Mondialisation

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Pays émergents : un FMI renforcé

par Jean-Louis Martin, économiste au Crédit Agricole
 • FMI : des moyens renforcés, un mandat encore à préciser, une gouvernance en suspens.
• Mexique : le premier utilisateur d'un nouveau type de crédit du FMI, sans conditionnalités.
• Turquie : des négociations avec le FMI peut-être facilitées.

Le FMI est un des principaux gagnants du G20 de Londres. Il devrait disposer d'une capacité de prêt supplémentaire d'au moins 750 Mds d'USD.

Mondialisation: 

Japon : vers un nouvel équilibre de la balance des paiements ?

par Sophie Mametz et Thuy Anh Nguyen, économistes chez Natixis

Le recul de la demande privée suite au retournement de la conjoncture internationale a dégradé fortement le solde courant japonais. Pour la première fois depuis 1996, au mois de janvier, ce pays a enregistré un déficit de la balance courante. Nous revenons plus en détail sur les causes de ce déficit, pour ensuite appréhender le nouvel équilibre de la balance des paiements.

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Royaume-Uni : moins de croissance, plus d’inflation…

par Nathalie Dezeure, économiste chez Natixis

La troisième version des comptes nationaux a révélé une révision baissière de la croissance avec un repli du PIB de 1,6% T/T, contre -1,5% précédemment estimé. Par ailleurs, l’évolution des échanges extérieurs au premier trimestre de cette année est moins favorable que prévu : les exportations de biens ont fortement baissé (-4,5% M/M en volume en janvier; -15,6% GA) tandis que le repli des importations a été plus contenu (-1,2% M/M, -14,3% GA). En conséquence, la contribution des exportations nettes a été revue à la baisse et nous avons révisé notre prévision de croissance 2009 à -3% (versus -2,8%).

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Paradis fiscaux et réglementaires : la fin des « trous noirs » de la mondialisation ?

par Olivier Ferrand, président de Terra Nova

Les paradis fiscaux ont fait une entrée fracassante dans le débat médiatique : ces ‘trous noirs’ de la finance sont au cœur de fraudes qui ont éclaté récemment et leur rôle dans la crise financière est régulièrement souligné. A l’occasion du G20 à Londres, il convient de s’interroger sur les paradis fiscaux, leur impact sur la finance mondiale, l’état des négociations actuelles et les marges de manœuvre, notamment nationales, qui existent.

Le rôle historique des paradis fiscaux est la défiscalisation : pour les entreprises (filiales dont les recettes sont exonérées) ou les personnes physiques (patrimoines de personnes aisées qui fructifient « à l’abri »). Cette évasion fiscale massive représente un manque à gagner considérable pour les finances publiques des Etats.

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Un nouvel ordre mondial ?

par Caroline Newhouse-Cohen, économiste chez BNP Paribas

Les chefs d’Etats du G-20 étaient arrivés au sommet de Londres avec des agendas dont les priorités étaient différentes. Chacun d’entre eux avait avec une idée spécifique des remèdes à apporter au malade : les Américains étaient favorables à un renforcement concerté des politiques budgétaires expansionnistes nationales. Les Européens continuaient de mettre en avant la nécessité d’une nouvelle régulation du système financier international. Au final, le G-20 est parvenu à présenter un front uni pour célébrer l’émergence « d’un nouvel ordre mondial ».

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G20 : Trillion dollar baby

par Isabelle Job, économiste au Crédit Agricole

• Accroître les moyens financiers des institutions de Bretton Woods (avec une enveloppe totale de 1 100 Mds USD) pour pallier l’hémorragie de capitaux en cas de crise et donner à ces pays une représentativité suffisante au sein des instances de gouvernance mondiale constituent les deux avancées importantes de ce sommet.

• Puisqu’il ne s’agit de faire de la cosmétique mais de modifier le système en profondeur, la réforme du capitalisme mondial s’inscrit dans un processus long. Et de ce point de vue, les intentions sont là mais on reste sur sa faim quant aux actions concrètes à mener.

Mondialisation: 

Comment lire le communiqué du G20

par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management

Les résultats de la réunion du G20 a parfois soulevé un enthousiasme excessif, parfois une sorte de moue dubitative. On peut effectivement trouver de nombreux éléments dans ce communiqué qui est long avec 27 chapitres.

Il me semble que l'on peut extraire les quatre aspects principaux :

1 – Le FMI voit ses moyens renforcés de façon importante puisqu'ils passent à 750 Mrds de dollars.

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Le commerce extérieur, de nouveau un poids pour l’économie américaine

par Marie-Pierre Ripert et Elsa Dargent, économistes chez Natixis

Nous n’avons que marginalement revu à la baisse notre prévision de croissance pour 2009 (de -1,7% à -1,9% en moyenne, inchangée à 1,3% en 2010), en raison principalement du commerce extérieur. En effet, nous avons sensiblement révisé à la baisse la croissance mondiale depuis le mois dernier (de -0,8% à -1,5%).

Toutes les zones sont concernées mais les révisions sont les plus marquées pour la zone euro (de -1,5% à -2,8%), les pays de l’Est (de -0,3% à -2,9%) et dans une moindre mesure pour l’Amérique latine (de 0,9% à-0,2%) et l’Asie hors Chine et Japon (de 2,0% à 1,1%). Nous n’avons en revanche pas revu la croissance chinoise à 5,4%. Avec une telle prévision, nous continuons de faire partie des plus optimistes sur la croissance américaine (tableau 1).

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Mexique : une économie durement éprouvée mais des amortisseurs plus solides

par Sylvain Bellefontaine, économiste chez BNP Paribas

A l’instar de la plupart des pays émergents, le Mexique est confronté depuis septembre 2008 à un phénomène global d’aversion au risque qui s’est traduit par une forte dépréciation de sa monnaie, un plongeon de la bourse mexicaine et un élargissement des spreads. 

Même si les politiques monétaires et budgétaires devraient permettre d’atténuer l’impact de la récession dans une certaine mesure, le Mexique devrait faire face à la plus importante contraction du PIB réel de la région et à la pire récession depuis la ‘crise Tequila’ de 1994-95 en raison de la forte interaction avec l’économie américaine et de l’ampleur de la crise financière internationale.

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Les nouveaux comportements alimentaires

par Béatrice Eon de Chezelles, économiste au Crédit Agricole

La crise s’accompagne de changements dans les comportements alimentaires des Français, du lieu d’achat à la composition de l'assiette en passant par le choix des marques. Révélés par la conjoncture, ils relèvent parfois de modifications durables des mentalités et pourraient donc perdurer une fois la croissance retrouvée.

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