Politiques

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De la globalisation et de la construction de l’Europe...

par Xavier Lépine, Président du Directoire de La Française

La nécessaire impossibilité ou l’impossible nécessité, voilà l’essence même du tragique (V. Jankélévitch). Une certaine amblyopie intellectuelle pousse de plus en plus d’Européens à critiquer, refuser, la construction de l’Europe. « Vous battissiez des châteaux de sable, nous voici désormais dans la mer qui les a engloutis » devient le leitmotiv de nombreux partis « nationalistes » en Europe qui prônent le repli sur soi.

Les arguments de ces populistes qui s’approprient la nation sont malheureusement nombreux… mais inexacts.

La globalisation des marchés s’est effectivement réalisée sans état de droit ; la globalisation de la démocratie n’existe pas et il est vrai que le fonctionnement de marchés sans état de droit introduit deux biais : le court-termisme et le chacun pour soi. Mais la réponse n’est pas le nationalisme et le refus des marchés.

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Les leçons d'une démission

par Serge Savasta, Associé Gérant Energies renouvelables chez Omnes

La démission de Nicolas Hulot du gouvernement est un coup dur pour la transition énergétique française et européenne. Après seulement 14 mois de mandat, le ministre a fait un constat d’impuissance face aux défis de la transition énergétique européenne.

Curieusement, cette décision intervient dans un contexte économique globalement positif pour l’Europe et la France. Un contexte dans lequel on pourrait s’attendre à la mise en œuvre de politiques ambitieuses et de long terme pour préserver notre environnement. Elle pose donc inévitablement la question de la volonté politique des dirigeants européens de soutenir à long terme et de manière indiscutable des politiques de développement des énergies renouvelables, de rénovation thermique des bâtiments, de développement de modes de transport écologiques ou encore d’économie circulaire.

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Turquie: le canari annonce un coup de grisou?

par Alain Nsiona Defise, Responsable de la gestion dette émergente corporate, et Marie-Thérèse Barton, Responsable de la gestion dette émergente souveraine chez Pictet AM

Les investisseurs craignent que la crise de la monnaie turque déstabilise les marchés émergents et l’économie mondiale. C’est peu probable.

La contagion est heureusement un phénomène plutôt rare sur les marchés financiers. Cela ne rassure cependant que peu les investisseurs actuellement.

Alors que la Turquie est au bord du gouffre, on peut craindre que cette ancienne gloire des marchés émergents entraîne d’autres pays dans sa chute, fasse plonger l’économie mondiale dans la récession et expose au danger ses créanciers européens.

Ce qui peut sembler clair au premier regard n’est cependant pas aussi évident quand on l’étudie de plus près.

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Turquie : le risque d’une crise persistante

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum Asset Management

La monnaie turque s’est fortement dépréciée au cours des derniers jours. Elle était cotée 6.85 contre dollar cet après midi contre 5.15 en clôture il y aune semaine. Le mouvement est très marqué comme le montre le graphe.

Il y a deux points à relever pour comprendre la dynamique de la monnaie turque.

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Conséquences inattendues de la politique américaine

par César Pérez Ruiz, Responsable des investissements et CIO chez Pictet Wealth Management

Au nom de sa doctrine «America First», Trump a retiré les Etats-Unis de plusieurs organisations internationales, est revenu sur un certain nombre d’accords multilatéraux et a expliqué au monde qu’il faudrait moins dépendre des forces militaires américaines. Sa politique tarifaire s’inscrit dans la même veine. Aux yeux de ses soutiens, America First est un succès: le moral des ménages et des petites entreprises s’améliore, l’économie frôle le plein-emploi et, au 2e trimestre, le PIB a crû d’environ 4%. Quoi qu’en pense le reste du monde, dans l’optique des élections de mi-mandat de novembre, le président américain va jouer la carte locale.

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BCE : la réunion de septembre sera cruciale

par Patrice Gautry, Chef économiste à l’Union Bancaire Privée

Comme attendu, la BCE n’a pas annoncé de changement de politique : Mario Draghi s’est montré optimiste sur la croissance, confiant sur l’inflation, accommodant sur les taux et prudent sur la liquidité.

Ces positions ont atténué la pression sur l'euro mais l'ont maintenue sur les rendements, laissant les marchés du crédit incertains quant à la stratégie de sortie de la BCE.

La fin du QE reste dépendante du scénario d'inflation: le programme devrait être réduit au second semestre et être liquidé d'ici décembre 2018. Cependant, si l'inflation diverge de sa trajectoire prévue, le plan de sortie est susceptible d'évoluer.

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Brexit, où en est-on ?

par Bastien Drut et Juliette Cohen, Stratégistes chez CPR AM

La question du Brexit parait particulièrement complexe du fait du flou persistant sur la ligne de négociation britannique. Celle-ci navigue entre les partisans d’un soft Brexit qui cherchent à limiter sa portée et son coût économique, les tenants d’un hard Brexit qui souhaitent retrouver une souveraineté totale pour le Royaume-Uni et enfin ceux qui espèrent encore infléchir le mouvement et permettre le maintien dans l’Union européenne.

Néanmoins, depuis le début des négociations effectives il y a un an, des avancées ont été réalisées sur plusieurs points : la facture du divorce, le statut des expatriés européens, le calendrier du processus de négociation, la période de transition ainsi que le principe de non rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande.

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France : Victoire des Bleus… Coup franc pour la croissance ?

par Véronique Janod, avec la contribution d’Emilie Da Silva, économistes chez Natixis

La victoire des Bleus dimanche dernier a mis la France en liesse. L’euphorie passée, chacun continue d’y penser et de rêver...et pourrait même être tenté d’y déceler un présage positif, et d’extrapoler que la victoire de la coupe pourrait venir soutenir la croissance en boostant la consommation. Voilà qui serait d’autant plus bienvenu que, contrairement aux drapeaux français agités fièrement dans les rues, la consommation des ménages est restée en berne en ce début d’année.

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Théorie économique 2.0

par Cyrille Geneslay, Gérant Allocataire chez CPR AM

L’économie est une « science » humaine et sociale capable de décrire et de prévoir « ceteris paribus » l’évolution de l’activité d’un pays ou d’une zone. La tâche est ambitieuse, mal aisée et repose sur un principe restrictif fort : « toutes choses étant égales par ailleurs ». Cet axiome qui revient à expliquer ce qui se passerait si rien ne bougeait conduit parfois les plus aguerris de nos économistes à des raisonnements pour le moins originaux, voire fallacieux.

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Les risques augmentent mais la croissance reste solide

par Christophe Morel, Chef économiste de Groupama Asset Management

Commençons d’abord par la bonne nouvelle : le cycle économique haussier n’est pas fini. Ainsi, « l’élastique conjoncturel » reste positif dans les pays développés. En effet, l’offre (la production) est toujours en retard par rapport à la consommation (graphique 1). Et tant qu’il y a du retard dans la production, dans la reconstitution des stocks et dans l’investissement, la perspective cyclique reste favorable. C’est pourquoi, le cycle actuel de croissance devrait nous surprendre par sa longévité : ce cycle sera « anormalement » long justement parce que la reprise a été « anormalement » lente.

Si le cycle conjoncturel haussier devrait se poursuivre, les rythmes de croissance sont toutefois plafonnés pour deux raisons.

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