Mondialisation

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Chine : changement de cap ?

par Sylvain Laclias, Economiste au Crédit Agricole

2017 ne démarre pas trop mal. L’activité économique reste dans l’ensemble sur la même dynamique qu’au dernier trimestre 2016, lorsque la croissance s’était élevée à 6,8%.

A y regarder de plus près, plusieurs points questionnent, cependant. Les ventes au détail s’essoufflent. Est-ce passager ou pas ? L’immobilier demeure l’un des principaux moteurs de l’économie, mais le secteur présente de réelles fragilités. Puis cette performance de début d’année s’est probablement faite au prix d’un accroissement supplémentaire de la dette domestique.

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Le dragon chinois dynamisé par la consommation

par Lan Wang Simond, Senior Investment Manager chez Pictet AM

Le consommateur chinois, de plus en plus aisé et averti, génère de nouvelles opportunités d’investissement. Une approche long/short contribue à minimiser le risque.

La Chine fut un temps la principale source de produits manufacturés bon marché du monde. Mais, désormais, l’économie chinoise se métamorphose en un centre d’innovation technologique de plus en plus tiré par la consommation intérieure. Cette mutation crée des gagnants et des perdants parmi les entreprises du pays, donnant naissance à un vaste réservoir d’opportunités pour les investisseurs en actions en général, et pour les stratégies "long/short" en particulier.

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Chine : le chant du coq et quelques mauvais cygnes

par Sylvain Laclias, Economiste au Crédit Agricole

Trois points d’attention sont à mentionner ce mois-ci : l’évolution des réserves de change, la politique de la Banque centrale et les conditions monétaires, ainsi que les relations avec les Etats-Unis.

Les réserves de change ont baissé franchissant la barre symbolique des 3 000 Mds USD. Les sorties de capitaux perdurent, et Pékin risque de devoir jongler cette année encore avec les réserves (puiser dedans), le yuan (le laisser se déprécier) et les contrôles de capitaux (en ajouter sur les sortants).

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Zone euro : une fragile stabilisation des parts de marché à l’exportation

par Philippe Vilas-Boas, Economiste au Crédit Agricole

La zone euro est une grande puissance exportatrice. Ses exportations de biens représentent plus du quart des exportations mondiales. Elle a toutefois perdu du terrain sur la décennie 2000 au profit de l’Asie, et plus spécifiquement de la Chine. Depuis 2012, la position de la zone euro s’est stabilisée dans un environnement de faible progression du commerce mondial.

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Emergents : prudence de rigueur

par François Faure, Economiste chez BNP Paribas

Le Trump tantrum a laissé peu de traces sur les conditions financières des pays émergents exception faite du Mexique et de la Turquie. Malgré l’augmentation des taux longs américains, le coût de financement en dollar des entreprises est même à un plus bas historique.

Les cours du pétrole et des métaux ont continué de se redresser et les échanges extérieurs retrouvent des couleurs.

Pour autant, le FMI et la Banque mondiale ont encore révisé à la baisse leurs prévisions de croissance pour 2017 et insistent sur les risques baissiers plus que sur l’effet d’entraînement du stimulus budgétaire aux Etats-Unis.

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Egypte : les défis économiques d’un régime politique crispé

par Olivier Le Cabellec, Economiste au Crédit Agricole

Depuis le « printemps arabe » de 2011, l’Égypte n’a pas réussi à stabiliser sa situation politique qui reste tendue. Et depuis 2014, le pouvoir militaire se crispe de plus en plus ce qui affecte la popularité et la légitimité du président-général Al-Sissi, alors que la situation sécuritaire reste précaire.

Par ailleurs, les déséquilibres macro-économiques accumulés depuis 2010 et l’effondrement des recettes en devises (tourisme, Canal de Suez et transferts des émigrés) ont rendu nécessaire une aide externe importante du FMI et des pays du CCG pour soutenir les réserves en devises de la Banque centrale.

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Les investisseurs sont-ils devenus trop optimistes à propos de la présidence de Trump ?

par Stephen Mitchell, Responsable de la stratégies actions internationales chez Jupiter Asset Management

Je pense que les investisseurs restent d’une manière générale prudents quant à l’impact potentiel de la présidence de Donald Trump, étant soit frustrés soit rassurés par les fameux « pouvoirs et contrepouvoirs » du système politique américain qui impliquent que les trois organes du pouvoir ont leur mot à dire sur les mesures que Donald Trump peut implémenter.

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Pékin face à la menace des sorties de capitaux

par Christine Peltier, Economiste chez BNP Paribas

La "stabilité" sera la priorité des autorités chinoises jusqu'au 19ème Congrès du Parti Communiste de l'automne 2017, mais ce cap pourrait s’avérer difficile à maintenir.

Les risques baissiers sur les perspectives de croissance en 2017 sont élevés, et la dynamique des comptes externes pourrait également générer de l'instabilité. Les pressions sur le yuan et les sorties de capitaux, qui se sont accrues depuis quelques mois, devraient persister à court terme.

La baisse des réserves de change et la dépréciation du yuan sont donc amenées à se poursuivre. Pour les limiter, Pékin n'hésitera pas à durcir ses mesures de contrôle des capitaux.

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Perspectives 2017 : l'élection de Trump ouvre un vaste champ des possibles

par Frédérique Cerisier et Jean-Luc Proutat, Economistes chez BNP Paribas

L'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis ouvre un vaste champ des possibles, y compris celui de voir à court terme l'activité se renforcer.

Nous révisons en hausse nos prévisions de croissance, d'inflation et de taux d'intérêt américains à horizon 2017 et 2018.

Les baisses d’impôts à venir interviendront dans un contexte de quasi plein emploi ; les tensions sur les salaires et les prix devraient s’accentuer.

Dans ce contexte, la Réserve fédérale (Fed) devrait être amenée à relever un peu plus vite ses taux directeurs.

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Le vrai luxe moderne

par Hervé Juvin, Président de L’Observatoire Eurogroup Consulting

De quoi avons-nous réellement envie ? La question hante la conscience occidentale, les directeurs marketing, et tous ces dirigeants qui suivent la maxime du Président historique d’Intel, Andy Grove ; « Seuls, les paranos survivront ». C’est que les préférences bougent, c’est que les priorités des consommateurs bougent plus vite encore, et que les industriels commencent dans le secret de leurs cellules d’innovation, à en tirer les conséquences.

En un mot comme en cent, la préférence pour le corps, son bien-être, sa forme, sa séduction, et sa longue vie, quand elle rencontre la dégradation de l’environnement, l’inquiétude sur la qualité sanitaire des aliments ou l’accès aux ressources naturelles, change les priorités.

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