Politiques

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Elections européennes : sont-elles si importantes ?

par Fabrizio Pagani, Global Head of Economics and Capital Market Strategy chez Muzinich & Co

Les prochaines élections européennes impacteront-elles le sentiment général du marché ? Dans le passé, les élections européennes étaient davantage perçues comme une consultation sur la popularité des gouvernements membres de l’UE plutôt qu’un véritable vote sur l’avenir de l’Union Européenne. Cette année est en quelque sorte différente.

Le cadre

Pour la première fois, un véritable débat sur l'Europe et son orientation a lieu sur le continent. Voici quelques preuves anecdotiques mais évidentes :

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Intégration européenne : une affaire de confiance

par Luca Rossi et Tom Pesso, Economistes chez Natixis

Notre deuxième étude sur l'intégration européenne traite de la confiance, un facteur souvent sous-estimé, mais toujours très important pour expliquer la dynamique politique.

Après avoir montré dans nos travaux précédents que l'Europe devient, lentement mais sûrement, une entité culturelle plus homogène, nous estimons que ce processus se heurtera inévitablement à des résistances en l’absence d’un certain degré de confiance mutuelle au sein des différentes populations.

Les européens se font-ils confiance? Les citoyens européens se sentent-ils davantage européens ? Font-ils confiance aux organismes publics? Les prochaines élections européennes vont implicitement apporter des réponses à l’ensemble de ces questions. Nous tentons de devancer les enseignements du scrutin en abordant le thème de la confiance.

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Élections Européennes : rien n'est moins sûr que l'incertain¹

par Frédéric Rollin, Conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM

Entre le 23 et le 26 mai, les membres de l'Union européenne éliront leurs représentants au Parlement. Les résultats des partis eurosceptiques seront cruciaux. S’ils deviennent la force la plus représentée, comme estimé dans certains sondages, ces derniers bousculeront l’agenda centriste de la zone, en refusant par exemple de ratifier le budget, en empêchant l’Europe de mener des actions contre les pays membres qui refusent de se conformer à sa politique, comme la Pologne et la Hongrie, ou encore en bloquant les négociations commerciales avec le Canada ou les Etats-Unis.

Mais les résultats devraient aussi avoir des répercussions locales d'une grande portée. Dans de nombreux pays, des gouvernements pourraient tomber. D’autres mettront plus de temps à se former.

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Europe : baisse des émissions de CO2 liées à la consommation d’énergie

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

D’après les estimations d’Eurostat, les émissions de CO2 de l’Union européenne dues à la combustion d’énergies fossiles ont baissé de 2,5 % en 2018 par rapport à l’année précédente. Cette contraction s’inscrit dans une tendance de long terme : selon les calculs de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le repli enregistré dans les 28 États membres de l’UE entre 1990 et 2016 s’établit à 20,7 %. L’activité économique ayant sensiblement progressé sur cette période, l’intensité des émissions de CO2 a ainsi reculé de 48,7%[1].

Cependant, il existe une forte dispersion entre les pays (graphique 1). En forte hausse en Lettonie, à Malte et en Estonie, les émissions ont considérablement diminué au Portugal, en Bulgarie, en Irlande et en Allemagne.

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Quelles sont les banques centrales qui ont le plus de marges de manœuvre ?

par Bastien Drut, Stratégiste Sénior chez CPR AM

Sur la décennie qui a suivi la Grande Récession, les banques centrales ont eu massivement recours à des mesures non-conventionnelles pour satisfaire leurs mandats, qu’ils soient duals (stabilité des prix et plein-emploi) ou uniquement focalisés sur la stabilité des prix. La BCE, la Fed, la BoJ, la BoE et la Riksbank ont par exemple mis en place des programmes de Quantitative Easing, en achetant des titres divers (obligations d’Etat, obligations d’entreprises, obligations sécurisées, titrisations hypothécaires, actions, ETF). La banque centrale suisse (SNB), elle, a acheté un grand nombre de titres libellés en devises étrangères pour lutter contre la surévaluation du franc suisse. Enfin, certaines banques centrales ont opté pour une politique de taux négatifs (BCE, BoJ, SNB, Riksbank).

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Il est temps de reconsidérer l’Europessimisme

par Patrick Barbe, Responsable Marché obligataire européen chez Neuberger Berman

La zone euro est depuis un certain temps confrontée à de nombreuses incertitudes et à de nombreux défis tant économiques, réglementaires que politiques. La Banque Centrale Européenne a beaucoup œuvré pour améliorer la diffusion de sa politique monétaire afin de soutenir le système bancaire et la croissance économique. Néanmoins, en l'absence de nouvelles réformes politiques et budgétaires, l'activité économique de la zone euro reste relativement faible, ce qui limite le taux d'inflation à environ 1 %, un niveau bien inférieur à l'objectif de 2 % fixé par la BCE. Par conséquent, des problèmes extérieurs tels que Brexit, le ralentissement de la Chine et la guerre commerciale avec les États-Unis sont parvenus à engendrer un pessimisme marqué chez les investisseurs, entrainant le rendement du Bund allemand à 10 ans en territoire négatif.

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Croissance, taux d’intérêt et dette publique

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Les relations entre la dette publique, la croissance économique et les taux d’intérêt sont complexes et variées. En période de récession, la dette publique grimpe en termes absolus et en pourcentage du PIB, mais la détente monétaire qui s’ensuit fait baisser le coût des emprunts publics. Les pays lourdement endettés peuvent, toutefois, pâtir de la défiance des investisseurs. La prime de risque augmente alors et, par conséquent, les rendements obligataires. Une longue période de détente monétaire en phase ascendante du cycle peut engendrer un recul du taux d’intérêt nominal moyen sur la dette publique (r) en deçà du taux de croissance nominale (g). On l’a vu ces dernières années dans un grand nombre de pays.

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Etats-Unis : trois messages différents de Washington DC

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Comme le montrent les analyses et commentaires récents sur les États-Unis, c’est la perspective dans laquelle l’on se place qui dicte le sens des messages, d’où la divergence, sinon la contradiction entre ces derniers. Le Président Trump a souligné, la semaine dernière, que l’économie connaîtrait une ascension fulgurante si la Fed décidait à abaisser les taux directeurs, ajoutant que la banque centrale avait contribué à freiner l’activité économique. 2020 étant une année électorale aux États-Unis, il n’est pas étonnant que les hommes politiques scrutent l’état de l’économie. Chacun se souvient à cet égard de la célèbre formule de Bill Clinton : « c’est l’économie, idiot ! » dans sa campagne pour l’élection présidentielle de 1992, qu’il remporta contre le président sortant George Bush sr.

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Zone euro : trou d’air ou ralentissement durable ?

par Tristan Perrier, Recherche Macroéconomique chez Amundi

Après une longue série de déceptions en 2018, les chiffres économiques de la zone euro sont restés très mitigés début 2019. La situation devrait cependant s’améliorer au cours des prochains trimestres, grâce à la conjonction de la vigueur des revenus des ménages, d’un soutien conséquent des budgets publics et d’une dynamique du commerce mondial un peu moins faible que celle des derniers mois.

La validation de ce léger rebond, qui ne permettra pas un retour aux chiffres de croissance de 2017, nécessite toutefois que ne se déclenchent pas les importants risques que sont un Brexit sans accord et l’imposition de droits de douane américains aux exportations d’automobiles européennes. De plus, la situation politique interne reste volatile dans certains États membres.

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Croissance: le village gaulois résiste

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

La note de conjoncture de l’INSEE cale de façon plus précise les attentes de l’institut de statistique sur l’allure du premier semestre 2019. L’activité progresserait de 0.4% au premier et au second trimestre. L’INSEE a légèrement révisé à la hausse son chiffre du deuxième trimestre. L’acquis pour 2019 serait ainsi de 1.1% à la fin du premier semestre. Pour atteindre la prévision du gouvernement à 1.4% (indiquée par Bruno Le Maire alors que dans la loi de finance la prévision est à 1.7%) il faut qu’à chaque trimestre la croissance du PIB soit de 0.4%. Ce chiffre est aussi celui publié récemment par la Banque de France.

L’articulation de la prévision de l’INSEE se cale sur deux éléments.

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