Marchés Financiers

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Le second semestre apportera de nouvelles vagues de volatilité sur les marchés

par Suzanne Hutchins, Gérante chez Newton IM (BNY Mellon Investment Management)

Le second semestre apportera sûrement de nouvelles vagues de volatilité. Les marchés et les économies continueront à être sujets à des flux d'information réguliers autour du Covid-19 et l'intervention de l'État continuera à jouer un rôle clé dans le soutien des économies du monde entier.

L'ensemble des mesures de relance budgétaire et monétaire déployées par les gouvernements et les banques centrales à l'échelle mondiale a sans aucun doute contribué à soutenir les actifs à risque. Les investisseurs commencent également à attendre une certaine normalisation économique alors qu’une partie du monde entame le déconfinement. L’expérience des pays d'Asie et d'Australasie démontre qu’une politique de déconfinement peut être mené à bien sans pour autant voir le taux d’infection repartir à la hausse.

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Perspectives d’investissement : quel paradigme après l’improbable 1er semestre 2020 ?

par Romain Boscher, Directeur de la Gestion Actions Monde chez Fidelity

A l’image du déconfinement en cours dans le monde, les économies commencent à se remettre des chocs du Coronavirus et du pétrole du début d’année. Si la récession qui en résulte est aussi profonde et rapide qu’attendue, elle mettra surtout en lumière les entreprises capables d’être profitables sur le long terme et de traverser les crises, notamment grâce à leur profil de Qualité et/ou leur approche extra-financière.

L’hélicoptère monétaire

Même si la situation sanitaire a dominé l’actualité, l’année 2020 a bien commencé par deux chocs inédits : l’effondrement des prix du pétrole et la propagation mondiale du Coronavirus.

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Infrastructures : construisons la voie menant à la reprise

par Jim Lydotes, Gérant de portefeuille senior, spécialisé dans les infrastructures chez Mellon (BNY Mellon Investment Management)

Le domaine des infrastructures a été impacté par les conséquences des mesures de confinement à travers la planète ainsi que les restrictions régissant les déplacements internationaux. Mais les nouveaux défis de l’après sont aussi source d'opportunités.

Au cours des deux derniers mois, l'Europe a connu la baisse du trafic aérien la plus importante dans le monde, avec un déclin de 68 % du nombre de vols prévus par rapport à la même période l'année dernière. Sans surprise, l’utilisation des transports en commun s’est également effondrée. Rien qu'au Royaume-Uni, le virus a effacé 73 % des déplacements routiers, qui sont tombés à des niveaux jamais vus depuis 1955. Ce ne sont là que quelques-uns des nombreux enjeux auxquels le secteur des infrastructures fait face cette année.

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Le « Pricing Power » n’est rien sans l’agilité

par Gérard Moulin, Responsable du pôle Actions européennes chez Amplegest

La crise du Covid-19 est une séquence inédite à bien des égards. Parmi les principales nouveautés, il en est notamment une qui échappe à toute modélisation : pour la première fois depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, le politique décide unilatéralement du niveau de l’activité économique. Pire, il conditionne toute reprise de celui-ci à l’atteinte d’un objectif totalement exogène à l’économie elle-même. Pour les entreprises, cette nouvelle donne est radicale dans son esprit et dans sa portée. Il n’est plus seulement question d’attendre de son gouvernement le classique coup de pouce keynésien qui suppléera à une demande privée en déroute et offrira la visibilité nécessaire pour réengager des investissements, préalable au retour d’un nouveau cycle de croissance autonome. C’est désormais jusqu’au droit à exister des entreprises qui est entre les mains des Etats.

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Les anges déchus : un vecteur d’investissement d’avenir

par Paul Benson, Responsable des stratégies obligataires « Efficient Beta » chez Mellon

Dans le domaine du crédit, l'environnement économique actuel a poussé certaines agences de notation à revoir à la baisse une part importante de la dette d'entreprises. Toutefois, certaines obligations peuvent offrir des opportunités de valorisation intéressantes, à condition de présenter des fondamentaux solides.

Dans l’ère post-Covid, les anges déchus ont la cote. Ce sont des obligations investment grade revues à la baisse qui passent donc en catégorie high yield, ce qui engendre des points d'entrée intéressants car certaines obligations offrent des rendements similaires à ceux des actions pour une prise de risque équivalente à l’univers obligataire. Toutefois, au moment des révisions à la baisse effectuées par des agences de notation, certains gérants de portefeuille finissent par vendre ces mêmes obligations. Pourquoi ?

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Huit leçons tirées des crises précédentes qui s’appliquent aujourd’hui

par Robin Parbrook, Co-responsable investissements alternatifs actions asiatiques chez Schroders

Trente ans d’investissement en Asie m’ont montré que les crises changent profondément le paysage du marché. Voici comment cela influence la manière dont j’investis aujourd’hui.

N’étant pas dans ma prime jeunesse, je pense que l’âge peut avoir des avantages et des inconvénients en matière d’investissement. L’expérience peut apporter une certaine sagesse, mais elle peut aussi être source d’intransigeance ou de manque d’ouverture à de nouvelles idées. C’est l’une des raisons pour lesquelles je me remets constamment en question et me considère comme privilégié d’avoir des enfants adolescents, qui – outre des soucis – peuvent apporter un éclairage utile à la compréhension d’un monde en rapide évolution.

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Marchés financiers : après la baisse, la reprise ?

par Paul Brain, Directeur de la gestion obligataire chez Newton IM (BNY Mellon IM), et George Saffaye, Stratégiste d’investissement global chez Mellon (BNY Mellon IM)

Au début du confinement, les investisseurs ont pu se sentir désemparés. Tout d'abord, les marchés actions ont commencé à chuter brutalement. Puis, la contagion s'est propagée aux marchés obligataires, impactant d'abord le crédit high yield, avant de remonter la courbe des taux, de sorte que même l’investment grade et les obligations souveraines de qualité et à priori solides ont vacillé. Bientôt, c’était au tour des matières premières de subir le redoutable mouvement de vente, les prix du pétrole ayant connu une chute historique. Finalement, même l'or - considéré par beaucoup comme l'ultime "valeur refuge" - s'est perdu dans la ruée vers les liquidités, tendance alimentée par l’évolution de la pandémie.

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L’incidence variable de l’incertitude des prévisions

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

La pandémie de Covid-19 a non seulement entraîné une baisse massive de la demande et de l’activité, mais aussi une montée en flèche de l’incertitude des prévisions. Ce phénomène, classique dans un contexte de récession, est dû à la difficulté d’anticiper la vigueur et la rapidité de la reprise. Des facteurs psychologiques tels que la confiance et les « esprits animaux » jouent un rôle important, mais ils sont difficiles à prévoir. Lors de la précédente récession, les prévisions du consensus relatives à la croissance du PIB réel aux États-Unis en 2009 s’établissaient à -1,3 %, avec une fourchette comprise entre -2,5 % et 0,3 %[1].

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La vie reprend peu à peu son cours

par Tomas Hildebrandt, Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d'actifs français chez Evli

En mai, la fin progressive du confinement dans de nombreux pays a permis aux populations de se déplacer à nouveau. Malgré cela, les restrictions sur les voyages et les rassemblements publics, la réglementation des horaires d'ouverture des restaurants et les recommandations quant à l'utilisation de masques de protection restent encore en vigueur dans de nombreux pays. L'économie commence toutefois à se redresser et l'activité dans les secteurs qui étaient auparavant au point mort commence à reprendre.

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Les nuages noirs qui planent sur le marché laissent traverser un rayon de soleil sur le haut rendement

par Ulrich Gerhard, Gérant Haut Rendement chez Insight Investment (BNY Mellon Investment Management)

Les marchés perturbés et les niveaux de volatilité élevés se sont suffisamment stabilisés pour créer des opportunités d'investissement sélectives parmi une gamme d'obligations à haut rendement. Après un premier trimestre torride en 2020, et malgré des épisodes de volatilité persistants, les marchés semblent désormais se stabiliser. Le marché des obligations d'entreprises tend à s’ouvrir de nouveau aux émissions de sociétés solides. Les interventions des banques centrales, comme celles de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque d'Angleterre, contribuent à atténuer les tensions financières sur les entreprises, en particulier les plus petites, ce qui, à son tour, renforce le marché des obligations d'entreprises.

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