Mondialisation

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Combien d’hirondelles pour faire le printemps ?

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

L’économie mondiale va-t-elle connaître cette année un printemps précoce ? Certes, une hirondelle ne fait pas le printemps, selon le dicton, mais les économistes divergent sur le nombre de données positives nécessaires pour conclure à un changement de saison. De manière générale, les résultats des enquêtes récentes sont repartis à la hausse, en particulier dans le secteur manufacturier et pour les commandes à l’exportation. Dernièrement, les données pour la zone euro dépassent les prévisions après une baisse sensible au T4 2019, qui s’est traduite par une très faible croissance dans la zone (0,1%) et même une légère contraction en France (-0,1%).

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L’économie mondiale face à l’inconnue du virus

par Emmanuel Auboyneau et Xavier d’Ornellas, Gérants associés chez Amplégest

Depuis la mi-janvier le « coronavirus » venu de Chine douche l’optimisme des marchés qui tablaient sur l’amélioration de l’économie mondiale. Nous ne pouvons pas exclure un trou d’air conjoncturel mais restons confiants dans la poursuite du cycle de croissance.

Les dernières statistiques aux Etats-Unis, en Chine, au Japon ou en Europe nous confortent dans notre vision optimiste de l’économie mondiale. Les moteurs de la consommation et des services tournent à plein régime, aidés notamment par les mesures de relance du pouvoir d’achat dans les principaux pays. L’industrie semble se redresser progressivement grâce à l’accalmie sur le front commercial sino-américain. Les indicateurs de confiance (ménages et industriels) sont à un haut niveau, laissant augurer d’une poursuite de l’embellie au cours des prochains mois.

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Chine : au-delà du Coronavirus, reprise économique en vue !

par Sébastien Galy, Stratégiste Macro Senior chez Nordea Asset Management

L’économie chinoise devrait rebondir au cours du second semestre 2020, soutenue par une série de mesures prises par le gouvernement chinois, comme l’accord commercial avec les Etats-Unis ou encore le désendettement des sociétés non financières. Au cours du premier semestre, les chocs importants à l’œuvre ces derniers mois vont continuer de s'estomper. Cet éventuel rebond de l'activité devrait profiter à l'Asie Pacifique, à l'Amérique latine, à l'Allemagne ainsi qu’aux valeurs de croissance américaines. L'augmentation des réserves de change devrait exercer une pression à la hausse sur l'EUR/USD d'ici la fin de l'année.

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Chine : une dichotomie de risques et d’opportunités

par Charlie Sunnucks, Gérant Marchés émergents chez Jupiter AM

Les vingt-cinq dernières années ont été marquées par des transformations pour la Chine. Le pays autrefois considéré comme "l'usine du monde" est devenu un moteur essentiel de la croissance mondiale et un acteur géopolitique important. La transition n'a pas été une ascension linéaire, ni sans compromis, mais elle a permis de sortir des millions de personnes de la pauvreté et de développer un certain nombre d'entreprises chinoises mondialement reconnues. Cette évolution a créé des frictions croissantes. Des services 5G en Europe au e-commerce en Asie du Sud-Est, les entreprises chinoises ne sont plus de simples observateurs en marge des opportunités mondiales, mais cherchent activement à se développer et à être compétitives à l'étranger.

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Chine : de bonnes opportunités durant l'année du Rat mais avec sélectivité !

par Sean Taylor, CIO APAC chez DWS

L’année du Rat commence en Chine ce samedi. Il est dit que ceux qui sont nés sous le signe de cet animal ont un bon flair pour les affaires. Au cours des douze prochains mois, nous pensons que les marchés de capitaux de la deuxième économie mondiale offriront de bonnes opportunités. La principale raison de notre confiance est l'accord commercial de "phase 1" récemment conclu avec les États-Unis, qui rétablira la confiance dans l'économie nationale. Nous prévoyons également que le taux de change du renminbi restera stable. Toutefois, compte tenu des risques persistants au niveau mondial, il est peu probable que l'Année du Rat soit un succès éclatant. Les investisseurs devront donc analyser très attentivement les fondamentaux et les niveaux de valorisation et adopter une approche sélective et tactique.

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L’économie chinoise à l’ère d’une lente et laborieuse transition

par Christophe Morel, Chef économiste, et Thuy Van Pham, économiste Marchés Emergents chez Groupama AM

Depuis le discours introductif de Xi Jinping au 18e Congrès du Parti Communiste chinois en octobre 2017, l’accent est davantage mis sur un développement « de qualité » de l’économie plutôt que sur son rythme.

Outre la volonté d’accélérer la réorientation du modèle de croissance vers le marché domestique, trois « batailles décisives » ont été identifiées pour assurer une croissance soutenable : la stabilité financière, la lutte contre la dégradation environnementale et la réduction des inégalités. Les premiers signes positifs ont été relevés, avec le recul du crédit accordé par le « shadow banking » (ou système bancaire non officiel) et les fermetures d’usines polluantes et inefficientes. Ils ont été accompagnés par la poursuite de l’ouverture graduelle du secteur financier aux acteurs étrangers.

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Accord commercial entre Washington et Pékin : peu de raisons de se réjouir

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Dans une perspective contrefactuelle, un accord commercial, quel qu’il soit, est préférable à l’absence d’accord. Il en va de même en politique monétaire : des taux bas peuvent ne pas réussir à faire remonter l’inflation mais la situation serait pire si les taux directeurs n’avaient été abaissés. Compte tenu des chiffres sur le PIB chinois publiés cette semaine (croissance de 6,1% en 2019, le taux le plus faible depuis 1990), Pékin ne peut que se féliciter d’avoir à présent moins d’obstacles majeurs à surmonter.

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Une vue des marchés émergents sur les tensions entre les États-Unis et l'Iran

par Manraj Sekhon, Bassel Khatoun et Salah Shamma, Membres de l’équipe Franklin Templeton Emerging Markets Equity

Depuis la création de la République islamique, jamais les États-Unis n'avaient osé s'en prendre à un haut dirigeant iranien comme ils l'ont fait avec l'assassinat du général Qassem Soleimani, commandant de la Force Al-Qods du corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI). En le prenant ouvertement pour cible, les États-Unis ont profondément modifié les règles d'engagement dans la région. L'élimination de Soleimani a soulevé un certain nombre de questions importantes dans la mesure où il représentait l'armée ; et l'Iran a considéré que cette intervention ne devait pas rester sans réponse.

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Pays émergents : des perspectives de croissance fragiles en 2020

par Thuy Van Pham, Economiste Marchés Emergents chez Groupama AM

L’indice PMI du secteur manufacturier des 15 principales économies émergentes (EMs) s’est redressé fin 2019. Il est estimé à 49 contre 48,2 en novembre (cf. graphique 1). L’indice reste toutefois faible. Il est en dessous de la ligne des 50 pour le huitième mois consécutif, suggérant que le climat des affaires demeure dégradé dans les EMs dans son ensemble.

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Les marchés et l’incertitude géopolitique : une complaisance (ir)rationnelle ?

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

La réaction du marché a été très modérée si on la compare aux analyses, faites par les observateurs politiques depuis le début de l’année, de l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran. On peut être tenté d’y voir l’illustration d’une complaisance irrationnelle, reposant sur une sous-estimation des risques, bien que l’interprétation opposée soit tout aussi défendable : ce qui, de prime abord, semble tenir de l’excès de confiance pourrait, en fait, refléter une évaluation rationnelle de l’incertitude.

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