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Vers un nouveau report du Brexit, les investisseurs tournés vers la saison des résultats avant la BCE

par Vincent Boy, Analyste marchés chez IG France

Le vote, qui aurait pu valider le nouvel accord négocié par Boris Johnson, n’a finalement pas eu lieu samedi. En effet les députés britanniques ont imposé la demande d’une extension du Brexit à l’Union Européenne par le premier ministre avant tout vote, comme le prévoit la loi adoptée en Septembre pour éviter un « no deal ».

Boris Johnson s’est ainsi plié à l’exercice en envoyant une lettre au 27 mais sans signer cette dernière et en l’accompagnant de deux autres lettres, signées cette fois-ci. Dans la première, le premier ministre indiquait son désaccord à tout report de la date du Brexit tandis que la seconde, écrite par l’ambassadeur Britannique à l’UE, confirmait que la demande de report allait à l’encontre du souhait du gouvernement et que ce dernier se contentait d’obéir à la loi.

Marchés Financiers: 

FMI : légère accélération de la croissance liée à des facteurs idiosyncratiques

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Le titre des nouvelles Perspectives de l’économie mondiale publiées par le FMI semble tenir davantage de l’observation que de l’évaluation et, a fortiori, de la prévision : « Ralentissement de l’activité manufacturière et augmentation des obstacles au commerce ». Pour un message plus clair et plus incisif, mieux vaut se reporter au blog de Gita Gopinath, conseillère économique du Fonds, intitulé « Ralentissement synchronisé, perspectives précaires ». Selon les prévisions actuelles du FMI, la croissance de l’économie mondiale devrait s’établir à 3,0 % cette année (contre 3,3 % dans l’édition d’avril 2019) et à 3,4 % l’année prochaine (3,6 % en avril), un niveau qui reste inférieur à 3,6 % atteint en 2018.

Politiques: 

Le taux d’épargne allemand n’évolue pas en fonction du taux de la BCE

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Il y a beaucoup de discussions sur le taux d’épargne des allemands qui progresserait récemment en réponse à la baisse des taux d’intérêt. L’histoire qui est racontée est celle selon laquelle l’inquiétude provoquée par la baisse des taux d’intérêt inciterait les allemands à épargner davantage pour contrecarrer cet environnement incertain. Cela ne fonctionne pas. Les allemands ne votent pas contre la BCE en augmentant leur épargne puisque les taux d’épargne sont stables.

Cette histoire sur le comportement des allemands est censé montrer l’exaspération de nos voisins et l’incapacité de la BCE à gérer la politique monétaire. Des Very Smart People qui sont encore actifs.

Politiques: 

Parlons un peu de résultats : le vote des propositions d’actionnaires

par Masja Zandbergen, Responsable de l'intégration des critères ESG chez Robeco

L’investissement durable gagne du terrain et retient l’attention. Peut-être parce que le marché commence à prendre conscience que les problématiques telles que le changement climatique et les inégalités peuvent pénaliser les économies et les entreprises. Pour prévenir ces effets néfastes, nous devons réfléchir aux impacts en termes financier, social et écologique de nos stratégies d’investissement. Dans cette série d’articles, j’aimerais évoquer ces conséquences, en commençant aujourd’hui par celles découlant du vote des résolutions d’actionnaires.

Marchés Financiers: 
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