Mondialisation

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Vers 62.000 faillites aux Etats-Unis en 2009

par Douglas Collins, director Nafta (Amérique du Nord) chez Atradius

Les États-Unis sont entrés en récession en décembre 2007. L’économie est malmenée sur plusieurs fronts: hausse du chômage, diminution des dépenses de consommation, baisse de la confiance des consommateurs, sans parler de l’escalade dans les saisies de logements et de la réduction de l’activité manufacturière. Au quatrième trimestre de 2008, la croissance du PIB des États-Unis DP s’est contractée de 6,3%, les dépenses de consommation ont diminué de 4,3%, et les exportations ont chuté de 23,6%, soit le recul le plus marqué depuis 1971.

Pour le premier trimestre de 2009, les chiffres du PIB devraient être tout aussi médiocres, la hausse du chômage passant à 8,5% en mars 2009, et le secteur manufacturier continue de manifester des signes de faiblesse (les commandes de biens durables sont en retrait de 0,8% en mars 2009).

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Une récession historique (2ème partie) : les « green shoots »

par Philippe d’Arvisenet, directeur de la recherche économique de BNP Paribas

L’économie mondiale traverse la récession la plus profonde et la plus longue qui ait été observée depuis la Seconde Guerre Mondiale. Cela tient à la fois à son caractère synchrone mais aussi au fait qu’elle s’accompagne d’une crise financière. Fondamentalement, elle est la conséquence du dénouement des déséquilibres globaux qui se sont accumulés depuis une quinzaine d’années. Elle touche, de ce fait, aussi bien les pays présentant un fort déficit des paiements, devenu difficile à financer et qui doit donc se contracter, que les pays à fort excédent affectés par la chute de leurs exportations.

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Le Royaume-Uni : l’ajustement à la baisse de l’immobilier est terminé

par Nathalie Dezeure, économiste chez Natixis

La seconde estimation de la croissance de T1-09 a confirmé l’estimation préliminaire (PIB en baisse de 1,9% T/T et de 4,1% en GA). L’évolution des composantes a mis en évidence un repli plus marqué que prévu de la consommation des ménages (-1,2% T/T contre -0,9% attendu) tandis que la chute de l’investissement (-3,8% T/T) s’est révélée moins prononcée qu’attendu.

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Japon : légère amélioration dans le secteur industriel au début du T2

par Caroline Newhouse-Cohen, économiste chez BNP Paribas

L’activité s’est fortement contractée au premier trimestre. Le PIB a chuté de 4% t/t, soit un repli de9,1% en glissement annuel après une contraction de 3,8% au T4 2008. Il s’agit de sa plus forte baisse trimestrielle depuis le début de la série en 1955.

L’ensemble des composantes, à l’exception des dépenses publiques en hausse de 0,3% t/t, a contribué négativement à la croissance. Toutefois, les données pour avril signalent un léger mieux.

La production industrielle a progressé en avril

La production industrielle a progressé pour le deuxième mois consécutif en avril, en hausse de 5,2%, m/m après déjà +1,6% en mars. D’une année sur l’autre, l’activité n’en demeure pas moins en chute libre, de -31,2% g.a. Entre février et mars, elle a reculé de 15,8% t/t après 22,2% au T1 2009.

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Pays émergents : la montée du risque politique

par Jean-Louis Martin, économiste au Crédit Agricole

L'éclatement de la bulle d'endettement en Europe centrale et orientale et le récent défaut de l'Equateur ont convaincu les marchés de la réalité d'une remontée du risque « émergents », au-delà de la crise financière globale. Ce risque est parfois immédiatement politique (Equateur) mais, plus souvent, le laxisme des autorités face à la montée des déséquilibres a aussi retardé les corrections nécessaires et in fine affecté la capacity to pay.

Cependant, le consensus sur une certaine discipline fiscale et sur la flexibilité des stabilisateurs (taux d'intérêt, taux de change) semble résister et devrait permettre le retour à une croissance équilibrée plus rapide dans les pays émergents. Enfin, il convient de rappeler que la crise financière est largement née dans les pays développés de ce laxisme dont on accuse trop exclusivement les émergents.

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2007-2009 comparée à 1929-1933 : Mise en Perspective en un graphique

par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management

La crise actuelle est souvent comparée à celle de 1929, est ce raisonnable ? Reprenant une idée présentée par Donald Marron.

J'ai calculé pour toutes les récessions depuis 1947, l'écart entre le point haut du PIB et le point bas de celui-ci. Pour la période actuelle j'ai pris les chiffres observés jusqu'à la révision du PIB du premier trimestre 2009.J'ai mis aussi le mouvement constaté lors de la crise de 1929.

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La confiance revient progressivement

par Caroline Newhouse-Cohen, économiste chez BNP Paribas

L’indice de confiance des consommateurs américains, calculé par le Conference Board, a continué de se redresser en mai, de 40,8 en avril à 54,9, probablement à la faveur d’une amélioration de la situation des ménages en termes de revenus depuis le début de l’année (transferts plus élevés, prélèvements plus faibles, retournement des marchés boursiers depuis début mars).

En particulier, la composante de l’enquête du Conference Board, traitant des anticipations, a nettement progressé, de 51,0 à 72,3.

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Allemagne : extension du domaine de la chute

par Frederik Ducrozet, économiste au Crédit Agricole

• L’effondrement du PIB au premier trimestre (-3,8 % t/t) s’explique par un nouveau recul marqué des exportations et de l’investissement.
• Le mouvement en cours de déstockage et de désinvestissement des entreprises pourraient entraîner une nouvelle contraction de l’activité au troisième trimestre.
• Le nécessaire rééquilibrage de la croissance en faveur de la consommation des ménages est menacé par la remontée du chômage. Un retour rapide au potentiel de croissance paraît peu probable avant 2011. 

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Est-il trop tard pour investir dans les cycliques ?

par Charles Dautresme et Franz Wenzel, stratégistes chez Axa IM

Après un recul des marchés d’actions américains de près de 60% depuis leur sommet atteint le 9 octobre 2007, les actions ont fortement rebondi. Cette hausse a été alimentée par le fait que le scénario d’une dépression ainsi que le risque de nationalisation du système bancaire américain ont été écartés.

Depuis son point bas en mars, le S&P 500 est remonté de presque 40%, approchant le record historique de 47% lors d’un rally de bear market dans les années 1929-1930. Les investisseurs se demandent s’il s’agit d’un rebond technique ou du début d’un nouveau marché haussier qui pourrait conduire à un rééquilibrage des portefeuilles en faveur de secteurs à bêta élevé.

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Les affaires continuent

par Frédéric Buzaré, responsable de la Gestion Actions chez Dexia AM

Les marchés des actions ont enregistré des performances remarquables, soutenues par le rebond des marchés et le revirement du sentiment des investisseurs, passé en l’espace d’un mois de la déprime à l’euphorie. Pâques est parfois un bon moment pour constater une rédemption inespérée après une période de dépression excessive.

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