Marchés Financiers

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Un premier bilan de l’année 2011

par François-Marie Wojcik, Président de Métropole Gestion

Investir en bourse est toujours un exercice difficile. L’année 2011 ne fera pas exception. En début d’année, il aurait été farfelu d’envisager un scénario semblable aux événements récents alors que la reprise économique semblait bien enclenchée. La crise survenue au cours de l’été revêt, en effet, un caractère inédit de par son origine politique et son ampleur. Elle est exceptionnelle car il s’agit d’une crise de confiance à l’égard de l’actif « sans risque » : l’emprunt d’état. Les conséquences des dissensions européennes n’auront épargné aucun compartiment de la sphère financière : actions ou obligations, marchés développés ou émergents, la plupart des classes d’actifs affichent des performances négatives cette année.

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Actions : Prévisions pour 2012

par Ad van Tiggelen Stratégiste Senior chez ING IM

En règle générale, les banques d’investissement ont tendance à être optimistes à propos du futur, en particulier les grandes firmes américaines. Ce n’est cependant pas le cas pour 2012 ! Les prévisions récemment publiées ont été inhabituellement prudentes.

Ceci n’est peut-être pas une mauvaise chose car des attentes faibles sont plus facilement dépassées que des attentes élevées. Le contexte restera bien sûr difficile pour les investissements, compte tenu de la crise de l’euro et du probable déclin des bénéfices des entreprises. Néanmoins, étant donné que les bénéfices se situent actuellement à des niveaux records et que les bilans des sociétés sont sains, les actions offrent toujours des opportunités.

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La prudence reste de mise

par Ronald Doeswijk, Stratégiste en chef de Robeco

L'économie mondiale a encore ralenti et il devient clair que la zone euro se dirige vers une récession. Mais tandis que la croissance dans d'autres marchés développés peut être au mieux considérée comme faible, les Etats-Unis et le Japon vont probablement éviter un double creux (« double dip »). La Chine, quant à elle, est sur la bonne voie pour un atterrissage en douceur. Globalement, il nous semble toujours peu probable de connaitre un «double dip », mais nous ajoutons une note de prudence : la crise de la dette de la zone euro pourrait entraîner d'autres régions développées dans une nouvelle récession. Une approche prudente des actifs risqués reste donc de mise. 

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Recherche liquidité désespérement !

par Marie-Pierre Ripert, économiste chez Natixis

La crise de liquidité post-Lehman en 2008 reste dans tous les esprits et continue d’alimenter les craintes d’une crise comparable avec la défiance sur les dettes souveraines européennes. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Avec l’intensification de la crise et un début de contagion au cœur de la zone euro, la défiance à l’égard des banques européennes a très fortement augmenté rendant ainsi l’accès à la liquidité (sur toutes les maturités) un peu plus compliqué.

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Un nouveau « pays périphérique »... L’Allemagne ?

par Jean-Marie Mercadal, Directeur Général Adjoint en charge des gestions d’OFI AM

Le mois de novembre est étonnant : tout baisse, même les actifs considérés comme des valeurs refuge, L’or et, chose étonnante, les obligations allemandes. Dans ce marasme, on pourrait assister à un renversement de La notion risque/rendement entre les classes d’actifs.

La situation est pour le moins complexe. Les indicateurs économiques avancés (indices PMI auprès des chefs d’entreprise) sont orientés à la baisse, même en Chine, ce qui laisse augurer un ralentissement mondial sérieux.

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Le temps a un prix

par Frédéric Buzaré, Responsable de la Gestion Actions chez Dexia AM

Après de nombreuses spéculations et une attente interminable, les dirigeants européens ont fait plusieurs déclarations le 27 octobre mais l’annonce d’un référendum en Grèce a tempéré l'euphorie initiale. En dépit de leurs promesses, les dirigeants de la zone euro n'ont pas apporté de solution globale ni définitive à la crise de la dette souveraine. Certains des principaux défis, comme la lenteur persistante de la croissance et le dysfonctionnement de la gouvernance de la zone euro, sont encore loin d'être relevés.

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Banques : le dégrippant gelé

par Hans Stoter, Directeur de la Gestion Crédits chez ING Investment Management

Alors que les péripéties de la tragédie grecque font quotidiennement la une des journaux, nombre d’investisseurs et de leaders politiques sont de plus en plus préoccupés par le secteur bancaire mondial. Quelle est l’exposition des banques à la Grèce ? Quelle est leur solidité financière. Peuvent-elles résister à une faillite de la Grèce, voire pire ? Ont-elles tiré des leçons de la crise de 2008 ?

Ces questions sont importantes, non seulement pour évaluer l’ampleur des éventuels risques systémiques, mais aussi pour vérifier que les banques peuvent continuer à servir de dégrippant pour relancer l’économie en procurant des crédits à bon marché aux entreprises et aux consommateurs. Pour évaluer la menace potentielle d’une crise bancaire mondiale, il convient d’examiner de plus près les bilans des banques et les éventuelles sources additionnelles de financement.

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Banques chinoises : risque surestimé ?

par John Ventre, gérant chez Skandia Investment Group (SIG)

Ces derniers mois, les marchés s’inquiètent d’une bulle de la dette en Chine, du fait d’importants niveaux de prêts accordés par les banques chinoises aux sociétés locales, octroyés de façon quelque peu « underground » – en d’autres termes en dehors du propre bilan des banques et hors de vue du régulateur.

Bien que cette pratique semble avoir quelques similitudes avec le système de prêt subprime au Etats-Unis, grâce auquel les banques cachaient leur réelle exposition au marché immobilier US à travers un large éventail de véhicules, cela ne semble être qu’un effet secondaire inévitable de la politique monétaire chinoise.

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Europe : obligations ou actions ?

par Ad van Tiggelen, Stratégiste Senior chez ING IM

Les marchés financiers européens demeurent très volatils, le sentiment fluctuant avec une rapidité inhabituelle. Les investisseurs actifs, y compris les hedge funds, ont du mal à suivre ces sautes d’humeur, essentiellement tributaires du processus de décision politique, plutôt que des fondamentaux des entreprises. L’une des caractéristiques les plus surprenantes de la crise actuelle est le fait que les investisseurs en obligations semblent s’attendre à davantage de turbulences au sein de la zone euro que les investisseurs en actions. Est-ce justifié ?

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Les actions se renforcent mais une reprise est incertaine

par Lukas Daalder, stratégiste chez Robeco

Si les indicateurs clés, comme l’effondrement des prix du cuivre, l’envolée des spreads de crédit et la volatilité des marchés actions, pointent vers un double creux (« double dip ») imminent, nous avons tout de même enregistré récemment de bonnes nouvelles.

La plupart des données économiques publiées pour septembre a été meilleure que prévu, bien que ce ne soit pas flagrant. S’il est trop tôt pour dire que l’économie mondiale se redresse, il ne fait aucun doute que le ralentissement marque une pause. Ce qui indique, pour l’instant, qu’une récession ne va pas se concrétiser. Mais ce n’est pas tout. Le vaste programme destiné à faire face à la crise de la zone euro, avec le renforcement des bilans des banques et le net développement du Fonds européen de stabilité financière (FESF), semble crédible. Ceci dit, cela reste pour l’instant un programme.

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