Mondialisation

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Les perspectives en Chine pour l'année du chien

par Sean Taylor, CIO APAC chez Deutsche Asset Management

Nous sommes optimistes en ce qui concerne l'économie chinoise et les différentes classes d'actifs pour la nouvelle Année du Chien. Les opportunités existent toujours sur les actions chinoises et sur les marchés de dettes. Nous analysons ici plus en détails l'économie, les marchés actions et les marchés obligataires chinois.

L'économie chinoise

La croissance du PIB de 6,9% en 2017 a marqué la première accélération de la croissance chinoise depuis 2011. La plupart des investisseurs en 2017 ne s'y attendaient pas. Nous estimons que cette croissance généralisée se poursuivra en 2018, tout en étant plus modérée que lors des années précédentes. L'activité de crédit devrait connaître une accalmie en raison du désendettement, du renforcement de la régulation et du resserrement des conditions de crédit dans certains cas.

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Chine : nouvelle année, nouvelles opportunités ?

par Kim Catechis, Responsable des marchés émergents chez Martin Currie (Legg Mason)

Pour le gouvernement chinois, il est essentiel que la première année du nouveau mandat renforcé de Xi Jinping soit couronnée de succès. Cette réussite sera mesurée à l'aune des progrès réalisés pour atteindre le "rêve chinois" : une nation plus prospère, un rôle renforcé sur la scène internationale et une meilleure qualité de vie pour la population. Nous pensons que l'accent sera mis désormais sur l'accélération de ce "rajeunissement national". Le président chinois sera attendu en priorité sur le sujet de l'environnement (où des progrès doivent être réalisés en termes de qualité de l'air et de l'eau) et sur l’amélioration de la qualité et du coût des services.

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Vietnam et Cambodge : les marchés frontières asiatiques se mettent en valeur

par Charles Sunnuck, Gérant assistant chez Jupiter Global Emerging Markets

Dans l'esprit de nombreux investisseurs, les marchés frontières sont une boîte noire d'incertitudes, caractérisés par un leadership instable, des devises volatiles et une gouvernance corporate qui pose question. Selon nous, cependant, l'aversion répandue chez les investisseurs a créé des opportunités d'investissement bottom-up parmi les plus intéressantes de toutes les classes d'actifs. Le Vietnam et le Cambodge, par exemple, sont des économies frontières qui, sur les 50 dernières années, ont été largement isolées des investissements étrangers ou du commerce, freinant leur développement par rapport à leurs voisins régionaux. Ces deux pays sont cependant en train de se réformer, créant ainsi une opportunité substantielle pour les entreprises capables de s'adapter et de profiter du changement.

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Des heures hindoues

par Raphaël Gallardo, Stratégiste multi-assets Investissement et Solutions Clients chez Natixis AM

Si 2017 fut pour l’économie mondiale l’année de la reflation, 2018 sera très probablement celle de la normalisation des politiques monétaires.Extinction graduelle du QE en Europe et au Japon, cherté des matières premières, appréciation des devises contre dollar, tentative de deleveraging en Chine : beaucoup d’économies devraient faire leur pic de croissance en cours d’année. Parmi les économies développées, seuls les Etats-Unis pourraient accélérer sous l’effet d’une politique budgétaire laxiste et de l’effet retardé de la faiblesse du dollar.

Mais la cherté des actions américaines (PE>18) incite à rechercher des sources de croissance diversifiante en dehors d’Amérique. Nous pensons que le marché indien offre a ce titre des perspectives intéressantes.

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Croissance potentielle : l’hypothèse du plafonnement

par François Faure, Economiste chez BNP Paribas

La croissance de l’ensemble des pays émergents ralentit depuis l’été 2017 mais l’environnement extérieur toujours porteur permet d’espérer une consolidation en 2018 et 2019 à condition que le ralentissement américain ne soit pas trop prononcé. A moyen terme, l’hypothèse d’un plafonnement de la croissance autour de 5% par an, si la productivité globale des facteurs ne ré-accélère pas, fait l’objet d’un assez large consensus. Or, le rééquilibrage de l’économie chinoise, la maîtrise de son endettement et de son empreinte carbone impliquent non seulement un ralentissement tendanciel et durable de sa croissance mais également une croissance moins gourmande en énergie fossile. La croissance des pays exportateurs d’hydrocarbures sera la plus affectée.

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Faut-il craindre en bourse un choc chinois comme en janvier 2016 ?

par Christopher Dembik, Responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank

Fin novembre, les marchés boursiers chinois ont connu une forte baisse du fait d’inquiétudes sur la dynamique de croissance de la Chine. Les craintes se sont rapidement dissipées à la suite de la publication des données étonnamment bonnes sur les exportations de la Chine et des principales mesures prises aux États-Unis en vue de l'adoption de la réforme fiscale. Cependant, certains investisseurs considèrent cette baisse constitue le signe avant-coureur qu'un nouveau choc vient d'Asie. Au cours des trois dernières années, la Chine a causé plus d’une fois des sueurs froides aux investisseurs, ce qui est une conséquence de l'intégration plus importante du pays dans le système financier mondial.

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Climat : peu d’avancées à la COP23

par Raymond Van der Putten, Economiste chez BNP Paribas

Les résultats de la COP23 à Bonn ont été décevants : aucune décision ferme n’a été prise concernant la procédure visant à rehausser les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre et à préciser les conditions du financement climat destiné aux pays en développement.

L’investissement dans les technologies bas carbone, qui se traduit par une baisse de la part des combustibles fossiles, est essentiel à la diminution de la teneur en carbone de l’énergie.

Conscientes des conséquences possibles du réchauffement climatique, des institutions financières se détournent des combustibles fossiles pour investir dans les sources d’énergie renouvelable.

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Japon : les réformes et la restructuration portent leurs fruits

par Norman Villamin, CIO banque privée chez UBP

L’économie japonaise a certes dépassé les attentes en 2017, mais les craintes liées à la Corée du Nord et un scandale de corruption national ont pesé sur le climat des affaires sur une grande partie de l’année. En conséquence, beaucoup d’investisseurs ont eu tendance à rester à l’écart, malgré la progression impressionnante des bénéfices des entreprises et l’amélioration des fondamentaux.

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Les réformes domestiques soutiennent la reprise cyclique dans les marchés émergents

par Norman Villamin, CIO Banque privée chez UBP

Les actifs des marchés émergents ont globalement figuré parmi les grands gagnants de l’année 2017, avec une performance de 32% pour les actions de janvier à octobre.

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Croissance, confiance, mais pas de complaisance

par Christophe Morel, Chef économiste chez Groupama AM

Si la prudence est de mise concernant l’environnement de long terme, l’optimisme prévaut sur les perspectives de court terme. « Et tant que la conjoncture va », les investisseurs devraient privilégier le « verre à moitié plein au verre à moitié vide ». Évidemment, les actifs financiers seraient vulnérables à un ralentissement conjoncturel.

Il faut distinguer l’analyse structurelle (long terme) du diagnostic conjoncturel (court terme).

Une analyse structurelle décrit un environnement de croissances durablement basses, d’endettements publics et privés dans les pays développés comme les pays émergents élevés, nécessitant une « répression financière » (à savoir un contrôle de la courbe des taux par les banques centrales) face à un risque long terme davantage déflationniste qu’inflationniste. Une telle description enjoint évidemment à ne pas être complaisant.

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