Mondialisation

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Croissance économique : des éléments pérennes

par Jérôme Tavernier, Directeur de la Gestion chez VEGA IM

Les statistiques publiées en mars le confirment : la qualité de la croissance économique perdure, elle se diffuse dans toutes les zones géographiques et elle est équilibrée entre consommation et investissement. Du fait de leurs niveaux très élevés, les indices manufacturiers aux États-Unis se sont légèrement repliés, notamment sur les composantes « production », commandes à l’export et nouvelles commandes. Parallèlement à la confiance des chefs d’entreprise, les créations d’emplois s’établissent (jusqu’à présent) à des niveaux élevés.

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Etats-Unis : de partenaire à adversaire commercial ?

par William De Vijlder, Chef Economiste chez BNP Paribas

Le commerce international est sur un terrain glissant et le partenaire commercial d’hier semble, selon certains, se muer en adversaire. D’aucuns diront qu’une guerre commerciale est facile à gagner mais, en réalité, les conséquences sont complexes et diverses, et au final tout le monde en sort perdant. Prenons l’exemple des tarifs douaniers américains : leur instauration a un effet de substitution (la production américaine remplace les importations dans la mesure où elle peut être augmentée et où elle répond aux exigences des clients) et un effet de redistribution, des pays exportateurs (baisse d’activité) vers les producteurs américains (hausse d’activité).

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Macroéconomie et marchés financiers : 2018, retournement de cycle en vue ?

par Witold Bahrke, Stratégiste chez Nordea Asset Management

L'année dernière a été marquée par un excellent environnement économique : la croissance mondiale a accéléré et l'inflation est restée plus modérée qu’attendu. Cet environnement a permis aux entreprises de dégager de solides bénéfices, tout en incitant les banques centrales à rester accommodantes. Ces facteurs, associés à une faible volatilité, ont permis de créer un cercle vertueux pour les investisseurs.

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La conjoncture mondiale donne-t-elle déjà des signes de faiblesses ?

par Mabrouk Chetouane, Responsable de la recherche et de la stratégie chez BFT IM

Les marchés actions sont entrés depuis peu dans un régime de volatilité plus marquée. Cette nouvelle tendance reflète-t-elle une dégradation des fondamentaux économiques ?

Après un début d’année en fanfare, les marchés évoluent sans direction claire depuis février, enchaînant les séances de replis et de rebonds parfois accompagnés d’une forte amplitude. Le risque inflationniste et le protectionnisme américain ont été à l’origine de ces mouvements. Pourtant, malgré ces inquiétudes, les fondamentaux économiques restent toujours solides.

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En termes de croissance, le mieux peut se révéler l’ennemi du bien

par Catherine Lebougre, Economiste au Crédit Agricole

Le dopage budgétaire américain va stimuler la croissance américaine au point de l’entraîner vers des sommets dangereux, mais encore lointains. L’en faire redescendre en douceur sera une tâche ardue pour la politique monétaire américaine. L’essoufflement naturel du cycle européen et la consolidation de la croissance dans l’univers émergent peuvent ainsi se poursuivre sous une double condition : l’absence, d’une part, de durcissement excessif de la part de la Federal Reserve et, d’autre part, de guerre commerciale « tous azimuts ». Ces deux risques ne semblent cependant pas imminents et un optimisme « raisonnable » paraît encore être de mise.

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Les Etats-Unis contre la Chine : une guerre commerciale peu probable

par Ross Teverson, Gérant Jupiter Global Emerging Markets chez Jupiter AM

La taxe proposée par l'administration Trump sur 60 milliards de dollars US d'importations chinoises et l'annonce consécutive par la Chine d’une taxe en représailles sur les importations américaines ont inquiété de nombreux investisseurs. Toutefois, selon nous, alors q’une guerre commerciale généralisée serait profondément néfaste pour les actions de part et d’autre du Pacifique, nous pensons qu’un tel scénario est peu probable.

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Croissance mondiale pour tous : une idée à oublier

par Christopher Dembik, Responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank

Fin 2017, les marchés avaient adopté l’idée d’une « croissance/relance mondiale généralisée ». Un trimestre plus tard, les analystes ont bien du mal à trouver ce qui pourrait justifier une hausse de l’inflation et commencent à réaliser que la croissance mondiale généralisée prévue ne prend pas forme.

Les espoirs de reflation ont fait long feu, malgré les craintes de guerre commerciale. Dans les pays du G7, l’inflation moyenne est restée stable l’année dernière, aux alentours de 1,7 %. Dans le groupe « BRICS plus Indonésie », où les pressions inflationnistes sont traditionnellement plus fortes, on observe une nette convergence des taux d’inflation avec ceux des pays développés. Dans les pays émergents, l’inflation, à seulement 3,2 % en glissement annuel, est à son plus bas niveau depuis la crise financière mondiale de 2007.

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Dans les dédales de la bataille commerciale

par William De Vijlder, Chef Economiste chez BNP Paribas

« Le soleil continue de briller sur l’économie mondiale, mais des nuages montent à l’horizon. Les tensions commerciales, en particulier, sont de plus en plus préoccupantes… »

Ce passage est extrait d’une contribution de Christine Lagarde au blog du FMI cette semaine. L’OCDE tire elle aussi la sonnette d’alarme. Les conflits commerciaux sont devenus chose courante. Le graphique montre la fréquence quotidienne, depuis 2009, des références à la « guerre commerciale » ou au « protectionnisme » dans les articles de Bloomberg. L’évolution concernant l’utilisation du mot « protectionnisme » depuis fin 2016 est frappante. Au-delà de la couverture médiatique, on observe depuis la Grande récession une nette tendance à davantage de protectionnisme de la part de plus en plus de pays.

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Droit de douane aux Etats-Unis : la menace d’une guerre commerciale pèse-t-elle sur les marchés ?

par Michael Kagan, Gérant chez ClearBridge Investments (Legg Mason)

Nous nous attendions depuis le début de l’année dernière à la mise en place de droits de douane sur l’acier et l’aluminium. Si l’Europe a vivement réagi, la Chine est pour sa part demeurée muette alors qu’il s’agit du pays le plus directement touché par ces restrictions commerciales.

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La politique du chacun pour soi

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

La croissance est revenue mais déjà chaque pays veut jouer sa propre partition. L’unité n’est plus de mise et l’économie mondiale est en train de changer rapidement de route. Pendant la phase de reprise en 2016 et 2017 la situation globale était relativement stable, sans déséquilibres majeurs. Les banques centrales lâchaient du lest quand cela était nécessaire pour absorber les moindres aspérités. Et cela a plutôt bien fonctionné puisque progressivement l’allure des différentes régions du monde est devenue plus cohérente renforçant ainsi la dynamique de l’expansion et des échanges. Les économistes étaient obligés de réviser systématiquement à la hausse leurs prévisions.

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