Politiques

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Mario Draghi : prouesse ou malentendu ?

par Florent Delorme, Macro-stratégiste chez M&G

L’entrée en scène de Mario Draghi dans la politique italienne force l’admiration. En quelques jours l’ancien patron de la BCE a fait l’unanimité, ralliant presque l’ensemble de la scène politique italienne, du mouvement Cinq étoiles jusqu’à la Ligue de Matteo Salvini en passant par le Parti Démocrate, Italia Viva de Matteo Renzi et Forza Italia de Silvio Berlusconi.

Un attelage si hétéroclite réussira-t-il vraiment à déployer une politique commune ?

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Où est la limite : le plan de relance américain peut-il déclencher l'inflation ?

par Stéphane Monier, Directeur des Investissements chez Lombard Odier

A court terme, l'économie américaine devrait connaître une hausse temporaire de l'inflation, à mesure que les prix, dont ceux des matières premières, se redressent par rapport à l'année dernière ;

Il semble peu probable que la Fed y réponde par un resserrement de sa politique monétaire ;

Les craintes d'une inflation aux effets dommageables semblent prématurées en 2021. Les perspectives d'inflation resteront faibles tant que les capacités excédentaires persisteront ;

La Fed devrait parvenir à orienter les attentes du marché obligataire tandis que les actions offrent un refuge partiel contre l'inflation.

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Faut-il s’attendre à un retour de l’ISF ?

par Stéphane Jacquin, Associé-gérant, Directeur de l’ingénierie patrimoniale chez Lazard Frères Gestion

La COVID-19 a provoqué une dégradation des finances publiques. Leur amélioration devrait constituer un thème de la prochaine campagne présidentielle. Dès lors, faut-il s’attendre à un retour de l’ISF ?

Soulignons d’abord que l’impôt sur la fortune n’a pas été supprimé en 2017. Il a été limité aux seuls actifs immobiliers. Cette réduction d’assiette a entraîné une baisse de recettes de 3,5 milliards d’euros. Un retour à l’assiette antérieure aurait donc un impact limité sur le déficit budgétaire qui a atteint 195 milliards en 2020.

Ajoutons qu’un alourdissement de la fiscalité du patrimoine pourrait ne pas avoir l’effet escompté en matière de recettes.

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Stagnation séculaire

par Marie-Hélène Duprat, Conseillère auprès du Chef économiste chez Société Générale

Dans la foulée de la Grande Récession de 2008-2009, la notion de « stagnation séculaire » a fait son retour sur le devant de la scène académique. Les années qui ont suivi la crise ont en effet vu nombre d’économies développées enregistrer une croissance anormalement atone, l’inflation rester obstinément faible et les taux d’intérêts réels poursuivre leur baisse tendancielle. La Grande Dépression de 2020 pourrait aggraver ces tendances.

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Le coût de l’annulation de la dette publique (et du débat qu’elle suscite)

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

La réaction des politiques publiques à la pandémie de Covid-19 a entraîné une forte augmentation concomitante de l’endettement public et du volume des obligations d’État inscrites au bilan des banques centrales. Dans la zone euro, cela a donné lieu à des plaidoyers en faveur de l’annulation, par la Banque centrale européenne, d’une partie des obligations souveraines qu’elle détient.

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Faut-il annuler les dettes !

par John Plassard, Spécialiste en investissement chez Mirabaud

Rarement la question de la dette aura été aussi commentée par les économistes et les médias financiers pendant la crise du coronavirus. La question du remboursement de la dette publique, dont le montant a explosé sous l’effet de la pandémie, hante les esprits. Aucun pays n’y échappe et les conséquences économiques dévastatrices sont scrutées de très près. Pourtant, au sortir de la crise (car nous en sortirons) il est des plus probables que certains États endettés demandent purement et simplement l’annulation d’une partie (ou de la totalité) de leur « dette Covid ». Que faut-il en penser ? Synthèse et analyse.

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France : Nouvelle baisse remarquable du taux de chômage au T4 2020

par Hélène Baudchon, Economiste Senior chez BNP Paribas

Ter repetita : si la baisse du taux de chômage au T4 2020, la troisième de l’année, n’est pas vraiment une surprise, son ampleur (-1,1 point) n’en est pas moins remarquable. Elle est plus importante que la baisse enregistrée au T1 et au T2. Le bond du T3 est pour moitié effacé. À 8%, le taux de chômage est, fin 2020, au même niveau que fin 2019 et, en moyenne sur l’année, plus bas de 0,4 point.

Après le PIB au T4 2020 (baisse nettement moins importante qu’attendu), c’est au tour du taux de chômage de surprendre favorablement. Il a en effet reculé de 1,1 point sur le trimestre, pour retomber à 8% de la population active. Nous n’ajouterons pas « contre toute attente » car cette baisse, si elle surprend par son ampleur (nous avions prévu un recul nettement plus limité, de 0,2 point), est en ligne avec la prévision de l’INSEE dans sa Note de conjoncture du 15 décembre 2020.

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Les conditions d'un retour de l'inflation sont-elles réunies ?

par Aron Pataki, Gérant chez Newton IM (boutique de BNY Mellon Investment Management)

L'inflation finira-t-elle par faire son grand retour dans un environnement de reprise post-pandémie ? Comment un portefeuille diversifié peut-il s'y préparer ?

Il ne fait aucun doute que les effets désinflationnistes de la pandémie continueront de dominer à court terme. Par ailleurs, les forces déflationnistes structurelles à l'œuvre ne devraient pas non plus changer : niveaux d'endettement excessifs, vieillissement démographique et disruption technologique, pour n'en citer que quelques-unes. Celles-ci continueront de peser sur l'inflation dans un avenir proche. Face à une inflation toujours atone, on peut se demander si les mesures de relance budgétaire et monétaire exceptionnelles déployées pour lutter contre la pandémie doperont l'inflation.

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Inflation dans la zone euro : plus de bruit que de signal

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

Les données préliminaires sur l’inflation dans la zone euro sont ressorties au-dessus des attentes, le taux d’inflation sous-jacente s’établissant à 1,4 % en janvier. L’inflation mensuelle était toutefois négative, à -0,5 %. C’est peut-être la raison pour laquelle le marché obligataire est resté indifférent à cette nouvelle, le rendement du Bund 10 ans n’ayant guère bougé. L’autre raison possible est que les investisseurs savent parfaitement que, du fait de la pandémie, le bruit statistique associé aux données sur l’inflation est très élevé et que celles-ci sont, par conséquent, plus difficiles à interpréter.

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Fed : une balance des risques légèrement plus favorable

par Christophe Morel, Chef économiste chez Groupama AM

A l’issue du FOMC, la Fed a prolongé ses décisions de politique monétaire. En particulier, elle maintient le rythme des achats mensuels, à savoir 80 mds US de Treasuries et 40 mds USD de MBS. En revanche, le diagnostic sur la balance des risques est légèrement plus favorable. Si la Fed reconnaît que les risques à court terme ne doivent pas être sous-estimés, plusieurs facteurs récents plaident davantage encore pour une amélioration des perspectives en deuxième partie d’année. La Fed cite la résilience de l’économie (à l’image de la croissance de 4% du PIB au 4ème trimestre), la mise en place de la vaccination et les soutiens budgétaires.

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