Mondialisation

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Le risque majeur reste la déflation

par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management

La tentation est grande d'imaginer que les turbulences qui secouent les marchés et l'économie globale pourraient être soldées par une période d'inflation durablement élevée. Dans cette optique, l'inflation permettrait de tirer définitivement un trait sur le passé et faciliterait le retour de la croissance.

Suivant cette hypothèse, la multiplication des dettes publiques et des signes monétaires se traduirait inéluctablement par un taux d'inflation durablement élevé. Les facteurs qui limitent aujourd'hui le degré de liberté de l'ensemble des acteurs économiques seraient alors dissous dans l'inflation, leur redonnant des marges de manœuvre et autorisant le retour à une croissance soutenue.

L'inflation n'est probablement pas la réponse adéquate

Cette approche pourrait être séduisante, mais appelle plusieurs remarques :

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Banques européennes : une contagion en ordre dispersé

par Rémy Contamin, économiste au Crédit Agricole

Au 1er trimestre 2009, les banques américaines ont continué à subir une forte dégradation de la qualité de leurs créances, tout en bénéficiant pour celles exposées en banque d’investissement de moindres dépréciations sur titres. Au total, le premier trimestre suscite finalement encore une fois plus de questions que de réponses sur le profil du coût du risque et sur la soutenabilité des performances en banque d’investissement. En Europe, alors que la publication des comptes commence tout juste, des tendances similaires sont attendues, avec toujours une hétérogénéité marquée selon les profils de risque et l’exposition géographique des banques.

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Banques américaines : le vertige du coût du risque

par Estelle Honthaas, économiste au Crédit Agricole

La crise bouleverse le paysage bancaire américain avec une violence inédite depuis les années 30. Or la remise rapide en ordre de marche du système bancaire est un impératif clef pour le gouvernement américain : le succès des plans de relance de l’économie en dépend en grande partie. On peut donc s’attendre à un interventionnisme étatique accru, tant pour garantir la solvabilité des intermédiaires financiers que pour organiser leur future supervision.

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Après la crise, conflits entre pays avancés de l’OCDE et pays émergents sur l’économie réelle

par Patrick Artus, directeur des études et de la recherche économique de Natixis

La crise présente est fondamentalement une crise de l’économie réelle : la globalisation, la concurrence des émergents, faisant disparaître des emplois, des capacités de production et du revenu dans les pays de l’OCDE, ceux-ci ont choisi d’utiliser le crédit pour soutenir la croissance. La crise est déclenchée par l’excès d’endettement et par la chute des prix des actifs complexes construits à partir du crédit, mais vient bien au départ de la perte de substance économique dans les pays avancés de l’OCDE causée par la globalisation.

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La Russie survivra-t-elle au contre-choc pétrolier ?

par Juan Carlos Rodado, économiste chez Natixis

Bien que de manière plus tardive que dans d’autres pays de la CEI (Ukraine, Kazakhstan, Biélorussie...) la crise a fini par toucher la Russie. L’existence « d’excédents jumeaux » - budgétaire et de la balance courante, est indéniablement à l’origine de cette relative résilience du pays. La croissance russe, largement tributaire de l’évolution du cours des matières premières pâtit depuis le contre-choc pétrolier. Les réserves de change se sont littéralement effondrées depuis l’été dernier et le rouble s’est fortement déprécié.

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La Chine ne peut plus financer le déficit américain autant qu’avant

par Hervé Lievore, stratégiste chez Axa IM

Les réserves de change chinoises n’ont progressé que de 7,7 mds USD au premier trimestre, le chiffre le plus faible depuis le printemps 2001. Pour mémoire, un an auparavant, ces réserves avaient bondi de 154 mds USD.

La Chine étant le premier détenteur de bons du Trésor américain, on peut se poser la question quant à sa capacité (mais cela vaut également pour l’ensemble des pays à excédents d’épargne) à contribuer au financement des pays épargnant insuffisamment, au premier rang desquels les Etats-Unis.

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Pour une réglementation et une supervision efficaces des agences de notation

par Liza Ansel et Henri Nortier (1), de la Fondation Terra Nova

Dès l’éclatement de la bulle des subprimes mi-2007, les agences de notation de crédit ont été parmi les premiers acteurs de la sphère financière à subir des critiques appuyées et récurrentes de la part de nombreux observateurs. Cette place particulière s’explique par le rôle de premier plan qu’elles ont pu jouer dans le développement spectaculaire de ce marché depuis 2001 : les notations réalisées par ces agences ont en effet rendu attractifs les actifs subprimes auprès d’un nombre d’investisseurs toujours plus important. L’éclatement de la bulle a ensuite mis en lumière divers manquements de la part des agences dans l’exercice de leur activité, dont une mauvaise appréciation du risque. 

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Europe de l’Est : Le processus de convergence et de rattrapage économique demeure intact

par Angelika Millendorfer, Responsable Actions Emergentes chez Raiffeisen Capital Management

L’Europe de l’Est se trouve sous les feux de la rampe. Le fort ralentissement économique dans l’ensemble de la région, la chute des cours des monnaies locales contre l’Euro et le Dollar, les baisses de notations et les craintes concernant la solidité financière des états d’Europe de l’Est ont généré une volatilité élevée et accentué les incertitudes. Certains n’ont pas hésité à présager l’effondrement financier de la région entrainant dans sa chute le système bancaire européen. Quelle est la situation réelle pour les investisseurs en actions et obligations ? Quand est-il des perspectives à long terme de la région ?

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Etats-Unis : une récession loin d’être terminée

par Laurent Berrebi, directeur des études économiques de Groupama Asset Management

La politique économique a réussi à enrayer la chute libre de l’activité. La forte augmentation des prestations sociales en début d’année et l’abaissement des taux hypothécaires à des minima historiques grâce aux actions de la Réserve Fédérale, ont permis une légère croissance de la consommation en T1, après deux trimestres de forte contraction. Mais, la récession est loin d’être terminée. Les surcapacités sont considérables, le taux d’utilisation des capacités de production est tombé à près de 70 %, un plus bas historique.

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Va-t-on vers une crise de la dette irlandaise ?

par Nathalie Dezeure, économiste chez Natixis

Confronté à une crise de défiance, le gouvernement a présenté le 7 avril un budget d’urgence à contre-courant des plans de relance mis en place au cours des derniers mois dans d’autres pays. La détérioration des finances publiques liée au sauvetage des banques et la profonde récession qui frappe l’Irlande font en effet peser des risques importants sur la solvabilité de l’Etat irlandais.

Malgré les ajustements annoncés (hausse de la fiscalité, baisse des dépenses), le déficit devrait atteindre près de 11% du PIB en 2009 et 2010 et l’objectif du gouvernement d’un déficit de 3% en 2013 nous semble peu réaliste. Du fait d’un affaiblissement structurel de la croissance et de la difficulté politique de mettre en place de nouvelles mesures d’austérité, il devrait selon nous s’élever à plus de 8% du PIB en 2013.

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