Mondialisation

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La forte incertitude pèse sur la croissance, au mépris des baisses de taux

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Le ralentissement de l’industrie manufacturière mondiale a fini par toucher les Etats-Unis. Le dernier rapport de l’Institute for Supply Management sur le secteur n’incite pas à l’optimisme. L’indice global s’est replié de 2,1 points de pourcentage à 49,1, avec un recul encore plus marqué pour la composante « nouvelles commandes » et l’indice de l’emploi.

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Malgré la politique, la croissance résiste

par Emmanuel Auboyneau et Xavier d’Ornellas, Gérants associés chez Amplegest, avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

L’idée générale d’un fort ralentissement de l’économie mondiale fait son chemin depuis plusieurs mois. Les tenants de cette thèse se basent essentiellement sur la décélération industrielle dans le monde. L’incertitude autour du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine, avec le risque qu’il s’étende à l’Europe, est incontestablement un facteur négatif pour la croissance mondiale. D’autres foyers de tensions politiques, comme le Brexit et l’Iran, accentuent cette impression de risque général pour l’économie.

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Petit tour d’horizon sur la conjoncture chinoise à la fin de l’été 2019

par Laetitia Baldeschi, Responsable des études et de la stratégie chez CPR AM

Les données mensuelles publiées depuis le début du 2èmetrimestre sont assez mitigées et ne montrent pas de signes d’amélioration tangible de la dynamique de croissance en Chine. La publication du PIB pour le 2ème trimestre est venue confirmer ce sentiment. Le ralentissement à l’œuvre depuis le début de la décennie se poursuit, sans accélération toutefois. Et c’est peut-être en soi un élément rassurant. Cette décennie est en effet celle du changement de régime de croissance pour la Chine, visant au développement de la demande intérieure ; c’est l’ère d’une croissance plus « qualitative, inclusive et innovatrice ». Mesurer l’ampleur du ralentissement est d’autant plus difficile que la plupart des indicateurs disponibles restent centrés sur l’ancien régime de croissance chinois.

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La situation économique mérite-t-elle le remède préconisé par le Docteur Trump ?

par Jean-Jacques Friedman, Chief Investment Officer chez Natixis Wealth Management

Ce mois d’août a été riche d’enseignements, avec des marchés financiers qui ont reflué après avoir atteint leur point haut de l’année à fin juillet, sans que l’économie réelle ne connaisse de nouvelle dégradation. Retour sur ce drôle d’été.

Pour les investisseurs qui se reconnectent à leurs écrans en cette rentrée, les occasions d’avoir le blues seraient trop nombreuses pour en dresser la liste exhaustive : poursuite de la guerre commerciale entre les deux principales puissances économiques et politiques, inquiétude autour de l’Italie, activité industrielle en Allemagne toujours aussi médiocre, probabilité d’un Brexit sans accord…

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Le commerce mondial en contraction en juin

par Benoit Peloille, Stratégiste chez VEGA IM

A fin juin, le commerce mondial affiche une contraction de 1.4% par rapport au mois précédent d’après les données de CPB World Trade Monitor après une hausse de 0.6% en mai.

En tendance, sur les 3 derniers mois, le commerce mondial recule de 0.7% sur le second trimestre 2019, après un repli de 0.3% au T1.

La contraction du commerce mondial s’affiche en repli de 1.4% en annuel, soit la contraction la plus forte depuis 2009.

La production mondiale recule également en juin (-0.5%), soit une croissance quasi nulle en annuel (+0.6%).

Le commerce mondial en berne, la production fait du surplace

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Le casse-tête iranien et ses implications sur les prix du pétrole

par Sébastien Galy, Macro Stratégiste Senior chez Nordea Asset Management

Les prix du pétrole sont tributaires de la demande mondiale, des limitations de la production et des tensions géopolitiques. Les tensions se concentrent actuellement autour du détroit d'Ormuz, principalement contrôlé par l’Iran. Le pays borde en effet toute la région et contrôle ce couloir maritime grâce à ses frégates, ses corvettes et ses sous-marins, qui constituent une flotte efficace et peu coûteuse.

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La Chine répond aux menaces américaines

par Vincent Boy, Analyste chez IG France

La Chine restait jusqu’à maintenant plutôt discrète et mesurée dans ses décisions de rétorsions envers les Etats-Unis mais la dernière menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane sur les 300Mds$ d’importations sur lesquels aucune taxe n’est encore appliquée à forcer la Chine à agir.

Le parti chinois a décalé son point pivot proche des 7 pour un dollar et a laissé sa monnaie se déprécier face au billet vert lorsque les marchés ont vendu fortement le Yuan, le faisant tomber au plus bas de 11 ans face au dollar. Laisser dévaluer sa monnaie permet aux exportateurs chinois de réduire l’ampleur des droits de douane Américains.

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Non, la zone euro n’est pas le Japon !

par Christophe Morel, Chef économiste de Groupama AM

Dans un contexte de taux d’intérêts à zéro, voire négatifs, et d’une inflation basse, le spectre d’une « japonisation » de l’économie européenne a resurgi avec force depuis le début de l’année. Si la zone euro présente en effet des similitudes avec le Japon des années 90, son potentiel actuel de croissance devrait lui éviter tout risque d’enlisement à conditions, toutefois, de progresser dans la gouvernance européenne.

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Xi vient de Vénus et Trump de Ma… d’une autre planète

par Cyrille Geneslay, Gérant allocataire chez CPR AM

Un couple est un écosystème fascinant qui repose de sa construction à sa mort sur les mêmes mécanismes d’attraction et d’attachement. Dans une rencontre, c’est la ressemblance qui crée l’attachement, mais paradoxalement ce sont les différences qui sont le moteur (quasi) exclusif de l’attirance ! Ces mêmes différences qui après quelques semaines / mois / années (rayer la mention inutile) deviennent synonymes d’imperfection, transformant les « petits défauts si mignons et tellement attachants » en « tics exaspérants et manies horripilantes ».

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La négociation Chine/Etats-Unis au cœur du G20

par Esty Dwek, Head of Market Strategy pour le pôle Dynamic Solutions de Natixis Investment Managers

Notre scénario de base s'appuie sur une bonne négocation entre Trump et Xi, mais nous ne nous attendons pas à un accord ou une entente ce week-end. Les États-Unis vont probablement suspendre la hausse des droits de douane de 25 % sur toutes les importations et dire que les pourparlers se poursuivent. Sur le plan politique, le président Trump n'a aucune raison de conclure un accord pour l'instant, car être "dur avec la Chine" est une bonne décision politique. Avec des actions américaines proches de sommets historiques et une économie américaine toujours solide, le coût pour Trump reste faible. De plus, la Fed étant maintenant en mode dovish, le filet de sécurité de Trump reste intact pour les mois à venir et il va continuer à pousser son récit.

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