Mondialisation

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Immobilier aux Etats-Unis : Retour sur un ajustement singulier

par Isabelle Job, économiste au Crédit Agricole

Traditionnellement, le retournement du cycle de crédit et son corollaire, la correction immobilière, s’engagent dans le sillage de la remontée des taux d’intérêt voulue par les banques centrales pour calmer la surchauffe économique.

La faiblesse conjoncturelle et surtout la remontée du taux de chômage qui s’en suivent sont les éléments déclencheurs de la remontée des taux de défauts dans les bilans bancaires. L’ensemble alimente en retour l’inflexion cyclique cotés crédit et immobilier.

L’ajustement immobilier américain en cours depuis la fin 2005 a en partie défié cette séquence logique puisque le sens de la causalité s’est surtout déployé cette fois-ci du marché immobilier, avec la vague de défauts sur les crédits subprime, vers le reste de l’économie. 

Mondialisation: 

Chine : la question de la croissance

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

La croissance chinoise a montré des signes de faiblesse nets (construction, automobile, industries de biens intermédiaires, industries peu sophistiquées exportatrices, moins de 6 % de croissance annualisée sur le 3ème trimestre (9% de croissance sur un an)) qui ont conduit le gouvernement chinois a un important plan de relance. Le maintien d’une croissance importante en Chine est la condition du maintien d’une croissance mondiale décente, et il nous parait donc important de savoir :

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Déflation ?

par Eric Vergnaud, économiste chez BNP Paribas

Les dernières données économiques en provenance des Etats-Unis ne font que confirmer la gravité de la situation. Les ventes au détail se sont contractées de 2,8% m/m en octobre (en termes nominaux), quatrième baisse consécutive et surtout plus fort recul depuis que la série est publiée sous sa forme actuelle en 1992. La production industrielle a certes rebondi en octobre, avec une progression de 1,3% m/m, mais la tendance de fond reste négative avec un recul de plus de 12% en données annualisées pour les trois derniers mois.

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Asie émergente : attaque spéculative ?

par Edgardo Torija-Zane, économiste chez Natixis

A l’heure de la crise financière mondiale –dont l’impact en Asie émergente se fait par les retraits des flux de capitaux de court terme ainsi que par la dépréciation des devises, la probabilité d’une crise de change accompagnée de restrictions des flux de capitaux suscite des inquiétudes.

Afin d’évaluer le risque d’attaque spéculative pouvant déboucher sur l’inconvertibilité des monnaies asiatiques, nous construisons un indicateur d’adéquation du niveau de réserves de change. Celles-ci doivent :

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Corée du Sud : les effets de la crise financière

par Edgardo Torija-Zane, économiste chez Natixis

L’économie réelle affiche des signes de panne de plus en plus évidents. La croissance a connu son rythme le plus faible en quatre ans et les indicateurs avancés suggèrent que la tendance au ralentissement va s’accentuer. En dépit de tensions inflationnistes persistantes, les autorités monétaires ont abaissé les taux d’intérêt de 100 points de base et annoncé un paquet fiscal de stabilisation (en octobre pour les deux mesures) afin d’alléger les contraintes de liquidités dans le secteur bancaire. Les autorités prévoient de jouer davantage sur les dépenses fiscales afin d’éviter un scénario récessionniste en 2009.

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Que penser des résultats du G20 ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études de Natixis

Les réponses annoncées aux problèmes microéconomiques (réglementaires) et institutionnels vont dans les bonnes directions. Mais il n’y a pas d’espoir d’une correction des déséquilibres macroéconomiques, qui sont la cause profonde des crises financières.

On peut donc dire que les gouvernements sont d’assez mauvaise foi : ils veulent corriger les biais de comportements des intermédiaires financiers qui ont contribué à l’amplification de la crise, mais ils ne veulent pas corriger leurs propres biais de comportement qui ont joué un rôle central dans l’apparition de la crise.

Les objectifs normaux de la réforme du Système Financier international.

La réforme du Système Financier International nous semble devoir avoir trois types d’objectifs :

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Pas de stabilisation avant le second semestre 2009

Par Philippe d’Arvisenet, directeur des études économiques de BNP Paribas

Nous n’avions, dès l’an dernier, partagé ni l’idée du découplage, ni celle d’une fin rapide de la crise. Le découplage était difficile à imaginer alors que les indicateurs conjoncturels des principaux pays de l’OCDE se dégradaient pour finalement annoncer une récession. Il nous paraissait peu vraisemblable qu’une moitié de la planète puisse connaître une contraction du PIB sans que l’autre moitié ne soit affectée. De même, il paraissait difficile d’envisager la fin de la crise financière tant qu’avec des niveaux de stocks excessifs, les prix immobiliers américains restaient inscrits sur une pente baissière, propre à entretenir la hausse des défauts.

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Dividendes : en mode récession?

par Ad van Tiggelen, Stratégiste Senior, ING Investment Management

Les dividendes deviennent, de plus en plus, une part importante du “return” attendu d’un investissement en actions. Aujourd’hui, alors que le rendement du dividende est dans de nombreux pays équivalent, voire supérieur au rendement des obligations d’Etat, il est sage de reconsidérer les mérites de cette source de revenus.

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Le retour du FMI

par Sylvain Laclias, économiste au Crédit Agricole

  • Le FMI fait de nouveau recette auprès des émergents. L’Ukraine et la Hongrie sont ses premiers clients.
  • La Turquie, en revanche, a encore en bouche le goût de six années de restriction budgétaire. Elle hésite à en reprendre. 

Le FMI a entériné le programme d’aide à l’Ukraine d’un montant de 16,5 Mds USD (dont 4,5 Mds USD déboursés immédiatement). En contrepartie, Kiev devra mettre en œuvre diverses mesures. En substance : recapitalisation des banques, politique de change plus flexible, resserrement de la politique monétaire et budgétaire. Ce soutien financier rassure. Mais dire que le pire est évité serait encore prématuré. Le besoin de financement externe de l’Ukraine au cours des douze prochains mois est assez nettement supérieur au niveau actuel des réserves de change, même une fois inclus l’argent du FMI.

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Un modèle de croissance qui ne marche pas

par Patrick Artus, directeur de la recherche économique chez Natixis

Plusieurs pays ont mis en place une spécialisation productive qui consiste à :
• réduire fortement la taille de l'industrie traditionnelle ; 
• baser la croissance sur le secteur des nouvelles technologies (IT), sur d'autres secteurs "sophistiqués" (finance, informatique…) et sur les services domestiques protégés de la concurrence étrangère (au sens large : services aux particuliers, construction, distribution, loisirs…) 

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