Mondialisation

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Terrain glissant

par Philippe d’Arvisenet, directeur de la recherche et des études économiques de BNP Paribas

Au cours des derniers mois, les indicateurs conjoncturels (ISM aux Etats-Unis, PMI en Europe) ont montré que la forte contraction de l’activité économique, enregistrée dans les deux derniers trimestres, donnait des signes de modération, annonçant le retour à la croissance à horizon des prochains trimestres.

Mondialisation: 

Que penser de l’amélioration du commerce extérieur américain ?

par Marie-Pierre Ripert, économiste chez Natixis

Le déficit commercial et en corollaire le déficit courant se sont nettement améliorés fin 2008 et début 2009, se réduisant de moitié par rapport au niveau qui prévalait mi-2008.

Nous nous intéressons dans ce papier aux différents facteurs à la source de cette forte réduction du déficit extérieur pour essayer d’appréhender son caractère durable. Si la chute du prix du pétrole depuis l’été 2008 explique une grande partie de cette amélioration, cet effet prix masque une réduction significative du déficit réel reflétant le ralentissement cyclique précoce des Etats-Unis par rapport au reste du monde et plus marginalement des gains de parts de marché par les entreprises américaines.

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Etats-Unis : la relance publique au secours d’une situation financière toujours plus dramatique

par Laurent Berrebi, directeur des études économiques de Groupama AM

Après une baisse limitée en T2, le PIB devrait se stabiliser en T3, avant d’augmenter sur un rythme de 1 à 1,5% en T4, sous l’impact des dépenses publiques. Les dépenses publiques sont en effet en grande partie responsables de l’amélioration du sous-indice nouvelles commandes de l’indice ISM manufacturier comme des réductions d’emplois nettement moindres qu’anticipées (350 000 au lieu de 450 000) : 112 Md$ des 787 Md$ du plan de relance ont déjà été alloués depuis que le plan a été signé.

Cependant, l’absence de retournement des profits des entreprises écarte toute reprise de l’investissement. La poursuite de la hausse du taux d’épargne des ménages américains déjà à 5,7% empêche tout redémarrage de la consommation qui devrait se stabiliser.

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Mexique : 2009 comparable à 1995?

par Carlos Quenan et Bénédicte Baduel, économistes chez Natixis

Si l’on retrouve des similitudes dans l’impact de ces deux crises sur l’économie réelle, la comparaison devrait s’arrêter là. En effet, à la différence de la « crise tequila », qui a ses racines dans les déséquilibres domestiques du Mexique, la crise économique internationale qui a frappé durement l’économie mexicaine depuis mi-2008 trouve néanmoins le pays dans une situation macroéconomique et financière beaucoup plus solide qu’en 1994.

Tout de même, comme dans l’après-crise de 1994, le défi de mettre en place des réformes structurelles permettant de relancer une croissance demeurée médiocre tout au long des années 2000 semble un élément clé d’une sortie de crise durable pour le pays.

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Pour détecter les premiers signes d’une sortie de récession, observons les titres « value »

par Henrik Amilon, Senior Research Analyst chez Sparinvest 

Etant donné que les marchés boursiers anticipent les cycles économiques et que les titres « value » bon marché ont tendance à surperformer les autres titres à mesure que les pays sortent de la récession, les titres « value » représentent sans conteste la classe d’actifs qu’il faut surveiller pour identifier les prémices d’une reprise économique. C’est l’avis de Sparinvest, le gestionnaire de fonds danois, dont l’équipe d’analystes a récemment analysé le comportement des titres « value » par rapport à leurs équivalents « growth » durant plusieurs récessions, et qui en a conclu que les premiers tendaient à être les grands gagnants de l’amélioration des conditions économiques. 

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La main invisible du social

par Xavier Lagarde, professeur de droit, auteur du livre “Juste capitalisme”

Nous sommes tous plus ou moins instruits du fait que la main invisible du marché a aussi le défaut d’être aveugle et sourde aux conséquences sociales de son action. Lorsque les financiers s’amusent, les marchés leur rappellent sèchement que leurs jeux ont un jour un terme. Les bonus s’effondrent mais aussi les emplois.

Efficaces pour mettre fin à la spéculation, ils causent également d’importants « dommages collatéraux ». Une économie capitaliste n’est supportable qu’à la condition que de solides garanties sociales en constituent la butée. L’économique et le social entretiennent ainsi une relation conflictuelle. Tel est le lieu commun.

« Juste capitalisme » a pour objet de renverser l’analyse en montrant que :

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Allemagne : la compétitivité des entreprises exportatrices reste un atout maître

par Catherine Stephan, économiste chez BNP Paribas

Au début des années 1990, l’Allemagne a basé son modèle de croissance sur les exportations de biens d’investissement et de biens intermédiaires. L’expansion des exportations a été le fruit de réformes structurelles et de baisses de salaires à partir des années 1990 et 2000. L’effondrement de la demande externe participe donc largement à la récession de l’économie allemande.

L’Allemagne conserve, toutefois, de sérieux atouts qui lui permettront de surmonter la crise actuelle.

Les entreprises allemandes disposent d’une bonne santé financière. Celle-ci s’est, en effet, améliorée à partir du début des années 2000 et permet de résister à la dégradation actuelle de l’activité.

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Les investisseurs en actions ont-ils une vision de la valeur à long terme des actions ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

La valeur à long terme (fondamentale) des actions est liée à la somme actualisée des profits futurs des entreprises. Mais celle-ci dépend de la croissance potentielle, de l’évolution de la profitabilité, de possibles variations des taux d’intérêt à long terme. La thèse pessimiste consiste alors à dire que les investisseurs n’ont qu’une idée très vague de la valeur fondamentale des actions, qui est trop difficile à mesurer. Ils réagissent alors, dans l’ignorance de cette valeur fondamentale, trop violemment aux signaux de court terme :

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Vers 62.000 faillites aux Etats-Unis en 2009

par Douglas Collins, director Nafta (Amérique du Nord) chez Atradius

Les États-Unis sont entrés en récession en décembre 2007. L’économie est malmenée sur plusieurs fronts: hausse du chômage, diminution des dépenses de consommation, baisse de la confiance des consommateurs, sans parler de l’escalade dans les saisies de logements et de la réduction de l’activité manufacturière. Au quatrième trimestre de 2008, la croissance du PIB des États-Unis DP s’est contractée de 6,3%, les dépenses de consommation ont diminué de 4,3%, et les exportations ont chuté de 23,6%, soit le recul le plus marqué depuis 1971.

Pour le premier trimestre de 2009, les chiffres du PIB devraient être tout aussi médiocres, la hausse du chômage passant à 8,5% en mars 2009, et le secteur manufacturier continue de manifester des signes de faiblesse (les commandes de biens durables sont en retrait de 0,8% en mars 2009).

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Une récession historique (2ème partie) : les « green shoots »

par Philippe d’Arvisenet, directeur de la recherche économique de BNP Paribas

L’économie mondiale traverse la récession la plus profonde et la plus longue qui ait été observée depuis la Seconde Guerre Mondiale. Cela tient à la fois à son caractère synchrone mais aussi au fait qu’elle s’accompagne d’une crise financière. Fondamentalement, elle est la conséquence du dénouement des déséquilibres globaux qui se sont accumulés depuis une quinzaine d’années. Elle touche, de ce fait, aussi bien les pays présentant un fort déficit des paiements, devenu difficile à financer et qui doit donc se contracter, que les pays à fort excédent affectés par la chute de leurs exportations.

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