Politiques

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La Réserve fédérale inaugure une nouvelle ère dans son ciblage de l’inflation

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

La Réserve fédérale américaine modifie ses objectifs d’inflation à long terme. Désormais, la politique monétaire ciblera le déficit d’emplois pour parvenir au plein emploi, plutôt que les écarts positif ou négatif. Surtout, la Banque centrale américaine vise désormais un taux d’inflation moyen de 2% dans la durée. Cette annonce implique un biais plus accommodant, les premières hausses de taux d’intérêt s’en trouvant repoussées dans le temps. Elle signifie en outre, à terme, une diminution de la lisibilité de la fonction de réaction de la Fed : quand l’inflation moyenne (concept qui reste à définir) justifiera-t-elle un resserrement de la politique monétaire ? Une telle ambiguïté pourrait engendrer un surcroît de volatilité, à moins que la communication ne joue un rôle encore plus central.

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Vers un tournant vert de la BCE ?

par Bastien Drut et Juliette Cohen, Stratégistes chez CPR AM

Depuis sa prise de fonction, Christine Lagarde a mentionné à de nombreuses reprises que la lutte contre le changement climatique faisait partie des priorités de son mandat de présidente de la BCE. L’implication des banques centrales sur ce thème est relativement récente (aux alentours de 2018 pour la BCE) mais Christine Lagarde a indiqué début juillet qu’il pourrait devenir l’un des éléments clefs de la politique d’achats de titres. Si cela était le cas, les conséquences pourraient être significatives pour les marchés obligataires.

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Shinzo Abe démissionne - qu'est-ce que cela signifie pour les marchés japonais ?

par l’équipe Taux de M&G Investments

La santé de Shinzo Abe est un sujet de préoccupation depuis un certain temps déjà. Cette démission est moins soudaine et surprenante que si elle s’opérait brutalement et dans le cadre d’un bouleversement politique inattendu. Nous constatons que les marchés boursiers japonais sont en baisse, que la courbe des JGB (obligations du gouvernement japonais) s'accentue et que le yen est légèrement en hausse par rapport à l'euro et au dollar.

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Les Français veulent toujours épargner. Le plan de relance devra être persuasif

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Les ménages accumulent de l’épargne depuis le confinement. Le succès du plan de relance du gouvernement passera par la volonté des français à puiser dans celle-ci. L’enquête de l’Insee en août jette un doute.

La réussite du plan de relance, qui sera finalement présenté par Jean Castex le 3 septembre, dépendra de la capacité des français à se mobiliser et à accentuer l’impact des annonces qui seront faites. Le sort que feront les consommateurs français aux 100 Mds d’épargne accumulée pendant le confinement et après sera au cœur du processus.

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France : niveaux de chômage historiques au T2

par Julien Manceaux, Senior Economist chez ING

C’était attendu, c’est maintenant chiffré. 31,7% de la population active était concernée par le manque de travail au second trimestre, une moyenne historiquement élevée, tirée à la hausse par les semaines de confinement. Faire revenir la confiance chez près de 10 millions de Français ne se fera pas en un semestre.

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Les États-Unis sont-ils prêts pour un nouveau "New Deal" ?

par Jim Lydotes, Gestionnaire de portefeuille chez Mellon

Alors que l'économie américaine est soumise à une pression soutenue et que les conditions du marché s'apparentent à celles des années 1930, le moment serait-il venu de mettre en œuvre un "New Deal" à la Roosevelt pour stimuler l'économie et renouveler les infrastructures nationales ?

Il y a douze mois à peine, peu de gens auraient pu prédire la crise à laquelle l'économie américaine est actuellement confrontée. Les effets dévastateurs du coronavirus et l'effondrement des prix du pétrole ont plongé certaines parties de l'économie dans des conditions de ralentissement sans précédent depuis la grande dépression. Avec plus de 40 millions d'Américains au chômage et un ménage sur cinq en situation d'insécurité alimentaire1, l'économie américaine se trouve confrontée à de graves difficultés.

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Accord du Conseil européen : imparfait mais historique

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

Comme tous les accords fondés sur un compromis, celui sur l’effort de relance européen, conclu cette semaine par les Vingt-Sept lors du Conseil européen, n’est pas parfait. Ceux que l’aléa moral préoccupe peuvent objecter que la conditionnalité attachée aux subventions est peu contraignante. D’autres feront valoir que, d’une part, certains pays ont obtenu un rabais sur leur contribution au budget de l’UE tandis que, d’autre part, les montants alloués à l’innovation et à la transition vers une économie verte ont été réduits dans le cadre financier pluriannuel (CFP), le budget de l’UE pour la période 2021-2027. Enfin, la révision à la baisse des EUR 500 mds de subventions prévues dans la proposition initiale de la Commission, à EUR 390 mds, ne manquera pas de susciter des frustrations.

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Accord UE : une réponse puissante susceptible de renforcer les actifs de l'UE et l'investissement ESG

par Didier Borowski, Responsable des Vues Globales, Eric Brard, Directeur des Métiers Taux et Crédit, et Kasper Elmgreen, Responsable Actions chez Amundi

L'accord conclu entre les dirigeants de l'Union Européenne (UE), à l’issue du plus long Conseil européen de l'histoire, sur la mobilisation d'un ‘package’ global de 1824 Mds € - y compris le Cadre Financier Pluriannuel (CFP) et la ‘Next Generation’ de l'UE (NGEU) - est un accomplissement significatif et constitue un support à court terme pour les actifs de l'UE.

Le Fonds de Relance accroîtra la résilience de l'UE, mais il ne stabilisera pas l'activité sur les 12 prochains mois. En effet, ce Fonds de Relance ne sera pas opérationnel avant le 1er trimestre 2021. L'impact économique ne se fera sentir qu'en 2022. Les politiques de stabilisation conjoncturelle restent donc du ressort des Etats.

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La Covid-19 et l’environnement

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

La pandémie de Covid-19 et l’environnement entretiennent de multiples relations, directes et indirectes. Le confinement a eu un impact profond sur l’activité économique et, par voie de conséquence, sur l’environnement. Ce phénomène nous renvoie au cortège d’externalités environnementales qui entourent les décisions de production et d’investissement.

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La croissance en zone euro : sprint ou marathon ?

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

La récession de 2020 est unique en son genre et, sur la période récente, par son ampleur. La plupart des prévisionnistes s’accordent à penser que la reprise qui suivra sera tout aussi unique. Dans un premier temps, elle devrait être particulièrement vigoureuse. Rien d’étonnant à cela, puisqu’elle est tirée par l’assouplissement des mesures de confinement. Les contraintes pesant sur la production et la consommation ont été en grande partie levées. Les données mensuelles séquentielles de la production bénéficient d’importants effets de base, lorsqu’on compare le trimestre avec le précédent.

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