Mondialisation

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L’économie américaine : une période de ralentissement ?

par Sébastien Galy, Stratégiste Macro Senior chez Nordea AM

Il existe deux visions contradictoires de l'économie américaine : celle d'un ralentissement dû à des restrictions sanitaires et celle d'une zone de flou au moment où les vaccins sont déployés avec le soutien de la politique fiscale. Les données du 5 février sur l’emploi aux États-Unis ont illustré ce flou illustrant le côté faible de l'économie. Le nombre de salariés non agricoles a augmenté en janvier, +49 000, contre +105 000 attendu par le consensus. Sans surprise, compte tenu des restrictions sanitaires, le secteur des loisirs et de l'hôtellerie a perdu 99 000 emplois en décembre.

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Brésil et Mexique, des expériences contrastées face à la pandémie

par Stéphane Monier, Directeur des Investissements chez Lombard Odier

Alors qu'un nouveau variant se répand en Amérique latine, le continent est confronté au plus fort pourcentage de cas de Covid-19 au monde

Face à la pandémie, le Brésil et le Mexique ont choisi des politiques de soutien contrastées, qui détermineront désormais leurs perspectives de reprise économique

Le Brésil se retrouve confronté à des problèmes structurels, tandis que le Mexique peut, en théorie du moins, dépenser plus

Nous optons pour une approche hautement sélective concernant les actions LatAm et le crédit à haut rendement et maintenons une vue prudente sur les devises.

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Chine : apprendre à prévoir hors du cadre

par Sophie Wieviorka, Economiste Asie (hors Japon) au Crédit Agricole

Dans le délicat exercice de prévisions, les économistes travaillant sur la Chine avaient jusqu’ici un avantage non négligeable : celui de disposer d’une cible de croissance officielle annuelle, dont le chiffre final s’éloignait rarement. Dès lors, l’enjeu n’était pas tant d’établir une prévision, mais plutôt de juger de la crédibilité de cette cible, ainsi que de sa composition.

Et pourtant, même la plus administrée des économies n’a pu conserver son objectif de croissance dans un tel climat d’incertitude. En mars 2020, pour la première fois depuis 1990, la Chine a indiqué que la cible prévue de 5,9% ne serait pas atteinte, sans en annoncer de nouvelle.

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Une croissance salvatrice

par Alain Krief, Responsable de la Gestion obligataire chez Edmond de Rothschild Asset Management

Nous vivons une crise sanitaire qui a engendré une récession mondiale mais depuis la fin mars 2020, notamment grâce aux actions des banques centrales et des gouvernements de par le monde, les marchés de crédit se sont nettement redressés alors que la pandémie perdure. Sur le front politique, les élections américaines et le Brexit sont désormais derrière nous. Nous entrons donc dans une nouvelle année avec un sentiment positif, étant donné que les campagnes de vaccinations ont commencé. L’espoir d’un retour à la « normale » est dans tous les esprits.

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Le fléchissement (sans) surprise du dollar et ce qui pourrait entraîner un changement de direction

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

Ces derniers mois, l’écart entre le rendement nominal des Treasuries à 10 ans et celui du Bund a considérablement augmenté. Il serait logique de penser, pour ceux qui n’auraient pas suivi les marchés des changes dernièrement, qu’une telle évolution aurait dû aboutir à un raffermissement du dollar vis-à-vis de l’euro. Après tout, lorsque les rendements américains augmentent tandis que ceux de l’Allemagne ou d’autres pays de la zone euro restent relativement stables voire ont baissé, on peut s’attendre à des flux de capitaux de la zone euro vers les États-Unis. Or, cela n’a manifestement pas été le cas, comme l’illustre le graphique 1.

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Les récits du bilan économique de l’année 2020

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

Les récits – ces histoires relatant des événements – pourraient influencer les comportements futurs. Dans quelques années, plusieurs d’entre eux pourraient très bien venir illustrer le bilan économique de 2020 : des chocs importants et imprévus peuvent se produire ; l’approche du « tout ce qui est nécessaire » prévaut en matière de politique monétaire, et s’étend désormais à la sphère budgétaire ; la préférence, en matière d’investissements financiers, pour l’achat d’actifs risqués plutôt qu’une sortie du marché ; la nouvelle démonstration faite pas l’Union européenne, avec son pro- gramme « Next Generation EU », de sa capacité à accomplir de grandes avancées sous la pression ; la priorité donnée au développement durable. Certains de ces récits nous rassurent tandis que d’autres ont valeur d’avertissement.

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Japon : le nouveau plan de relance sera insuffisant pour permettre une reprise franche et durable

par Thuy Vân Pham, Économiste Marchés émergents chez Groupama AM

Au Japon, le gouvernement de Yoshihide Suga a dévoilé le 8 décembre 2020 un nouveau programme de soutien à l’activité économique. Celui-ci s’élève à 73,6 trillions de yens (14 % du PIB). Il s’agit d’un quatrième plan de relance mis en place cette année dans l’archipel, les trois précédents ayant été lancés par Shinzo Abe pour un montant total de 120 trillions de yens (22,5 % du PIB).

Selon le Cabinet Office, le nouveau plan de relance inclut des programmes de prêts et garanties (33,6 trillions de yens) et des dépenses directes des gouvernement central et locaux (40 trillions de yens, cf. tableau ci-dessous). Ces dernières intègrent notamment des mesures de lutte contre la propagation du Covid-19 et des dispositifs en faveur des changements structurels pour une « nouvelle économie » tels que :

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Le commerce en temps de Covid-19

par Michala Marcussen, Chef Economiste Groupe et Directrice des Etudes économiques et sectorielles chez Société Générale

Le commerce mondial a continué à se redresser, même si les volumes sont encore bien inférieurs aux niveaux d'avant la crise et les perspectives restent incertaines, car plusieurs grands pays ont pris de nouvelles mesures de distanciation sociale pour maîtriser la propagation de la Covid19. Au-delà de l'impact direct de la pandémie, les nouvelles mesures politiques sur le commerce et la manière dont les entreprises vont considérer leurs chaînes d'approvisionnement seront probablement les principaux moteurs du commerce mondial à long terme.

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Brésil : une singulière histoire de rating ou "Je t'aime, moi non plus"

par Catherine Lebougre, Economiste au Crédit Agricole

L’histoire du rating brésilien est marquée par un début chaotique, une longue succession de mouvements à la hausse, puis à la baisse durant près de dix ans. Débute ensuite, fin 2004, une série d’upgradesininterrompue jusqu’à trouver le Saint Graal (l’investment grade en 2008-2009), puis le perdre (fin 2015-début 2016) et amorcer une grande descente.

Les agences s’accordent, sans surprise, sur les facteurs de résistance : économie vaste et diversifiée, revenu par habitant élevé par rapport à ses pairs, marché intérieur profond pour la dette publique, politique monétaire proactive, taux de change flottant, déséquilibres et dette extérieurs modérés, réserves de change importantes.

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La Chine relève ses ambitions économiques

par Stéphane Monier, Directeur des investissements chez Lombard Odier

2021 assistera à un nouveau changement dans les relations entre la Chine et le reste du monde. La deuxième économie de la planète se profile avec un objectif zéro carbone en 2060 et ambitionne de doubler la taille de son économie d'ici quinze ans. Ces changements modifieront les choix et les opportunités qui s'offrent aux investisseurs.

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