Mondialisation

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Une bulle de la consommation

par Rudi Van den Eynde, Senior asset manager chez Dexia Asset Management

Le secteur de la consommation discrétionnaire regroupe les médias, l’automobile, la distribution et le luxe, les biens de consommation durables, l’habillement, l’hôtellerie et les loisirs. Le dénominateur commun, et dans le cas présent, le problème commun, est de toute évidence la consommation. Depuis deux ans, la vitalité de la consommation mondiale (et plus particulièrement dans les pays anglo-saxons) est soutenue par le niveau peu élevé des taux d’intérêt réels et la hausse ininterrompue des prix de l’immobilier. A cela s’ajoute une culture de la dette et un système financier trop disposé à financer cette dette, avec pour conséquence la formation d’une bulle de la consommation.

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Comment en sortir ?

par Jean-Paul Betbèze, directeur des études économiques de Crédit Agricole

La sortie de crise est la question que tout le monde se pose, pas seulement les banquiers mais aussi les entrepreneurs et les investisseurs ! Et comme cette crise est devenue globale par les secteurs qu’elle touche (finance, puis banque, puis économie réelle) et les pays qu’elle affecte (Etats-Unis, puis Europe, puis pays émergents), la réponse ne peut être ni limitée, ni isolée, ni surtout modérée.

Mais, pour y répondre, il ne faut pas oublier que nous vivons non pas les « excès de la finance », mais bien les effets d’un déséquilibre mondial épargne / investissement, ancien et croissant, entre Chine et Etats-Unis pour l’essentiel. Ce déséquilibre s’est creusé entre les grands pays sans trop inquiéter ces dernières années, à l’abri de « l’ample liquidité » (Greenspan, Trichet) qui irriguait le monde. Une liquidité qui venait précisément de ce déséquilibre.

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Le monde s’enfonce un peu plus dans la récession

par Andreas Hoefert, Chief Economist UBS Wealth Management & Business Banking.

Sous l’impulsion de la hausse du chômage, de la diminution des richesses financières et immobilières et des conditions de prêts plus strictes, nous prévoyons une récession mondiale en 2009 avec une légère reprise en fin d’année.

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2009, un marché actions en convalescence

par Frédéric Buzaré, responsable de la gestion actions de Dexia Asset Management

Les marchés actions s’annoncent sous de meilleurs auspices en 2009 tout en restant difficiles et volatiles. A une crise sans précédent les pouvoirs publics ont apporté une réponse sans précédent. Jusqu’à présent le marché a exprimé ses doutes quant à l’efficacité de l’ensemble des mesures annoncées. Ce sentiment devrait s’améliorer et s’inverser au cours de l’année 2009. Les grands problèmes, notamment la situation financière des banques, ont été adressés. Seuls les problèmes du consommateur américain et du marché de l’immobilier restaient en suspens. Les dernières mesures et le plan de relance à venir de la nouvelle administration démocrate devraient permettre plus d’optimisme à ces niveaux

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Et si le Reste du Monde arrêtait de financer les Etats-Unis ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques, et Marie-Pierre Ripert, économiste chez Natixis

Quelles politiques économiques va-t-on maintenant observer aux Etats-Unis ?

  • une politique monétaire très expansionniste (taux d'intérêt très bas, forte croissance de la base monétaire) visant à éviter l'arrêt du crédit, à financer directement les entreprises, à aider les fonds mutuels…
  • une politique budgétaire très expansionniste, avec la croissance faible, le plan de sauvetage des banques, d'AIG, des Agences, probablement de l'industrie automobile, les aides aux emprunteurs.

Ces politiques devraient être maintenues au-delà de la période de crise :

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USA : commandes inquiétantes

par Philippe Waechter, Directeur de la Recherche Economique de Natixis Asset Management.

L'indice synthétique de l'enquête ISM relative au secteur manufacturier s'est inscrit à 36.2 en novembre contre 38.9 en octobre. L'activité ralentit encore et à un rythme qui s'accélère. Sur les 2 premiers mois du trimestre, la moyenne est de 37.6 à comparer avec le chiffre de 47.8 qui était la moyenne de T3 et 49.3 observé en moyenne sur le premier semestre. Un tel niveau d'indice peut être compatible avec un repli du PIB de 4 à 5 % en taux annualisé au 4ème trimestre.

Les cinq composantes de l'indice ISM sont en repli au cours du mois de novembre. Le repli le plus marqué (en contribution) est celui des stocks puis celui des commandes et celui de la production.

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Pétrole : nouveau contexte, nouvelles prévisions

par Thierry Lefrançois, économiste chez Natixis

Les stocks pétroliers américains sont alarmants avec une hausse excessive, si bien que les raffineurs devraient prendre des mesures pour les ramener à des niveaux compatibles avec la demande actuelle, en recul de 6 %. La Chine prend des mesures pour doper la consommation mais elles n’auront pas d’effet avant plusieurs mois. Déjà la croissance de la demande y est retombée à 4% contre 7% les mois précédents. L’OPEP devra réduire son offre de 1,5 M b/j supplémentaires pour inverser la tendance baissière des cours. Nous avons ramené nos prévisions sur le Brent à 60 $ sur 2009.

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Immobilier aux Etats-Unis : Retour sur un ajustement singulier

par Isabelle Job, économiste au Crédit Agricole

Traditionnellement, le retournement du cycle de crédit et son corollaire, la correction immobilière, s’engagent dans le sillage de la remontée des taux d’intérêt voulue par les banques centrales pour calmer la surchauffe économique.

La faiblesse conjoncturelle et surtout la remontée du taux de chômage qui s’en suivent sont les éléments déclencheurs de la remontée des taux de défauts dans les bilans bancaires. L’ensemble alimente en retour l’inflexion cyclique cotés crédit et immobilier.

L’ajustement immobilier américain en cours depuis la fin 2005 a en partie défié cette séquence logique puisque le sens de la causalité s’est surtout déployé cette fois-ci du marché immobilier, avec la vague de défauts sur les crédits subprime, vers le reste de l’économie. 

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Chine : la question de la croissance

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

La croissance chinoise a montré des signes de faiblesse nets (construction, automobile, industries de biens intermédiaires, industries peu sophistiquées exportatrices, moins de 6 % de croissance annualisée sur le 3ème trimestre (9% de croissance sur un an)) qui ont conduit le gouvernement chinois a un important plan de relance. Le maintien d’une croissance importante en Chine est la condition du maintien d’une croissance mondiale décente, et il nous parait donc important de savoir :

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Déflation ?

par Eric Vergnaud, économiste chez BNP Paribas

Les dernières données économiques en provenance des Etats-Unis ne font que confirmer la gravité de la situation. Les ventes au détail se sont contractées de 2,8% m/m en octobre (en termes nominaux), quatrième baisse consécutive et surtout plus fort recul depuis que la série est publiée sous sa forme actuelle en 1992. La production industrielle a certes rebondi en octobre, avec une progression de 1,3% m/m, mais la tendance de fond reste négative avec un recul de plus de 12% en données annualisées pour les trois derniers mois.

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