Politiques

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La Monnaie Commune qui ne pourra exister : en route vers l’instabilité

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

Dans une interview au Parisien, Marine Le Pen donne son projet sur le cadre monétaire qui serait mis en place au cas où elle remporterait l’élection présidentielle. Elle indique qu’elle souhaite que l’euro, monnaie unique, se transforme en monnaie commune et que la France puisse disposer d’une monnaie nationale.

Techniquement, comme le suggère Bernard Monot, l’économiste du Front National, cela reviendrait à revenir au Système Monétaire Européen (SME) dans sa version finale avec des marges de fluctuation de +/-15% autour d’un cours pivot. La monnaie unique, euro, n’aurait plus de pouvoir libératoire au quotidien.

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Brexit : So far, so good ?

par Julien-Pierre Nouen, Directeur des études économiques chez Lazard Frères Gestion

Un peu plus de dix mois après le référendum du 23 juin 2016, le gouvernement britannique a finalement activé l'article 50 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne, ouvrant la période de négociations de près de deux ans qui débouchera sur la sortie effective du Royaume-Uni de l'Union Européenne. Du résultat de ces négociations essentiellement juridiques dépendra l'impact sur l'économie britannique. Nous vous proposons dans cette note de détailler quelques éléments de cadrage macroéconomique afin de mieux comprendre les enjeux auxquels les négociateurs britanniques seront confrontés dans les mois et années à venir.

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Les 100 premiers jours de Trump : les choses sérieuses commencent

par Stephen Mitchell, Responsable de la stratégie actions internationales chez Jupiter Asset Management

Les 100 premiers jours de la présidence Trump ont pu donner une impulsion aux rendements des actions internationales, mais le moins conventionnel des présidents américains aura besoin de se retrousser les manches concernant certaines de ses promesses de réformes fiscale et réglementaire afin de maintenir un momentum positif.

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Où va l’esprit français ?

par Hervé Juvin, Président de l’Observatoire Eurogroup Consulting

Ils étaient la pensée française. Certains ont eu le prix Nobel, et certains comme Jean-Paul Sartre, l’ont même refusé avec hauteur. D’autres allaient se risquer dans des insurrections, des révoltes ou des guerres, de préférence anticoloniales, anti-impérialistes, ou anticapitalistes. L’un d’eux, Régis Debray, prouverait que Normale sup’ conduit à tout, même à manier des explosifs à Cuba et à frôler la mort dans un maquis colombien. Pour quelques esprits lucides, bientôt débarrassés des lunettes de l’idéologie, comme Gérard Chaliand ou Dominique de Roux, la plupart conserveront très tard dans les années 1970 et même 1980 une piété intolérante pour des maîtres qui s’appelaient Staline, Lénine, Trotski, Mao Tsé Toung, ou le maréchal Tito.

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Trump peut-il mettre la main sur la Réserve fédérale ?

par Steve Donzé, Stratégiste en macroéconomie senior chez Pictet Asset Management

Donald Trump est en position d’imposer une refonte totale du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine. Il pourrait très bien décider qu’une banque centrale accommodante correspond mieux à ses objectifs politiques.

Les investisseurs tiennent pour acquis que le redressement de l’économie américaine entraînera un durcissement progressif de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed), en particulier si les politiques proposées par le nouveau président déclenchent un rebond.

Ils oublient toutefois un élément: Trump a le pouvoir de modifier le Conseil des gouverneurs de la Fed afin de le mettre au service de ses objectifs politiques. Une Fed version Trump pourrait potentiellement adopter à l’égard de l’inflation une approche qui n’aurait jamais été aussi laxiste depuis les années 1970.

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Macron en tête du premier tour de la présidentielle : le soulagement

par L’équipe de gestion d’Aviva Investors France

C’est le soulagement qui domine sur les marchés ce matin au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle française. Certes, la candidate du Front National, Marine Le Pen sera au second tour mais, Emmanuel Macron, identifié comme le plus pro-européen des candidats, arrive en tête des suffrages au premier tour avec 23,75% contre 21,53% pour son adversaire.

Les investisseurs, qui redoutaient ces dernières semaines une finale opposant deux candidats euro-sceptiques, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, parient d’ores et déjà sur une victoire de l’ancien ministre de l’économie, leader du mouvement En Marche ! lors du second tour le 7 mai prochain. L'euro a ainsi atteint en cours de nuit en Asie les 1,0940 dollar, un plus haut depuis le 10 novembre dernier, la menace d'un choc anti-européen s'éloignant.

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Election Présidentielle Française : Après le premier tour

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique de Natixis AM

Le premier tour des élections présidentielles se termine par la qualification d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen pour le second tour. Les sondages avaient bien vu la hiérarchie du résultat final comme le montre le graphe ci-dessous. Il n’y a pas de surprise mais l’on constate que la progression de Macron, depuis 10 jours, s’est définitivement transformée en une première place alors qu’il avait toujours été second depuis le début du mois de février.

Le risque d’un vote massif pour le Front National n’a pas été constaté même si Le Pen obtient plus de voix que lors des élections européennes de 2015. Fillon n’a pas eu d’électeurs cachés qui auraient hésité à indiquer leur vote dans les sondages. Hamon termine ce parcours au plus bas que le dernier point de sondage.

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France : tout n’est pas encore joué

par David Zahn, CFA, Responsable Taux Europe, Vice-président senior et gérant de portefeuille chez Franklin Templeton Fixed Income Group

Sur le papier, le résultat du deuxième tour de l’élection française semble désormais acquis d’avance ; la plupart des observateurs s’attendent à une nette victoire d’Emmanuel Macron, davantage représentatif des élites, sur Marine Le Pen, la candidate de l’extrême droite.

Mais si nous avons tiré une leçon des événements politiques récents, c’est que l’imprévisible est à prévoir.

Une victoire de Macron serait certainement perçue comme le résultat le plus favorable pour les marchés. Il demeure toutefois un certain nombre d’inconnues qui pourraient peser sur le résultat. Nous nous attendons par conséquent à une volatilité persistante des marchés d’ici le deuxième tour du 7 mai, voire même au-delà.

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Marchés financiers : on arrête de parler politique !

par Jean-Jacques Friedman, Directeur des Investissements de VEGA IM

Devait-on se réjouir ? C’était sans doute la 1ère fois dans l’histoire électorale de la Ve république : la campagne électorale française revêt un réel enjeu pour notre marché d’actions, et les investisseurs, comme les politiques du monde entier, ont les yeux braqués sur les subtilités de notre mode électoral et sur chacun des soubresauts de nos sondages. Certes, le jeu des pronostics a été rendu plus complexe par les échecs répétés des sondeurs à déterminer le vainqueur de l’élection américaine et le résultat du référendum britannique sur la sortie de l’Union européenne. Mais, nous avons aussi assisté lors de ces élections à l’émergence de nouvelles tendances, sur les dynamiques d’évolution des intentions de vote par exemple, ou liées à l’instauration de nouveaux modes prédictifs basés sur le big data et les réseaux sociaux.

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Zone euro : optimisme prudent

par Thibault Mercier, Economiste chez BNP Paribas

La situation économique continue de s’améliorer en zone euro.

Le retard de production accumulé depuis 2008 reste toutefois conséquent. Il se traduit par un niveau d’inflation toujours faible.

Nous continuons de prévoir une politique monétaire durablement accommodante, caractérisée par un retrait extrêmement graduel des mesures non conventionnelles à partir de janvier 2018.

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