Marchés Financiers

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La reprise de l’immobilier dans la zone euro est plus rapide que prévu

par Michel Martinez, responsable adjoint de la stratégie chez Amundi AM

En zone euro, la baisse des prix immobiliers s’est probablement interrompue au premier semestre 2010. Elle aura été de courte durée, à peine dix huit mois. La persistance de taux d’intérêt hypothécaires historiquement faibles laisse présager que cette reprise devrait se poursuivre, à l’exception cependant des pays les plus durement touchés par la bulle du crédit (Espagne, Irlande). Etant donné que la croissance économique reste faible et le chômage élevé, ces hausses devraient rester modérées. Nul doute cependant que la Banque Centrale Européenne surveillera avec attention ces évolutions : le pire scénario serait que la faiblesse des taux d’intérêt donne naissance à des bulles immobilières dans les pays jusqu’ici relativement épargnés.

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La tension monte

par Lukas Daalder, stratégiste chez Robeco

Au cours du mois dernier, la tension est montée d’un cran sur les marchés financiers. Ce fut tout d’abord une conséquence des données économiques décevantes aux États-Unis – la crainte que le pays connaisse une récession en double creux – dont l’impact a été négatif pour les marchés d’actions. Les chiffres de l'emploi et de la confiance des producteurs ont toutefois été supérieurs aux attentes et ont ainsi compensé certaines de ces pertes. Il est à noter que, dans l’ensemble, le marché obligataire semble prévoir un scénario de faible croissance à long terme qui se caractériserait par des taux retombant sous des niveaux record.

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Convertibles Immobilières chinoises : A conserver !

par Xavier Linsenmaier, Gérant des portefeuilles Asie/Japon chez Acropole AM

Andy Rothman, stratégiste Chine de CLSA, a eu l’occasion de revenir sur l’évolution du secteur immobilier Chinois lors d’un road show à Paris il y a quelques jours. Il a paru convaincant à relativiser les risques d’un krach sur le secteur.

Il a notamment mis en avant quatre arguments qui nous paraissent particulièrement significatifs (voir également illustrations graphiques ci-dessous), et tout d’abord, le fait que la hausse des salaires et des prix immobiliers seraient identiques depuis 5 ans (soit environ 12% par an).

Par ailleurs, le niveau d’endettement des ménages est faible, il n’y a pas eu d’excès sur l’attribution de crédit immobilier et seuls 16% des acheteurs seraient des investisseurs « financiers » c’est dire que près de 85% des acquéreurs le sont à des fins d’occupation.

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La dette locale émergente attire de plus en plus les investisseurs étrangers

par Julien Marcilly, Stratégiste chez Amundi Asset Management

La dette locale émergente a particulièrement bien performé depuis le début de l’année. Les taux des emprunts d’Etat émergents en devise locale ont nettement reculé : le taux de l’indice de référence JPM GBI-EM a baissé de 40pb depuis janvier. L’envolée de la demande de titres par les investisseurs étrangers a joué un rôle central. Longtemps négligée par ces derniers, cette classe d’actifs a désormais leur faveur. Plusieurs raisons laissent penser que cette tendance sera durable.

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Si la confiance disparaît... ouvrez le robinet monétaire

par Ad van Tiggelen, Stratégiste Senior, ING IM

Dans le monde développé, où la confiance des consommateurs demeure fragile, les banques centrales restent prêtes à actionner la presse à billets. La BCE est certes un peu plus modérée dans son utilisation des ‘stimulants non conventionnels’, mais elle est tout aussi disposée que les autres banques centrales à maintenir les taux d’intérêt à un faible niveau pendant longtemps. Le robinet monétaire est ouvert et le restera probablement pendant un certain temps. Comment les investisseurs doivent-ils agir dans ce contexte?

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Septembre 2010 : Le mois des records

par Philippe de Vandière, Analyste marché chez IG Markets France

Du côté des US

La Fed a indiqué lors de sa conférence mensuelle, qu'elle maintenait ses taux ; ils resteront compris entre 0 et 0,25%. Mais elle a également ajouté être disposée à assouplir de nouveau sa politique monétaire, si l’environnement économique venait à se dégrader. En effet la Fed s’inquiète de la faiblesse de l’emploi manufacturier et des commandes à l’industrie. L’annonce d’un « quantitative easing », aura pour conséquence de faire baisser les taux longs des obligations d’état, ainsi que d'alourdir le bilan de la banque centrale de titres dont la qualité baisse, à cause notamment des rachats d’actifs de mauvaise qualité auprès des banques. Ce qui explique la forte baisse du dollar face aux autres devises.

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Etats-Unis : les bénéfices malgré le doute

Par Franz Wenzel et Charles Dautresme, stratégistes chez Axa IM

  • Les bénéfices des entreprises américaines devraient continuer de progresser en 2011, mais à un rythme moins soutenu de 10%.
  • Nous nous attendons donc à davantage de révisions à la baisse des prévisions de croissance des bénéfices des entreprises, toutefois à un rythme modéré.
  • Dans ce contexte, nous réitérons notre credo, à savoir que le marché offre des valorisations attrayantes.
  • Bien que de nombreux secteurs affichent des rentabilités proches de leur pic, les secteurs cycliques n’en sont pas encore à ce point. Ceci est corroboré par diverses mesures de valorisation. Par conséquent, nous suggérons d’adopter un biais cyclique avec une préférence pour les valeurs industrielles.

 

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La Fed en mode « risk manager »

par Florian Roger, stratégiste chez Amundi Asset Management

La récession la plus longue d’après-guerre...

C’est désormais officiel, l’économie américaine est sortie de la récession la plus longue d’après-guerre au deuxième trimestre 2009. L’organisme chargé de la datation des cycles aux Etats-Unis, le National Bureau of Economic Research, a rendu son verdict lundi 20 septembre 2010. Le NBER aura mis plus d’un an avant de se prononcer sur la date de la fin de la récession. Ce délai est usuel car cet institut préfère attendre d’avoir des données suffisamment fiables pour communiquer ses conclusions.

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Capitulation des baissiers ?

Par Jean-Marie Mercadal, directeur général adjoint d’OFI AM en charge des gestions

Depuis un an, les principaux indices actions stagnent, évoluant dans des « trading range » d’environ 10%. Va-t-on enfin en sortir par le haut alors que l’indice S&P 500 est en passe d’obtenir sa meilleure performance pour un mois de septembre depuis 1939 (+7,7%) ?

Dans un contexte encore grand d’aversion au risque (cf. l’or au plus haut historique), on note une petite détente sur quelques indicateurs de stress : le Bund allemand vient de perdre près de 3 points, le rendement à 10 ans correspondant passant ainsi de 2,1 à 2,4%.

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Les craintes d'une récession en double creux se dissipent

par Léon Cornelissen, Lukas Daalder et Ronald Doeswijk, stratégistes chez Robeco

Une série de chiffres macroéconomiques faibles aux États-Unis et au Japon agite le spectre d’une récession en double creux inhabituelle. Mais le renforcement des indices des directeurs d'achat en Chine et aux États-Unis a permis de dissiper les inquiétudes. Selon nous, une récession en double creux reste peu probable. Par conséquent, les marchés boursiers pourraient commencer à attendre des gains avec impatience. D’un point de vue saisonnier, cependant, l’investissement dans des actifs risqués devient attractif au dernier trimestre, tandis que le mois de septembre a la réputation d’être le pire mois de l’année. En outre, les préoccupations concernant la dette dans les pays à la périphérie de la zone euro sont revenues rapidement.

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