Mondialisation

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Marché automobile américain : dérapage contrôlé ?

par Raphaël Gallardo, Stratégiste du pôle Investissement et solutions clients de Natixis Asset Management

La résurrection de la production automobile américaine après la crise de 2008 a été saluée comme un marqueur indiscutable de la flexibilité du capitalisme américain. La part du secteur dans le PIB, après avoir chuté à 1.5% en 2009, dépasse désormais son niveau d’avant-crise, à 2.9%. Cette renaissance tient beaucoup à la performance des producteurs locaux sur le marché domestique : leur part de marché domestique est passée de 70% au plus fort de la crise à quasiment 80% aujourd’hui. Le bilan pour les ex ‘Big 3’ nationaux reste néanmoins mitigé car leur part de marché s’est à peine stabilisée autour de 45%.

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Quelle devrait être la réaction de la Chine aux politiques de Donald Trump ?

par Ji Mo, Stratégie et Recherche économique chez Amundi

Le détail des politiques de D. Trump concernant la Chine reste incertain. Les marchés et les autorités chinoises ne devraient pas sous-estimer les mesures potentielles de l’administration Trump. Ainsi, il est primordial de préparer des réponses adéquates, pour le pays lui-même, pour ses relations avec les États- Unis et pour l’économie mondiale.

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Amérique latine : une tranquillité un peu moins solide qu'il n'y paraît

par Jean Louis Martin, Economiste au Crédit Agricole

Le "risque politique1" est moindre en Amérique latine que dans d'autres régions du monde émergent, en raison d'un consensus assez large sur les politiques économiques, d'une relative homogénéité culturelle, et de l'absence de conflits interétatiques sérieux.

Cependant, ce constat demande à être nuancé. D'une part pour une raison conjoncturelle : l'accession de Donald Trump au pouvoir aux États-Unis. Les risques d'une politique commerciale protectionniste ou d'une politique migratoire répressive concernent surtout le Mexique, l'Amérique centrale et les Caraïbes, mais toute la région sera sensible au probable durcissement de l'environnement financier (hausse des taux longs américains, et peut-être poussée d'aversion au "risque émergent") et à moyen terme aux possibles conséquences adverses de la dérégulation financière annoncée par le président américain.

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Actions chinoises : tous les feux sont au vert

par Eva Balligand, Gérante de VEGA Emerging et VEGA Grande Asie chez Vega IM

Après de nombreuses craintes en 2016 et l’impact de l’élection de Donald Trump, le marché chinois respire ! Mieux, il porte, en ce début d’année, l’ensemble des marchés émergents : + 12.66 % pour le MSCI China, contre 11.05 % pour le MSCI Emerging Markets (au 03/04/2017). Si de nombreuses incertitudes perdurent, comme sur l’évolution du crédit en Chine ou sur les conséquences des « attaques » de l’administration Trump, un atterrissage en douceur semble se confirmer et de bonnes nouvelles émanent de Chine.

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Chine : changement de cap ?

par Sylvain Laclias, Economiste au Crédit Agricole

2017 ne démarre pas trop mal. L’activité économique reste dans l’ensemble sur la même dynamique qu’au dernier trimestre 2016, lorsque la croissance s’était élevée à 6,8%.

A y regarder de plus près, plusieurs points questionnent, cependant. Les ventes au détail s’essoufflent. Est-ce passager ou pas ? L’immobilier demeure l’un des principaux moteurs de l’économie, mais le secteur présente de réelles fragilités. Puis cette performance de début d’année s’est probablement faite au prix d’un accroissement supplémentaire de la dette domestique.

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Le dragon chinois dynamisé par la consommation

par Lan Wang Simond, Senior Investment Manager chez Pictet AM

Le consommateur chinois, de plus en plus aisé et averti, génère de nouvelles opportunités d’investissement. Une approche long/short contribue à minimiser le risque.

La Chine fut un temps la principale source de produits manufacturés bon marché du monde. Mais, désormais, l’économie chinoise se métamorphose en un centre d’innovation technologique de plus en plus tiré par la consommation intérieure. Cette mutation crée des gagnants et des perdants parmi les entreprises du pays, donnant naissance à un vaste réservoir d’opportunités pour les investisseurs en actions en général, et pour les stratégies "long/short" en particulier.

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Chine : le chant du coq et quelques mauvais cygnes

par Sylvain Laclias, Economiste au Crédit Agricole

Trois points d’attention sont à mentionner ce mois-ci : l’évolution des réserves de change, la politique de la Banque centrale et les conditions monétaires, ainsi que les relations avec les Etats-Unis.

Les réserves de change ont baissé franchissant la barre symbolique des 3 000 Mds USD. Les sorties de capitaux perdurent, et Pékin risque de devoir jongler cette année encore avec les réserves (puiser dedans), le yuan (le laisser se déprécier) et les contrôles de capitaux (en ajouter sur les sortants).

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Zone euro : une fragile stabilisation des parts de marché à l’exportation

par Philippe Vilas-Boas, Economiste au Crédit Agricole

La zone euro est une grande puissance exportatrice. Ses exportations de biens représentent plus du quart des exportations mondiales. Elle a toutefois perdu du terrain sur la décennie 2000 au profit de l’Asie, et plus spécifiquement de la Chine. Depuis 2012, la position de la zone euro s’est stabilisée dans un environnement de faible progression du commerce mondial.

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Emergents : prudence de rigueur

par François Faure, Economiste chez BNP Paribas

Le Trump tantrum a laissé peu de traces sur les conditions financières des pays émergents exception faite du Mexique et de la Turquie. Malgré l’augmentation des taux longs américains, le coût de financement en dollar des entreprises est même à un plus bas historique.

Les cours du pétrole et des métaux ont continué de se redresser et les échanges extérieurs retrouvent des couleurs.

Pour autant, le FMI et la Banque mondiale ont encore révisé à la baisse leurs prévisions de croissance pour 2017 et insistent sur les risques baissiers plus que sur l’effet d’entraînement du stimulus budgétaire aux Etats-Unis.

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Egypte : les défis économiques d’un régime politique crispé

par Olivier Le Cabellec, Economiste au Crédit Agricole

Depuis le « printemps arabe » de 2011, l’Égypte n’a pas réussi à stabiliser sa situation politique qui reste tendue. Et depuis 2014, le pouvoir militaire se crispe de plus en plus ce qui affecte la popularité et la légitimité du président-général Al-Sissi, alors que la situation sécuritaire reste précaire.

Par ailleurs, les déséquilibres macro-économiques accumulés depuis 2010 et l’effondrement des recettes en devises (tourisme, Canal de Suez et transferts des émigrés) ont rendu nécessaire une aide externe importante du FMI et des pays du CCG pour soutenir les réserves en devises de la Banque centrale.

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