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Draghi a préparé le terrain pour poursuivre une relance

par David Zahn, Head of European Fixed Income chez Franklin Templeton

De nombreux observateurs attendaient avec impatience la réunion d'aujourd'hui et, comme on pouvait s’y attendre, la politique monétaire de la BCE reste accommodante avec une baisse des taux d'intérêt de 10 points de base, la mise en place de paliers (« tiering ») et surtout le retour du quantitatif easing (QE2). La BCE a eu la réputation d'être trop généreuse par le passé et il existait un risque de déception aujourd’hui. Toutefois, les marchés avaient déjà envisagé cette annonce et les obligations se sont nettement redressées sous le coup de cette situation accommodante.

Politiques: 

La BCE répond aux attentes une fois de plus

par Ulrike Kastens, Europe Economist chez DWS

L'ensemble des mesures de la BCE a dépassé les attentes. La politique monétaire a porté ses fruits. Aujourd'hui, les États membres de l'UE sont censés poursuivre leur politique budgétaire pour stimuler la demande.

Politiques: 

Épilogue et prologue de la politique monétaire européenne

par Patrice Gautry, Chef économiste à l'UBP

Avec les annonces de la BCE, Mario Draghi a créé un environnement monétaire très favorable. Celui-ci pourra même être rendu encore plus accommodant par Mme Lagarde si la situation l’exige.

Les mêmes phénomènes de flux et de liquidités observés au temps du QE1 sont à attendre sur les actifs avec la reprise des achats ; le crédit et les pays périphériques sont favorisés par cette politique.

L’appel de la BCE a une politique budgétaire plus pro active se fait pressant ; si l’Allemagne reste sourde, d’autres pays comme l’Italie vont l’entendre. La nouvelle Commission européenne pourrait opportunément rebondir et ainsi relancer un projet européen qui n’attire plus.

Politiques: 

La BCE accentue la répression financière pour longtemps

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

La BCE a abaissé de 10bp son taux de dépôts à -0.5% et maintiendra l’ensemble de ses taux au niveau actuel ou plus bas tant que l’inflation ne convergera pas vers 2%. Dans les prévisions de la BCE, l’inflation sera à 1.5% en 2021. Dès lors, les taux courts resteront au niveau actuel au moins jusqu’en 2022.

La BCE a décidé aussi de relancer le Quantitative Easing (QE) à hauteur de 20 milliards à partir du 1er novembre prochain. Cela s’est déjà traduit par un repli spectaculaire du 10 ans italien.

Cette mesure de QE va accentuer la répression financière. L’objectif est de pousser l’ensemble de la structure des taux pour tous les pays en territoire négatif, Italie comprise. Cela peut durer au delà de ce que l’on imagine. L’objet de la répression financière est de réduire l’incitation à épargner et d’accroître celle à dépenser pour infléchir l’activité à la hausse.

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