Marchés Financiers

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Élections américaines et marchés financiers : un premier constat négatif pour la volatilité et la direction

par Gilles Moëc, Chef Economiste chez AXA Investment Managers

Volatilité : Il faudra certainement attendre un certain temps avant de connaître le résultat final des élections. De nombreux Etats ont déjà livré leurs verdicts, d’autres ont dévoilé des résultats partiels, les médias américains publient leurs projections. Comme en 2016, le résultat semble une nouvelle fois dépendre des suffrages dans les Etats du « mid-ouest » de l’Amérique qui ne pourront pas annoncer des résultats fermes immédiatement. Selon les observateurs officiels, il faudra probablement attendre jusqu’à vendredi pour le résultat dans le Michigan, encore plus longtemps vraisemblablement pour la Pennsylvanie.

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A l'approche des élections américaines, les investisseurs restent de marbre

par Vincent Reinhart, Chef économiste et stratégiste macro chez Mellon

À chaque automne d’une année bissextile, la fièvre électorale s'empare des États-Unis à l’occasion du scrutin présidentiel, chacun y allant de son pronostic quant à ses implications potentielles. Le positionnement des deux partis politiques rend l'issue du scrutin particulièrement serrée, d'autant plus compte tenu des spécificités du calcul du Collège électoral. Dans la mesure où les primaires poussent généralement les candidats vers les franges les plus extrêmes de leur parti, les programmes proposent des choix radicalement différents. Par ailleurs, le pouvoir fédéral dépend du contrôle exercé à la fois sur la Maison-Blanche et sur le Capitole, ce qui donne de l’importance aux multiples campagnes aux échelons inférieurs.

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Des marchés dans l'agitation

par Benjamin Melman, Global CIO Asset Management chez Edmond de Rothschild

Les actifs risqués sont en net repli depuis le 27 octobre, tirés vers le bas par les actions européennes. Sans aucun doute, la dégradation de la situation sanitaire et le risque de retour au confinement sont à la source de ce mouvement. Non seulement l’épidémie est devenue explosive ces derniers jours en Europe mais les marchés ont été surpris que l’hypothèse du reconfinement revienne sur le devant de la scène, sachant que beaucoup avaient compris que cette option était devenue improbable au regard de son coût. Les annonces faites en France et en Allemagne hier soir confirment les craintes et laissent penser que la démarche a aussi une dimension européenne.

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Démonstration mathématique des raisons pour lesquelles les titres « croissance » battent les titres "value"

Par Duncan Lamont, CFA, Responsable de la recherche et de l'analyse chez Schroders

L’un des effets secondaires de la faiblesse des taux d’intérêt est que, en raison de la méthode de valorisation des entreprises, les investisseurs accordent une valeur plus élevée aux entreprises (et aux projets d’investissement) qui engendreront un rendement élevé, toutefois incertain, dans un avenir lointain.

Cela explique pourquoi les investisseurs sont prêts à investir dans des entreprises déficitaires.

Nous pouvons en démontrer la logique mathématique en prenant un exemple (relativement) simple. Il comprend quelques calculs, mais j’ai fait de mon mieux pour le rendre aussi simple que possible afin qu’il soit facile à suivre.

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Les investisseurs en obligations municipales évaluent les perspectives de l'élection américaine

par Jeffrey Burger, Gérant de portefeuille senior chez Mellon

Durant cette année dominée par l'actualité Covid-19, les investisseurs et les émetteurs d'obligations municipales n'ont pas été épargnés par les montagnes russes traversées par le marché dans le sillage de la pandémie. L'impact des mesures de confinement, les périodes de liquidité restreinte et la hausse du chômage font partie des facteurs qui ont affecté ce secteur du marché.

Au cours des seuls mois de mai et de juin, pas moins de 20 emprunteurs ont fait défaut sur leurs obligations municipales, en raison des tensions grandissantes provoquées par la réaction des États américains à la pandémie.1

Pour autant, le secteur a présenté depuis d'importants signaux de reprise, et les marchés des obligations municipales continuent de résister dans une large mesure, malgré les pressions subies par certains émetteurs au plus fort de la pandémie.

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Elections américaines : comment vont réagir les marchés ?

par Hervé Guez, Directeur des gestions actions, taux et solidaire chez Mirova

L’élection présidentielle américaine est imminente. Elle constitue, avec l’approbation d’un potentiel vaccin et l’adoption d’un nouveau plan de relance budgétaire aux Etats-Unis, l’évènement majeur de cette fin d’année, duquel devrait découler le comportement d’un certain nombre d’actifs à court-moyen terme. D’ailleurs, aucun plan de relance ne sera adopté avant l’issue des élections : c’est ce qu’a décidé Donald Trump, de retour à la Maison-Blanche après son hospitalisation éclair début octobre.

Synthétiquement, Trump a promis davantage de réductions d’impôts, une politique favorisant les entreprises qui relocaliseraient aux Etats-Unis, une réduction générale des réglementations. Il a aussi laissé entrevoir la perspective de tarifs supplémentaires contre la Chine.

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L’Europe émergente peut-elle combler son écart de performance ?

par Rollo Roscow, Gérant marchés émergents chez Schroders

Les actions européennes émergentes sont bon marché. Pourquoi sous-performent-elles alors les actions internationales ? Le monde entier attend un vaccin contre la Covid-19. Les marchés financiers se veulent optimistes quant à la découverte prochaine d’un vaccin et au maintien de la reprise économique.

Les investisseurs en Europe émergente espèrent désormais une certaine forme de normalisation. Depuis le début de l'année, les actions européennes émergentes sont en baisse de près de 30 % en dollars US, comme le montre l’indice MSCI Emerging Markets Europe en date du 29 septembre.

Alors que les marchés développés, mais aussi les marchés émergents de Chine, de Taïwan et de Corée du Sud en Asie du Nord, sont repartis à la hausse et ont largement récupéré leurs pertes liées à la Covid-19, les marchés émergents européens continuent à piétiner.

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Covid-19 : Les « anges déchus » gardent bonne figure dans le High Yield

par Stephan Mazel et Guillaume Lacroix, Responsable Gestion Crédit et Gérant High Yield chez Groupama AM

Depuis le début de la crise sanitaire, de nombreux titres obligataires de catégorie « investment grade » ont été rétrogradés en « high yield » par les agences de notation. Pour autant, les perspectives ne sont pas aussi sombres qu’attendu pour ces « anges déchus ».

Depuis le mois de janvier, ce sont 47 milliards d’euros de dettes « investment grade » qui sont passés en catégorie « high yield », uniquement sur le segment des titres libellés en euros*. 21 émetteurs sont concernés, parmi lesquels on retrouve sans surprise des entreprises du secteur aérien (Lufthansa), de l’automobile (Renault, Ford, Valeo), ou encore de la sidérurgie (ArcelorMittal)*.

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Trump ou Biden, les infrastructures gagnantes dans les deux cas

par Alex Araujo, Gérant actions chez M&G Investments

Quelle que soit l'issue des élections américaines de 2020, des infrastructures vieillissantes et des énergies renouvelables bon marché devraient encourager l'investissement à long terme dans cette classe d'actifs

Les hommes politiques le savent bien, investir dans les services publics est une mesure très populaire, en particulier au cours d’une année électorale. Et une politique budgétaire est particulièrement importante cette année étant donnée la précarité de l'économie mondiale depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Si l'augmentation des dépenses d'infrastructure a été centrale dans les plans de relance budgétaire en Europe, en Chine et au Japon, celle-ci a fait cruellement défaut aux États-Unis, paradoxalement le pays qui en a probablement le plus besoin.

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« The Walking Dead » : un risque aggravé par la pandémie de Covid-19 ?

par Aude Lerivrain, Responsable de l'Analyse et de la Stratégie Crédit chez CPR AM

Le terme « zombie » a été utilisé la première fois pour décrire la situation de nombreuses sociétés japonaises après l’éclatement de la bulle immobilière et boursière au début des années 90 et la période de stagnation macro-économique qui a suivi. Un article des économistes Ricardo J. Caballero, Takeo Hoshi et Anil K. Kashyap publié en 2008 « Zombie lending and depressed restructuring in Japan » a particulièrement mis en lumière ce phénomène.

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