Mondialisation

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La Chine n’est pas immunisée

par Cynthia Kalasopatan, économiste au Crédit Agricole

La dégradation de la conjoncture internationale ne laissera pas indemne la Chine, de plus en plus intégrée à l’économie mondiale. L’économie chinoise a montré une certaine résilience au premier semestre, mais les signes d’essoufflement sont désormais clairs. Les exportations ont déjà ralenti et vont être affectées en 2009 par la récession attendue aux Etats-Unis, en Europe et au Japon. La demande domestique décélère aussi. Depuis cet été, la croissance est devenue la priorité absolue des autorités chinoises, qui disposent d'outils puissants pour la soutenir. Elles viennent ainsi d'annoncer un plan de relance budgétaire massif (8% du PIB chaque année pendant deux ans). Mais après 11,9% en 2007, et sans doute 9,3% en 2008, la croissance attendue du PIB pourrait n'être que de 6,5% en 2009.

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Coup de projecteur sur les comptes américains

par Philippe d’Arvisenet, directeur de la recherche et des études économiques de BNP Paribas

Les effets de la crise se manifestent avec une intensité accrue sur les comptes financiers américains. On met ici l’accent sur les ménages et les comptes extérieurs, le besoin de financement des premiers ayant été le principal vecteur du creusement du déficit des seconds. La correction du bilan des particuliers qui s’amorce et la poursuite de la hausse du déficit public modifieront cette configuration dans les prochains trimestres.

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Le Brésil touché par le ralentissement mondial

par Carlos Quenan et Bénédicte Baduel, économistes chez Natixis

Alors que de nombreuses économies émergentes ont été rapidement frappées par la crise, le Brésil a montré une certaine résistance et a su préserver une croissance solide jusqu’au T3 2008, s’appuyant notamment sur le dynamisme de la demande domestique. Cependant, plusieurs signes de ralentissement pointent à présent et annoncent un T4 2008 et un début d’année 2009 difficiles.

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Les pays pétroliers inégaux face à la chute des cours

par Jean-Louis Martin et Riadh El-Hafdhi, économistes au Crédit Agricole

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Afrique du Sud : d’autres baisses de taux à venir

par Sophie MAMETZ, Anne-Laure MICHEL et Thuy Anh Nguyen Ngoc, économistes chez Natixis

Pour la première fois en trois ans, le 11 décembre, la banque centrale sud-africaine a décidé de baisser ses taux directeurs de 50pb, à 11,50%. Selon nos estimations, l’inflation est la seule variable retenue la SARB dans ces décisions de politique monétaire. Dans la mesure où nous prévoyons une baisse de l’inflation entre 2008 et 2009, la SARB réduira ses taux directeurs de 2,25 pb, pour s’établir à 9,0%. Une dépréciation du Rand vis-à-vis du dollar U.S. devrait donc s’observer davantage encore dans les prochains mois. Le déficit du compte courant conforte également cette tendance.

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Etats-Unis : agir “coûte que coûte”

par Michael Carey et Hélène Baudchon, économistes de Crédit Agricole

L’accumulation de mauvaises statistiques économiques plaide en faveur d’un nouvel assouplissement de la politique monétaire, mais la marge de manœuvre pour le recours à des baisses de taux traditionnelles est, à l’évidence, étroite. Aussi, la Fed se tourne-t-elle désormais vers des mesures d’assouplissement quantitatif, dont l’objectif est de faire baisser les taux d’intérêt à long terme.

La Fed a procédé à une modification de la composition et à un accroissement de la taille de son bilan, dans l’espoir que ce surplus de réserves incite les banques à prêter davantage au secteur privé et contrecarre les pressions déflationnistes qui ont pour effet de renchérir les taux d’intérêt réels.

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Actions : dans l’attente du prochain événement exceptionnel

Par Ad van Tiggelen Stratégiste Senior, ING IM

Le déclin de l’indice d’actions S&P 500 en 2008 est la plus sévère baisse enregistrée depuis 1931. Il s’agit là d’un événement exceptionnel « que l’on ne rencontre qu’une fois dans sa vie ». Mais retenez votre souffle, car nous pourrions encore être confrontés à d’autres périodes de volatilité incroyable. Le monde a changé radicalement au cours de la dernière décennie. Il s’est transformé en une entité globale dans laquelle l’information circule très rapidement. Pour la première fois nous avons un monde où la tendance économique est quasiment identique en tous lieux et des millions d’investisseurs sont en mesure de saisir les mêmes opportunités au même moment. De ce fait, il est de plus en plus probable que les statistiques du passé ne nous seront plus d’une grande utilité pour nous aider à prévoir l’avenir.

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Les fonds de pension durement touchés

par Raymond van der Putten, économiste chez BNP Paribas

L’OCDE estime que les fonds de pension de ses pays membres pourraient avoir perdu 4 000 milliards de dollars entre janvier et octobre 2008. Les taux de couverture des engagements des fonds de retraite à prestations définies pourraient avoir reculé de 5 à 20 points de pourcentage dans les pays de l’OCDE. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, le taux de financement moyen est tombé sous la barre des 100%.

Étant donné que les régimes à cotisations définies sont plus fortement investis en actions que les régimes à prestations définies, les premiers devraient être encore plus touchés par la crise des marchés financiers.

La crise financière actuelle constitue une difficulté supplémentaire pour convaincre les salariés de l’utilité à souscrire à un plan à cotisations définies.

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Les actions sont bon marché à moins que...

par Ad van Tiggelen, stratégiste Senior, ING IM

Suite aux sévères corrections qu’ils ont subies cette année, les cours des actions sont en mode récession, avec un repli total des bénéfices de près de 40%. Selon plusieurs critères traditionnels, les actions semblent bon marché, certainement en comparaison du taux sans risque. Ceci étant dit, les marchés obligataires anticipent un futur plus sombre que les actions.

Tant aux Etats-Unis qu’en Europe, les rendements des obligations d’Etat sont retombés à des niveaux compatibles avec des craintes déflationnistes, un scénario que l’on n’a plus connu depuis la longue récession qui a frappé le Japon dans les années quatre-vingt-dix! Parallèlement, les rendements des obligations d’entreprises ont augmenté substantiellement, de sorte que le différentiel entre ces rendements et ceux des obligations d’Etat, que l’on appelle le différentiel de taux, a atteint des niveaux inédits.

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Une bulle de la consommation

par Rudi Van den Eynde, Senior asset manager chez Dexia Asset Management

Le secteur de la consommation discrétionnaire regroupe les médias, l’automobile, la distribution et le luxe, les biens de consommation durables, l’habillement, l’hôtellerie et les loisirs. Le dénominateur commun, et dans le cas présent, le problème commun, est de toute évidence la consommation. Depuis deux ans, la vitalité de la consommation mondiale (et plus particulièrement dans les pays anglo-saxons) est soutenue par le niveau peu élevé des taux d’intérêt réels et la hausse ininterrompue des prix de l’immobilier. A cela s’ajoute une culture de la dette et un système financier trop disposé à financer cette dette, avec pour conséquence la formation d’une bulle de la consommation.

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