Marchés Financiers

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Comment les robots idiots tentent de prendre la place des investisseurs

par Gérard Moulin, Gérant Pôle Actions Européennes chez Amplegest

Les robots-investisseurs sont de plus en plus nombreux à intervenir sur les marchés financiers, créant des mouvements incohérents sur les titres côtés. Le mois d’octobre 2018 en a été la parfaite illustration.

L’importante place que tiennent les « automates » dans le monde de l’investissement n’est pas une découverte : il s’agit d’une évidence. Il est même désormais courant de dire que dans un marché « rationnel », 70% des transactions se font sans intervention humaine ! En y ajoutant les 10% provenant de hedge funds, les investisseurs particuliers et professionnels ne représentent donc plus qu’environ 20% des transactions opérées sur le marché. Pire : au cours du mois d’octobre 2018, le poids des machines a été encore plus important du fait que les nombreux défis économiques et politiques ont tari le flux acheteur des acteurs classiques !

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Est-ce la fin du facteur valorisation ?

par Joan Lee, Gérante du fonds Uni-Global Alternative Risk Premia chez Unigestion

L’achat d’actions “bon marché” et la vente d’actions dont le prix est jugé comparativement trop élevé par rapport aux fondamentaux des sociétés concernées est la pratique qui se trouve au coeur du facteur “valorisation” dans les marchés d’actions. Les investisseurs détenant de telles positions ont été mis à mal ces dernières années : ce style d’investissement pourtant reconnu comme générateur de performance à long-terme n’aurait pratiquement pas généré de gain depuis 2014.

De nombreux investisseurs se posent donc désormais la quesiton suivante : est-ce la fin du facteur valorisation ?

Depuis le début de l’année 2018, la perte maximale en capital pour la prime de risque valorisation sur les marchés d’actions a dépassé les 6%, et certains gérants d’actifs ont souffert des pertes encore plus importantes.

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Small & Midcaps européennes : des valorisations plus faibles, des perspectives attrayantes

par Charlie Anniss, Gérant Small & Midcaps Européennes à l’Union Bancaire Privée (UBP)

Les investisseurs font preuve d’une plus forte aversion au risque depuis le début de l’année. Les opportunités demeurent pourtant nombreuses pour des valeurs de moyenne capitalisation, dont la croissance attendue des bénéfices reste attractive.

Les craintes d’une aggravation des tensions commerciales au niveau mondial ont poussé le sentiment de confiance des investisseurs à un plus bas niveau en Europe. Néanmoins, en l’absence de choc conjoncturel et de nouvelle dégradation des indicateurs macroéconomiques (les indices PMI et IFO se sont stabilisés et anticipent une expansion de l’activité), les investisseurs ont opéré, à partir de septembre, une rotation sectorielle vers les valeurs de type «value» (financières, minières, énergie, etc.) au détriment des valeurs de type «growth».

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Coup de froid sur les marchés. Doit-on trembler?

par Luca Paolini, Chief Strategist chez Pictet AM

Les actions sont prises dans la tourmente: la sévérité inattendue de la Fed et les différends commerciaux pèsent sur les investisseurs. Toutefois, les craintes d’un marché baissier sont exagérées.

Les marchés boursiers du monde entier sont en recul. Le 10 octobre, l’indice américain Nasdaq, à forte orientation technologique, a connu sa plus importante chute quotidienne depuis sept ans, avec un repli de plus de 4%, tandis que l’indice S&P 500 a enregistré des baisses consécutives pendant cinq jours.

Les investisseurs qui recherchent les causes de cette instabilité du marché n’ont que l’embarras du choix.

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Volatilité des marchés : une réalité trompeuse

par Jaimy Corcos, Gérant de portefeuille actions chez Swiss Life Asset Managers

Malgré un sursaut en début d’année, les niveaux de volatilité se révèlent loin d’être exceptionnels en comparaison de leurs niveaux historiques. En revanche, la volatilité de la volatilité a tendance à augmenter fortement. Elle peut être un indicateur intéressant à surveiller.

La volatilité est-elle vraiment de retour sur les marchés actions ? La réponse est globalement négative concernant la volatilité réalisée même si cette dernière s’inscrit dans une phase ascensionnelle. Pourtant, la volatilité de la volatilité (mesurée sur les anticipations de volatilité à 90 jours) enregistre, de son côté de plus fortes variations et de plus en plus rapprochées. Ce phénomène est révélateur d’une tension constatée sur les marchés, malgré des perspectives économiques de long terme positives.

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Chute soudaine de l’appétit pour le risque

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

L’explosion de la volatilité sur les marchés actions aux États-Unis, avec ses effets de contagion, n’est qu’une réaction différée à la remontée assez significative des rendements obligataires depuis la deuxième quinzaine d’août

Les anticipations implicites d’inflation sur les marchés n’ayant guère évolué, la hausse des taux longs reflète celle des rendements réels, elle- même liée aux chiffres relatifs à une forte croissance

La relation entre les variations hebdomadaires des rendements et la performance du marché actions est historiquement faible

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Une nouvelle crise financière n’est pas pour tout de suite

par Bruno Colmant, Directeur de la recherche chez Degroof Petercam

Dix ans après la chute de Lehman Brothers, l’économie mondiale est de nouveau au meilleur de sa forme. Aux Etats-Unis, la croissance est même redevenue supérieure à son potentiel de long terme. En parallèle, l’endettement mondial a explosé et la Fed remonte progressivement ses taux directeurs, rappelant la situation d’avant 2008. L’histoire est-elle vouée à se répéter ? Pas forcément.

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Des forces contraires

par César Perez Ruiz, Responsable des investissements et CIO de Pictet Wealth Management

Les marchés sont aujourd’hui confrontés à des forces contraires, avec une contradiction entre la perception des investisseurs et les messages émis par le marché. L’indice Baker, Bloom & Davis des incertitudes économiques est ainsi orienté à la hausse, alors que l’indice VIX de volatilité du S&P 500 est très bas. Le S&P 500 a lui-même atteint un plus haut historique, et pourtant, les achats massifs de protection sous la forme d’options de vente laissent penser que les investisseurs ne sont pas totalement confiants. Les allusions aux tensions commerciales et à l’essor du protectionnisme se multiplient dans les rapports des sociétés, mais l’activité foisonnante sur le front des fusions-acquisitions ne faiblit pas pour autant.

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Aléas politiques vs fondamentaux

par Jean-Marie Mercadal, Directeur Général Délégué en charge des gestions chez OFI AM

La politique trouble sérieusement la lecture des marchés. Guerre commerciale et Europe : voilà les deux sujets majeurs qui préoccupent actuellement les investisseurs, de surcroît dans un contexte déjà délicat de normalisation des politiques monétaires et de (relative) remontée des taux d’intérêt. Cela nous incite naturellement à conserver des stratégies d’investissement assez prudentes, même si les évolutions récentes ont créé des opportunités.

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Coup de projecteur sur les États-Unis alors que la liquidité mondiale diminue

par Talib Sheikh, Directeur stratégie multi-actifs chez Jupiter AM et gérant du fonds Jupiter Flexible Income

La croissance économique américaine devrait se maintenir même si le resserrement quantitatif continue à peser sur les marchés émergents, que l’Europe est aux prises avec des problèmes structurels et que le Royaume-Uni est paralysé par le Brexit. « Dans ces conditions difficiles, être flexible et disposer d’alternatives sont essentiels pour gérer les risques », a-t-il ajouté.

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