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« Best economy ever » : le mensonge Trump

par Alexandre Baradez, Responsable de l’analyse marchés chez IG France

A force de marteler sur Twitter ou lors d’interventions médiatiques que l’économie américaine n’a jamais été aussi performante, on pourrait finir par le croire. Pourtant c’est loin d’être le cas…

Le pic de croissance observé depuis le début de la présidence de Donald Trump est celui du 2ème trimestre 2018 avec un taux de 4.2%. Depuis le début de l’année, les taux de croissance sont les suivants : 3.1% au 1er trimestre, 2.0% au 2ème trimestre et 1.9% pour la première estimation de la croissance au 3ème trimestre. Des performances historiques ? Absolument pas.

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La croissance future liée au retour de l’investissement

par Emmanuel Auboyneau et Xavier d’Ornellas, Gérants associés chez Amplegest, avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

Le ralentissement de l’économie mondiale, essentiellement dû au coup de frein de l’investissement, n’est pas le préalable à une prochaine récession. Aux Etats-Unis, la lecture factuelle des statistiques confirme une légère érosion de l’économie. Le PIB du troisième trimestre a été publié à +1,9%, contre + 2% au deuxième trimestre. Il est toutefois supérieur de 0,3% au consensus des prévisionnistes. C’est donc un ralentissement graduel, sans rupture, auquel nous assistons. La consommation reste le socle de cette croissance alors que l’investissement des entreprises est le moteur en panne.

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Halloween, la peur et l’économie

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Halloween est devenue une fête commerciale importante. Selon la fédération nationale américaine du commerce de détail (US National Retail Federation1 ), les consommateurs américains devraient dépenser USD 8,8 mds cette année en costumes, confiserie, décorations et cartes de vœux à cette occasion. Bien que très élevé, ce chiffre n’échappe pas au ralentissement de la croissance économique qui semble toucher les dépenses d’Halloween, en repli cette année, d’après les prévisions, par rapport à l’année dernière (USD 9 mds) et au record établi en 2017 (USD 9,1 mds).

Les personnes interrogées sur leurs intentions d’achat se sont dites préoccupées par la guerre commerciale en cours avec la Chine. Notons toutefois que les marchandises d’Halloween avaient été importées avant la dernière augmentation des droits de douane.

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France : croissance robuste mais peu enthousiasmante

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

La croissance du #PIB en #France est à 0.3% au T3 (0.255% pour être précis) comme à chacun des deux trimestres précédents( 0.28% en T1 et 0.35% en T2). L’acquis est de 1.2%. Si la croissance est à nouveau à 0.3% au dernier trimestre alors le PIB aura progressé de 1.3% en moyenne sur l’ensemble de l’année après 1.7% l’an dernier. Sur le graphe on constate une hausse rapide de l’activité depuis le début de la reprise en 2013 avec une tendance à 1.45%. On remarque aussi le caractère particulier de l’année 2017 durant laquelle l’expansion avait eu un caractère exceptionnel (2.4%). Depuis le dernier trimestre de 2017, la croissance moyenne annualisée n’est que de 1.25%. C’est ce chiffre qui est probablement le plus proche de la capacité de l’économie française.

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Le Royaume-Uni retourne aux urnes et les gilts sont scrutés à la loupe

par David Zahn, Head of European Fixed Income chez Franklin Templeton Fixed Income

Les Britanniques s'apprêtent à retourner aux urnes pour la deuxième élection générale depuis le référendum de 2016, par lequel ils se sont exprimés en faveur de la sortie de l'Union Européenne.

Les investisseurs, en quête d'indices, vont suivre attentivement les sondages d'opinion au cours des six semaines à venir et nous prévoyons de fortes turbulences pour les actifs britanniques.

Selon nous, les gilts seront particulièrement volatils. Quel que soit le résultat de l'élection, nous prévoyons que les rendements des obligations d'État britanniques seront vraisemblablement à la hausse dans l'ensemble, puisque les deux principaux candidats au poste de premier ministre se sont engagés à augmenter les dépenses publiques.

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FMI : légère accélération de la croissance liée à des facteurs idiosyncratiques

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Le titre des nouvelles Perspectives de l’économie mondiale publiées par le FMI semble tenir davantage de l’observation que de l’évaluation et, a fortiori, de la prévision : « Ralentissement de l’activité manufacturière et augmentation des obstacles au commerce ». Pour un message plus clair et plus incisif, mieux vaut se reporter au blog de Gita Gopinath, conseillère économique du Fonds, intitulé « Ralentissement synchronisé, perspectives précaires ». Selon les prévisions actuelles du FMI, la croissance de l’économie mondiale devrait s’établir à 3,0 % cette année (contre 3,3 % dans l’édition d’avril 2019) et à 3,4 % l’année prochaine (3,6 % en avril), un niveau qui reste inférieur à 3,6 % atteint en 2018.

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Le taux d’épargne allemand n’évolue pas en fonction du taux de la BCE

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Il y a beaucoup de discussions sur le taux d’épargne des allemands qui progresserait récemment en réponse à la baisse des taux d’intérêt. L’histoire qui est racontée est celle selon laquelle l’inquiétude provoquée par la baisse des taux d’intérêt inciterait les allemands à épargner davantage pour contrecarrer cet environnement incertain. Cela ne fonctionne pas. Les allemands ne votent pas contre la BCE en augmentant leur épargne puisque les taux d’épargne sont stables.

Cette histoire sur le comportement des allemands est censé montrer l’exaspération de nos voisins et l’incapacité de la BCE à gérer la politique monétaire. Des Very Smart People qui sont encore actifs.

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Le FMI, dans ses nouvelles Perspectives de l’économie mondiale, met logiquement l’accent sur le rôle de la politique budgétaire

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Le message est dans les détails. Les Perspectives de l’économie mondiale publiées cet après-midi s’intitulent « Ralentissement mondialisé du secteur manufacturier, montée des barrières commerciales » mais le titre du blog de la cheffe économiste du FMI est plus percutant et révélateur : « Ralentissement synchronisé, perspectives précaires ».

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Finance pour la croissance : ici et maintenant… et après

par Fabrizio Pagani, Global Head of Economics & Capital Markets Strategy chez Muzinich & Co

L'évolution des initiatives politiques élargit les possibilités d'accès au financement pour les petites et moyennes entreprises. *Les petites et moyennes entreprises (PME) européennes ont les produits et leurs marchés. Elles sont capables d’innover dans ce qu’elles produisent et dans la façon dont elles produisent. Elles sont également fortes à l’exportation en s’implantant dans de nouveaux marchés ou en pénétrant plus profondément les marchés déjà existants : en 2017, les PME françaises ont exporté pour plus de 470 Md€.[1]

Cependant, et en dépit de ces atouts, les PME ont souvent du mal à trouver des financements ou à trouver le bon financement.

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Retraites : Osons en parler

par John Plassard, Spécialiste en investissement chez Mirabaud

Il y a des sujets dont on préfère ne pas parler tout de suite. La retraite fait partie de ceux-là. Aubaine pour certain ou peur du vide pour d’autres, c’est un sujet qui fait toujours autant débat.

Cependant on oublie de dire que l’accroissement de l’espérance de vie a un impact énorme sur les systèmes de retraite et représente potentiellement une bombe à retardement.

Osons donc en parler en analysant les impacts économiques. Synthèse et analyse.

Les faits

L'espérance de vie augmente d’une année tous les 5 ans et un nouveau-né sur 2 peut espérer devenir centenaire. En conséquence le ratio de dépendance, c’est- à-dire le rapport entre les actifs et les retraités devraient passer de 8 pour un, son niveau actuel, à 4 pour un en 2050.

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