Marchés Financiers

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« Le rebond du chat mort » ?

par Cyrille Geneslay, Gérant allocataire CPR AM

La physique quantique nous apprend que deux événements contraires voire contradictoires peuvent parfaitement se superposer. Ainsi, si vous enfermez votre chat, ou plutôt celui de votre voisin, dans une boîte close contenant un dispositif qui cassera une fiole de poison s’il détecte la désintégration d’un atome d’un corps radioactif, événement comme tout le monde le sait complètement aléatoire et indétectable de l’extérieur de la boîte, nous arriverions au curieux paradoxe d’avoir un chat qui, s’il était un élément quantique, serait à la fois mort et vivant et non mort-vivant, la science étant quantique et non fiction!

Cette superposition de réalités prend fin lorsque nous ouvrons la boîte. Les deux états contradictoires du félin se réconcilient alors immédiatement en une fin plus ou moins heureuse en fonction de votre degré d’ailourophobie.

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La grande rotation repart de plus belle

par Benoît Peloille, Multigérant chez Vega Investments Managers

Avant même sa prise de fonction, Donald Trump a modifié la perception du risque entre les classes d’actifs. D’après les données de BofA, depuis son élection, les marchés actions ont collecté plus de 60Md$ alors que les marchés obligataires ont fait face à une décollecte de l’ordre de 36Md$ sur la même période. Ce qui est frappant, est que sur la semaine du 8 au 15 décembre, les flux entrants sur les actions ne se limitent pas à un effet de bascule de l’obligataire vers les actions, mais semblent être le révélateur d’un mouvement plus large d’appétit pour le risque.

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Les trumponomics et leur impact sur la politique économique

par Olivier Marciot et Guilhem Savry, Gérants d’investissement chez Unigestion

Selon nous, l’élection de Donald Trump en tant que prochain Président des États-Unis change radicalement la donne. Son programme économique prévoit d’importantes mesures de relance budgétaires misant en partie sur des baisses d’impôts et en partie sur les dépenses publiques. Quelle que soit l’ampleur de ces mesures, nous pensons qu’il s’agit d’un changement majeur pour la politique économique des États-Unis et du monde développé.

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16% des gestions actives sur les actions européennes battent le Benchmark contre 76% en 2015

par Eric Lauri, Gérant chez Exane Asset Management

Sur la période 2013-2015, près de la moitié des fonds Actions Europe performent mieux que le benchmark, et sur 2015, la proportion est même quasiment de 76% (!), ce qui va à l’encontre de la plupart des idées reçues sur le sujet.
En effet, la littérature est abondante pour expliquer que, sur une moyenne période, il est difficile pour un gérant traditionnel de battre son benchmark. Lorsque l’on étudie l’ensemble des fonds benchmarkés sur le MSCI Europe, on observe que seulement 25% des fonds ont fait mieux que lui sur les 15 dernières années.

Une analyse un peu plus fine nous amène à constater que cette situation est en réalité très variable d’une année à l’autre :

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Inflation, une opportunité pour 2017 ?

par Christophe Dehondt, Valérie Quesada, Gérants Inflation, et Rodolphe de Saint-Seine, Spécialiste Produits chez CPR AM

Comme attendu, l’inflation accélère en cette fin d’année, une tendance qui devrait se renforcer notamment avec l’élection de Donald Trump.

Après plusieurs années difficiles, 2016 marque enfin une remontée de fond de l’inflation, une hausse qui s’appuie sur une réelle amélioration économique au sein des pays développés, tout particulièrement aux Etats-Unis. Les anticipations d’inflation à 5 ans ou 10 ans ont entamé un mouvement haussier mais restent à des niveaux encore inférieurs aux niveaux ciblés par les banques centrales, aussi la classe d’actif a retrouvé un attrait certain avec de réels perspectives en 2017.

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« Make America Great Again ! Or not… »

par ‎Jean-Jacques Friedman, Directeur des investissements chez Vega IM

L’exemple de la surprise du Brexit, mise aujourd’hui en parallèle avec les élections américaines, démontre qu’après le choc initial, d’autres éléments inattendus surviennent, et non des moindres, à commencer par une réalité économique très différente des projections initiales. Toutefois, le poids économique et diplomatique des États-Unis n’est pas comparable avec celui du Royaume-Uni, et nous ne pouvons pas conclure bien sûr, comme lors du Brexit, que les conséquences économiques resteront minimes au niveau international.

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La gestion du risque politique dans les portefeuilles d’investissement

par ‎Stéphane Dutu, Fundamental Analyst Actions, Jérémy Gatto, Trading Equities, et Florian Ielpo,
Head of Macro Research, Cross Asset Solutions chez Unigestion

À quoi les investisseurs doivent-ils s’attendre sur les mois à venir en termes d’agenda politique ? Qui se trouve actuellement dans l'œil du cyclone ? L’Union européenne avec des pays tels que l’Italie qui font l’objet de toutes les attentions des marchés, ou plutôt les États-Unis où le résultat de l’élection présidentielle déterminera si oui ou non le pays profitera d’un plan de relance budgétaire ? La hausse des inégalités de revenus et la baisse du PIB par habitant dans le monde occidental expliquent le comportement des électeurs.

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Les évolutions réglementaires bouleversent les marchés

par ‎Cesar Perez Ruiz, Directeur des investissements chez Pictet WM

Si les évolutions réglementaires rendent les banques plus sûres, elles engendrent des bouleversements qui, selon certains, rendent les marchés financiers moins sûrs. Depuis la crise financière de 2008-09, la réglementation bancaire s’est considérablement durcie: règle Volcker, qui les prive de certaines formes de négoce pour compte propre, ou nouvelles exigences de type Bâle III, qui les obligent à détenir plus de fonds propres. Les banques ont donc réduit leurs activités de trading. Les recettes liées au négoce d’obligations, de devises et de matières premières des douze plus grandes banques d’investissement mondiales ont chuté de 9% en 2015, à 70 milliards de dollars, contre 109 cinq ans plus tôt (1).

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L’optimiste invente l’avion, le pessimiste invente le parachute

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé, et Xavier d'Ornellas, Gérant Associé Pôle Gestion Flexible chez Amplégest avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

Depuis quelque temps les avis semblent très partagés sur l’analyse économique et boursière. Les pessimistes sont très présents et affirmatifs, dans un environnement politique et médiatique souvent anxiogène. Il faut dire que la matière dans laquelle ils puisent leur inspiration est vaste et solide : maturité du cycle économique américain, sans parler du risque imminent de récession dont certains nous rebattent les oreilles depuis des mois, inefficacité des politiques monétaires en Europe et au Japon, stocks de dettes des Etats inexpugnables, mise en œuvre proche du Brexit, risques politiques et géopolitiques divers, trop faible croissance des bénéfices des sociétés, marchés chers...

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La dette émergente : plus forte et pour plus longtemps

par Paul McNamara, Investment Director sur la dette émergente chez GAM

Nous assistons à un regain d’intérêt pour les actifs des marchés émergents. Il est vrai que les marchés obligataires des pays développés offrant des rendements quasi-nuls, la dette émergente est particulièrement attractive. Ces marchés recèlent encore un beau potentiel de hausse malgré les fortes performances déjà engrangées cette année.

Après une année 2015 très éprouvante, la dette émergente a particulièrement bien rebondi en 2016, avec une hausse de 15% depuis le début de l’année pour les obligations libellées en devise (indice JPMorgan GBI-EM Global Diversified à mi-septembre) - et ça n’est pas fini.

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