Marchés Financiers

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CDS souverain (Partie I) : Description de l’instrument

par Chantana Sam, stratégiste chez Axa IM

Les Credit Default Swaps (CDS) ont fait récemment l’objet de nombreuses critiques de la part d’hommes politiques et de régulateurs des deux côtés de l’Atlantique. Le CDS souverain est en effet pointé du doigt comme étant la source du récent stress sur les spreads de la Grèce : les « spéculateurs », i.e. les hedge funds, auraient utilisé ces instruments pour lancer une attaque spéculative contre le pays, entraînant ainsi ses spreads à la hausse. Une des solutions mises en avant pour empêcher ce genre de pratique est de bannir les positions « naked short » sur les CDS. Un débat similaire avait déjà été lancé après la chute de Bear Stearns, puis celle de Lehman Brothers.

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Des craintes qui pèsent sur les fondamentaux

par Frédéric Buzaré, Responsable de la Gestion Actions chez Dexia AM

Au-delà de la tragédie grecque, l’environnement actuel a témoigné de la fragilité du secteur financier mondial et de la pression déflationniste intense qui continue de s’exercer sur les économies européennes. La situation des pays du Sud de l’Europe, qui alimentent les craintes concernant à la viabilité de la monnaie unique à long terme, traduit les insuffisances de l’Union monétaire européenne. Il est difficile de préserver une monnaie unique sans politique obligataire et fiscale commune. Les investisseurs ont commencé à spéculer sur un effondrement de l’euro ou sur la défaillance d’un pays membre de l’union monétaire. Comme d’habitude, le marché a commencé par réagir excessivement à une crainte rationnelle.

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Quel est le lien entre l’inflation et le rendement des actions ?

par Frédéric Buzaré, Responsable de la Gestion Actions chez Dexia AM

Le MIT Dictionary of Modern Economics définit l’inflation comme « une augmentation durable du niveau général des prix ». Toutefois, il est très difficile d’élaborer une définition uniforme et cohérente de l’inflation puisqu’elle dépend du courant de pensée économique auquel on fait référence. Pour les économistes keynésiens, l’inflation est avant tout une augmentation des prix des services et des marchandises.

Pour les économistes monétaristes et de l’école autrichienne, représentés respectivement par Milton Friedman et Ludwig Von Mises, l’inflation est avant toute chose un phénomène monétaire qui résulte d’une expansion de la base monétaire, principalement M3, et résulte par conséquent, pour le formuler simplement, de l’activation de la « planche à billets » par les banques centrales.

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Marchés émergents : risque de formation d’une bulle ?

par Jean-Yves Dumont, responsable de l’allocation stratégique de Dexia AM

La croissance mondiale est tirée par les marchés émergents, dont le poids dans le PIB mondial sera bientôt de 50 %. Le rattrapage économique des pays émergents devance le processus de convergence financière : grâce à une croissance supérieure, le poids des marchés émergents dans la production mondiale devrait augmenter par rapport aux économies développées.

La pondération des marchés émergents au sein des marchés financiers mondiaux rattrape progressivement son retard, ce qui devrait inciter les investisseurs des marchés développés à rééquilibrer leurs portefeuilles au profit de ces régions structurellement sous-pondérées. Pour le moment, leurs pondérations dans les indices restent sensiblement inférieures à leur poids dans le PIB mondial.

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Actions : retour à la normale ?

par Ad van Tiggelen, stratégiste senior chez ING IM

Les bénéfices des entreprises se redressent et les marchés d’actions semblent avoir retrouvé leur sérénité après le mouvement en V de 2008/2009.

Ceci constitue-t-il le premier signe d’un retour à la normale? Probablement pas. Du moins, pas dans le sens traditionnel. L’année passée, on a en effet assisté à l’émergence d’une nouvelle expression, « une nouvelle normalité », ce qui signifie qu’au cours des prochaines années, la réalité économique pourrait être significativement différente de ce à quoi nous sommes habitués. Si tel est le cas, quelles seront les conséquences pour les investisseurs en actions ?

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L’innovation : droit de vie et de mort sur les entreprises

par Frédéric Buzaré, Responsable de la Gestion Actions chez Dexia AM

C’est à l’économiste Joseph Schumpeter, de l’École autrichienne d’économie1, que l’on doit la notion de « destruction créatrice » : il a inventé et popularisé ce concept. D’une manière générale, ce terme peut être employé pour désigner le processus de métamorphose qui accompagne le processus d’innovation. Selon la vision du capitalisme propre à Joseph Schumpeter, l’innovation est la force qui a stimulé et soutenu la croissance économique à long terme, et ce, bien que chemin faisant, elle ait anéanti des entreprises reconnues et accomplies, devenues extrêmement puissantes, voire parfois monopolistiques.

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L’impact du risque souverain sur le risque de crédit corporate

par Chantana Sam, stratégiste chez Axa IM

La récente crise financière résulte d’un levier excessif du secteur privé (notamment des banques) qui a forcé les gouvernements à absorber une grande partie de cette dette privée. Ce transfert a permis aux entreprises d’alléger leurs bilans et les spreads de crédit sont revenus aux niveaux qui prévalaient avant la crise. Mais cela s’est fait au prix d’une détérioration des finances publiques, et l’écartement récent des spreads souverains reflète les inquiétudes des marchés autour du risque souverain.

Par ricochet, les spreads corporate se sont ré-écartés. Nous étudions, dans ce papier, la valeur relative entre risque souverain et risque corporate, et proposons des idées pour jouer les éventuelles incohérences.

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Les Marchés émergents, prochain relais de croissance du secteur de la Biotechnologie ?

par Rudi Van den Eynde, gérant du fonds Dexia L Eq. Biotechnologies chez Dexia AM

Le secteur des biotechnologies a enregistré une croissance exceptionnelle au cours de ces dix dernières années, à l’origine d’une performance boursière très soutenue du secteur. En règle générale, les produits biotechnologiques permettent de traiter les maladies graves dont les taux de mortalité et de morbidité sont élevés, raison pour laquelle leur coût n’est généralement pas un obstacle. Le remboursement de ces médicaments n’a jamais été un problème dans la plupart des pays développés, qui sont historiquement les moteurs clés de la croissance de ce secteur assez jeune.

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Ce que la Grèce nous apprend des marchés financiers...

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

Les craintes des marchés financiers, illustrées par les attaques sur les obligations publiques des pays périphériques de la zone euro (Grèce, Espagne, Portugal…), ramènent sur le devant de la scène le thème de la crise de confiance.

Avant d’aller plus en avant, il semble nécessaire de mesurer l’intensité de cette dernière. Même si une « remontée des peurs » paraît évidente depuis quelques semaines au regard des évolutions des marchés obligataires, des CDS ou même des marchés actions, l’intensité de cette dernière semble néanmoins limitée, dans tous les cas très inférieure à ce qu’on a pu observer au cours de la période septembre 2008 – mars 20091.

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A la recherche du rendement ou le retour en grâce des dividendes

par Frédéric Buzaré, responsable de la gestion actions chez Dexia AM

Bien qu’elle soit réputée défensive la stratégie de gestion des dividendes n’est pas sortie indemne de la crise des marchés des actions. Les craintes entourant les perspectives bénéficiaires des entreprises ont semé le doute et le scepticisme sur l’évolution des dividendes.

Au début de l’année 2009 le marché des swaps de dividendes anticipait ainsi une baisse de près de 50 % des dividendes des actions européennes comme indiqué ci-dessous dans le graphique de gauche. Pourtant il est important de préciser qu’au cours des dernières récessions (comme celles de 1974 ou de 1981), l’ampleur de la baisse fut plutôt de l’ordre de 15 à 20 %. La baisse des dividendes lorsqu’elle survient a tendance à être de surcroît concentrée sur un nombre limité de secteurs (télécommunications en 2002, banques en 2009).

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