs au Congrès : ils gagnent une vingtaine de sièges à la chambre des représentants et au moins cinq sièges au Sénat. Le nouveau président n’aura donc que peu de difficulté à faire passer ses mesures au Congrès (le bémol étant l’absence de majorité absolue de 60 sièges au Sénat). La politique préconisée par Barack Obama constitue une rupture avec celle menée par George W. Bush à bien des égards : sur les fronts fiscal, social, environnemental, commercial, diplomatique.

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Assouplissement monétaire : nouvelle vague

par Caroline Newhouse-Cohen, économiste chez BNP Paribas

Aux Etats-Unis, la décision de la Fed de baisser ses taux directeurs de 50 points de base lors de sa réunion du 29 octobre était largement anticipée. L’objectif des Fed Funds est ainsi dorénavant de 1%, un niveau atteint une seule fois précédemment, entre 2003 et 2004, alors que les craintes de déflation étaient à leur apogée. Il s’agit du deuxième assouplissement de 50pb depuis début octobre, après l’action coordonnée des Banques centrales, le 8. Le taux d’escompte a été abaissé à 1,25%. Les inquiétudes de la Fed, quant aux perspectives d’activité, étaient très clairement exprimées dans le Communiqué.

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Crise financière : ce sont les scientifiques qui vont payer

par Jean-François Geneste, conseiller scientifique d’un groupe industriel et représentant de la CFTC à la fédération européenne de la métallurgie

La crise était à peine amorcée que déjà les critiques pleuvaient sur les mathématiques financières qui, soi-disant, seraient les seules responsables du désastre après, quand même, la rapacité légendaire des acteurs financiers. Je ne défendrai pas ici ces derniers, car ils sont effectivement coupables de nombreux péchés, ceux d’avidité et de convoitise n’étant pas les moindres.

Néanmoins, attaquer les mathématiques gérant la finance et avec autant d’empressement pourrait, au premier abord, surprendre. Ceux qui avaient remarqué, voilà quelques années déjà, le mouvement d’humeur des élèves d’économie de l’Ecole Normale Supérieure, lesquels se plaignaient de la trop grande mathématisation de leur discipline seront déjà néanmoins avertis. 

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Banques : des intouchables ?

par Gilles Bridier est journaliste (API.doc)

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Les grands moyens pour stopper la crise

par Estelle Honthaas et Florence Touya, économistes au Crédit Agricole

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Opportunités

par Pascale Auclair, directeur général délégué aux gestions de La Française des Placements

Septembre 2008 change indiscutablement la donne dans notre monde financier, avec à mi-mois la faillite de Lehman Brothers, catalyseur d’une accélération fulgurante de cette crise bancaire qui mine nos métiers depuis plus d’un an ! Nous voilà donc à l’aube d’une phase historique de restructuration des banques occidentales, qui nous promet encore de longs mois de doutes, qu’il s’agisse de la visibilité de la future rentabilité de ce secteur en profonde mutation, ou plus largement de l’impact de ce séisme sur l’économie réelle.

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