Mondialisation

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UEM : la déprime de l’activité industrielle

par Sandrine Boyadjian et Damien Puy, économistes au Crédit Agricole

- La production industrielle a continué de chuter en février. Le déficit extérieur ne s’est pas creusé en février grâce au repli continu des importations.
- La désinflation s’est poursuivie en mars. En février, la production industrielle hors construction en zone euro a reculé de 2,3% en variation mensuelle.

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Quels effets d’une reprise plus rapide, plus forte et plus durable en Chine ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

L’économie chinoise semble redémarrer fortement au début de 2009, plus rapidement et plus fortement que les économies des autres pays. Ceci est dû au programme de dépenses publiques mis en place, et aussi à la capacité en Chine d’administrer le crédit et d’en réduire le coût, qui n’existe pas dans la plupart des autres pays.

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Zone euro : le consommateur à bout de souffle

par Laurence Chieze-Devivier, stratégiste chez Axa IM

Dans le contexte actuel de récession marquée du commerce mondial, on peut s’interroger sur les composantes intérieures de l’activité, en particulier si les dépenses des ménages peuvent prendre le relais des exportations et ainsi éviter une profonde récession en zone euro. Malgré la forte décélération de l’inflation, qui exercera un effet positif sur le pouvoir d’achat, on peut craindre que les effets de la récession sur l’emploi et les salaires, sans oublier les effets de richesse négatifs liés à la dépréciation des actifs patrimoniaux, ne soient sévères et que par conséquent la confiance des ménages et leurs dépenses n’en soient fortement affectées.

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Inde : recherche financements désespérément

par Delphine Cavalier, économiste chez BNP Paribas

L’Inde compte parmi les pays émergents les moins développés et a engagé son essor économique tardivement. Elle vient de connaître cinq années de forte expansion, le taux de croissance du PIB atteignant 9% l’an en moyenne entre 2003/041 et 2007/08. Mais alors que cette croissance a été largement tirée par la demande intérieure et les services, et que l’économie est encore modérément ouverte au commerce mondial, la crise financière internationale de l’automne 2008 s’est propagée au sous-continent avec férocité. La violence du choc met en lumière la dépendance du secteur privé indien aux financements en devises qui est allée grandissante au cours des dernières années, pour pallier l’étroitesse du système financier national.

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Il est temps de contenir la Grande Récession

par Frédéric Buzaré, responsable de la Gestion Actions chez Dexia AM

Les marchés des actions ont enregistré un nouveau rebond technique à l’issue d’une période de forte baisse. Pour les optimistes, l’argument peut se résumer ainsi : « ça ne peut pas être pire ». Cela concerne notamment le secteur bancaire, décisif pour la tendance du marché. Ce sont les commentaires favorables d’entreprises comme Citigroup concernant la rentabilité qui ont amorcé le processus. Les rumeurs selon lesquelles la valorisation à la valeur de marché pourrait être suspendue ont également eu un impact positif. La volonté de Washington de s’opposer à toute faillite de grandes banques et à des nationalisations constitue, somme toute, un fondement plus solide.

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Pour l’économie mondiale, le soleil ne se lève pas toujours à l’Est

par Eric Vergnaud, économiste chez BNP Paribas

Des signaux positifs sont apparus au cours des dernières semaines, avec une stabilisation, voire des progressions (timides), de certains indicateurs avancés, une atténuation des craintes de très fort ralentissement en Chine (avec en particulier une augmentation extrêmement robuste des crédits bancaires), un frémissement des exportations allemandes, qui n’ont reculé que de 0,7% m/m en février après la chute libre des mois précédents…

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G20 : un sommet à mille milliards de dollars

par Raphael Gallardo, stratégiste chez Axa IM

Les pays du G20 et l’Espagne se sont réunis à Londres au début du mois pour coordonner leurs réponses à la pire récession mondiale depuis les années 30. Rarement un sommet international aura suscité autant d’espoirs et de craintes. Bien sûr, les chefs d’Etat et de gouvernement n’ont pas résolu les questions les plus complexes : les stratégies de nettoyage des bilans bancaires restent floues et politiquement périlleuses, et nul ne sait si les plans de relance seront suffisamment puissants pour éviter un effondrement dramatique de la demande finale. Cependant, plusieurs avancées majeures font de cette réunion de crise un succès indéniable, à même de conforter la confiance des investisseurs.

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La Turquie est-elle à l’abri d’une crise majeure ?

par Juan Carlos Rodado et Lysú Páez-Cortez, économistes chez Natixis

La Turquie à l’instar des économies émergentes subit les ravages de la crise : chute des exportations, resserrement du crédit, fuites de capitaux, tensions sur le change, ouverture des spreads de crédit... Ce pays qui a déjà connu à maintes reprises des épisodes de crise (la plus sévère date de 2001) et de fortes tensions financières pourrait-il à nouveau sombrer dans le chaos financier ?

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Hong Kong : la récession en 2009 presque aussi grave qu’en 1998

par Christine Peltier, économiste chez BNP Paribas

En tant que centre financier régional, Hong Kong a été directement et durement touché par la crise financière internationale de l’an dernier. Les cours boursiers et les prix de l’immobilier ont fortement chuté, les coûts de financement obligataire se sont envolés et le marché interbancaire s’est retrouvé temporairement paralysé suite à la faillite de Lehman Brothers mi-septembre 2008. Les tensions ont commencé à s’apaiser dès la fin du mois d’octobre 2008, notamment grâce aux interventions rapides des autorités pour atténuer les pressions sur la liquidité et stabiliser le système bancaire. Hong Kong a également profité d’entrées nettes de capitaux au T4 2008.

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Marché action : le retour du cycle

par Delphine GEORGES et Ibra WANE, analystes au Crédit Agricole AM

Les actions ont fortement rebondi depuis début mars. Selon un scénario en W, ce rallye de marché baissier pourrait se poursuivre, mais ne serait pas nécessairement le prélude d’un véritable bull market (marché haussier).

Que dit le marché: après une baisse historique en 2008, les indices MSCI Monde, USA et Europe demeurent en baisse respective de 8 %, 10 % et 12 %depuis début 2009. On notera toutefois que depuis leur plus bas du 9 mars dernier, ils ont rebondi respectivement de + 16 %, + 19 % et + 13 %. Par ailleurs, ce rallye s’est accompagné d’une forte rotation, puisqu’il a été avant tout l’apanage des valeurs financières et cycliques quand la quasi-totalité des défensives sous-performaient.

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