Mondialisation

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Chine : un choc de demande se dessine malgré la levée du confinement

par Thuy Van Pham, Economiste Marchés Emergents chez Groupama AM

En Chine, le choc « coronavirus » sur la croissance au premier trimestre 2020 se confirme. Selon les estimations du Bureau National des Statistiques (BNS), le PIB s’est contracté de 6,8 % par rapport à la même période en 2019 (cf. graphique ci-dessous). En glissement trimestriel annualisé et corrigé des aléas saisonniers, le recul de l’activité est estimé à environ 36 %.

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La mondialisation post-virus

par Patrick Zweifel, Chef économiste chez Pictet Asset Management

La pandémie de coronavirus menace d’accélérer la démondialisation. Il existe toutefois des raisons d’espérer que cela ne se produise pas.

La pandémie de coronavirus fait peser de lourdes menaces sur le commerce mondial. À court terme, les confinements décidés à travers le monde ont marqué un coup d’arrêt sans précédent pour le commerce transfrontalier. Cette riposte rationnelle est guidée par des critères de santé publique. La crainte est toutefois que ces effets négatifs persistent bien après la fin de la crise. Il ne faut toutefois pas considérer que tout est déjà joué.

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Pays émergents : l’économie s'effondre face aux multiples conséquences du Covid-19

par Thuy Van Pham, Economiste Marchés Emergents chez Groupama AM

Les économies émergentes (EMs) sont frappées de plein fouet par la crise sanitaire du Covid-19. L’indice PMI du secteur manufacturier des 15 principales EMs s’est effondré en mars 2020. Il est estimé à 44,8 après 47,5 en février (cf. graphique ci-dessous). Il retrouve son plus bas niveau inscrit en février 2009. La dégradation de l’industrie manufacturière est généralisée. Elle est particulièrement forte en Europe centrale et orientale, avec notamment le recul du PMI hongrois de 21 points à 29,1. Les PMI des pays d’Amérique latine sont également descendus en dessous de la ligne des 50. Enfin en Asie, à l’exception du rebond des PMI chinois, l’ensemble des enquêtes des pays exportateurs de la région se sont dégradées.

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La pandémie va provoquer une récession mondiale en 2020

par Laetitia Baldeschi, Juliette Cohen et Bastien Drut, Équipe Études et Stratégie chez CPR AM

L’ampleur de l’épidémie de Coronavirus dépasse aujourd’hui largement le scénario de risque envisagé début mars par l’OCDE, qui consistait en une croissance mondiale amputée de 1,5% en 2020. L’OCDE comme le FMI tablent désormais sur une baisse du PIB mondial en 2020. Aujourd’hui, plus de 40% de la population mondiale est confinée et il semble probable que la plupart des pays subiront des confinements d’au moins 2 mois. L’OCDE estime que chaque mois de confinement coûte en moyenne 2 points de croissance mondiale avec des effets différenciés selon les pays. En France, l’INSEE estime qu’un mois de confinement coûte 3 points de croissance du PIB en rythme annuel.

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Des chocs économiques sans précédent risquent de se répercuter pendant plusieurs trimestres

par Michael Hasenstab, Ph.D., Chief Investment Officer, Templeton Global Macro

Il va sans dire que le monde entier est actuellement confronté à des circonstances exceptionnelles, non seulement sur les marchés financiers, mais aussi dans nos vies quotidiennes. Nous pensons avant tout au bien-être de nos familles, de nos amis, de nos clients et de nos collègues où qu’ils soient dans le monde. Malheureusement, les risques pour notre bien-être collectif et indivi- duel ne se limitent pas à la seule crise sanitaire. Nous subissons en effet des chocs économiques et financiers sans précédent qui pourraient s'avérer plus extrêmes que ceux de la crise financière mondiale de 2008, et plus perturba- teurs que tous les bouleversements observés depuis l'après-guerre.

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La croissance chinoise a disparu

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

L’effondrement de la production industrielle préfigure de ce que pourraient être les chiffres à venir en zone Euro. L’effondrement de la production industrielle chinoise est spectaculaire. Les chiffres étaient attendus en repli après les enquêtes du mois de février. Sur un an, en février, la production a baissé de -13.5%.

En 2008/2009 lors de la crise financière, elle n’avait pas baissé. Elle avait ralenti à 5% de progression sur un an. Le chiffre de février montre une rupture et suggère l’ampleur du ralentissement chinois du premier trimestre.

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Contre choc pétrolier

par Julien-Pierre Nouen, Stratégiste chez Lazard Frères Gestion

L’annonce par l’Arabie Saoudite de son intention de porter sa production de 9,7Mb/j à 12Mb/j, voire plus, a provoqué́ le 9 mars la plus forte baisse du prix du pétrole en séance depuis le 17 janvier 1991, date de déclenchement de l’Opération Tempête du Désert. Aramco a également proposé d’importants rabais sur ses prix. Le baril de Brent a clôturé à 32 dollars, en baisse de 28,5% sur la séance.

Officiellement, cette action vise à restaurer la discipline au sein de l’OPEP+*. Elle fait suite à une réunion où la Russie a refusé́ de baisser sa production. Celle-ci a-t-elle délibérément provoqué l’ire des saoudiens ? Y-a-t’il un autre objectif, notamment de rendre non rentable la production à base de pétroles de schiste ? Beaucoup de questions restent ouvertes.

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L'économie mondiale vers les soins intensifs

par Tom Pesso, Economiste chez Natixis

L’épidémie du coronavirus a fait une autre victime cette semaine : l'alliance russo-saoudienne qui a soutenu l'accord OPEP+ depuis 2016 a éclaté de façon spectaculaire vendredi dernier lorsque la Russie a refusé de convenir de nouvelles réductions de production. Dans la foulée, la décision inattendue de l'Arabie saoudite de jouer la carte de la guerre des prix a fait chuter les prix du pétrole de 30% lundi (leur plus grande chute depuis 1991), entraînant dans leur sillage les bourses mondiales. Les EAU ayant annoncé qu’ils allaient aussi augmenter leur production tandis que Trump a annoncé la suppression des vols en provenance de l’Europe, le marché pétrolier sera désormais confronté à un choc d’offre et un choc de demande à la fois. Nous nous attendons à ce que les prix du pétrole se négocient sur la tranche moyenne-haute des $30/b au T2.

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L’équation perverse d’une épidémie pour la croissance

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

La croissance est condamnée tant que n’est pas réduite l’incertitude sur l’ampleur, la durée et la contagion de l’épidémie. Les réponses apportées, bien que rationnelles, accentuent le risque de récession. La croissance économique va franchement ralentir en 2020 et l’épidémie de coronavirus en est pleinement responsable.

Il y a quatre éléments à prendre en compte:

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Troisième vague de COVID-19 : risque de resserrement du marché du crédit

par Christopher Dembik, Responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank

La première vague de COVID-19 a été la contamination géographique de l’Asie vers le reste du monde et a provoqué une crise de panique sur les marchés en raison du coût économique élevé suite au virus.

La deuxième vague ne fait que commencer. Les interruptions des chaînes d’approvisionnement se font sentir à l’échelle mondiale, en particulier pour les entreprises étrangères qui dépendent des PME chinoises. La dernière enquête ISM des États-Unis révèle que les personnes interrogées ont du mal à se procurer certaines pièces et matériaux à cause des ruptures affectant leurs chaînes d’approvisionnement. Le choc sur l’offre est désormais visible et il touche de nombreux secteurs (électronique, alimentaire, boissons, tabac...) et entraînera des retards de production importants pendant au moins plusieurs semaines.

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