Politiques

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Pourquoi les investisseurs devraient se soucier des « gilets jaunes » ?

par Vincent Mortier, CIO Adjoint Groupe et Responsable Asie ex Japon, Frédéric Rosamond, 
Gérant de portefeuille senior, Actions France, Tristan Perrier, Economiste senior chez Amundi

* Les « gilets jaunes » forment un mouvement de protestation, essentiellement spontané, apparu en France au mois d’octobre, sans affiliation politique déclarée, appelant à une baisse des impôts et à une hausse du niveau des prestations sociales et des services publics.

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La croissance est trop faible pour alimenter le pouvoir d’achat en France

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

Le pouvoir d’achat, la productivité et le PIB par tête doivent suivre une allure cohérente dans la durée. Chaque indicateur traduit, à sa façon, la capacité de l’économie, française en l’occurrence, à évoluer dans la durée.

J’ai repris ces 3 éléments depuis 2000 jusqu’à 2018 et la dernière donnée disponible pour chacun d’entre eux (données trimestrielles). J’ai mis chacun d’eux en base 100 en 2000. Sur le graphe on observe trois périodes.

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Pour une fois, c'est l'Allemagne

par Frédéric Rollin, Conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM

L’année 2018 surprend à maints égards. L’Allemagne notamment, dont la stabilité politique et la force économique faisaient l’envie des Etats voisins, semble avoir perdu la main. L'économie montre ses signes de faiblesse et, après 13 ans de gouvernement, Angela Merkel est poussée vers la sortie.

Quelles sont les conséquences pour l'Union Européenne ?

Au cours de ses mandats, Merkel a privilégié le consensus. Elle a fait de la CDU, traditionnellement conservatrice, un parti du centre, en soutenant l'introduction d’un salaire minimum, la fermeture des centrales nucléaires du pays et l’accueil de plus d’un million de demandeurs d'asile. Enfin, si elle a soutenu les programmes de sauvetage européens, dont celui de la Grèce en 2015, particulièrement controversé, sa politique pro-européenne, guidée par le consensus, n’a guère été déterminante.

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Le coût du Brexit selon la Banque d’Angleterre

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

La Banque d’Angleterre a publié ses scenarii pour l’après Brexit. Les hypothèses vont de la sortie ordonnée cohérente avec l’accord signé entre l’UE et Theresa May à la sortie sans accord et totalement désordonnée.

On avait déjà observé que l’allure du PIB était plus faible depuis le référendum. Les résultats de la BoE accentuent ce phénomène.

Quelle que soit la forme du Brexit la trajectoire du PIB sera inférieure à celle d’avant référendum. L’accord signé donne le moins mauvais résultat dans le prolongement de ce que l’on voit déjà. Un Brexit désordonné et sans accord diminuerait franchement le niveau de vie des anglais.

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Zone euro : du renforcement à la résilience

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

D’après les médias, la proposition franco-allemande de créer un budget pour la zone euro remporterait de plus en plus de suffrages parmi les autres pays de la zone, ouvrant ainsi la voie à une multiplication des efforts pour faire avancer ce projet. Si le chemin à parcourir pour y parvenir devrait être long, les efforts entrepris méritent d’être soutenus car, en cas de succès, la résilience de la zone euro en sortirait renforcée, ce qui est grandement nécessaire.

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Le grand écart italien

par Andrea Delitala, Head of Multi Asset Euro, et Steve Donzé, Senior Macro Strategis chez Pictet AM

La fin du programme d’assouplissement quantitatif de la BCE va augmenter la pression qui s’exerce sur les obligations du gouvernement italien.

La dernière prise de bec entre l’Italie et Bruxelles a fait la une des journaux. Malgré tout, si une crise devait arriver, elle viendrait probablement d’ailleurs: de Francfort, pour être précis. C’est parce que l’Italie a un problème avec sa dette. Peu importe les frictions entre la nouvelle coalition populiste du pays et la Commission européenne au sujet du projet de budget italien, la principale source de tensions à court terme sur les marchés est la Banque centrale européenne.

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Allemagne : tourner la page des années Merkel

par Philippe Vilas-Boas, Economiste au Crédit Agricole

Les partis politiques traditionnels allemands ne cessent d’être bousculés depuis le début du quatrième mandat d’Angela Merkel. Former une coalition a été fastidieux et celle- ci n’est plus plébiscitée dans les urnes. Les trois principaux partis perdent à chaque nouvelle élection locale davantage de voix. Angela Merkel en a tiré les conclusions et a annoncé son retrait progressif du monde politique. Si elle abandonne dès le mois prochain son poste de chef du Parti conservateur (CDU), elle devrait cependant rester chancelière jusqu’à la fin de son mandat si le parlement n’exerce pas un vote de défiance à son encontre.

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L’actionnariat salarié dynamise la marque employeur d’une entreprise et fidélise ses salariés

par Sylvie de Pange, Responsable du Pôle Actionnariat Salarié de CIC Epargne Salariale

Souvent associé aux cadres dirigeants des grandes et moyennes entreprises, l’actionnariat salarié se met en place également au sein d’entreprises à forte croissance, quelle que soit leur taille et notamment les start-up, pour attirer et fidéliser leurs collaborateurs cadres et non-cadres.

A l’image des nouveaux modes de collaborations, les systèmes de rémunérations et d’intéressement évoluent, s’organisent et se construisent selon une diversité de solutions et de leviers d’actions, dont l’actionnariat salarié.

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L’emploi privé s’améliore à la marge au 3ème trimestre en France

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

La bonne nouvelle sur l’emploi est que le nombre d’emplois nouveaux dans le secteur privé est en hausse par rapport au deuxième trimestre. Il y a eu 30 200 emplois supplémentaires durant les mois d’été à comparer à juste 22 400 au cours du printemps. La mauvaise nouvelle est que la dynamique de l’emploi en 2018 est beaucoup plus réduite que l’an dernier. Sur les trois premiers trimestres de l’année il a été créé 33 800 emplois en moyenne par trimestre contre 82 100 sur les trois premiers trimestres de 2017.

Cette inflexion reflète celle de la croissance. L’expansion de l’activité a franchement ralenti depuis le début de l’année et l’emploi a suivi mais de façon plus marquée que le PIB. Le rebond du PIB au troisième trimestre, bien que limité, a été beaucoup plus rapide que celui de l’emploi.

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Italie : l’incertitude prévaut…

par Fabrizio Pagani, Global Head of Economics and Capital Markets Strategy chez Muzinich & Co

Le gouvernement est en place depuis juin et est une coalition de deux partis - le Mouvement 5 étoiles et la Ligue. Ils sont arrivés au pouvoir avec un programme très différent de celui des administrations précédentes et nous pensons qu'ils sont plus expansionnistes dans leur politique budgétaire.

Les chiffres du budget proposé ont été publiés à la fin du mois de septembre. L'expansion budgétaire a été plus large que prévu et le gouvernement table sur un déficit de 2,4% pour 2019, de 2,1% en 2020 et de 1,8% en 2021.[1]

Cela a été une surprise pour le marché et les institutions européennes en raison de l'ampleur du déficit. En conséquence, nous avons assisté à un élargissement des spreads du BTP (10 ans italien) par rapport aux Bunds (10 ans allemand).[2]

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