Mondialisation

-A +A

Un rebond inattendu

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Privé, Associé, et Xavier d’Ornellas, Gérant Fonds Flexibles et Dédiés, Associé chez Amplégest

Les dernières statistiques économiques confirment les perspectives de redémarrage après le trou d’air récent. En Chine, la décélération de la croissance est arrivée sur un palier et certains indicateurs montrent désormais une inversion de tendance. On remarque notamment une remontée significative de la confiance du consommateur. Depuis plusieurs mois, les autorités sont à la manoeuvre pour favoriser un atterrissage en douceur de l’économie. Des mesures fiscales et budgétaires ont permis à la croissance de résister dans un contexte de guerre commerciale particulièrement risqué. Un accord avec les Etats-Unis permettrait à la Chine de repartir plus franchement et de rester un contributeur important à l’activité mondiale.

Mondialisation: 

VARPS : le temps de la réflexion

par Tim Love, Investment Director, Responsable des stratégies actions sur les marchés émergents chez GAM Investments

Les marchés frontières peuvent offrir des opportunités de croissance plus attrayantes au début du cycle de développement que l’ensemble de l’univers des marchés émergents ;

Au cours des dernières années, le Vietnam, l’Argentine, la Roumanie, le Pakistan et l’Arabie saoudite (zone VARPS) ont fourni de formidables opportunités d’investissement ;

Nous présentons nos dernières perspectives de la région VARPS, tout en recommandant de surveiller ces marchés de près.

Mondialisation: 

Accord commercial américano-chinois : trop beau pour être vrai ?

par Sébastien Galy, Senior Macro Strategist chez Nordea Asset Management

L'accord commercial entre la Chine et les États-Unis devrait être conclu vers le mois de mai ou juin et il sera normal de s’en réjouir, mais il est peu probable que cet accord soit durable car les objectifs des deux pays sont trop divergents. Cet accord sera intégré dans les cours de bourse avant même sa signature, mais il est à craindre que des doutes surgissent ensuite quant à son éventuelle remise en cause un ou deux ans après son entrée en vigueur. Ce risque incite à se concentrer sur les titres défensifs pour protéger les portefeuilles.

Concurrents stratégiques : États-Unis et Chine

Bien que les États-Unis et la Chine se dirigent vers un accord commercial, il est peu probable que cet accord perdure longtemps car aucune des deux parties ne s'accorde sur la place de l’autre sur l’échiquier mondial, chacune se considérant comme dominante.

Mondialisation: 

La Turquie en proie à la volatilité de marché

par Paul McNamara, Investment Director, Stratégie obligations émergentes chez GAM Investments

En mars, la monnaie turque a fait face à une volatilité extrême, avec de forts pics des taux de la livre offshore. La Turquie doit de toute urgence s’orienter vers une politique économique plus orthodoxe pour parvenir à stabiliser son système financier. Il présente également les autres opportunités d’investissement offertes par la dette des marchés émergents.

2018 aura été une année particulièrement éprouvante pour la Turquie. L’énorme déficit extérieur a entraîné une chute libre de la livre, provoquant une envolée du coût de la dette étrangère des entreprises et banques. Il s’en est suivi un effondrement de la croissance du crédit, un éclatement de la bulle du marché de la construction et une profonde récession.

Mondialisation: 

Un choc persistant sur l’économie mondiale

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

Depuis l’automne, les inquiétudes et les incertitudes sur l’activité globale s’intensifient. Le repli rapide du commerce mondial traduit ce changement d’allure. De 4% de progression annuel en septembre 2018, son profil est désormais négatif avec, en janvier, une contraction de -0.4%. C’est ce renversement qui a provoqué les inquiétudes de l’OCDE et de la BCE les amenant à fortement réviser à la baisse leurs prévisions de croissance notamment en zone Euro.

Au cœur de la question conjoncturelle est celle du caractère permanent, persistant de ce choc. Sur ce point, il y a deux arguments qui sont liés et un troisième.

Mondialisation: 

Economie mondiale : début d’amélioration

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Si une hirondelle ne fait pas le printemps, elles sont néanmoins de plus en plus nombreuses à se rassembler comme le montrent les données récentes. Aux Etats-Unis, 196 000 emplois ont été créés en mars. C’est bien plus que les attentes du consensus. Après l’amélioration, la semaine dernière, de plusieurs données Ifo pour l’Allemagne (à l’exception du secteur manufacturier) et de celles de l’Insee en France, la hausse, cette semaine, du PMI manufacturier officiel chinois (de 49,2 à 50,5) et la deuxième augmentation consécutive du PMI manufacturier Caixin (de 49,9 à 50,8) ont été accueillies avec soulagement. Cette embellie montre que les mesures de relance commencent à porter leurs fruits, laissant espérer aux partenaires commerciaux de la Chine un redressement des perspectives à l’exportation.

Mondialisation: 

Dix ans après le creux de la crise

par Sébastien Galy, Senior Macro Strategist chez Nordea Asset Management

Une décennie après le creux de la crise financière de 2008-2009, quelles leçons avons-nous retenues ? La grande crise financière nous a fait prendre conscience de la complexité du système financier mondial. Beaucoup de monde était convaincu de l'arrivée d'une crise, mais l'ampleur des effets de levier et des interconnexions a surpris beaucoup d'entre nous. La réglementation avait permis de mettre au point des produits à fort effet de levier difficiles à valoriser, laissant les banques porter dans leur bilan des actifs de mauvaise qualité résultant d'activités de trading, de hedging et d’investissements risqués.

Mondialisation: 

Une petite impatience ruine un grand projet

par Frédéric Rollin, Conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet Asset Management

Xi Jinping a annoncé la baisse de l’objectif de croissance chinoise, de précédemment 6,5% à «entre 6 et 6,5%». La Chine semble décélérer inexorablement. Faut-il s’en inquiéter ? Nous ne le pensons pas.

Le gouvernement chinois accepte simplement le destin de toute économie en voie de développement : celui d’une baisse structurelle de la croissance. Passer de l’agriculture à la sidérurgie crée plus rapidement de la valeur ajoutée qu’évoluer de la sidérurgie vers les hautes technologies et les services. De plus, la population chinoise vieillit.

Mondialisation: 

S’engager sur la route des pays émergents

par Will Ballard, Directeur des Actions des marchés émergents et de l’Asie-Pacifique, et Alistair Way, Responsable de la gestion actions émergentes chez Aviva Investors

Avec l’augmentation de la volatilité et de la dispersion au sein des actions émergentes, les investisseurs à long terme pourraient protéger leurs portefeuilles en intégrant activement les facteurs ESG dans leurs décisions.

Malgré les inquiétudes sur la vigueur du dollar américain, l’incertitude politique et les craintes d’une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, qui ont secoué les marchés émergents en 2018, cette classe d’actifs devrait gagner en importance pour les investisseurs à long terme.

Mondialisation: 

Prolongation des négociations commerciales Chine/Etats-Unis : quelles conséquences ?

par Anthony Chan, Responsable de la stratégie d'investissement Asie à l'Union Bancaire Privée (UBP)

Les négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis avaient initialement pour date d’échéance le 1er mars. Donald Trump avait menacé – en l’absence d’accord conclu à cette date – d’augmenter à 25% (contre 10% actuellement) les droits de douane américains sur les importations de produits chinois d’une valeur marchande de 200 milliards de dollars. Heureusement, les dernières évolutions dans le cadre des discussions menées aux Etats-Unis ont, comme le marché l’espérait, confirmé la prolongation des négociations sur les questions les plus sensibles.

Mondialisation: 

Pages

Flux RSS