Marchés Financiers

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Politiques, réveillez-vous !

par Philippe Delienne, président de Convictions AM

La crise politique de part et d’autre de l’Atlantique a continué de saper le moral des investisseurs tout au long du mois d’août. Les marchés actions ont connu une volatilité presque aussi importante qu’après la faillite de Lehman Brothers, avec de violents retournements de tendances à la baisse marqués par des écarts moyens de 6% en une seule séance.

Les mauvaises nouvelles en provenance des indicateurs macro-économiques aux Etats- Unis et en Europe, la dégradation de la note des Etats-Unis par Standard & Poor’s, la crise grecque, les dissensions des dirigeants de la zone euro ont provoqué des chutes sévères sur les marchés actions.

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« Tout nuage n’enfante pas une tempête »

par Bruno Narchal, président de Chrystal Finance

Cette citation de William Shakespeare illustre bien l’état d’esprit qu’il faut conserver alors que depuis 4 ans, nous avons l’impression d’aller de crise en crise sans aucune visibilité.

Après quelques semaines catastrophiques pour les marchés, un rebond ponctuel ne peut masquer une tendance de fond qui reste très pessimiste :

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Les actions sont bon marché …à juste titre !

par Ad van Tiggelen, Stratégiste Senior chez ING IM

Nous traversons une période particulière. Les bénéfices des entreprises n’ont jamais été aussi élevés. Pourtant, les rendements des obligations d’État n’ont jamais été aussi faibles. Dans le passé, toute personne ayant prédit une telle situation sans précédent aurait été emmenée dans une camisole de force.

En effet, le premier élément suggère un contexte économique favorable, tandis que le second est la résultante d’une déflation et/ou d’une récession. Les événements malheureux qui ont précédé ce résultat singulier ont incité les investisseurs à vendre leurs actions, ce qui les rend particulièrement bon marché. Les marchés ont-ils réagi de manière excessive ? Les actions sont-elles une bonne affaire ?

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« Nous risquons de nous retrouver dans le ‘Paradoxe de l’Epargne’ »

par Adrian Pankiw, Analyste chez Henderson Global Investors

Les marchés ont enregistré une baisse de près de 20% par rapport à leur plus haut niveau sur l’année 2011. En effet, il est clair que la plus grande crainte anticipée par les marchés actuellement est celle d’une nouvelle récession aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe.

Quelles sont les chances d’une nouvelle récession et quels sont les options et leviers éventuels qui pourraient être utilisés afin de parer à un tel scénario ?

Les deux principales alternatives dont disposent les autorités sont les suivantes.

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Les obligations des pays émergents toujours attrayantes

par Ken Van Weyenberg, Investment Specialist Private Clients chez Dexia Asset Management

Vu le climat de nervosité qui règne sur les marchés d’actions, les investisseurs cherchent assidument des alternatives. Le taux d’intérêt sur les carnets d’épargne est malheureusement limité et les obligations d’État sûres des pays développés n’offrent qu’un rendement restreint. Pourtant, le marché recèle encore une foule d’alternatives pour tout portefeuille bien diversifié.

Les obligations des pays émergents y ont par exemple leur place. Nous constatons premièrement qu’ils affermissent chaque année leur position dans l’économie mondiale. Ils sont encore loin d’avoir atteint leur capacité économique totale, mais sont déjà en mesure de réaliser une croissance économique durable.

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Une hausse supplémentaire des fonds propres des banques européennes n’est pas la solution

par Patrick Artus, Chef économiste de Natixis

Les banques de la zone euro connaissent à nouveau certaines difficultés de financement, en raison de l’inquiétude des investisseurs (des prêteurs) due à la forte détention de dettes souveraines de la zone euro par les banques. Les crises économiques les plus graves (comme celle de 2008-2009) viennent des crises de liquidité bancaire. Quelle est alors la bonne réaction aujourd’hui ?

A Jackson Hole, à la fin du mois d’août 2011, Christine Lagarde a suggéré que la bonne solution était d’accroître encore les fonds propres des banques européennes. Nous ne pensons pas qu’il s’agisse de la bonne solution : si une banque est confrontée à une crise de liquidité, même si elle a un peu plus de capital, elle est tout de même en défaut.

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Les marchés attendent des faits et non pas des promesses

par Philippe Mimran, Directeur des gestions Valeurs Mobilières chez LFP (UFG-LFP)

A la suite de notre communication du 8 août, il nous a paru nécessaire de faire une seconde analyse de la situation des marchés. Depuis 15 jours, les marchés toujours très volatils ont tenté un timide rebond avant de rechuter lourdement en fin de semaine, sans toutefois atteindre de nouveaux plus bas. Cette tentative avortée de rebond ne trouve pas sa source dans une nouvelle dégradation de la situation des dettes d’Etats, mais dans une perception accentuée d’un fort ralentissement économique à venir. Dans cette optique, les taux des emprunts d’Etat allemands et américains flirtent avec les 2 % à 10 ans, taux jusqu’alors inconnus.

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Vents favorables en Asie, vents contraires aux Etats-Unis et en Europe

par James Millard, Directeur des investissements de Skandia Investment Group (SIG)

Nous restons globalement neutres sur les actions, en raison de la forte baisse de confiance à l’égard des dirigeants, des deux côtés de l’Atlantique. Même si nous pensons que la reprise économique se poursuivra et que les actions sont bon marché, il existe un risque que les problèmes sur les marchés obligataires des États-Unis et des pays européens périphériques affaiblissent les marchés actions.

Nous restons également sous-pondérés sur les obligations, essentiellement pour des raisons de valorisation. La plupart des marchés d’obligations d’État ont connu une hausse ces derniers mois, avec le ralentissement économique mondial, les craintes liées à la dette américaine et européenne ayant entraîné une baisse des rendements des obligations d’État les mieux notées, comme l’Allemagne.

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Les devises : thème d’investissement de la prochaine décennie ?

par Vincent Juvyns, Investment Strategy Specialist chez ING Investment Management

Depuis plus d’un an maintenant, les problèmes budgétaires et d’endettement public que rencontrent certains pays européens empoisonnent les relations au sein de la zone Euro. Au-delà de la Grèce, cette crise a en effet jeté l’opprobre sur l’ensemble de la zone Euro entraînant une perte de confiance du monde extérieur dans sa monnaie. La crise de la dette s’est ainsi muée en crise de l’euro et nous a douloureusement rappelé qu’une union monétaire telle que la nôtre est fragile et que l’adhésion à celle-ci n’est pas un principe acquis mais bien une profession de foi sans cesse renouvelée, la main sur le Pacte de Stabilité et de Croissance.

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De belles opportunités sur le marché d’actions

par Graham Kitchen, Directeur de la gestion Actions chez Henderson Global Investors

Tard vendredi soir, nous avons vu Standard & Poor’s dégrader la note de la dette souveraine des Etats-Unis. Bien que cela ait eu un impact négatif sur les marchés, il est important de rappeler que deux des principales agences de notation ont maintenu la note AAA sur les Etats-Unis. C’est pourquoi, nous n’attendons pas d’incidences majeures sur les valorisations des bons du Trésor américain.

Ce qu’il faut souligner est qu’il est nécessaire pour les Etats-Unis d’adopter des mesures politiques pour offrir plus de sérénité au budget sur le moyen terme.

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