Mondialisation

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Croissance en zone euro : un point bas au premier trimestre ?

par Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis

Conformément aux attentes, le PIB de la zone euro a fortement chuté au premier trimestre 2009 (-2,5% T/T), sous l’effet d’une très forte contraction de l’investissement productif et d’une chute sans précédent des exportations, comme au T4 2008. En outre, les entreprises semblent avoir massivement déstocké sur la période (automobile), suggérant une stabilisation de la production à court terme, entretenue à moyen terme par la mise en œuvre des plans de relance à l’échelle mondiale. Le cycle de productivité européen devrait donc avoir atteint son point bas au T1 2009. Les destructions d’emplois pèseront en revanche très fortement sur la demande intérieure (consommation des ménages).

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Australie : des signes de stabilisation

par Caroline Newhouse-Cohen, économiste chez BNP Paribas

Après avoir baissé son taux directeur de 25 points de base en avril dernier à 3%, la RBA a opté, en mai, pour le statu quo monétaire.

Bien que la Banque centrale ait révisé à la baisse ses prévisions de croissance et d’inflation, elle reste confiante dans une reprise progressive de l’activité vers la fin de l’année.

L’Australie traverse le huitième épisode de contraction de l’activité, depuis la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, il devrait être moins marqué qu’en 1990-1991 (sept trimestres de croissance négative ou nulle) et, également, que dans les autres pays membres de l’OCDE. En effet, les plans de relance budgétaires1, mis en place dès la fin de l’année dernière et relayés par une importante et rapide baisse des taux d’intérêt (400 points de base en six mois, de 7,25% en septembre à 3,00% en avril), devraient soutenir la demande interne.

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L’économie indonésienne résiste à la crise

par Edgardo Torija-Zane, économiste chez Natixis

L’Indonésie a enregistré une croissance supérieure à 4% au début de 2009, une dynamique qui contraste avec la maigre performance des autres économies du Sud-est asiatique. Les progrès en matière de réduction de la vulnérabilité financière externe des dix dernières années et la continuité politique réduisent les risques qui pèsent encore sur la stabilité monétaire du pays. 

Début 2009 : la croissance demeure solide malgré la crise L'économie indonésienne a bien résisté au premier trimestre de 2009 avec une croissance supérieure à 4% sur un an (estimation du Ministère de Finances), ce qui marque le deuxième trimestre consécutif de ralentissement de l’activité (le PIB a augmenté de 6,42% au T3-08 et de 6,40 au T4-08).

La croissance est tout de même largement supérieure à celle des pays voisins.

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Etats-Unis : Signes de reprise ?

par Marie-Pierre Ripert et Elsa Dargent, économistes chez Natixis
• Les dernières statistiques publiées suggèrent que la croissance américaine se stabilise après la très forte chute enregistrée depuis l’été dernier : les indicateurs de confiance, traditionnellement considérés comme avancés du cycle, montrent des signes nets d’amélioration mais restent encore en avril à des niveaux compatibles avec une contraction modérée de l’activité.

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Le risque majeur reste la déflation

par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management

La tentation est grande d'imaginer que les turbulences qui secouent les marchés et l'économie globale pourraient être soldées par une période d'inflation durablement élevée. Dans cette optique, l'inflation permettrait de tirer définitivement un trait sur le passé et faciliterait le retour de la croissance.

Suivant cette hypothèse, la multiplication des dettes publiques et des signes monétaires se traduirait inéluctablement par un taux d'inflation durablement élevé. Les facteurs qui limitent aujourd'hui le degré de liberté de l'ensemble des acteurs économiques seraient alors dissous dans l'inflation, leur redonnant des marges de manœuvre et autorisant le retour à une croissance soutenue.

L'inflation n'est probablement pas la réponse adéquate

Cette approche pourrait être séduisante, mais appelle plusieurs remarques :

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Banques européennes : une contagion en ordre dispersé

par Rémy Contamin, économiste au Crédit Agricole

Au 1er trimestre 2009, les banques américaines ont continué à subir une forte dégradation de la qualité de leurs créances, tout en bénéficiant pour celles exposées en banque d’investissement de moindres dépréciations sur titres. Au total, le premier trimestre suscite finalement encore une fois plus de questions que de réponses sur le profil du coût du risque et sur la soutenabilité des performances en banque d’investissement. En Europe, alors que la publication des comptes commence tout juste, des tendances similaires sont attendues, avec toujours une hétérogénéité marquée selon les profils de risque et l’exposition géographique des banques.

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Banques américaines : le vertige du coût du risque

par Estelle Honthaas, économiste au Crédit Agricole

La crise bouleverse le paysage bancaire américain avec une violence inédite depuis les années 30. Or la remise rapide en ordre de marche du système bancaire est un impératif clef pour le gouvernement américain : le succès des plans de relance de l’économie en dépend en grande partie. On peut donc s’attendre à un interventionnisme étatique accru, tant pour garantir la solvabilité des intermédiaires financiers que pour organiser leur future supervision.

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Après la crise, conflits entre pays avancés de l’OCDE et pays émergents sur l’économie réelle

par Patrick Artus, directeur des études et de la recherche économique de Natixis

La crise présente est fondamentalement une crise de l’économie réelle : la globalisation, la concurrence des émergents, faisant disparaître des emplois, des capacités de production et du revenu dans les pays de l’OCDE, ceux-ci ont choisi d’utiliser le crédit pour soutenir la croissance. La crise est déclenchée par l’excès d’endettement et par la chute des prix des actifs complexes construits à partir du crédit, mais vient bien au départ de la perte de substance économique dans les pays avancés de l’OCDE causée par la globalisation.

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La Russie survivra-t-elle au contre-choc pétrolier ?

par Juan Carlos Rodado, économiste chez Natixis

Bien que de manière plus tardive que dans d’autres pays de la CEI (Ukraine, Kazakhstan, Biélorussie...) la crise a fini par toucher la Russie. L’existence « d’excédents jumeaux » - budgétaire et de la balance courante, est indéniablement à l’origine de cette relative résilience du pays. La croissance russe, largement tributaire de l’évolution du cours des matières premières pâtit depuis le contre-choc pétrolier. Les réserves de change se sont littéralement effondrées depuis l’été dernier et le rouble s’est fortement déprécié.

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La Chine ne peut plus financer le déficit américain autant qu’avant

par Hervé Lievore, stratégiste chez Axa IM

Les réserves de change chinoises n’ont progressé que de 7,7 mds USD au premier trimestre, le chiffre le plus faible depuis le printemps 2001. Pour mémoire, un an auparavant, ces réserves avaient bondi de 154 mds USD.

La Chine étant le premier détenteur de bons du Trésor américain, on peut se poser la question quant à sa capacité (mais cela vaut également pour l’ensemble des pays à excédents d’épargne) à contribuer au financement des pays épargnant insuffisamment, au premier rang desquels les Etats-Unis.

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