Mondialisation

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Zone euro : une fragile stabilisation des parts de marché à l’exportation

par Philippe Vilas-Boas, Economiste au Crédit Agricole

La zone euro est une grande puissance exportatrice. Ses exportations de biens représentent plus du quart des exportations mondiales. Elle a toutefois perdu du terrain sur la décennie 2000 au profit de l’Asie, et plus spécifiquement de la Chine. Depuis 2012, la position de la zone euro s’est stabilisée dans un environnement de faible progression du commerce mondial.

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Emergents : prudence de rigueur

par François Faure, Economiste chez BNP Paribas

Le Trump tantrum a laissé peu de traces sur les conditions financières des pays émergents exception faite du Mexique et de la Turquie. Malgré l’augmentation des taux longs américains, le coût de financement en dollar des entreprises est même à un plus bas historique.

Les cours du pétrole et des métaux ont continué de se redresser et les échanges extérieurs retrouvent des couleurs.

Pour autant, le FMI et la Banque mondiale ont encore révisé à la baisse leurs prévisions de croissance pour 2017 et insistent sur les risques baissiers plus que sur l’effet d’entraînement du stimulus budgétaire aux Etats-Unis.

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Egypte : les défis économiques d’un régime politique crispé

par Olivier Le Cabellec, Economiste au Crédit Agricole

Depuis le « printemps arabe » de 2011, l’Égypte n’a pas réussi à stabiliser sa situation politique qui reste tendue. Et depuis 2014, le pouvoir militaire se crispe de plus en plus ce qui affecte la popularité et la légitimité du président-général Al-Sissi, alors que la situation sécuritaire reste précaire.

Par ailleurs, les déséquilibres macro-économiques accumulés depuis 2010 et l’effondrement des recettes en devises (tourisme, Canal de Suez et transferts des émigrés) ont rendu nécessaire une aide externe importante du FMI et des pays du CCG pour soutenir les réserves en devises de la Banque centrale.

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Les investisseurs sont-ils devenus trop optimistes à propos de la présidence de Trump ?

par Stephen Mitchell, Responsable de la stratégies actions internationales chez Jupiter Asset Management

Je pense que les investisseurs restent d’une manière générale prudents quant à l’impact potentiel de la présidence de Donald Trump, étant soit frustrés soit rassurés par les fameux « pouvoirs et contrepouvoirs » du système politique américain qui impliquent que les trois organes du pouvoir ont leur mot à dire sur les mesures que Donald Trump peut implémenter.

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Pékin face à la menace des sorties de capitaux

par Christine Peltier, Economiste chez BNP Paribas

La "stabilité" sera la priorité des autorités chinoises jusqu'au 19ème Congrès du Parti Communiste de l'automne 2017, mais ce cap pourrait s’avérer difficile à maintenir.

Les risques baissiers sur les perspectives de croissance en 2017 sont élevés, et la dynamique des comptes externes pourrait également générer de l'instabilité. Les pressions sur le yuan et les sorties de capitaux, qui se sont accrues depuis quelques mois, devraient persister à court terme.

La baisse des réserves de change et la dépréciation du yuan sont donc amenées à se poursuivre. Pour les limiter, Pékin n'hésitera pas à durcir ses mesures de contrôle des capitaux.

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Perspectives 2017 : l'élection de Trump ouvre un vaste champ des possibles

par Frédérique Cerisier et Jean-Luc Proutat, Economistes chez BNP Paribas

L'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis ouvre un vaste champ des possibles, y compris celui de voir à court terme l'activité se renforcer.

Nous révisons en hausse nos prévisions de croissance, d'inflation et de taux d'intérêt américains à horizon 2017 et 2018.

Les baisses d’impôts à venir interviendront dans un contexte de quasi plein emploi ; les tensions sur les salaires et les prix devraient s’accentuer.

Dans ce contexte, la Réserve fédérale (Fed) devrait être amenée à relever un peu plus vite ses taux directeurs.

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Le vrai luxe moderne

par Hervé Juvin, Président de L’Observatoire Eurogroup Consulting

De quoi avons-nous réellement envie ? La question hante la conscience occidentale, les directeurs marketing, et tous ces dirigeants qui suivent la maxime du Président historique d’Intel, Andy Grove ; « Seuls, les paranos survivront ». C’est que les préférences bougent, c’est que les priorités des consommateurs bougent plus vite encore, et que les industriels commencent dans le secret de leurs cellules d’innovation, à en tirer les conséquences.

En un mot comme en cent, la préférence pour le corps, son bien-être, sa forme, sa séduction, et sa longue vie, quand elle rencontre la dégradation de l’environnement, l’inquiétude sur la qualité sanitaire des aliments ou l’accès aux ressources naturelles, change les priorités.

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L’effet Trump sur les marchés émergents

par Warren Hyland, Gérant de portefeuille, Muzinich &Co.

Sur la longue liste des domaines supposés souffrir de la présidence de Donald Trump figurent « les marchés émergents ». Les raisons en sont bien connues mais méritent d’être rappelées. Dans sa volonté de relancer vigoureusement les moteurs de l’économie américaine, Trump propose de dénoncer les accords commerciaux et de les remplacer par des barrières douanières ; il compte emprunter pour financer la croissance, stimulant ainsi l’inflation, accélérant la hausse des taux et renforçant le dollar US. Selon nous, les effets d’une telle politique pourraient déstabiliser les entreprises et les États des marchés émergents endettés en dollars US, en les privant de sources de financement bon marché. À cause de la politique protectionniste menée par Trump, la croissance économique générée par ces mesures serait moins bénéfique aux nations en développement.

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« America First, Protectionism First »

par Christopher Dembik, Responsable de la recherche macro-économique chez Saxo Bank

L’effet Trump est une bulle spéculative et, comme toute bulle, elle va finir par éclater lorsque les investisseurs réaliseront que le nouveau président américain n’est pas en mesure de respecter ses engagements. Jusqu’à présent, l’effet immédiat le plus visible de sa victoire est la hausse des taux d’intérêt (+50 pts de base sur le 10 ans américain depuis le 8 novembre). Les investisseurs ont déjà anticipé que la politique économique de Trump sera inflationniste.

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Union européenne : face à la concurrence chinoise

par Catherine Stephan, Economiste chez BNP Paribas

L’adhésion de la Chine à l’OMC en 2001 avait été assortie de plusieurs dispositions, le temps que le pays libéralise son économie.

L’article 15 (a) (ii) du protocole permettait aux pays membres de l’OMC refusant d’octroyer le statut d’économie de marché à la Chine de choisir la méthode de calcul des prix de référence pour décider des cas de dumping.

Cet article a expiré le 11 décembre dernier. Certains membres de l’OMC sont donc contraints de revoir leur stratégie de défense contre le dumping. C’est le cas en particulier de l’Union européenne, qui a noué des relations commerciales étroites avec la Chine au cours des quinze dernières années.

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