Mondialisation

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Un nouvel ordre mondial ?

par Caroline Newhouse-Cohen, économiste chez BNP Paribas

Les chefs d’Etats du G-20 étaient arrivés au sommet de Londres avec des agendas dont les priorités étaient différentes. Chacun d’entre eux avait avec une idée spécifique des remèdes à apporter au malade : les Américains étaient favorables à un renforcement concerté des politiques budgétaires expansionnistes nationales. Les Européens continuaient de mettre en avant la nécessité d’une nouvelle régulation du système financier international. Au final, le G-20 est parvenu à présenter un front uni pour célébrer l’émergence « d’un nouvel ordre mondial ».

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G20 : Trillion dollar baby

par Isabelle Job, économiste au Crédit Agricole

• Accroître les moyens financiers des institutions de Bretton Woods (avec une enveloppe totale de 1 100 Mds USD) pour pallier l’hémorragie de capitaux en cas de crise et donner à ces pays une représentativité suffisante au sein des instances de gouvernance mondiale constituent les deux avancées importantes de ce sommet.

• Puisqu’il ne s’agit de faire de la cosmétique mais de modifier le système en profondeur, la réforme du capitalisme mondial s’inscrit dans un processus long. Et de ce point de vue, les intentions sont là mais on reste sur sa faim quant aux actions concrètes à mener.

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Comment lire le communiqué du G20

par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management

Les résultats de la réunion du G20 a parfois soulevé un enthousiasme excessif, parfois une sorte de moue dubitative. On peut effectivement trouver de nombreux éléments dans ce communiqué qui est long avec 27 chapitres.

Il me semble que l'on peut extraire les quatre aspects principaux :

1 – Le FMI voit ses moyens renforcés de façon importante puisqu'ils passent à 750 Mrds de dollars.

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Le commerce extérieur, de nouveau un poids pour l’économie américaine

par Marie-Pierre Ripert et Elsa Dargent, économistes chez Natixis

Nous n’avons que marginalement revu à la baisse notre prévision de croissance pour 2009 (de -1,7% à -1,9% en moyenne, inchangée à 1,3% en 2010), en raison principalement du commerce extérieur. En effet, nous avons sensiblement révisé à la baisse la croissance mondiale depuis le mois dernier (de -0,8% à -1,5%).

Toutes les zones sont concernées mais les révisions sont les plus marquées pour la zone euro (de -1,5% à -2,8%), les pays de l’Est (de -0,3% à -2,9%) et dans une moindre mesure pour l’Amérique latine (de 0,9% à-0,2%) et l’Asie hors Chine et Japon (de 2,0% à 1,1%). Nous n’avons en revanche pas revu la croissance chinoise à 5,4%. Avec une telle prévision, nous continuons de faire partie des plus optimistes sur la croissance américaine (tableau 1).

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Mexique : une économie durement éprouvée mais des amortisseurs plus solides

par Sylvain Bellefontaine, économiste chez BNP Paribas

A l’instar de la plupart des pays émergents, le Mexique est confronté depuis septembre 2008 à un phénomène global d’aversion au risque qui s’est traduit par une forte dépréciation de sa monnaie, un plongeon de la bourse mexicaine et un élargissement des spreads. 

Même si les politiques monétaires et budgétaires devraient permettre d’atténuer l’impact de la récession dans une certaine mesure, le Mexique devrait faire face à la plus importante contraction du PIB réel de la région et à la pire récession depuis la ‘crise Tequila’ de 1994-95 en raison de la forte interaction avec l’économie américaine et de l’ampleur de la crise financière internationale.

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Les nouveaux comportements alimentaires

par Béatrice Eon de Chezelles, économiste au Crédit Agricole

La crise s’accompagne de changements dans les comportements alimentaires des Français, du lieu d’achat à la composition de l'assiette en passant par le choix des marques. Révélés par la conjoncture, ils relèvent parfois de modifications durables des mentalités et pourraient donc perdurer une fois la croissance retrouvée.

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CDS : un nouveau standard

par Chantana Sam, stratégiste d’Axa IM

Les CDS (Credit Default Swaps) sont souvent accusés d’avoir joué un rôle central dans la crise financière actuelle.

Les griefs concernent principalement le risque systémique, l’opacité et le manque de régulation. C’est pourquoi la création d’une chambre de compensation pour les dérivés de crédit est une mesure clé parmi les propositions faites par les régulateurs américains et européens pour nettoyer le système. Pour que la compensation des transactions soit efficace, un nouveau contrat a été introduit par l’ISDA (International Swaps and Derivatives Association) de manière à standardiser cet instrument.

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Saison des résultats : quels messages ?

par Delphine Georges, analyste chez Crédit Agricole Asset Management

La publication des résultats 2008 touche à sa fin. La croissance aura été de - 35 % aux USA et autour de - 25 % en Europe. Deux thèmes ressortent : prudence renouvelée sur les financières et pertinence d’un choix de valeurs axé sur la santé financière des sociétés et donc leur capacité de résistance.

Alors que les perspectives défavorables de la croissance bénéficiaire sont déjà intégrées dans les valorisations, la détérioration de la qualité des résultats a en revanche surpris par son ampleur. Cette dernière, mesurée par l’écart entre le résultat courant et le résultat net se trouve à un plus haut historique et la profusion des éléments exceptionnels négatifs a surpris.

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Les marchés actions peuvent encore baisser

par Roland Lescure, directeur des gestions de Groupama Asset Management

L’année 2009 a commencé comme 2008 s’est terminée : le secteur bancaire accumule les pertes, la récession généralisée pèse sur les profits des sociétés cotées, le marché du crédit reste tendu et les plans de relance se succèdent sans pour l’heure montrer leur capacité à sortir l’économie mondiale de l’ornière.

Malgré l’annonce d’une réforme ambitieuse du système de santé, d’un soutien significatif des établissements bancaires et d’une relance publique massive, les premiers pas de la nouvelle administration américaine n’ont pas suffit à convaincre.

Les marchés doutent de l’avenir du système financier, s’inquiètent des perspectives dans l’industrie traditionnelle et craignent l’insoutenabilité des dettes publiques.

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Etats-Unis : un marché de l’emploi apocalyptique

par Laurent Berrebi, directeur des études économiques de Groupama Asset Management

Comme attendu, le PIB de T4 2008 a été fortement révisé à la baisse sous l’impact de toutes ses composantes, chutant de 6,4% au lieu de 3,9%.

La contraction du PIB sera moindre en T1 2009, de l’ordre de 4%, grâce à la stabilisation provisoire de la consommation. Cela ne signifie pas pour autant la fin de la crise qui demeure une crise d’insolvabilité.

Les 700 000 suppressions d’emplois mensuelles en moyenne sur les 3 derniers mois, la perte de 5,4% des emplois à temps plein en un an et la violente remontée du chômage de 8,1% en février à près de 12% en fin d’année provoquent une explosion du nombre des ménages insolvables : des défaillances sont enregistrées sur près de 8% des crédits hypothécaires, soit 800 Md$ concernés. Les ventes dans l’immobilier résidentiel comme les prix continuent d’ailleurs de plonger.

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