Mondialisation

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Choc pétrolier

par César Pérez Ruiz, Responsable des Investissements et CIO chez Pictet Wealth Management

Les turbulences observées ces deux dernières semaines sur les marchés ont mis en lumière les sociétés les plus vulnérables. C’est ainsi qu’au Royaume-Uni, la compagnie aérienne régionale Flybe a fait faillite. Bien qu’en position de monopole sur la plupart de ses lignes, la société n’était parvenue à en rendre bénéficiaires que quelques-unes et avait enregistré des pertes pendant près de 10 ans avant de décider de quitter la cote en 2018. Le jour même où se scellait le sort de Flybe, la banque centrale indienne prenait le contrôle du prêteur privé Yes Bank, qui pâtit d’une lourde dette.

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Coronavirus : de l’épidémie à la « pandémie médiatique »

par Jean-Jacques Friedman, Chief Investment Officer chez VEGA IM et Natixis Wealth Management

Lors de la phase aigüe de stress des marchés de la semaine dernière, nous avions rédigé deux flash marchés à partir desquels nous concluions qu’une première vague de capitulations était intervenue alors que les supports de long terme avaient été atteints, permettant une reprise de risque soit tactiquement soit au travers de produits structurés bénéficiant d’une volatilité élevée. Un autre point souligné était le « super Tuesday », qui pouvait être un nouvel élément de focalisation des marchés actions américains, lesquels ont enregistré des baisses supérieures à celles des marchés européens ou chinois la semaine dernière, ce qui était surprenant au regard de la récente baisse des taux.

Alors que les marchés rebondissent nettement depuis quelques jours, nous jugeons nécessaire de rédiger un point suite aux nouveaux évènements survenus cette semaine.

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Coronavirus : propagation internationale et risque de perte extrême (tail risk)

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

La diffusion internationale du coronavirus oblige à en réévaluer les conséquences pour l’économie mondiale. L’épidémie, qui combine chocs de demande, d’offre et de confiance, a un impact direct sur l’économie touchée par le virus via la baisse des dépenses et de la production (fermeture des usines et des bureaux, restrictions concernant les voyages). Cela, à son tour, crée des effets indirects au plan international : les partenaires commerciaux accusent une baisse des exportations vers les pays frappés par l’infection mais la rupture des chaînes d’approvisionnement peut aussi entraîner une chute de la production. L’impact global dépend de la taille du pays et de sa place dans la chaîne d’approvisionnement, d’où les inquiétudes entourant l’évolution de la situation en Chine.

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La croissance en quarantaine

par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé chez Amplegest

L’expansion du coronavirus est aujourd’hui le sujet de préoccupation majeur pour l’économie mondiale. La prolifération du virus venu de Chine et son apparition dans différents pays se traduisent par des mesures drastiques de confinement. La perturbation des chaines de production qui en résulte impacte significativement la croissance mondiale. Celle-ci était pourtant sur une tendance positive, aux Etats-Unis, en Europe et en Chine avant cet évènement imprévisible.

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Coronavirus : et si l’économie réelle reprenait la main sur le financier ?

par Jean-Jacques Friedman, Chief Investment Officer chez Natixis Wealth Management

Au-delà du drame de l’épidémie, les mesures de protection et les difficultés de reprise de production pourraient entraîner des blocages dans les chaînes de valeur, déjà questionnées par la guerre commerciale. « Un tel scénario est de nature à peser sur les marges des entreprises et à brider les perspectives de la croissance mondiale », estime Jean–Jacques Friedman, CIO de Natixis Wealth Management. La macroéconomie pourrait ainsi revenir au cœur des préoccupations des investisseurs cette année.

Malgré le ralentissement de la croissance mondiale et le feuilleton de la guerre commerciale, la forte progression des indices boursiers observée en 2019 s’explique en grande partie par des facteurs financiers, comme le soutien des Banques Centrales et la hausse des multiples de valorisation. Ces facteurs financiers étaient encore largement dominants en début d’année.

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Le coronavirus : une cause supplémentaire d’effritement de la croissance mondiale

par Christophe Morel, Chef économiste, et Thuy Van Pham, Economiste chez Groupama AM

L’épidémie en cours de coronavirus constitue un argument supplémentaire à notre scénario d’effritement de la croissance mondiale. Et cela pour 4 raisons principales :

1 - Le coronavirus pèsera sensiblement sur la croissance chinoise

Le coronavirus aura un impact à la baisse significatif sur la croissance en Chine, singulièrement pour deux raisons. D’abord, il est survenu pendant la période du Nouvel An qui est traditionnellement un moment de forte consommation de biens et de services (transports et hôtellerie). Ensuite, il s’est traduit par des mesures drastiques de fermetures d’usines dans des régions représentant près de 95% du PIB, ce qui pèsera fortement sur l’activité industrielle du premier trimestre.

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La Russie rebondit

par Nikolay Markov, Economiste chez Pictet Asset Management

Les événements politiques ont rendu mon séjour à Moscou, la semaine dernière, beaucoup plus fructueux que ce qui était prévu à l’origine. Malgré la démission-choc du Gouvernement, je reste optimiste sur les perspectives économiques de la Russie en 2020 et au-delà.

La principale leçon à retenir est que Vladimir Poutine a clairement signifié qu’il resterait à la tête de l’État russe après 2024 alors que, selon la constitution du pays, il ne devrait plus pouvoir occuper les fonctions de président. La stabilité au plus haut niveau de l’État est un facteur positif, tout comme le choix d’un Mikhail Mishustin proche des milieux d’affaires pour assurer l’intérim au poste de Premier ministre. Il laisse entrevoir la possibilité d’une croissance économique encore plus forte à moyen terme.

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Coronavirus : évaluer les conséquences économiques

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Chiffrer les conséquences du coronavirus est un énorme défi. On peut les quantifier sur certains sujets grâce à un niveau satisfaisant de visibilité : répercussions internationales du choc de demande ou encore augmentation globale de l'incertitude. La visibilité relative aux effets des ruptures d’approvisionnement est beaucoup plus faible. La visi- bilité des impacts sur la Chine est encore moindre. À court terme, la différence entre la prévision consensuelle et le résultat devrait être supérieure à la normale. Cependant, si le pic de l'épidémie est atteint rapidement, la visibilité devrait s'améliorer très vite et donc soutenir la confiance.

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Tout progrès dans les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine bénéficie aux actions chinoises

Par Jian Shi Cortesi, Gérante de portefeuille, Actions de croissance asiatiques/chinoises chez GAM

Le sentiment à l’égard des actions chinoises est devenu négatif en 2018, les investisseurs étant de plus en plus incertains quant à la façon dont l’économie chinoise pourrait être affectée par la guerre commerciale sino-américaine. L’administration américaine a imposé des droits de douane sur près de 50% des marchandises importées de Chine en 2018 afin d’équilibrer la balance commerciale entre les deux pays, mais aussi pour répondre directement à ce qui était considéré comme des politiques commerciales inéquitables de la Chine envers les Etats-Unis.

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Australie : le miracle économique rattrapé par la crise climatique

Par Juliette Cohen et Bastien Drut, Stratégistes chez CPR AM

L’économie australienne a longtemps semblé protégée des crises économiques et financières mondiales des dernières décennies. L’Australie a en effet prospéré grâce au développement de son industrie minière (fer, charbon, or), ce qui lui a valu un certain nombre de critiques en ce qui concerne son rôle dans le changement climatique. Nous revenons dans ce texte sur les événements climatiques exceptionnels survenus cette année en Australie, ainsi que sur leurs conséquences pour l’économie du pays.

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