Mondialisation

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Le tourbillon géopolitique

par Steen Jakobsen, Chef économiste chez Saxo Bank

La Réserve fédérale ayant fait le choix radical de substituer sa politique de QE par un QT, et la rhétorique géopolitique entre États-Unis, Corée du Nord et Iran, allant crescendo, l’heure n’est guère propice à la béatitude. Malheureusement, le monde s'est laissé bercer par une fausse illusion de sécurité et ignore encore les dangers auxquels nous devons faire face.

« La Fed est entrain de commettre une énorme erreur politique fondée sur son« espoir » que l'inflation évoluera selon le modèle réfutable de la courbe de Phillips. »

« Cette tentative de sortie de la Fed est un sujet de préoccupation mais la vraie question concerne notre outil de prédiction économique préféré, c’est à dire, l’impulsion du crédit, qui est entrain de s’effondrer. »

« Nous sommes enclins à croire que ce n’est pas en retirant la fameuse coupe à punch ‘the punch bowl’ qu’on mettra fin à la fête. »

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Rien ne saurait remettre en cause les perspectives de croissance

par Philippe Ithurbide, Directeur Recherche, Stratégie et Analyse chez Amundi

La situation économique a de quoi rassurer les marchés financiers : le Brésil et la Russie confirment leur sortie de récession, la croissance s’avère un peu plus solide que prévu en Chine, la zone euro maintient un rythme de croissance bien au-dessus de son potentiel, ainsi que le Japon dont la phase d’expansion est historiquement longue et forte. On parle désormais de normalisation des politiques de bilans de la BCE et de la Fed. Il ne faut pas croire que cela se fera rapidement, mais cette tendance prouve combien les banques centrales sont plus confortables avec le niveau de croissance. C’est en tout cas ce qui se passe en zone euro.

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Matières premières : les prix bas sont-ils faits pour durer ?

par Alessandro Rovelli, Analyste crédit, et James Balfour, Gérant actions chez Aviva Investors

Les récentes prévisions montrent que la croissance globale se renforce en 2017, mais les perspectives des marchés des matières premières restent mitigées.

Prévoir, avec certitude, les prix du pétrole et des autres matières premières est, nous le savons tous, un exercice difficile. Une désormais célèbre prévision, de Goldman Sachs en 2008, qui était que le prix du baril de pétrole brut atteindrait les 200 $ est toujours dans les esprits. Mais en seulement quelques mois, le prix du baril avait chuté et avoisinait les 40 $, conséquence du début de la crise financière1.

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La politique d’investissement de la Chine : une volonté d’expansion affichée

par Laetitia Baldeschi, Co-Responsable des Etudes et de la Stratégie chez CPR AM

Le Président Xi Jinping accélère sa communication sur les « nouvelles Routes de la soie. » Doit-on y voir une modification majeure de la stratégie extérieure chinoise ? Il est clair que l’intervention du président chinois au forum de Davos, favorable à la globalisation, a été de nature à surprendre, mais il convient de la replacer dans un contexte particulier. En effet, la Chine, depuis 2012 doit faire face à un essoufflement de son modèle de croissance reposant sur l’investissement et l’exportation. M. Xi a choisi dès 2012 de projeter la puissance économique de la Chine vers l’Europe à travers l’Asie centrale, a n de contrecarrer l’isolement du pays sur son côté Est.

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Arabie saoudite : le modèle rentier à l’heure des réformes et des crises régionales

par Olivier Le Cabellec, Economiste chez Crédit Agricole

La chute durable des prix du pétrole autour de 50 dollars le baril remet en cause l’économie profondément rentière de l’Arabie saoudite qui tire 90% de ses revenus fiscaux, 80% de ses revenus d’exportation et 40% de son PIB de la production de pétrole.

La chute des recettes pétrolières a entraîné l’apparition de déficits jumeaux élevés et un ralentissement de la crois- sance du PIB. Les mesures d’ajustement prises sont assez vigoureuses (hausse de la dette souveraine, baisse des sub- ventions, hausse encore modeste des impôts et suspension de projets immo- biliers étatiques). Mais elles sont un peu trop pro-cycliques, ce qui affecte la croissance, et manquent parfois de fermeté.

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Chine : Immobilier, MSCI et autres potins

par Sylvain Laclias, Economiste au Crédit Agricole

La production industrielle et les ventes au détail se sont stabilisées en mai, temporisant le ralentissement de l’activité économique esquissé le mois d’avant.

L’immobilier s’essouffle néanmoins, qu’il s’agisse des ventes, des nouvelles constructions, de l’investissement dans le secteur ou des prix. Et ce mouvement devrait le plus probablement se poursuivre à court terme, au risque d’entraîner l’ensemble de l’économie dans son sillage.

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Economie mondiale : face aux risques endogènes

par William De Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Même quand le ciel est bleu, mieux vaut penser à prendre son parapluie, d’autant plus quand il y en a peu de disponibles. C’est le cas dans le monde économique et financier actuel où la marge de manœuvre des politiques monétaire et budgétaire pour relancer la croissance est terriblement réduite. Raison de plus, donc, de scruter l’horizon et de se préparer à l’arrivée des nuages. Dans cet exercice, il convient de distinguer les facteurs exogènes des facteurs endogènes. Parmi les premiers on trouve surtout des éléments d’incertitude dont il est impossible d’évaluer la probabilité. On peut penser ici aux chocs (géo)politiques. La prévision est alors conditionnée par le scénario (« vous serez trempé si vous n’avez pas de parapluie »).

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Naviguer sur les marchés à l’heure des vacances

par Christopher Dembik, Responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank

C’est certainement la première fois en l’espace de trois ans que je suis aussi optimiste à propos de l’économie mondiale et, également, de l’avenir de la zone euro. Le risque politique avait été le principal marqueur des marchés financiers en 2016, à cause du Brexit et de l’élection surprise de Donald Trump. Cependant, comme l’a magistralement démontré le résultat de l’élection présidentielle française, les investisseurs ont eu tort au premier semestre 2017 de se focaliser autant sur l’agenda politique européen. Les points d’attention du marché, selon moi, sont en fait la tendance positive de l’économie européenne (jusqu’à présent) et le ralentissement du cycle du crédit aux Etats-Unis et en Chine. Rien d’inquiétant à cela.

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Le commerce mondial peut-il redevenir un moteur de croissance?

par Philippe Ithurbide, Directeur Recherche, Stratégie et Analyse chez Amundi

La croissance en zone euro progresse, ce qui conforte notre opinion sur les actifs risqués de la zone. L’investissement se redresse peu à peu, la consommation reste solide et les perspectives de soutiens budgétaires et scaux améliorent les perspectives... Il ne manque plus que les échanges commerciaux et tous les moteurs de croissance seront alors allumés...

La croissance économique redevient plus solide, notamment en zone euro, et il est légitime d’être relativement optimiste

En effet, les moteurs de croissance s’allument un à un. Certes, rien de bien spectaculaire pour le moment, mais une tendance néanmoins intéressante.

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Un voyage en mer en Asie du Sud-Est

par Mark Mobius, Président exécutif de Templeton Emerging Markets Group

Les déplacements en avion sont un moyen rapide et pratique d’aller d’un endroit à un autre, mais il est parfois agréable de ralentir le rythme et de profiter du trajet. Le voyage en mer vous donne le temps de réfléchir à ce que vous avez vu à l’occasion de différentes escales, des ports maritimes endormis à l’agitation des centres commerciaux et d’expédition.

J’ai récemment embarqué sur un bateau en direction de la Thaïlande, du Cambodge et du Vietnam en Asie du Sud-Est, une zone qui nous intéresse beaucoup depuis que nous avons commencé à investir dans les marchés émergents en 1987.

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