Marchés Financiers

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Chute des prix du pétrole : raisons et sentiments

par Frédéric Rollin, Conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM

Il y a quelques mois, il fallait sortir 60 dollars US pour obtenir un baril de pétrole. Aujourd’hui, il faut payer pour s’en débrasser. Pourquoi ?

Selon l’AIE, la baisse de la demande de pétrole au deuxième trimestre sera probablement de 23 millions de barils jours par rapport à l’année dernière. L’OPEP+ s’est accordée sur une baisse de 9,7 millions de barils jour. L’offre dépasse donc largement la demande et ceci fait pression sur les prix.

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Des risques de baisse subsistent

par Esty Dwek, Responsable des stratégies de marché chez Natixis Investment Managers Solutions

Les prix du pétrole WTI se sont effondrés hier, les inquiétudes concernant le stockage pour la livraison en mai ont fait chuter les prix sous zéro pour la toute première fois (avant de se stabiliser à environ 1 dollar le baril pendant la nuit). Malgré les réductions de production et un certain optimisme quant aux signes de réouverture, l'arrêt en cours de l'activité économique indique que la demande de pétrole est encore minime, et le restera pendant un certain temps. Néanmoins, les contrats de livraison plus tard (juin, juillet) sont restés à des "prix normaux", et le prix du Brent n'a baissé que de quelques dollars pour atteindre 25 dollars le baril.

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Se préparer à un monde « post Coronavirus » ?

par Jean-Marie Mercadal, Directeur Général Délégué en charge des Gestions chez OFI AM

La visibilité sur cette sortie de crise est encore assez faible, ce qui entretient une volatilité élevée. Comme à chaque grande crise il y a, et il y aura, des opportunités d’investissement, et nous nous posons également la question de « l’après ». L’émotion qui affleure souvent dans ces moments difficiles engendre parfois des sentiments excessifs. Il convient de s’en méfier : combien de fois avons-nous entendu « cette fois, c’est différent » ! Pourtant, il nous semble que le monde « post Coronavirus » verra émerger quelques thèmes majeurs...

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Où vont les marchés ?

par John Plassard, Spécialiste en investissement chez Mirabaud

Rarement (jamais) une crise économique n’aura autant fait couler d’encre. Pas seulement pour la violence et la rapidité de la baisse des indices, des rendements et de certaines devises, mais aussi pour leur tout récent rebond qui a pris une nouvelle fois les investisseurs de cours. Ces périodes d’incertitudes fortes liées au coronavirus laissent ainsi beaucoup de questions en suspens et surtout celle de savoir où vont les indices.

Si j’avais déjà conseillé de regarder les marchés du bon côté le 25 mars dernier (Et si on ne parlait que des bonnes nouvelles ?), je réitère l’exercice aujourd’hui. Synthèse et analyse.

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Nasdaq : retour vers le futur…ou retour à la réalité ?

par Alexandre Baradez, Responsable Analyses Marchés chez IG France

Le Nasdaq 100 est incontestablement l’indice des superlatifs. Sa progression sur la dernière décennie est stupéfiante et la puissance du rebond après la phase aigue de stress de mars l’est tout autant. Retour sur le sommet à court terme… ou retour sur terre après les résultats trimestriels ?

Le Nasdaq 100 c’est 850% de hausse entre le creux de la crise des subprimes et le sommet de 2020. C’est-à-dire plus du double de la performance du SP500 sur la même période (410%) ! Donc on pourrait se dire que la correction liée au Covid-19 a été particulièrement sévère. Et bien non : Le Nasdaq 100 a connu la plus faible correction des 3 indices majeurs américains : 30% de baisse par rapport au sommet contre 35% pour le SP500 et 38% pour le Dow Jones.

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Après le rebond, à quoi s’attendre sur les marchés actions ?

par Eric Turjeman, Directeur des gestions Actions et Convertibles chez OFI AM

La chute des marchés actions a laissé place à un rebond puis à une stabilisation des places boursières. Les investisseurs sont-ils trop optimistes alors que les perspectives de l’année 2020 ne cessent de s’assombrir ?

Après un recul brutal de plus de 35% entre février et mars, les marchés actions ont rebondi de plus de 20% aux Etats-Unis comme en Europe. La baisse des marchés est désormais relativement réduite : si en Europe l’Euro Stoxx 50 et le CAC 40 restent en repli d’environ 25% depuis le début de l’année, aux Etats-Unis le S&P 500 ne perd plus que 15% sur la même période.

Dans ce contexte, les investisseurs ont de bonnes raisons de s’interroger. Le rebond est-il exagéré ? Va-t-il laisser place à une nouvelle phase de repli, ou la panique est-elle désormais derrière nous ?

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Cygne noir ou rhinocéros gris : les investisseurs auraient-ils dû anticiper l’épidémie de COVID-19 ?

par Euan Munro, Directeur général d’Aviva Investors, Mark Robertson, Responsable des fonds multi- stratégies et Alistair Way, Responsable des actions émergentes

L’épidémie dévastatrice de coronavirus a relancé le débat sur les « cygnes noirs » : des événements rares et inattendus qui font des ravages sur les marchés et les économies. Mais le COVID-19 est-il vraiment un cygne noir ? Et dans quelle mesure les investisseurs peuvent-ils s’assurer que leurs portefeuilles sont capables de résister à la soudaineté de chocs de ce type ?

« Il existe une forte probabilité que nous soyons frappés de notre vivant par une forte pandémie moderne et meurtrière » – Bill Gates, 2018.

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Le recul de l'incertitude : une bonne nouvelle concernant la pandémie, une moins bonne pour l'économie

par Steven Bell, Chief Economiste chez BMO Global Asset Management

Au fur et à mesure de l’avancée de la pandémie, nous en apprenons plus sur le virus COVID-19 et la dynamique de sa propagation, car les courbes illustrant le nombre de nouveaux cas et du nombre de décès enregistrés en Italie comme en Espagne semblent suivre les mêmes schémas qu'en Chine et en Corée du Sud. Les États-Unis en sont à un stade plus précoce de la pandémie, même si le taux de mortalité quotidien semble déjà avoir ralenti à New York, l'État le plus touché jusque lors outre-Atlantique.

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Des bénéfices qui s'évaporent ?

par Thomas Bucher, Stratégiste Global Equity chez DWS

Les estimations des bénéfices des entreprises pour 2020 seront probablement révisées à la baisse de manière substantielle dans les semaines à venir. A quel point le S&P 500 pourrait-il être touché ?

À quel point les bénéfices des entreprises peuvent-ils être affectés, tant aux États-Unis que dans le reste du monde ? Face à une urgence sanitaire mondiale, il est difficile de répondre à cette question. De grandes parties du monde sont sous le coup d'un confinement dû au coronavirus, ce qui provoque d'énormes chocs à court terme sur l'offre et menace de détruire la demande à grande échelle. Les perturbations seront similaires ou plus importantes que celles qui ont suivi le 11 septembre 2001 et le début de la crise financière en 2008.

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Conséquences du COVID-19 pour l’économie et les marchés financiers

par Marc Brütsch, Chief Economist chez Swiss Life Asset Managers, et Michael Klose, CEO Third-Party Asset Management

La semaine dernière, la Chine a levé d’autres restric- tions, comme l’interdiction de voyager décrétée en janvier, mais l’entrée des étrangers est interdite pour éviter une nouvelle vague de contamination. Le nombre de cas augmente toujours en Europe, mais un peu moins vite. Si la République tchèque semble le mieux réussir à stabiliser la courbe des nouveaux cas, les systèmes de santé italien, espa- gnol et français restent en grande difficulté. Les nouvelles mesures de confinement annoncées aux Etats-Unis et au Royaume-Uni ont induit une nouvelle révision en baisse des estimations de PIB.

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