Mondialisation

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Le crédit “Investment grade” attractif à moyen terme

par Isabelle Rome, Head of Credit Strategy chez Dexia Asset Management

Conséquence de la crise, c’est l’ensemble du système financier mondial qui réduit son levier financier avec un transfert partiel vers l’endettement public. Les banques sont un acteur majeur de ce processus. Le renforcement de la capitalisation se poursuit, avec déjà près de € 680 bn de capitaux injectés dans les institutions financières à travers le monde, ce qui compense les pertes enregistrées sur les actifs et renforce les ratios de capitalisation. Parallèlement, la limitation de la taille des bilans reste de mise avec les resserrements de conditions d’octroi de prêts. Néanmoins, le désendettement a un coût élevé en termes de profitabilité.

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Le bilan des marchés financiers 2008

par l’équipe Global Macro du service de la recherche économique de Natixis

L’effet papillon

Les conséquences de la crise des subprimes auront largement dépassé les emprunteurs hypothécaires américains. La crise financière a touché l’ensemble des intervenants sur les marchés financiers (rehausseurs de crédit-monolines, fonds monétaires, agences, banques d’affaires, assureurs, prime brokers, hedge funds…) pour atteindre son apogée avec la faillite de Lehman Brothers. Dans un contexte d’illiquidité totale, un ensemble de réactions en chaîne aura mis en avant la vulnérabilité d’un système financier devenu extrêmement complexe, au sein duquel les acteurs sont totalement interdépendants. Sans aucun doute, 2008 marquera un tournant pour l’industrie financière.

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France : la croissance sous le joug des chocs externes

par Olivier Bizimana et Olivier Eluère, économistes au Crédit Agricole

L’économie française sera en récession en 2009, avec un recul du PIB de 0,6 %. Nous prévoyons une reprise molle courant 2010 (1,2 %). Ce scénario est entouré d’une grande incertitude, la récession de l’économie française ayant des causes principalement extérieures.

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2009 : dans l’attente de solutions

par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management

La crise économique et financière secoue l'ensemble de l'économie mondiale depuis l'été 2007. Ses origines et ses évolutions récentes permettent de déchiffrer la situation actuelle et de poser des jalons pour l'année 2009. Voici ces éléments de décryptage.

Les origines de la crise

Il faut toujours revenir sur ces éléments car ils permettent de cerner l'ampleur et l’inscription de la crise dans la durée. Ils permettent en outre de comprendre et justifier les mesures de relance ébauchées aux Etats-Unis et en Europe.

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La Chine n’est pas immunisée

par Cynthia Kalasopatan, économiste au Crédit Agricole

La dégradation de la conjoncture internationale ne laissera pas indemne la Chine, de plus en plus intégrée à l’économie mondiale. L’économie chinoise a montré une certaine résilience au premier semestre, mais les signes d’essoufflement sont désormais clairs. Les exportations ont déjà ralenti et vont être affectées en 2009 par la récession attendue aux Etats-Unis, en Europe et au Japon. La demande domestique décélère aussi. Depuis cet été, la croissance est devenue la priorité absolue des autorités chinoises, qui disposent d'outils puissants pour la soutenir. Elles viennent ainsi d'annoncer un plan de relance budgétaire massif (8% du PIB chaque année pendant deux ans). Mais après 11,9% en 2007, et sans doute 9,3% en 2008, la croissance attendue du PIB pourrait n'être que de 6,5% en 2009.

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Coup de projecteur sur les comptes américains

par Philippe d’Arvisenet, directeur de la recherche et des études économiques de BNP Paribas

Les effets de la crise se manifestent avec une intensité accrue sur les comptes financiers américains. On met ici l’accent sur les ménages et les comptes extérieurs, le besoin de financement des premiers ayant été le principal vecteur du creusement du déficit des seconds. La correction du bilan des particuliers qui s’amorce et la poursuite de la hausse du déficit public modifieront cette configuration dans les prochains trimestres.

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Le Brésil touché par le ralentissement mondial

par Carlos Quenan et Bénédicte Baduel, économistes chez Natixis

Alors que de nombreuses économies émergentes ont été rapidement frappées par la crise, le Brésil a montré une certaine résistance et a su préserver une croissance solide jusqu’au T3 2008, s’appuyant notamment sur le dynamisme de la demande domestique. Cependant, plusieurs signes de ralentissement pointent à présent et annoncent un T4 2008 et un début d’année 2009 difficiles.

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Les pays pétroliers inégaux face à la chute des cours

par Jean-Louis Martin et Riadh El-Hafdhi, économistes au Crédit Agricole

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Afrique du Sud : d’autres baisses de taux à venir

par Sophie MAMETZ, Anne-Laure MICHEL et Thuy Anh Nguyen Ngoc, économistes chez Natixis

Pour la première fois en trois ans, le 11 décembre, la banque centrale sud-africaine a décidé de baisser ses taux directeurs de 50pb, à 11,50%. Selon nos estimations, l’inflation est la seule variable retenue la SARB dans ces décisions de politique monétaire. Dans la mesure où nous prévoyons une baisse de l’inflation entre 2008 et 2009, la SARB réduira ses taux directeurs de 2,25 pb, pour s’établir à 9,0%. Une dépréciation du Rand vis-à-vis du dollar U.S. devrait donc s’observer davantage encore dans les prochains mois. Le déficit du compte courant conforte également cette tendance.

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Etats-Unis : agir “coûte que coûte”

par Michael Carey et Hélène Baudchon, économistes de Crédit Agricole

L’accumulation de mauvaises statistiques économiques plaide en faveur d’un nouvel assouplissement de la politique monétaire, mais la marge de manœuvre pour le recours à des baisses de taux traditionnelles est, à l’évidence, étroite. Aussi, la Fed se tourne-t-elle désormais vers des mesures d’assouplissement quantitatif, dont l’objectif est de faire baisser les taux d’intérêt à long terme.

La Fed a procédé à une modification de la composition et à un accroissement de la taille de son bilan, dans l’espoir que ce surplus de réserves incite les banques à prêter davantage au secteur privé et contrecarre les pressions déflationnistes qui ont pour effet de renchérir les taux d’intérêt réels.

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