Mondialisation

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La croissance chinoise a disparu

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

L’effondrement de la production industrielle préfigure de ce que pourraient être les chiffres à venir en zone Euro. L’effondrement de la production industrielle chinoise est spectaculaire. Les chiffres étaient attendus en repli après les enquêtes du mois de février. Sur un an, en février, la production a baissé de -13.5%.

En 2008/2009 lors de la crise financière, elle n’avait pas baissé. Elle avait ralenti à 5% de progression sur un an. Le chiffre de février montre une rupture et suggère l’ampleur du ralentissement chinois du premier trimestre.

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Contre choc pétrolier

par Julien-Pierre Nouen, Stratégiste chez Lazard Frères Gestion

L’annonce par l’Arabie Saoudite de son intention de porter sa production de 9,7Mb/j à 12Mb/j, voire plus, a provoqué́ le 9 mars la plus forte baisse du prix du pétrole en séance depuis le 17 janvier 1991, date de déclenchement de l’Opération Tempête du Désert. Aramco a également proposé d’importants rabais sur ses prix. Le baril de Brent a clôturé à 32 dollars, en baisse de 28,5% sur la séance.

Officiellement, cette action vise à restaurer la discipline au sein de l’OPEP+*. Elle fait suite à une réunion où la Russie a refusé́ de baisser sa production. Celle-ci a-t-elle délibérément provoqué l’ire des saoudiens ? Y-a-t’il un autre objectif, notamment de rendre non rentable la production à base de pétroles de schiste ? Beaucoup de questions restent ouvertes.

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L'économie mondiale vers les soins intensifs

par Tom Pesso, Economiste chez Natixis

L’épidémie du coronavirus a fait une autre victime cette semaine : l'alliance russo-saoudienne qui a soutenu l'accord OPEP+ depuis 2016 a éclaté de façon spectaculaire vendredi dernier lorsque la Russie a refusé de convenir de nouvelles réductions de production. Dans la foulée, la décision inattendue de l'Arabie saoudite de jouer la carte de la guerre des prix a fait chuter les prix du pétrole de 30% lundi (leur plus grande chute depuis 1991), entraînant dans leur sillage les bourses mondiales. Les EAU ayant annoncé qu’ils allaient aussi augmenter leur production tandis que Trump a annoncé la suppression des vols en provenance de l’Europe, le marché pétrolier sera désormais confronté à un choc d’offre et un choc de demande à la fois. Nous nous attendons à ce que les prix du pétrole se négocient sur la tranche moyenne-haute des $30/b au T2.

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L’équation perverse d’une épidémie pour la croissance

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

La croissance est condamnée tant que n’est pas réduite l’incertitude sur l’ampleur, la durée et la contagion de l’épidémie. Les réponses apportées, bien que rationnelles, accentuent le risque de récession. La croissance économique va franchement ralentir en 2020 et l’épidémie de coronavirus en est pleinement responsable.

Il y a quatre éléments à prendre en compte:

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Troisième vague de COVID-19 : risque de resserrement du marché du crédit

par Christopher Dembik, Responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank

La première vague de COVID-19 a été la contamination géographique de l’Asie vers le reste du monde et a provoqué une crise de panique sur les marchés en raison du coût économique élevé suite au virus.

La deuxième vague ne fait que commencer. Les interruptions des chaînes d’approvisionnement se font sentir à l’échelle mondiale, en particulier pour les entreprises étrangères qui dépendent des PME chinoises. La dernière enquête ISM des États-Unis révèle que les personnes interrogées ont du mal à se procurer certaines pièces et matériaux à cause des ruptures affectant leurs chaînes d’approvisionnement. Le choc sur l’offre est désormais visible et il touche de nombreux secteurs (électronique, alimentaire, boissons, tabac...) et entraînera des retards de production importants pendant au moins plusieurs semaines.

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Choc pétrolier

par César Pérez Ruiz, Responsable des Investissements et CIO chez Pictet Wealth Management

Les turbulences observées ces deux dernières semaines sur les marchés ont mis en lumière les sociétés les plus vulnérables. C’est ainsi qu’au Royaume-Uni, la compagnie aérienne régionale Flybe a fait faillite. Bien qu’en position de monopole sur la plupart de ses lignes, la société n’était parvenue à en rendre bénéficiaires que quelques-unes et avait enregistré des pertes pendant près de 10 ans avant de décider de quitter la cote en 2018. Le jour même où se scellait le sort de Flybe, la banque centrale indienne prenait le contrôle du prêteur privé Yes Bank, qui pâtit d’une lourde dette.

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Coronavirus : de l’épidémie à la « pandémie médiatique »

par Jean-Jacques Friedman, Chief Investment Officer chez VEGA IM et Natixis Wealth Management

Lors de la phase aigüe de stress des marchés de la semaine dernière, nous avions rédigé deux flash marchés à partir desquels nous concluions qu’une première vague de capitulations était intervenue alors que les supports de long terme avaient été atteints, permettant une reprise de risque soit tactiquement soit au travers de produits structurés bénéficiant d’une volatilité élevée. Un autre point souligné était le « super Tuesday », qui pouvait être un nouvel élément de focalisation des marchés actions américains, lesquels ont enregistré des baisses supérieures à celles des marchés européens ou chinois la semaine dernière, ce qui était surprenant au regard de la récente baisse des taux.

Alors que les marchés rebondissent nettement depuis quelques jours, nous jugeons nécessaire de rédiger un point suite aux nouveaux évènements survenus cette semaine.

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Coronavirus : propagation internationale et risque de perte extrême (tail risk)

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

La diffusion internationale du coronavirus oblige à en réévaluer les conséquences pour l’économie mondiale. L’épidémie, qui combine chocs de demande, d’offre et de confiance, a un impact direct sur l’économie touchée par le virus via la baisse des dépenses et de la production (fermeture des usines et des bureaux, restrictions concernant les voyages). Cela, à son tour, crée des effets indirects au plan international : les partenaires commerciaux accusent une baisse des exportations vers les pays frappés par l’infection mais la rupture des chaînes d’approvisionnement peut aussi entraîner une chute de la production. L’impact global dépend de la taille du pays et de sa place dans la chaîne d’approvisionnement, d’où les inquiétudes entourant l’évolution de la situation en Chine.

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La croissance en quarantaine

par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé chez Amplegest

L’expansion du coronavirus est aujourd’hui le sujet de préoccupation majeur pour l’économie mondiale. La prolifération du virus venu de Chine et son apparition dans différents pays se traduisent par des mesures drastiques de confinement. La perturbation des chaines de production qui en résulte impacte significativement la croissance mondiale. Celle-ci était pourtant sur une tendance positive, aux Etats-Unis, en Europe et en Chine avant cet évènement imprévisible.

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Coronavirus : et si l’économie réelle reprenait la main sur le financier ?

par Jean-Jacques Friedman, Chief Investment Officer chez Natixis Wealth Management

Au-delà du drame de l’épidémie, les mesures de protection et les difficultés de reprise de production pourraient entraîner des blocages dans les chaînes de valeur, déjà questionnées par la guerre commerciale. « Un tel scénario est de nature à peser sur les marges des entreprises et à brider les perspectives de la croissance mondiale », estime Jean–Jacques Friedman, CIO de Natixis Wealth Management. La macroéconomie pourrait ainsi revenir au cœur des préoccupations des investisseurs cette année.

Malgré le ralentissement de la croissance mondiale et le feuilleton de la guerre commerciale, la forte progression des indices boursiers observée en 2019 s’explique en grande partie par des facteurs financiers, comme le soutien des Banques Centrales et la hausse des multiples de valorisation. Ces facteurs financiers étaient encore largement dominants en début d’année.

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