Politiques

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Face à la crise, le gouvernement prend-il les bonnes mesures ?

Par Olivier Ferrand, président de Terra Nova

La politique de relance du gouvernement est-elle efficace ?

En annonçant son plan le 4 décembre 2008 à Douai, le Président de la République avait promis d’injecter 28,6 Md€ dans l’économie française. Or, comme l’a révélé une note de Terra Nova, la réalité de ce plan se situe en-deçà des annonces : son montant total ne dépassera pas 10 Md€, auxquels s’ajoutent les 2,6 Md€ du sommet social de février 2009, c'est-à-dire 0,6 points de PIB pour 2009. Il s’agit des mesures les plus faibles, en volume, de tous les pays de l’OCDE.

Les mesures prises sont-elles justes ?

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Quantitative easing : après la BoE, au tour de la Fed

par Helène Baudchon and Gregory Claeys, économistes au Crédit Agricole

- La Fed a créé l’événement ce mercredi 18 mars en annonçant, à l’issue du FOMC, qu’elle allait acheter jusqu’à 300 milliards de dollars de titres longs du Trésor américain à l’horizon des six prochains mois.
- Elle rajoute ainsi son nom à la liste des banques centrales qui pratiquent le Quantitative Easing
-  L’ampleur du stimulus monétaire se trouve considérablement accrue.

Le FOMC des 17-18 mars s’annonçait comme un non événement. Il n’en a rien été, la Fed prenant définitivement les devants et se lançant à son tour dans le quantitative easing, en plus de tout le reste.

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La Fed veut en finir avec la crise

par Philippe Waechter, directeur de la recherche de Natixis Asset Management

Dans son communiqué de presse, la Fed a indiqué 4 points importants

- Le taux des Fed funds qui se situe dans une fourchette [0 – 0.25 %] sera maintenu à ce niveau pour une période prolongée (et non plus pour un "bon moment").
- Le montant des produits titrisés émis par les agences Freddie Mac et Fannie Mae a été augmenté de façon significative passant de 500 milliards de dollars à 1250 milliards. L'achat de dette de ses agences passe de 100 à 200 milliards.
- La Fed va acheter des obligations d'Etat pour un montant de 300 milliards de dollars au cours des 6 prochains mois. - La gamme des collatéraux éligibles au TALF va être étendu. (L'objectif du TALF est de raviver le marché du crédit via le marché des ABS).

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Suède : l’économie fragilisée subit une crise de défiance

par Nathalie Dezeure, économiste chez Natixis

La Suède s’est enfoncée dans la récession au quatrième trimestre 2008 avec un recul du PIB de 2,4% T/T. En 2008, le PIB suédois a ainsi reculé de 0,5%. Avec un taux d’ouverture supérieur à 50% et des exportations dominées par l’automobile et les biens d’équipements, la Suède est doublement exposée au choc que connaît actuellement la demande mondiale.

Comme pour toute petite économie ouverte en régime de change flexible, la devise fait les frais de cet ajustement. La couronne subit une vague de défiance, largement accentuée par la situation des banques suédoises et en particulier par leur exposition aux Etats Baltes. Une faillite bancaire dans ces pays serait très coûteuse pour les banques suédoises et nécessiterait l’intervention de l’Etat. Un choc que la Suède apparaît toutefois en mesure d’absorber.

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Quelle efficacité des politiques monétaires, conventionnelles ou non ?

par Hélène Baudchon et Frederik Ducrozet, économistes au Crédit Agricole

 Les politiques monétaires ont été efficaces partout pour détendre les conditions sur les marchés interbancaires.
Les taux d’intérêt appliqués par les banques de la zone euro aux nouveaux prêts des ménages et des entreprises baissent rapidement jusqu’en janvier.
La Fed mise tout sur sa politique non conventionnelle de credit easing. La BCE hésite à franchir le pas.

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Etats-Unis : les banques, la Fed et l’économie

par Aurore Wannesson-Raynaud, stratégiste d’Axa Investment Managers

Le président de la Fed, Ben Bernanke a déclaré lors de son audition semestrielle devant le Congrès le 24 février dernier que « si les mesures prises par le gouvernement, le Congrès et la Réserve fédérale réussissent à restaurer une certaine stabilité financière – et dans ce seul cas, à mon avis –, il y a une perspective raisonnable pour que la récession s'achève en 2009 et que 2010 soit une année de reprise ».

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L’ancrage du RMB chinois sur le dollar : une bonne nouvelle pour tous les pays

par Patrick Artus, directeur de la recherche économique et des études de Natixis

Depuis juin 2008, les autorités chinoises ont à nouveau décidé d’ancrer le RMB au dollar. Cette décision, parfois critiquée parce qu’elle perpétue la sous-évaluation réelle du RMB est en réalité stabilisante et favorable à tous les pays (régions) :

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Zone euro : dégradation du marché du travail

par Clemente De Lucia, économiste chez BNP Paribas

La récession affecte le marché du travail de la zone euro. L’emploi a commencé à se contracter au T3 2008. Les données d’enquêtes suggèrent que cette dégradation pourrait se poursuivre dans les prochains mois. 

Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 595 000 au T4 2008, l’une des plus fortes hausses jamais enregistrées. C’est en Espagne que la hausse a été la plus marquée au T4 2008, même si la dégradation s’étend à d’autres pays. Les données d’enquêtes font état d’une augmentation du chômage dans tous les pays de la zone euro.

Compte tenu de l’ampleur de la récession, le taux de chômage pourrait s’établir à plus de 10 % à la fin de l’année, voire au-delà en 2010.

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Crise dans la zone Euro

par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management

La zone Euro a changé de régime. Elle ne fonctionne plus de la même façon et le regard porté sur elle a également beaucoup évolué. Pour percevoir cette rupture, il suffit d'observer la dynamique des marchés financiers des différents pays de la zone. Depuis la création de la zone Euro, les taux d'intérêt sur les obligations d'Etat des pays membres évoluaient de manière homogène avec des écarts réduits et stables dans le temps. Il peut désormais y avoir des divergences durables entre les taux des obligations d'Etat ou d'autres indicateurs financiers (CDS) et elles sont particulièrement marquées depuis l'automne 2008.

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La déflation en théorie

par Gregory Claeys et Damien Puy, économistes au Crédit Agricole

La déflation se définit comme une baisse du niveau général des prix (et non comme une simple déformation des prix relatifs). Elle se manifeste par une variation négative de l’indice des prix à la consommation (ou du déflateur du PIB) sur un an, ce qui est un phénomène assez rare. Ainsi aux Etats-Unis, il faut remonter aux années 1950 pour retrouver un taux de croissance négatif du CPI et aux années 1930 pour observer un épisode sérieux de déflation à l’occasion de la Grande Dépression.

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