Mondialisation

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Japon : Abenomics, un échec trop tôt annoncé

par Alexandra Estiot, Economiste chez BNP Paribas

Ces derniers trimestres, l’économie japonaise donne des signes d’accélération, soutenue par la demande intérieure. Les performances, au regard du potentiel, sont impressionnantes.

La Banque du Japon a fait un nouveau pas dans « l’irresponsabilité » chère à Paul Krugman en s’engageant à dépasser durablement et significativement son objectif d’inflation de 2%.

Pour certains, les Abenomics s’essouffleraient. Les moyens mis en œuvre auraient été déséquilibrés : pas assez de poids pour les réformes structurelles, et trop pour la politique monétaire.

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2017 : une année charnière dominée 
par la reflation mondiale et l’incertitude politique

par Didier Borowski, Karine Hervé, Mo Ji, Tristan Perrier, Akio Yoshino, Stratégie et Recherche économique chez Amundi

En 2016, et pour la 5e année consécutive, la croissance mondiale est restée proche de 3 %. Cette stabilité masque des cycles économiques très différents au sein des pays émergents comme au sein des pays avancés1. Nous prévoyons que la croissance mondiale restera proche de 3 % en 2017 et 2018, sans accélération notable, hormis dans quelques pays émergents qui sortent de récession et/ou rattrapent l’activité perdue lors de la chute des prix des matières premières (Brésil, Russie).

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Attention, un risque peut en cacher un autre

par Christopher Dembik, Responsable de la recherche macro-économique chez Saxo Banque

Contrairement à ce qui est dit, la victoire de Donald Trump ne constitue pas une rupture, du moins au niveau des marchés financiers. La Fed n’a aucune raison de reporter la hausse des taux prévue en décembre ;

En revanche, un risque peut en cacher un autre. En effet, le principal danger pour cette fin d’année concerne l’Italie qui pourrait renouer avec ses vieux démons et sombrer dans l’instabilité politique en cas de désaveu du Premier ministre Renzi lors du référendum du 4 décembre prochain ;

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Vieillissement de la population : risque inflationniste ou déflationniste ?

par Marie-Hélène Duprat, Economiste chez Société Générale

Le monde est confronté à un phénomène inédit de vieillissement de la population, fruit d’un double mouvement de baisse de la fécondité et d’allongement de l’espérance de vie. Ce phénomène touche tous les pays, bien qu’avec une ampleur variable. Le Japon est aux avant-postes de la transition démographique, mais le reste du monde avancé lui emboîte désormais le pas.

La démographie dans le monde développé est à un tournant. D’après l’ONU, la population en âge de travailler des économies avancées a vraisemblablement atteint un pic et devrait reculer de plus de 5 % dans les cinq prochaines décennies. En Chine, elle devrait s’effondrer d’un tiers d’ici 2065. Parallèlement, dans ces pays, la proportion de personnes âgées de 65 ans ou plus va grimper en flèche.

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Le chômage des jeunes, un enjeu important

par William De Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Dans les pays de l’OCDE, le taux de chômage des jeunes est plus élevé et plus sensible aux variations conjoncturelles que le taux de chômage total.

En phase de repli économique, le pourcentage de jeunes au chômage depuis plus d’un an augmente.

Une période de chômage pendant la jeunesse peut avoir un impact négatif à long terme.

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Marchés émergents et présidence de Trump : inutile de paniquer

par Mark Mobius, Président exécutif de Templeton Emerging Markets Group

La victoire de Donald Trump aux élections présidentielles américaines engendre de nombreuses répercussions possibles pour les marchés du monde entier, notamment les marchés émergents. Lorsqu’il a semblé clair que Trump ressortirait vainqueur des élections, les marchés boursiers ont, à l’instar de nombreux électeurs américains, subi un choc. Les marchés émergents ont connu d’importants pics de volatilité.

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Trump met fin à la globalisation de Reagan et Thatcher

par ‎Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

L’ère qui débute avec l’élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis est en rupture avec une période qui avait commencé au tout début des années 80 après l’élection de Ronald Reagan aux USA. Ronald Reagan, avec le support de Margaret Thatcher au Royaume Uni, avait fait entrer l’économie des pays occidentaux dans une ère de globalisation et de dérèglementation. Cette globalisation était d’abord financière pour faciliter le financement du spectaculaire déficit externe des Etats-Unis.

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Etats-Unis : le jour d’après

par Alexandra Estiot, Economiste chez BNP Paribas

Le parti républicain est le grand vainqueur des élections.

Présidence, Chambre des représentants et Sénat sont entre les mains des républicains, qui ont les coudées franches pour appliquer leur politique.

La nature exacte de cette politique reste à définir. Certains points font consensus, comme la réduction de la fiscalité ou l’abrogation d’Obamacare.

Sur d’autres questions – celles des dépenses, du salaire minimum ou des accords de libre-échange déjà en place – des divergences existent.

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Un point d’inflexion ? Stratégie d’investissement, digitalisation et démocratie

par ‎Xavier Lépine, Président du Directoire de La Française

Si l’origine du capitalisme fut un capitalisme de conquête, c’est-à-dire détenu par des créateurs d’entreprises devenus pour quelques-uns des empires mondiaux, 90 % des investisseurs sont aujourd’hui orientés vers le paiement de prestations futures : le capitalisme de retraite où les entreprises sont détenues majoritairement par les fonds de pension et les compagnies d’assurances pour le compte des assurés.

De même la quasi-totalité des opérateurs sur les marchés de capitaux le sont pour compte de tiers, y compris les banques pour compte propre car somme toute ce sont bien des salariés qui interviennent sur les marchés.

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Etats-Unis : le temps de la dépense

par Alexandra Estiot, Economiste chez BNP Paribas

Le ralentissement de l’économie américaine se confirme, avec des perspectives peu encourageantes.

Se pose alors la question de l’opportunité d’un resserrement monétaire, mais surtout celle d’une relance de l’investissement public.

Le ralentissement de l’économie américaine se confirme. Certes, le T3 a marqué un rebond (+2,9% en rythme trimestriel annualisé). Mais, au vu de la faiblesse des performances des trois précédents trimestres, le sursaut est à nuancer. Entre le dernier trimestre de 2015 et le premier semestre de 2016, la croissance a été limitée à 1%.

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