Mondialisation

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La Chine : encore plus fort

par John Plassard, Spécialiste en investissement chez Mirabaud

Si je vous ai récemment parlé du Plénum chinois et des plans à moyen et long terme du pays du milieu, force est de constater que les bonnes statistiques économiques se poursuivent. La Chine a en effet réussi l’impossible exploit de sortir grandi de la crise du coronavirus en accélérant le développement domestique, mais aussi les exportations vers les pays en « déconfinement ».

La question est maintenant de savoir ce qui a changé dans les habitudes de consommation des Chinois et quelles sont les nouvelles tendances dans lesquelles on va pouvoir investir. Synthèse et analyse d’un thème en pleine expansion.

a. Les faits

Coup sur coup cette semaine la Chine a publié deux statistiques économiques extrêmement probantes :

Mondialisation: 

L’accord commercial du RCEP en Asie-Pacifique, une stratégie économique à l’allure géopolitique

par Thuy Vân Pham, Economiste Marchés Emergents chez Groupama AM

Quinze pays d’Asie et du Pacifique ont officiellement signé, le 15 novembre 2020, le Regional Comprehensive Economic Partnership (RCEP). Il s’agit d’un vaste accord de libre-échange entre les dix Etats membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) tels que l’Indonésie, la Thaïlande, Singapour, la Malaisie, les Philippines, le Vietnam, la Birmanie, le Cambodge, le Laos et Brunei, ainsi que la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Ces derniers représentent 31 % de la population mondiale et 32 % du PIB mondial en 2019.

Mondialisation: 

Les risques sur la reprise en zone Euro

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

La reprise de la croissance de la zone Euro, au delà du deuxième confinement, sera plus dépendante que par le passé de la dynamique de la demande interne. Le monde est moins coopératif, chaque zone cherche à disposer de la croissance la plus rapide quitte à avoir une politique de substitution des importations (Chine). L’accord de libre-échange signé ce week-end en Asie accentue ce risque de non coopération et de non coordination. L’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche ne sera pas en rupture par rapport à ce tableau.

Dès lors la croissance dépendra de la demande privée et de la politique économique. La première est désormais dans un cadre plutôt déflationniste et la seconde est essentiellement la politique budgétaire ; la politique monétaire étant désormais conditionnée par les choix gouvernementaux.

Mondialisation: 

Cette fois-ci, c'est différent : de l’effondrement au boom, la récession en forme de « t » déchiffrée

par Richard Woolnough, Gérant du fonds M&G (Lux) Optimal Income Fund chez M&G Investments

La récession de 2020 est une conséquence directe des politiques gouvernementales du monde entier destinées à protéger les populations de l'épidémie. La croissance mondiale s’en est trouvée fortement ralentie, mais d’une manière qui diffère beaucoup des récessions précédentes.

Cette récession vient principalement du secteur des services. Cela n’a rien d'étonnant étant donné que la consommation de services nécessite des interactions humaines, actuellement restreintes. D’après la pensée économique traditionnelle, elle entrerait dans la catégorie des récessions causées par des barrières commerciales : le commerce dans le secteur des services a été entravé ou découragé, et ces barrières commerciales sont à l’origine de la récession.

Mondialisation: 

USA et Chine, les ennemis préférés

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Le mandat de Donald Trump a été marqué par sa bataille avec la Chine. L’Empire du milieu bouscule l’Amérique, sur le plan économique, technologique et politique. Ces tensions ne sont pas récentes mais se sont accentuées avec l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. Le prochain président, qu’il soit républicain ou démocrate, ne remettra pas en question ce meilleur ennemi. Les Etats-Unis sont bousculés et, tous, réagissent de façon cohérente mais pas toujours efficace pour maintenir la prééminence américaine.

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Une reprise par à-coups

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

Le taux de croissance réelle du PIB au troisième trimestre a été particulièrement élevé par rapport au deuxième, dépassant les anticipations déjà très optimistes du consensus[1] (indiquées entre parenthèses) : France +18,2 % (15,0 %), Allemagne + 8,2 % (7,3 %) et zone euro +12,7 % (9,6 %). Aux États-Unis où, contrairement à l’UE, les données sont publiées en rythme annuel, la croissance au troisième trimestre par rapport au deuxième est ressortie à 33,1 % (32,0 %). Il faut préciser que cette performance spectaculaire fait suite à une contraction tout aussi spectaculaire de l’activité au cours du trimestre précédent. Dans des circonstances ordinaires, il y aurait eu des raisons de se réjouir, mais nous ne traversons pas une époque ordinaire.

Mondialisation: 

L’économie européenne menacée par le risque d’une récession en double creux

par Patrice Gautry, Chef économiste de l’UBP

Au regard des nouvelles dispositions sanitaires engagées par les pays européens, la visibilité s’est encore réduite quant aux perspectives économiques. Les scenarii macroéconomiques possibles pour la zone euro, après les annonces gouvernementales des derniers jours.

Avec la recrudescence des cas d’infection au COVID, du nombre d’hospitalisations et des pressions sur le secteur de la santé, les gouvernements européens ont opté pour une nouvelle phase de confinement. Leurs stratégies vont du confinement total à un confinement sectoriel ou régionalisé, voire à des couvre-feux, selon les pays.

Mondialisation: 

Pays Émergents/FMI : comme un grand cri dans le désert ?

par Tania Sollogoub, Economiste au Crédit Agricole

Le FMI alerte sur deux problèmes, qui sont liés : l'imminence d'une crise de la dette pour les pays les moins avancés et les difficultés qui vont se présenter pour restructurer cette dette. Sachant par ailleurs que si cette restructuration n'est pas faite de façon ordonnée, ces pays seront confrontés à des crises encore plus graves. Donc le FMI alerte, car il s'agit d'une situation en forme d'impasse.

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Les raisons pour lesquelles nous avons relevé nos prévisions de croissance du PIB mondial

par L’équipe économique de Schroders

Nous avons revu à la hausse nos prévisions de croissance du PIB mondial pour 2020 à un recul de 4,6 %, alors que nous avions prévu un repli de 5,4 % précédemment.

Quel est le fondement de ces nouvelles prévisions ?

Depuis mai, les confinements ont été progressivement levés, notamment en Europe, et l’activité économique s’est accélérée. Les États-Unis ont connu une deuxième vague épidémique de Covid-19 et les cas en Inde et au Brésil continuent d’augmenter rapidement. Toutefois, il semble que le traitement du virus s’améliore, ce qui entraîne une baisse des taux de mortalité.

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La croissance malgré tout

par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé chez Amplegest

En dépit de la reprise progressive de la pandémie du coronavirus dans différentes régions du monde, les grandes économies ont globalement retrouvé le chemin de la croissance.

L’activité reste toutefois inégale entre les pays et les secteurs. Selon l’évolution prochaine du virus, ces différences s’accentueront ou, au contraire, un retour à la normale rapide s’amorcera. Les pays les plus dépendants des services (France, Espagne...) seront les gagnants à court terme en cas d’arrêt de la propagation de l’épidémie (vaccin, traitement).

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