Mondialisation

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Les marchés émergents face au Brexit

par Paul McNamara, Investment Director chez GAM

La décision inattendue des britanniques de voter pour une sortie de l’Union Monétaire a touché les marchés émergents de plein fouet. Les obligations libellées en devises locales ont baissé de 3% tandis que les actions ont perdu près de 4.9% depuis le vote (indices JP Morgan GBI-EM Global Div et MSCI EM Equity). Pour nous cet impact ne sera durable qu’à la condition que le vote ait des répercussions fondamentales sur les perspectives économiques mondiales.

Les marchés émergents sont relativement peu exposés au Royaume-Uni de manière directe, dès lors l’impact d’une récession britannique sur les échanges avec les pays émergents serait limité. Le risque le plus important est que l’augmentation de l’incertitude resserre le marché du crédit de la zone Euro et entraîne une récession de la zone Euro.

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Les banques centrales prêtes à tout

par Christopher Dembik, Responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank

Les résultats du référendum au Royaume-Uni vont faire augmenter la volatilité dans les semaines à venir sur les marchés financiers et pourraient pénaliser la croissance économique si l’incertitude autour du processus de sortie du Royaume-Uni n’est pas rapidement levée. Les actions rapides et efficaces des banques centrales, notamment de la Banque d’Angleterre et de la Banque Nationale Suisse, ont contribué à stopper la panique dans la foulée du référendum. Cependant, de nouvelles actions seront sûrement requises en cas de volatilité accrue.

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La course d’obstacles du TTIP

par Catherine Stephan, Economiste chez BNP Paribas

En juillet 2013, les Etats-Unis et l’Union européenne ont entamé des négociations en vue d’aboutir à la ratification du Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement (PTCI ou TTIP, en anglais).

De nombreux points restent en suspens à quelques mois des élections présidentielles américaines.

La Commission européenne et les Etats-Unis ont accéléré le processus des négociations, mais cet empressement inquiète certains dirigeants européens.

La défiance des dirigeants politiques doit toutefois être jaugée à l’aune de celle, croissante, de la population.

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S’adapter à un monde dominé par la croissance intérieure

par Christophe Donay, Responsable de l’allocation d’actifs et de la recherche macroéconomique, chef Stratège, Equity Partner chez Pictet

Ces derniers mois, des organismes internationaux tels que le FMI et la Banque mondiale ont révisé à la baisse leurs prévisions de croissance économique. Dans une économie mondiale caractérisée par une croissance atone et après des années d’austérité, les grands pays développés en Europe, aux Etats-Unis et au Japon tentent de stimuler la demande intérieure. Ce stimulus s’avère d'autant plus nécessaire que l’assouplissement quantitatif mis en œuvre par les banques centrales montre ses limites.

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Chine : Des statistiques du commerce extérieur encourageantes en mai

par Thuy van Pham, Economiste Marchés émergents chez Groupama AM

Les statistiques du commerce extérieur chinois ont été publiées. Dans l’ensemble, le tableau s’est éclairci, notamment du côté des importations. Celles-ci ont nettement bondi en mai, confirmant la stabilisation de la demande domestique. L’activité à l’exportation a également marqué une amélioration principalement grâce au rebond des ventes sur les marchés asiatiques.

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Etats-Unis : quel est le rythme de créations d’emploi « neutres »?

par Christophe Morel, Chef Economiste Groupama AM

En 2015 et au T1-2016, les créations d’emplois aux États-Unis ont été sur un rythme mensuel autour de 230K. Au fur et à mesure que l’économie américaine progresse dans le cycle, ces Rapports emploi n’ont pas vocation à se maintenir sur un rythme aussi élevé. On doit donc s’attendre à un ralentissement tout à fait normal des créations d’emploi.

Nous avons essayé de déterminer le « point- mort » de ces créations d’emploi, à savoir celui qui maintient le taux de chômage sur sa cible de long terme tout en absorbant la hausse de la population civile. On peut montrer que l’emploi est fonction du taux de participation, de la population civile et du taux dechômageselonlaformule :

Emploi = Taux de participation x Population civile
 x (1-taux de chômage)

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Hausse des prix du pétrole : soulagement ou source d’inquiétude ?

par William De Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

•  Le 20 janvier dernier, le baril de Brent touchait un point bas à USD 27,88 (EUR 25,52). Récemment, il a franchi la barre de USD 50.

•  Cette forte hausse a allégé les tensions financières des pays producteurs de pétrole, une évolution saluée par les marchés d’actions et d’obligations d’entreprise.

•  A plus long terme, ce renchérissement du pétrole pourrait être problématique. Il risque en effet de peser sur la croissance des dépenses de consommation et de créer une ambiguïté concernant la politique des banques centrales. De plus, les niveaux actuels restent bien inférieurs aux prix d’équilibre budgétaire des pays producteurs.

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Le Brésil entre dans une période de grande incertitude

par Maarten-Jan Bakkum, Senior Strategist Emerging Markets chez NN IP

En termes de politique économique, la présidente brésilienne Dilma n’aurait pas pu faire pire au cours des six dernières années. Néanmoins, il aurait mieux valu qu’elle ne soit pas destituée. La probabilité de réformes aurait alors été faible et il y aurait peut-être eu une crise de la dette, mais à plus long terme, ceci aurait été moins dommageable que la destitution. Le Brésil aurait pu prendre un nouveau départ après les élections de 2018, avec un gouvernement élu démocratiquement et les réformes qui s’imposent.

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« En marche »…vers une nouvelle crise

par Christopher Dembik, Economiste chez Saxo Banque

Les trois illusions sur lesquelles l’économie mondiale s’est construite à partir de la fin des années 90 ont été battues en brèche par l’éclatement de la crise financière mondiale.

La translation du pouvoir économique de l’Occident vers l’Asie était une chimère. Le poids des pays émergents dans le PIB mondial devrait atteindre 45% l’an prochain mais leur forte dépendance à l’économie américaine et leur recours excessif à l’endettement en dollar US les empêchent de jouer le rôle de relais de croissance qu’on prophétisait.

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Jeu, set et match pour Pékin

par Eva Balligand, Gérante de VEGA Emerging

Si le début d’année a été difficile pour les marchés actions, la chute des actions chinoises (H et A) est de loin la plus impressionnante. Indicateurs économiques mitigés, hausse du crédit inquiétante, ralentissement de la croissance, tensions sur le change qui auraient entrainé la chute des réserves, crise de confiance des investisseurs, le marché n’a pas manqué d’arguments pour expliquer l’ampleur de ce mouvement. Mais force est de constater que la donne est clairement en train de changer, aussi bien sur le plan économique que financier.

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