Politiques

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La Suède et le Danemark désormais plus enthousiastes à l’égard de l’euro

par Raymond Van der Putten, économiste chez BNP Paribas

Le Danemark et la Suède n’ont pas rejoint la zone euro. L’objectif de la politique monétaire danoise est de maintenir le taux de change de la couronne vis-à-vis de l’euro dans une fourchette étroite. De son côté, la Banque centrale de Suède a adopté un objectif d’inflation de 2%.

situation monétaire n’aurait été guère différente si les deux pays avaient rejoint la zone euro dès le début.

L’utilité d’une politique monétaire indépendante afin d’absorber des chocs asymétriques doit être examinée en tenant compte de la volatilité du marché des changes.

Les derniers sondages d’opinion font état d’une augmentation du nombre de personnes favorables à l’adoption de l’euro dans les deux pays.

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L’Autriche est-elle la prochaine Islande ?

par Sylvain Broyer, Costa Brunner, Nathalie Dezeure et Juan Carlos Rodado, économistes chez Natixis

Les marchés redoutent que, par contagion, l’Autriche puisse être emportée par les difficultés économiques et financières que rencontre l’Europe de l’Est. Nous montrons ici que de telles craintes sont exagérées :

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Etait-il nécessaire d’aider les banques ?

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

Le contexte politique actuel est « pollué » par l’incessante opposition entre une aide publique supposée gigantesque et sans contrepartie pour le système bancaire et une aide de l’Etat aux ménages supposée plus faible. Or, s’appuyant sur des arguments qui mettent le système financier au premier rang des responsables de la crise actuelle (de manière justifiée dans la plupart des cas d’ailleurs), certains ne voient pas que l’effondrement des mécanismes qui assurent le financement de l’économie conduirait à un appauvrissement exceptionnel de l’ensemble des acteurs économiques, au premier rang desquels se trouvent les ménages.

Il semble donc utile de revenir en premier lieu sur le rôle des banques dans l’économie, puis de rappeler le coût pour la société d’une crise bancaire profonde et enfin de s’arrêter en détail sur la situation actuelle des banques.

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BCE : quelles options au-delà des baisses de taux ?

par Frédérik Ducrozet, économiste au Crédit Agricole

• La BCE est pressée d’en faire davantage pour soutenir l’activité et le crédit.
• Malgré des obstacles institutionnels non négligeables et les réticences de certains de ses membres, la BCE pourrait envisager d’autres mesures non conventionnelles une fois que les taux auront atteint leur point bas.

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Réguler les régulateurs

par Stefan Fouché (pseudonyme d’un spécialiste de la régulation financière)

La crise actuelle du système financier signe l'échec patent des systèmes de régulation mis en place au fil des ans par les États. L'éclatement des régulateurs, la faiblesse de leurs moyens, l'absence de coordination de leurs activités tant au niveau international que national, imposent une nouvelle architecture institutionnelle qui peine à prendre corps au niveau mondial.

L'Europe sur ce point manque d'une volonté commune pour bâtir un système centralisé de régulation transnational. A tout le moins, il conviendrait de renforcer la coordination de l'activité des multiples régulateurs nationaux qui parsèment son territoire.

La France quant à elle doit, au vu de la fragmentation de son dispositif, entreprendre urgemment des réformes de structure lourdes visant à rationaliser et coordonner l'activité de ses trois régulateurs.

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Royaume-Uni : sus à la crise

par Raymond van der Putten, économiste chez BNP Paribas

Le Royaume-Uni est entré en récession, la pire qu’il ait connu depuis au moins 60 ans.

Les autorités britanniques ont réagi à la crise financière en adoptant un ensemble complet de mesures visant à (1) améliorer le fonctionnement des marchés financiers et (2) à soutenir la demande.

Cependant, le coût du plan de sauvetage pour le Trésor n’a pas été chiffré avec précision. De plus, le Chancelier n’a pas présenté de plan crédible pour redresser, à terme, les finances publiques.

En l’absence de coordination au plan mondial des politiques publiques, la tentation du protectionniste refait surface, au Royaume-Uni et ailleurs, ce qui fait peser une lourde hypothèque sur la reprise mondiale.

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Les finances publiques sous pression

par Sylvain Broyer, Costa Brunner, Jean-Christophe Caffet, Jésus Castillo et Cédric Thellier, économistes chez Natixis

La récession pèse sur les finances publiques des pays de la zone. Au niveau agrégé, le déficit public franchira les 4% dès cette année et atteindra même quasiment 5% en 2010. Parallèlement, la dette publique enflera de plus de 8 points de PIB d’ici 2010, au-delà de 76%. Autrement dit, les critères de Maastricht seront largement dépassés. Faut-il alors envisager une procédure quasi-généralisée de déficit excessif, synonyme d’abandon du pacte de stabilité et de croissance (PSC) ?

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BoE, BCE : le cycle de baisse proche de sa fin

par Grégory Claeys et Frederik Ducrozet, économistes au Crédit Agricole

La BoE porte son taux directeur à 1 %. La BCE passe son tour mais signale un geste en mars. Dans les deux cas, les baisses de taux de 50 pdb attendues le mois prochain pourraient être les dernières.
• Si la BoE est déjà engagée sur la voie du credit easing, la BCE n’a pas changé de stratégie : « ni ZIRP, ni QE », mais une expansion de son bilan qui reflète sa politique de gestion souple de la liquidité.
• La communication des banques centrales sera déterminante dans les semaines qui viennent.

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Les banques centrales forcées de monétiser les dettes publiques ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche économique de Natixis

Aux Etats-Unis et en Europe, les gouvernements réagissent à la crise économique et aux problèmes des banques en accroissant fortement les déficits publics. Il n'en résultera une augmentation durable des taux d'endettement publics, avec, en Europe, un "oubli" des règles budgétaires (Pacte de Stabilité).

Il est possible que ceci amène les taux d'endettement publics au dessus des niveaux acceptables par les investisseurs, ce qui forcerait les Banques Centrales à monétiser les dettes publiques pour éviter le défaut des Etats. La problématique est ici assez différente entre les Etats-Unis et la zone euro :

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BCE : prochain assouplissement en mars

par Clemente De Lucia, économiste chez BNP Paribas

La performance de la zone euro au T4 a été très mauvaise, avec très probablement une contraction du PIB comprise entre 1% et 1,5 t/t . Les indicateurs tirés des enquêtes menées auprès des entreprises et des ménages sont proches de leur plus bas historique.
Le PIB devrait se contracter de nouveau au T1 2009. Face au ralentissement de l’inflation et à une croissance économique très faible, le cycle d’assouplissement monétaire devrait se poursuivre.
La BCE devrait abaisser de 50 pb, à 1,50 %, son taux de refinancement en mars et le ramener à 1 % d’ici à la mi-2009.

 

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