Mondialisation

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Déflation ?

par Eric Vergnaud, économiste chez BNP Paribas

Les dernières données économiques en provenance des Etats-Unis ne font que confirmer la gravité de la situation. Les ventes au détail se sont contractées de 2,8% m/m en octobre (en termes nominaux), quatrième baisse consécutive et surtout plus fort recul depuis que la série est publiée sous sa forme actuelle en 1992. La production industrielle a certes rebondi en octobre, avec une progression de 1,3% m/m, mais la tendance de fond reste négative avec un recul de plus de 12% en données annualisées pour les trois derniers mois.

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Asie émergente : attaque spéculative ?

par Edgardo Torija-Zane, économiste chez Natixis

A l’heure de la crise financière mondiale –dont l’impact en Asie émergente se fait par les retraits des flux de capitaux de court terme ainsi que par la dépréciation des devises, la probabilité d’une crise de change accompagnée de restrictions des flux de capitaux suscite des inquiétudes.

Afin d’évaluer le risque d’attaque spéculative pouvant déboucher sur l’inconvertibilité des monnaies asiatiques, nous construisons un indicateur d’adéquation du niveau de réserves de change. Celles-ci doivent :

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Corée du Sud : les effets de la crise financière

par Edgardo Torija-Zane, économiste chez Natixis

L’économie réelle affiche des signes de panne de plus en plus évidents. La croissance a connu son rythme le plus faible en quatre ans et les indicateurs avancés suggèrent que la tendance au ralentissement va s’accentuer. En dépit de tensions inflationnistes persistantes, les autorités monétaires ont abaissé les taux d’intérêt de 100 points de base et annoncé un paquet fiscal de stabilisation (en octobre pour les deux mesures) afin d’alléger les contraintes de liquidités dans le secteur bancaire. Les autorités prévoient de jouer davantage sur les dépenses fiscales afin d’éviter un scénario récessionniste en 2009.

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Que penser des résultats du G20 ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études de Natixis

Les réponses annoncées aux problèmes microéconomiques (réglementaires) et institutionnels vont dans les bonnes directions. Mais il n’y a pas d’espoir d’une correction des déséquilibres macroéconomiques, qui sont la cause profonde des crises financières.

On peut donc dire que les gouvernements sont d’assez mauvaise foi : ils veulent corriger les biais de comportements des intermédiaires financiers qui ont contribué à l’amplification de la crise, mais ils ne veulent pas corriger leurs propres biais de comportement qui ont joué un rôle central dans l’apparition de la crise.

Les objectifs normaux de la réforme du Système Financier international.

La réforme du Système Financier International nous semble devoir avoir trois types d’objectifs :

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Pas de stabilisation avant le second semestre 2009

Par Philippe d’Arvisenet, directeur des études économiques de BNP Paribas

Nous n’avions, dès l’an dernier, partagé ni l’idée du découplage, ni celle d’une fin rapide de la crise. Le découplage était difficile à imaginer alors que les indicateurs conjoncturels des principaux pays de l’OCDE se dégradaient pour finalement annoncer une récession. Il nous paraissait peu vraisemblable qu’une moitié de la planète puisse connaître une contraction du PIB sans que l’autre moitié ne soit affectée. De même, il paraissait difficile d’envisager la fin de la crise financière tant qu’avec des niveaux de stocks excessifs, les prix immobiliers américains restaient inscrits sur une pente baissière, propre à entretenir la hausse des défauts.

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Dividendes : en mode récession?

par Ad van Tiggelen, Stratégiste Senior, ING Investment Management

Les dividendes deviennent, de plus en plus, une part importante du “return” attendu d’un investissement en actions. Aujourd’hui, alors que le rendement du dividende est dans de nombreux pays équivalent, voire supérieur au rendement des obligations d’Etat, il est sage de reconsidérer les mérites de cette source de revenus.

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Le retour du FMI

par Sylvain Laclias, économiste au Crédit Agricole

  • Le FMI fait de nouveau recette auprès des émergents. L’Ukraine et la Hongrie sont ses premiers clients.
  • La Turquie, en revanche, a encore en bouche le goût de six années de restriction budgétaire. Elle hésite à en reprendre. 

Le FMI a entériné le programme d’aide à l’Ukraine d’un montant de 16,5 Mds USD (dont 4,5 Mds USD déboursés immédiatement). En contrepartie, Kiev devra mettre en œuvre diverses mesures. En substance : recapitalisation des banques, politique de change plus flexible, resserrement de la politique monétaire et budgétaire. Ce soutien financier rassure. Mais dire que le pire est évité serait encore prématuré. Le besoin de financement externe de l’Ukraine au cours des douze prochains mois est assez nettement supérieur au niveau actuel des réserves de change, même une fois inclus l’argent du FMI.

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Un modèle de croissance qui ne marche pas

par Patrick Artus, directeur de la recherche économique chez Natixis

Plusieurs pays ont mis en place une spécialisation productive qui consiste à :
• réduire fortement la taille de l'industrie traditionnelle ; 
• baser la croissance sur le secteur des nouvelles technologies (IT), sur d'autres secteurs "sophistiqués" (finance, informatique…) et sur les services domestiques protégés de la concurrence étrangère (au sens large : services aux particuliers, construction, distribution, loisirs…) 

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États-Unis : vers une récession prolongée

par Sandrine Boyadjian, économiste au Crédit Agricole

La croissance s’est inscrite en léger repli au troisième trimestre (-0,3% en rythme trimestriel annualisé). La croissance des dépenses publiques (5,8% après 3,9%) et le commerce extérieur ont permis de compenser partiellement la chute des dépenses de consommation (-3,1%). Ces résultats mettent en avant la mauvaise posture de l’économie américaine bien avant la chute de la banque d’investissement Lehman Brothers. Du point de vue de l’économie réelle, le pire est sans doute devant nous.

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De la crise financière à la récession

par Philippe d’Arvisenet, directeur de la recherche économique chez BNP Paribas

Dans un contexte marqué par un envol de l’aversion au risque, la chute des prix d’actifs et la montée des pertes ont provoqué, mi-septembre, l’éclatement d’une crise majeure qui ne sera pas sans conséquences pour l’économie réelle. La croissance mondiale, de 5% en 2007 et de 3,9% en 2008, serait limitée à 3% au plus l’an prochain. L’apport de liquidité par les autorités monétaires pour des durées plus longues, contre des actifs risqués et son élargissement aux banques d’investissement, n’a plus suffi à calmer le jeu.

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