Mondialisation

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Asie : croissance fragilisée face à la guerre commerciale

par Bei Xu, Economiste chez Société Générale

Les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis constituent un risque majeur pour la région d’Asie – orientée vers les exportations. Les économies pourraient être affectées via les chaînes de valeur, la croissance chinoise et la dépréciation compétitive (même si cette dernière est peu probable). Seule l’Inde est moins concernée.

Les conditions de financement externe se sont déjà resserrées. Elles risquent de l’être davantage. De plus, la crise du taux de change en Turquie fait monter l’aversion au risque émergent.

Face à ces risques externes, les économies asiatiques seraient très exposées à un ralentissement du commerce, mais relativement solides en cas de choc financier, à quelques exceptions près.

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Actions chinoises : solides, mais volatiles

par Victoria Mio, Chief Investment Officer Chine chez Robeco

L'économie chinoise devrait enregistrer une croissance de 6,5% en 2018

Les marchés actions progresseront, mais seront plus volatils

La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine est un facteur de risque

Les perspectives d'investissement concernant la Chine varient fortement. Les pessimistes citent les bulles immobilières, les problèmes d'endettement et la guerre commerciale avec les États-Unis. Les optimistes avancent quant à eux une consommation en expansion, des réformes structurelles et une position de leader de l'innovation technologique.

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La croissance, malgré tout

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé, et Xavier d’Ornellas, Gérant Associé - Pôle Gestion Flexible chez Amplégest, avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

L’économie mondiale aborde cette rentrée de septembre sur une note positive en dépit d’incertitudes politiques qui alimentent le stress des investisseurs.

Les Etats-Unis affichent un taux de croissance de 4,2% pour le second trimestre. Nous réitérons notre diagnostic d’un nouveau cycle dans le cycle, l’industrie américaine ne se redressant que depuis deux ans après le repli de 2015/2016. La consommation reste vigoureuse, de même que l’investissement résidentiel. Le commerce extérieur contribue positivement en dépit de la hausse récente du dollar. Les stocks sont aujourd’hui très bas et devraient remonter au cours des prochains trimestres.

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Après l’été, Vade-Mecum de rentrée

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

Partons de l’échelle globale. Les signaux sur l’économie mondiale sont-ils toujours aussi robustes ? La situation a changé depuis le début de l’année. En 2017, l’économie mondiale était portée par la progression plus rapide du commerce mondial. Ce n’est plus le cas. Depuis le début de l’année 2018, la dynamique des échanges ralentit et ne semble plus susceptible de créer le même type d’impulsion sur l’ensemble de l’économie.

Les enquêtes auprès des chefs d’entreprise dans le monde entier signalent un ralentissement de leurs commandes à l’export, traduction d’une dynamique mondiale moins rapide.

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Elections générales brésiliennes : le compte à rebours est lancé

par Lysu Paez Cortez, Economiste chez Natixis

La campagne électorale brésilienne 2018 a officiellement démarré le 16 août. Les deux tours des élections législatives, présidentielles et des gouverneurs auront lieu les dimanches 7 octobre et le 28 octobre. Parmi les treize candidats inscrits - et au moment de la rédaction de cette note - l’ancien président Lula da Silva du Parti des travailleurs (PT) était à la tête des derniers sondages avec une confortable avance.Le candidat conservateur aux opinions radicales sur les questions se rapportant aux droits de l’homme, Jair Bolsonaro, arrivait en seconde position.

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Tensions commerciales : inquiétudes démesurées ?

par Gerhardt P. Herbert, CFA, Portfolio Manager and Head of Global Credit chez Brandywine Global

L’année passée, les volumes du commerce mondial, les accords commerciaux et les droits de douane ont été au centre des préoccupations des marchés financiers. Ces derniers avaient pris l’habitude de considérer un régime commercial ouvert comme acquis, et avaient donc intégré cette situation dans leurs cours, pensant que la hausse continue des échanges commerciaux et de baisse des tarifs de douane bénéficieraient à tout le monde sur le long terme.

Cependant, les choses ont évolué, avec la montée d’un leadership politique nouveau caractérisé par des politiques visant à modifier les accords commerciaux existants, dans une vague nationaliste avec comme objectif affiché la stimulation des offres d’emploi domestiques et, in fine, augmenter les salaires stagnants de ceux qui se trouvent en bas de l’échelle économique.

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Vers une période de croissance plus faible

par Darren Williams, Director of Global Economic Research chez AllianceBernstein (AB)

L'augmentation des tensions commerciales et le resserrement des conditions financières présagent une période de croissance mondiale plus faible. Nous avons réduit nos prévisions pour 2019 pour la zone euro (1,6%) et le Japon (1,1%), mais nous pensons que la croissance américaine restera forte (2,3%).

Les évolutions en Chine pourraient être déterminantes. Nous prévoyons que la croissance restera stable au second semestre de 2018. Mais un assouplissement substantiel de leur politique sera nécessaire pour éviter un fort ralentissement l'an prochain.

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Croissance synchronisée, ralentissement synchronisé ?

par Ariel Bezalel, Directeur de la stratégie obligataire de Jupiter AM

L’année dernière fut marquée par un enthousiasme autour de ce qui semble être une croissance mondiale synchronisée. Cette année a commencé sur le même ton, mais les données de l’économie mondiale se sont rapidement détériorées. Les marchés sont aussi devenus de plus en plus sensibles aux évolutions politiques, que ce soit concernant les limites auxquelles le Président Donald Trump compte mener sa guerre commerciale, les menaces contre la coalition d'Angela Merkel en Allemagne, les futures relations commerciales du Royaume-Uni avec l'UE ou l'émergence du premier gouvernement populiste d'Europe occidentale en Italie. Le krach des crypto monnaies en février, la faiblesse généralisée des marchés émergents, et la vente massive des actifs italiens, tous illustrent l’importante nervosité des marchés cette année.

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Perspectives macro-économiques de l’été : moins de croissance et plus de risques

par Christopher Dembik, Responsable de la recherche macro-économique chez Saxo Bank

Nous observons trois thèmes principaux qui influenceront les marchés et les décideurs dans les prochains mois la croissance tend vers le bas, les indicateurs de la pression financière sont au vert et l’inflation est de retour sur le devant de la scène, du moins aux États-Unis.

Nous affirmons à nouveau que la Chine fera certainement ce qu’elle a toujours fait pour éviter que sa croissance ne déraille : elle interviendra afin de relancer l’économie, mais les répercussions positives attendues sur les données concrètes ne devraient être perceptibles qu’en 2019. En attendant, nous estimons que la volatilité se renforcera dans les prochains mois. En outre, au vu d’une baisse des échanges mondiaux du fait d’un protectionnisme croissant, les investisseurs garderont un œil sur le dollar américain afin de se préparer à d’éventuelles perturbations du marché.

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Marchés émergents : l’appréciation du dollar ne remet pas en cause leur potentiel de croissance

par Mathieu Nègre, Responsable actions marchés émergents chez UBP

La dépréciation des devises émergentes depuis mars est la conséquence du mouvement de hausse du dollar. Les marchés émergents continuent pourtant de profiter d’une croissance synchronisée au niveau mondial. Le momentum est propice pour revenir sur cette classe d’actifs.

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