Marchés Financiers

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Un jeu de poker menteur

par Frédéric Buzaré, responsable de la gestion actions de Dexia AM

La confirmation du ralentissement de l’économie américaine ravive le spectre d’une récession et rend d’autant plus cruciale la réponse des autorités. Soumise à une pression accrue, la Réserve fédérale pourrait ainsi prendre de nouvelles mesures et accroître son bilan, un revirement par rapport à mars dernier lorsque l’intention était de mettre un terme aux achats de MBS.

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Le marché obligataire n’est pas en bulle

par Vincent Ganne, stratégiste chez IG Markets

Les marchés financiers sont enfermés dans un schéma très classique depuis le printemps dernier, un schéma d’aversion au risque très prononcé.

Dans cette structure de marché, deux catégories s’opposent :

  1. Les marchés actions, sans tendance, plats dans le meilleur des cas et potentiellement baissier si les figures techniques de retournement de tendance sont activées. L’analyse intra marché met aussi en évidence une nette surperformance des secteurs d’activité défensifs.
  2. L’ensemble des actifs « refuges », contrats de taux, devises émergentes et défensives, once d’or et argent, qui suivent une tendance haussière parfaite.

 

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Valeurs financières : cap sur les pays émergents

par Guy de Blonay, gérant spécialiste des valeurs financières chez Jupiter AM

De manière générale, je privilégie les marchés en développement plutôt que d’avoir à faire face à des situations de redressement. Par conséquent, je m’oriente davantage actuellement vers des sociétés de services financiers exposées aux pays émergents sans négliger pour autant les forts dividendes proposés par les valeurs de qualité des pays développés.

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Actions/obligations/devises et matières premières : corrélation ou découplage ?

par Patrick de Fraguier, Stratégiste chez Amundi AM

Des raisons objectives d’être plus prudent

Après les points de passages obligés de la période estivale tels que :

  • les stress tests bancaires européens
  • la publication des résultats trimestriels et leur ratio de surprises
  • les reports de régulation du secteur assurance
  • la nouvelle étape de politique non conventionnelle de la Fed
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Les marchés financiers sont toujours dans une phase de consolidation

Par Ronald Doeswijk, stratégiste en chef chez Robeco

En juillet, la forte vague de refinancement de la plupart des obligations de l’État espagnol s’est bien déroulée, même si les principaux acheteurs étaient des banques locales, ce qui a soulagé les marchés financiers. En outre, parmi les données économiques mitigées qui ont été publiées, plusieurs se sont avérées nettement meilleures que prévu, comme la croissance de l’économie britannique et le solide taux de confiance des entreprises aux États-Unis et en Allemagne.

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Actions : les fusions & acquisitions n’ont plus la cote !

Par Ad van Tiggelen, stratégiste Senior chez ING IM

Au deuxième semestre de 2009, de nombreux observateurs du marché, y compris nous-mêmes, pensaient que 2010 allait être une année faste pour les fusions & acquisitions. Les bilans des entreprises étaient en effet solides, le coût d’emprunt était faible et il existait un bon nombre de candidats à la reprise générant de confortables liquidités disponibles. La réalité a toutefois été tout autre, du moins au premier semestre de 2010. En dollars, les activités mondiales de fusion et acquisition n’ont augmenté que de 8% par rapport au premier semestre très faible de 2009 (source : Mergermarket), ce qui est bien loin des attentes.

Pourquoi les dirigeants des grandes sociétés disposant de vastes moyens de trésorerie ne se mettent-ils pas en quête d’entreprises à racheter? Et quelles sont les conséquences pour les investisseurs?

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Tout ça pour ça

par Laurence Chieze-Devivier, stratégiste chez Axa IM

L’annonce, mi juin, de la publication des tests de résistance des banques européennes aura été porteuse d’espoir, en matière de transparence et de solidité du système bancaire européen. La publication des résultats de ces tests, vendredi dernier, a certes apporté plus de transparence, grâce au niveau de détail sur les expositions souveraines. Mais en matière de résultats, sur les 91 banques soumises à l’exercice, il n’y a pas eu de véritable surprise : 7 banques seulement n’ont pas atteint le seuil de 6% du ratio Tier one1 (1 banque allemande, 1 grecque et 5 espagnoles) et les besoins de recapitalisation sont inférieurs à 4 mds EUR (2 mds pour l’Espagne, 1,2md pour l’Allemagne, 0,25 mds pour la Grèce).

Nous revenons ici sur les événements ayant requis la conduite de cet exercice, les hypothèses retenues par le régulateur européen et, enfin, les résultats.

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Perspectives toujours incertaines

par Jens Moestrup Rasmussen, Lead Portfolio Manager chez Sparinvest

Certes, le premier trimestre 2010 a été riche en événements. S’agissant de nos positions, de nombreux indicateurs confirment une amélioration du climat des affaires, avec un redressement de plus en plus marqué des bénéfices et des bilans de plus en plus solides. Cela dit, au cours du dernier semestre, et en particulier du dernier trimestre, les marchés boursiers dans leur ensemble ont subi l’impact très large de risques majeurs d’ordre macroéconomique spécifiques à certains pays.

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Dichotomie + divergences = doutes

par Patrick de Fraguier, stratégiste chez Amundi Asset Management

Les derniers chiffres publiés sont quelque peu plus mitigés (ventes de détail, inflation, production industrielle, indice de la Fed de Philadelphie..) et incitent quelques observateurs à s’interroger sur la pérennité de la reprise. Ainsi, refait surface le débat sur la relance, la reprise, la rigueur et le risque. Pour rester dans la litanie des mots en « r » il faut bien évidemment mentionner le ralentissement naturel du momentum de croissance et le regain de compétitivité externe via la monnaie.

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Le risque de double-dip et ses implications de marché

par Mike Carey, Peter Chatwell, Frederik Ducrozet, Hervé Goulletquer, Dariusz Kowalczyk et Daragh Maher, économistes au Crédit Agricole

  • Les intervenants de marché sont confrontés à un manque de visibilité quant au rythme de croissance à court terme, en particulier pour les économies développées.
  • Nous ne pensons cependant pas que l’économie mondiale soit sur le point de retomber en récession.
  • Un scénario de rechute de l’économie (double-dip) – qui n’est pas notre scénario central – ferait probablement baisser davantage les taux, mais le potentiel de hausse du prix des obligations est assez limité, en particulier pour les maturités courtes.
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