Politiques

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La politique monétaire sur le fil

par Bruno Colmant, Chef Economiste à la Banque Degroof Petercam

Plus de deux ans après une création monétaire sans précédent, la Banque Centrale européenne (BCE) fait face à des décisions cruciales, voire existentielles pour l’économie de la zone euro. Jusqu’en 2015, cette dernière flirtait avec la déflation, qui constitue le pire scénario économique puisque la confiance dans le futur disparaît.

L’injection monétaire, toujours en cours, avait pour objectif principal de stimuler l’inflation. Cet objectif n’est pas atteint et la BCE semble en avoir fait son deuil. Manifestement, et à la surprise de nombreux économistes, un facteur subjuguant domine l’économie dans sa faible croissance : c’est le vieillissement de la population. Face à cette réalité démographique, une création monétaire est de peu d’effet.

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Elections allemandes : continuité attendue... ou presque

par Tristan Perrier, Stratégie et Recherche économique chez Amundi

Les sondages annoncent une large victoire de la CDU/CSU d’Angela Merkel mais plusieurs scénarios de coalitions gouvernementales sont possibles. Les programmes des partis susceptibles de participer au gouvernement (CDU/CSU, SPD, FDP et/ou Verts) présentent, à côté de nombreuses convergences de vues, des différences significatives concernant les priorités budgétaires et les politiques européennes.

Sur le plan budgétaire, ces quatre partis sont favorables à des baisses d’impôts, mais divergent concernant leurs montants et leur ciblage. Les priorités en matière de dépense publique ne sont pas les mêmes (infrastructures, social et/ou défense). En particulier, la CDU/CSU entend renforcer les infrastructures davantage en réduisant les obstacles administratifs que via de nouvelles dépenses.

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La vie politique de la plus grande économie européenne n’est pas aussi ennuyeuse qu’il y paraît !

par Stefan Kreuzkamp, Chief Investment Officer chez Deutsche Asset Management

À deux semaines des échéances électorales, il serait tentant de reléguer les élections allemandes au simple rang de “non-événement”. Il se peut en effet que l’indifférence des investisseurs à l’égard de cette échéance soit une réponse somme toute assez rationnelle à une campagne considérée comme particulièrement ennuyeuse, même au regard des standards de notre voisin germanique. Des rebondissements pourraient-ils néanmoins venir surprendre les marchés ? On ne peut complètement l’exclure.

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Croissance plus robuste et appréciation de l’euro

par Philippe Ithurbide, Directeur Recherche, Stratégie et Analyse chez Amundi

Les statistiques et les enquêtes de conjoncture dépeignent la poursuite de l’expansion économique, tirée la plupart du temps par la demande intérieure. Dans la zone euro, la reprise économique s’est accélérée au 2e trimestre et devient généralisée, comme l’ont confirmé récemment les chiffres du PIB. Les indicateurs de confiance des entreprises atteignent de nouveaux plus hauts cycliques, non seulement en Allemagne, mais aussi en France et en Italie, et le moral des ménages s’améliore également.

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Le vent va souffler fort sur la Fed

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

Le départ anticipé de Stan Fischer à la mi-octobre va modifier en profondeur l’équilibre du Board de la Fed. Jusqu’alors sur les 7 membres, 4 avaient été nommés par Obama et il restait 3 sièges vacants. L’avantage numérique était en faveur des anciens avec une politique cohérente.

Le départ de Fischer fait basculer l’équilibre puisque Trump devra nommer 4 membres. L’un est déjà nommé et attend la confirmation du Congrès c’est Randal Quarles un banquier privé qui s’occupera de la réglementation bancaire en remplacement de Tarullo.

Qui seront les 3 autres parmi lesquels le successeur de Janet Yellen? Celle ci pouvait éventuellement rester dans la configuration initiale aujourd’hui ce ne sera pas possible.

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France : une embellie durable ?

par Ludovic Martin, Economiste au Crédit Agricole

Des signes tangibles d’amélioration de la conjoncture sont perceptibles depuis quelques semaines (croissance du PIB, climat des affaires, marché du travail).

Ces données récentes suggèrent que les moteurs internes de la reprise sont plus dynamiques qu’initialement prévu dans notre scénario. Un cycle de reprise auto- entretenue semble se mettre en place.

Toutefois, plusieurs éléments viennent nuancer cette vision optimiste.

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Après les mots, l’heure est à l’action

par William De Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

En matière de politique économique, l’agenda de la fin de l’année est bien rempli :

La BCE devrait clarifier ses intentions en matière d’assouplissement quantitatif (QE)

La Réserve fédérale annoncera vraisemblablement le démarrage de la réduction de la taille de son bilan

Les regards sont également tournés vers les Etats-Unis (baisse d’impôts ?), la France et l’Allemagne

Les récents indicateurs confirment le tableau d’une croissance robuste en zone euro et largement satisfaisante au niveau mondial. En outre, la visibilité est bonne.

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Le défi d’Emmanuel Macron : Jupiter et Schumpeter

par Xavier Lépine, Président du Directoire de La Française

“Président Jupitérien” fait partie de ces expressions qui trouvent leur fondement dans les changements profonds de Société qu’elles reflètent et le besoin de nommer ces ruptures : les changements de paradigmes post crise de 2008, la disruption née des changements des business modèles issus de la digitalisation (Uber, Airbnb...) ; en l’espèce, c’est une posture d’autant plus originale qu’il s’agit non seulement d’un adjectif qualificatif hautement valorisant mais que l’auteur n’est autre que le Président lui-même qui s’est auto-qualifié de Dieu des dieux.

Certains pourraient y voir un péché d’orgueil alors qu’il s’agit en réalité d’une nécessité absolue pour concrétiser l’utopie économico-écologique (Cf. ma lettre de février 2017, la digicratie ou le populisme) et ne pas tomber dans la dystopie d’un monde en perdition fait de diktats sans dictature.

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Dette Publique, Dette Privée

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

La dette publique c’est le mal. C’est le genre d’affirmation que l’on voit souvent dans les gazettes. C’est cependant une affirmation erronée. Si l’on doit s’inquiéter d’une dette excessive, cela doit être celle du secteur privé. C’est cette dette privée, notamment celle des ménages, qui était à l’origine de la crise de 2007, ce n’est pas la dette publique dont le niveau était réduit avant la crise. Dix ans après, la dette privée reste à un niveau élevé notamment en Europe. Cela limite les capacités d’ajustement des acteurs du secteur privé.

Mais avant d’évoquer la dette privée, il faut revenir sur la question de la dette publique. On peut ici faire plusieurs remarques :

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Etats-Unis :
est-ce la n de cycle ?

par Didier Borowski, Recherche, Stratégie et Analyse chez Amundi

Le PIB américain en volume est supérieur de 13 % à son niveau de fin 2007 (et de plus de 30 % en valeur). En moyenne, depuis le début de la reprise, le PIB réel s’est accru à un rythme annualisé de 2 %, ce qui fait de ce cycle l’un des plus longs de l’histoire des États-Unis. L’économie s’approche désormais du plein emploi, sans toutefois générer les pressions inflationnistes attendues à ce stade du cycle, et ce d’autant plus que les gains de productivité ont chuté et que les coûts salariaux unitaires progressent. Les profits se sont redressés de façon spectaculaire dans les premières années mais l’investissement productif est resté particulièrement mou, probablement en raison du ralentissement de la productivité et de débouchés incertains.

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