Marchés Financiers

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ESG : une boussole pour naviguer dans la crise de la dette

par Raymond Verstraelen, gérant de portefeuille senior dans l’équipe Taux de Robeco

L’intégration des facteurs Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) aux processus d’investissement est actuellement très en vogue. Or, bien souvent, l’intérêt porté aux sujets « tendances » retombe tout aussi rapidement qu’il est apparu. Cependant, selon nous, il ne s’agit pas cette fois-ci d’un engouement passager. Il ne s’agit pas non plus d’une option utile mais accessoire.

Chez Robeco, l’intégration des facteurs ESG est devenue un pilier central de nos processus d’investissement.

Du côté obligataire, cela fait maintenant quatre ans que l’équipe Taux effectue des analyses ESG des émetteurs. Ces facteurs ont été entièrement intégrés dans le processus d’allocation des pays souverains, en complément de deux autres types de données traditionnelles : le cycle économique et la durabilité de la dette.

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Un nouvel espoir

par Valentijn van Nieuwenhuijzen, Directeur de la stratégie chez ING Investment Management

Il est évident que des nuages sombres sont toujours présents à l’horizon pour l’économie mondiale. La crise de l’euro est toujours susceptible de se muer en une menace existentielle pour le système économique de la zone euro, avec des répercussions très déstabilisantes pour le système financier du reste du monde.

En outre, des incertitudes substantielles entourent encore les perspectives en matière de politique budgétaire aux États-Unis, où la récente diminution des taxes sur le travail et les différentes initiatives en faveur de l’emploi doivent encore être prolongées pour le reste de l’année. Par ailleurs, un resserrement budgétaire marqué peut être attendu au début de l’année prochaine, à moins que des modifications supplémentaires soient apportées à la politique budgétaire avant la fin de 2012.

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2012 ou la reprise du système bancaire

par Robert Mumby, gérant du fonds Jupiter Global Financials

2011 a été une année difficile. Nous avons toutefois bon espoir que 2012 voit une reprise des valeurs financières, globalement. La liquidité créée par l’opération de refinancement à long terme (LTRO) de la Banque Centrale Européenne a permis aux banques européennes de se refinancer à faibles coûts et a réduit le risque d’une crise dans le système bancaire européen.

Les tensions sur la liquidité des banques européennes résultaient du fait que les investisseurs les considéraient comme toxiques au regard de leur exposition à la crise de la dette souveraine. Le LTRO a pallié à ce manque de liquidités et les banques recommencent à émettre des obligations long terme.

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Faiblesse des taux longs : le rôle des banques centrales

par Marie-Pierre Ripert, économiste chez Natixis

En général, lorsque l’on souhaite prévoir l’évolution des taux longs, on s’intéresse aux déterminants traditionnels suivants :

- La croissance potentielle de l’économie et les perspectives de croissance qui déterminent en théorie le niveau des taux d’intérêt réels, avec une corrélation positive.

- L’inflation anticipée qui influence l’évolution des primes « inflation » contenues dans les taux longs ; là encore plus l’inflation anticipée est élevée, plus la prime de risque demandée à travers les taux longs est importante.

- La politique monétaire des banques centrales avec la fixation des taux directeurs (évidemment dépendante des deux éléments précédents), les taux longs étant en théorie la résultante des anticipations de taux courts.

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L’inflation : un risque à considérer à moyen terme

par Grégoire Marière, Analyste Gérant Taux et Inflation et Multigestion chez OFI AM

Malgré de faibles niveaux historiques et un consensus global rejetant l’éventualité d’une forte hausse des prix, l’inflation reste selon nous un risque non négligeable à moyen terme.

L'inflation peut se définir par la perte du pouvoir d'achat de la monnaie, matérialisée par une augmentation généralisée et durable des prix. Ses causes peuvent être multiples (inflation par la monnaie, par la demande, par les coûts...) mais ses effets peuvent être dévastateurs en termes de pouvoir d’achat pour les consommateurs et d’érosion des performances pour les investisseurs.

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Marché actions : renversement de tendance ?

par Bill McQuaker, Directeur Gestion Actions chez Henderson Global Investors

Les marchés financiers ont bien démarré l’année 2012. Quelques secteurs à la traine l’an passé, comme les marchés émergents européens, ont affiché de bonnes performances en ce début d’année. On a également constaté un intérêt particulier pour les secteurs cycliques et financiers, au détriment des secteurs défensifs dont les performances sont plus mitigées.

Les raisons ? Nous pensons tout d’abord que la BCE et ses opérations sur la liquidité ont réduit certains risques extrêmes en Europe. Au sein des marchés émergents, les banques centrales ont également continué à privilégier des politiques d’assouplissement, améliorant ainsi le sentiment général.

Par ailleurs, aux Etats-Unis, la Réserve Fédérale a fait de nouvelles annonces positives et les données relatives à l’économie américaine continuent d’être encourageantes.

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Marché du crédit : jusqu’où ira l’engouement des investisseurs ?

par Chris Bullock, gérant du Horizon European Corporate Bond Fund chez Henderson Global Investors

Le marché du crédit a bien démarré l’année, les données économiques en provenance des Etats-Unis se sont légèrement améliorées et les investisseurs ont montré une certaine appétence pour le crédit. Le lancement par la BCE de son opération de refinancement à trois ans est perçu par les investisseurs dans leur ensemble comme un élément positif pouvant changer la donne et commence à générer une réelle demande pour le crédit à beta élevé. La question est de savoir si cet engouement va se prolonger ?

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Lassitude engendrée par le marché baissier

par Frédéric Buzaré, Responsable de la Gestion Actions chez Dexia AM

Les marchés des actions ont pris un bon départ et les investisseurs deviennent même prudemment optimistes. En éloignant la perspective d’une crise bancaire systémique, la BCE s’est donné un répit dans son combat pour la survie de la zone euro. Il reste à examiner si les États de la zone euro vont utiliser à bon escient cette accalmie.

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Vers un redéploiement modéré du risque dans les portefeuilles

par Philippe Ithurbide, Directeur Recherche, Stratégie et Analyse d’Amundi AM

Le FMI a récemment rendu publiques ses prévisions, et elles sont plus pessimistes que les nôtres. La grande différence concerne la prévision sur l'Allemagne : l’organisme international s'attend à une croissance de l'ordre de 0.3%, alors que notre prévision est de 0.8%.

Quelle que soit la prévision de croissance – qu’il s’agisse du FMI, des grandes banques ou d’Amundi - l'inflation reste maîtrisée, aussi bien aux États-Unis qu'en zone euro. La faible croissance et l'absence d'inflation justifient à elles seules le maintien de taux d'intérêt bas pour l'intégralité de l'année 2012 : il n'y aura pas de hausse de taux aux États-Unis, ni au Japon, ni au Royaume-Uni. Quant à la BCE, elle devrait de nouveau assouplir sa politique monétaire et porter son taux directeur à 0.5% dans les 3 à 4 mois à venir.

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Reflation monétaire contre austérité

par Franck Nicolas, Directeur de l'allocation globale et ALM de Natixis AM

Comme cela avait déjà largement été anticipé, la notation de la France a été dégradée dès le début de l’année. Les conséquences sont mesurées pour le moment. Les inquiétudes se sont rapidement portées sur le cas de la Grèce, dont le défaut organisé voire la mise sous tutelle sont long à se mettre en place, et sur le Portugal, qui est de loin le prochain pays en situation particulièrement délicate.

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