Mondialisation

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Conseil de Coopération du Golfe : une reprise incertaine en 2010

par Pascal Devaux, économiste chez BNP Paribas

Grâce au soutien des dépenses publiques, les pays du Conseil de Coopération du Golfe échappent à la récession en 2009. Les grands projets d’investissement restent des moteurs importants de l’activité.

L’amélioration des conditions de financement est réelle mais se limite, pour le moment, aux grands groupes et projets d’investissement liés au souverain.

Le risque de crédit a augmenté pour l’ensemble des segments (ménages, immobilier, construction principalement), mais les banques font preuve de solidité grâce au soutien public. Les grands groupes des Emirats Arabes Unis devraient pouvoir faire face à leurs obligations externes à court terme, mais l’impact de la crise en termes d’activité sera plus durable que pour le reste de la zone.

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Quelles interrogations sur la reprise ?

par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis AM

Depuis la rupture d’activité à l’automne 2008, les incertitudes ont porté sur la façon dont le système économique allait réagir. La crainte première était de constater une dégradation supplémentaire et continue de l’environnement qui aurait validé une dynamique proche de celle des années 30. Les autorités ont donc été très réactives, supportant une grande partie du risque pris par le secteur privé. Cette mutualisation a entraîné une augmentation spectaculaire des dettes publiques et un gonflement sans précédent des bilans des banques centrales.

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Etats-Unis : les reprises linéaires, ça n’existe pas !

par Florian Roger, économiste chez Crédit Agricole AM

Au cours de la semaine écoulée, de nombreuses statistiques économiques ont déçu les marchés. L’ISM manufacturier est ressorti à 52,6 alors que le consensus attendait 54. L’enquête des Payrolls a révélé que 263000 emplois avaient été détruits en septembre alors que seulement 150 000 pertes étaient escomptées. L’indice du Conference Board, qui mesure la confiance des consommateurs a légèrement rebaissé, passant de 54,5 à 53,1 alors qu’il commençait tout juste à remonter et qu’il se situe encore bien loin de sa moyenne de long terme (proche de 95).

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Amérique latine : reprise graduelle vers une croissance modérée à l’horizon 2011

par Carlos Quenan et Bénédicte Baduel, économistes chez Natixis

Dans le contexte d’un scénario de croissance mondiale plutôt faible jusqu’en 2011, la région latino-américaine devrait connaitre une reprise graduelle de l’activité économique. Après 4,9% de croissance régionale en moyenne sur la période 2003-2008, nous tablons sur une reprise progressive à partir de 2010 (+2,7%) pour déboucher sur croissance de 3,5% à l’horizon de 2011.

Pour 2009, notre scénario reste celui d’une récession somme toute modérée (-1,6%). Toutefois, les situations nationales apparaissent de plus en plus contrastées et, au-delà des impulsions positives provenant de l’environnement international, l’ampleur de la reprise dépendra en grande partie des caractéristiques structurelles des différents pays.

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La reprise reprend son souffle

par Eric Vergnaud, économiste chez BNP Paribas

Au fur et à mesure que la reprise de l’économie mondiale se dessine de plus en plus nettement, sa fragilité et son caractère très progressif se confirment, tout comme les écarts attendus en termes de performance entre pays industrialisés et émergents.

Ainsi, le FMI a révisé à la hausse ses prévisions de croissance mondiale pour 2010, à plus de 3% (prévision BNP Paribas 3,1%).

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Y aura-t-il un krach obligataire ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

Il est tentant de faire le parallèle entre les bulles sur les prix des actifs "privés" qui ont été observées avant la crise (actions, immobilier, ABS…) et une bulle sur les dettes publiques qui serait observée depuis la crise. La crise opère effectivement un transfert de l'endettement privé vers l'endettement public et la liquidité excédentaire qui faisait monter anormalement les prix des actifs privés avant la crise pourrait faire monter anormalement les prix des dettes publiques après la crise, c'est-à-dire déprimer anormalement les taux d'intérêt à long terme.

L'équivalent de l'explosion des bulles sur les actifs privés serait donc un "krach obligataire" avec très forte remontée des taux d'intérêt à long terme. Mais nous ne sommes pas du tout convaincus qu'il y aura crise obligataire :  

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Marchés : les nuages n’ont pas disparu à long terme

par Romain Boscher, directeur des gestions chez Groupama AM

Les chiffres publiés dans le courant de l’été donnent l’image d’une récession qui aura été finalement plus précoce, plus profonde mais aussi plus courte qu’anticipé.

  • Plus précoce, car les révisions des statistiques font état d’une croissance négative dès le printemps 2008 en zone euro et au Japon, dès l’été aux Etats-Unis, montrant que la récession avait débuté avant la faillite de Lehman Brothers ;
  • Plus profonde, car entre la mi-2008 et la mi-2009, la baisse du PIB aura approché 4% aux Etats-Unis, 5% en Zone euro et 8% au Japon ;
  • Plus brève, car les indicateurs récents montrent que l’activité s’est plus ou moins stabilisée au printemps et a sans doute rebondi dès le troisième trimestre de cette année.

 

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La longue convalescence des banques américaines

par Aurore Wannesson-Raynaud, stratégiste chez Axa IM

Il y a tout juste un an, la faillite de Lehman Brothers précipitait le secteur bancaire dans la pire crise qu’il ait connu depuis les années 30. Un marché interbancaire paralysé, des pertes massives sur leurs portefeuilles de titres, l’impossibilité d’émettre de la dette non garantie, tel était l’environnement pour les banques, américaines en particulier. Sortir de l’impasse n’était nullement trivial.

Néanmoins, depuis, grâce à une intervention sans précédent des pouvoirs publics (Fed, Trésor, FDIC), la situation s’est normalisée.

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Etats-Unis : sortie de récession, mais les problèmes bilanciels demeurent

par Laurent Berrebi, directeur des études économiques de Groupama AM

Le retour de la croissance en T3, qui devrait être entre 2 et 3%, après -1% en T2, provient essentiellement des soutiens de l’État à l’économie : aides à l’automobile, réductions fiscales sur un achat immobilier, dépenses publiques dans le secteur de la construction. Il sera aussi le résultat de l’arrêt de la contribution négative du déstockage, et du retour de l’investissement de productivité à la suite de la bonne tenue des profits en T2.

Cependant, les problèmes bilanciels demeurent. En dépit de conditions de crédit moins difficiles, les spreads, toujours à des niveaux très élevés, rendent insupportable pour les entreprises le poids d’une dette toujours plus forte qui représente près de 110% de leur valeur ajoutée et l’accès au crédit bancaire reste quasiment fermé pour les PME.

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Quels scénarios de croissance pour les principaux pays développés en 2010 ?

par Florian Roger, économiste chez Crédit Agricole AM

L’analyse de la dynamique des données réelles et des indicateurs avancés en cette période de rentrée permet d’envisager plus précisément l’évolution de la situation économique pour la fin 2009 et de se projeter davantage sur 2010. Ceci permet notamment de discerner plus aisément les scénarios économiques qui pourraient se développer durant l’année prochaine dans les principaux pays développés.

Nous proposons ici d’exposer trois éventualités qui nous semblent les plus probables, en leur affectant à titre indicatif des probabilités :

Scénario central (55%)

La France, l’Allemagne et le Japon ont renoué avec une croissance positive au deuxième trimestre 2009 (respectivement +0,3%, +0,3%, +0,6%t/t), tandis que les Etats-Unis connaissaient une contraction d’activité nettement moindre(-1%contre-6,4% au T1 t/t annualisé).

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