Marchés Financiers

-A +A

Crise = opportunité ?

par Jean-Marie Mercadal, Directeur Général Délégué en charge des gestions chez OFI AM

Nous faisons référence au fameux idéogramme chinois, où le signe graphique qui représente le concept de crise signifie également opportunité. Le mois d’octobre a été rude. Les investisseurs sont confrontés à une phase boursière anxiogène, pour de multiples raisons que nous avions évoquées lors de notre publication d’octobre : la volatilité des marchés avait ainsi été un peu oubliée après plusieurs années de soutien des Banques Centrales et une année 2017 haussière en « ligne droite »... Comme à chaque consolidation un peu sévère, le moral des investisseurs flanche... alors que se profilent probablement des opportunités...

Marchés Financiers: 

Les marchés européens restent fébriles

par Tom Stubbe Olsen, Fondateur de Mensarius AG, Gérant et responsable de la stratégie « value » Europe chez Nordea Asset Management

Au cours des dernières semaines, les conséquences de la guerre commerciale, le regain d’inflation et les inquiétudes autour de la situation budgétaire en Italie ont été les principales thématiques qui ont pesé sur les marchés européens.

Les tensions commerciales ne diminuent pas

Les conséquences de la situation instable entre les États-Unis et leurs partenaires commerciaux ont continué de faire les gros titres au cours des dernières semaines, affectant les marchés boursiers. L’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane entrainera une hausse des prix des importations et risque de pousser l'inflation à la hausse.

Marchés Financiers: 

Pour une meilleure réglementation ESG

par Outi Helenius, Directrice ESG du Groupe Evli

L’ESG est source de confusions et d’incertitudes, mais il constitue belle et bien une nouvelle réalité. Il serait toutefois plus judicieux de la part du secteur financier d’établir une standardisation prenant en compte tous les différents éléments et points de vue avant d’imposer une réglementation. Cet été, l’ESG a été au centre des débats dans le secteur de la gestion d’actifs et dans le secteur financier en général. La raison principale de cette effervescence étant bien sûr les prochaines réglementations. Il y a débat sur ce que devrait être l’ESG, la manière dont il devrait être réglementé, sur sa mise en œuvre et plusieurs questions ont été soulevées afin de déterminer si l’ESG ne constituerait pas un énième frein réglementaire. Un certain nombre de confusions s’ajoutent ici à une forme d’optimisme.

Marchés Financiers: 

La Fed et la baisse des marchés actions

par Bastien Drut, Stratégiste Senior chez CPR AM

Dans son autobiographie, Ben Bernanke explique qu’il « tenait autant que possible à éviter de donner l’impression d’un Bernanke put » lorsque les premières tensions sont apparues sur les marchés financiers à l’été 2007. Le Bernanke put désignait le fait que la Fed dirigée par Bernanke assouplirait sa politique dès lors que les actifs risqués connaîtraient une évolution trop négative. Quelques années auparavant, c’est le Greenspan put qui avait fait couler beaucoup d’encre. Aujourd’hui, c’est la question de l’existence d’un Powell put qui se pose : la Fed de Jerome Powell reverra-t-elle à la baisse ses ambitions de durcissement monétaire si les marchés baissent trop ? C’est clairement ce que souhaiterait le président Trump, qui a adressé à la Fed et à son président Jerome Powell un déluge de critiques car l’institution remonterait ses taux trop vite selon lui.

Marchés Financiers: 

Les raisons de la hausse de la volatilité des marchés actions

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Les marchés actions ont encore connu de forts mouvements cette semaine. L’écart type des variations journalières du S&P500 sur une fenêtre mobile de 60 jours a grimpé en flèche et même si, en début d’année, cette envolée était encore plus grande, le graphique montre bien que 2018 est l’année du retour de la volatilité. En théorie, les causes sous-jacentes peuvent être diverses : les inquiétudes concernant les taux d’intérêt ou la croissance ou, tout simplement, les fluctuations de la prime de risque exigée. Ce dernier facteur peut refléter des variations de l’incertitude concernant les fondamentaux économiques (croissance de l’activité ou des bénéfices, taux d’intérêt) ou la politique économique (craintes protectionnistes), de l’évolution géopolitique, etc.

Marchés Financiers: 

Midterms : les détenteurs de portefeuille de placements doivent-ils s’en préoccuper ?

par Scott Krauthamer, Head of Equity Strategy at AllianceBernstein

À l’occasion des élections de mi-mandat qui se dérouleront le 6 novembre prochain aux États-Unis, les démocrates pourraient bien reprendre le contrôle de la Chambre des représentants. Les détenteurs de portefeuille de placements doivent-ils s’en préoccuper ? Cette demi-victoire devrait porter modérément à conséquence, à moins que le parti démocrate ne s’empare des deux chambres du Congrès.

La nouvelle couleur du Congrès influera très certainement sur les grandes décisions de politique budgétaire et réglementaire – lesquelles concernent les investisseurs et les gérants de portefeuilles. Elle pourrait aussi affecter le marché des actions et favoriser certains de ses secteurs plutôt que d’autres.

Marchés Financiers: 

Comment les robots idiots tentent de prendre la place des investisseurs

par Gérard Moulin, Gérant Pôle Actions Européennes chez Amplegest

Les robots-investisseurs sont de plus en plus nombreux à intervenir sur les marchés financiers, créant des mouvements incohérents sur les titres côtés. Le mois d’octobre 2018 en a été la parfaite illustration.

L’importante place que tiennent les « automates » dans le monde de l’investissement n’est pas une découverte : il s’agit d’une évidence. Il est même désormais courant de dire que dans un marché « rationnel », 70% des transactions se font sans intervention humaine ! En y ajoutant les 10% provenant de hedge funds, les investisseurs particuliers et professionnels ne représentent donc plus qu’environ 20% des transactions opérées sur le marché. Pire : au cours du mois d’octobre 2018, le poids des machines a été encore plus important du fait que les nombreux défis économiques et politiques ont tari le flux acheteur des acteurs classiques !

Marchés Financiers: 

Est-ce la fin du facteur valorisation ?

par Joan Lee, Gérante du fonds Uni-Global Alternative Risk Premia chez Unigestion

L’achat d’actions “bon marché” et la vente d’actions dont le prix est jugé comparativement trop élevé par rapport aux fondamentaux des sociétés concernées est la pratique qui se trouve au coeur du facteur “valorisation” dans les marchés d’actions. Les investisseurs détenant de telles positions ont été mis à mal ces dernières années : ce style d’investissement pourtant reconnu comme générateur de performance à long-terme n’aurait pratiquement pas généré de gain depuis 2014.

De nombreux investisseurs se posent donc désormais la quesiton suivante : est-ce la fin du facteur valorisation ?

Depuis le début de l’année 2018, la perte maximale en capital pour la prime de risque valorisation sur les marchés d’actions a dépassé les 6%, et certains gérants d’actifs ont souffert des pertes encore plus importantes.

Marchés Financiers: 

Small & Midcaps européennes : des valorisations plus faibles, des perspectives attrayantes

par Charlie Anniss, Gérant Small & Midcaps Européennes à l’Union Bancaire Privée (UBP)

Les investisseurs font preuve d’une plus forte aversion au risque depuis le début de l’année. Les opportunités demeurent pourtant nombreuses pour des valeurs de moyenne capitalisation, dont la croissance attendue des bénéfices reste attractive.

Les craintes d’une aggravation des tensions commerciales au niveau mondial ont poussé le sentiment de confiance des investisseurs à un plus bas niveau en Europe. Néanmoins, en l’absence de choc conjoncturel et de nouvelle dégradation des indicateurs macroéconomiques (les indices PMI et IFO se sont stabilisés et anticipent une expansion de l’activité), les investisseurs ont opéré, à partir de septembre, une rotation sectorielle vers les valeurs de type «value» (financières, minières, énergie, etc.) au détriment des valeurs de type «growth».

Marchés Financiers: 

Coup de froid sur les marchés. Doit-on trembler?

par Luca Paolini, Chief Strategist chez Pictet AM

Les actions sont prises dans la tourmente: la sévérité inattendue de la Fed et les différends commerciaux pèsent sur les investisseurs. Toutefois, les craintes d’un marché baissier sont exagérées.

Les marchés boursiers du monde entier sont en recul. Le 10 octobre, l’indice américain Nasdaq, à forte orientation technologique, a connu sa plus importante chute quotidienne depuis sept ans, avec un repli de plus de 4%, tandis que l’indice S&P 500 a enregistré des baisses consécutives pendant cinq jours.

Les investisseurs qui recherchent les causes de cette instabilité du marché n’ont que l’embarras du choix.

Marchés Financiers: 

Pages

Flux RSS