Politiques

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Italie : l’incertitude prévaut…

par Fabrizio Pagani, Global Head of Economics and Capital Markets Strategy chez Muzinich & Co

Le gouvernement est en place depuis juin et est une coalition de deux partis - le Mouvement 5 étoiles et la Ligue. Ils sont arrivés au pouvoir avec un programme très différent de celui des administrations précédentes et nous pensons qu'ils sont plus expansionnistes dans leur politique budgétaire.

Les chiffres du budget proposé ont été publiés à la fin du mois de septembre. L'expansion budgétaire a été plus large que prévu et le gouvernement table sur un déficit de 2,4% pour 2019, de 2,1% en 2020 et de 1,8% en 2021.[1]

Cela a été une surprise pour le marché et les institutions européennes en raison de l'ampleur du déficit. En conséquence, nous avons assisté à un élargissement des spreads du BTP (10 ans italien) par rapport aux Bunds (10 ans allemand).[2]

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Trump, touché mais pas coulé

par Luca Paolini, Chief Strategist, Patrick Zweifel, Chief Economist chez Pictet Asset Management

Le résultat des élections américaines de mi-mandat a permis à l'opposition démocrate de remporter une victoire partielle, dans une évolution qui pourrait remodeler une partie de l'agenda économique du président Trump

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La croissance française accélère modérément au troisième trimestre

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

La croissance française a légèrement accéléré au troisième trimestre. Après les 2 premiers trimestres de 2018 un peu en dessous de 0.2%, l’activité s’est accrue de 0.4%. L’acquis pour 2018 à la fin du 3ème trimestre est de 1.5% (croissance moyenne en 2018 si l’activité du T4 restait au niveau du T3). Avec une croissance de 0.4% au dernier trimestre alors la croissance moyenne sur 2018 serait de 1.6%. Pour atteindre l’objectif du gouvernement, il faut 0.8% pour tomber pile sur 1.7%. Je me cale davantage sur 1.6%.

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Alors que la préparation des budgets 2019 débute, rappel sur les règles budgétaires européennes

par Juliette Cohen, Stratégiste chez CPR AM

Le pacte de stabilité et de croissance a été adopté en 1997 en même temps que la monnaie unique. Il comprend l’ensemble des critères budgétaires que les Etats se sont engagés à respecter à la suite de leur adhésion à l’Union monétaire européenne afin d’éviter l’apparition de déficits publics excessifs. Il découle des critères de Maastricht. Les crises de 2008 et 2011 ont mis en avant l’interdépendance des économies de la zone euro et le besoin d’une coopération accrue des politiques économiques.

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Renforcement de la zone euro : un espoir de progrès ?

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Le ministre des Finances allemand préconise la création d’un fonds de chômage paneuropéen

Pour être éligibles aux prêts accordés par ce fonds, les pays emprunteurs devraient satisfaire deux conditions : y avoir contribué au cours des années précédentes et remplir certains critères en termes de politique économique

Ce type de partage des risques atténuerait l'impact des replis conjoncturels, contribuant ainsi au renforcement de la zone euro.

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Allemagne : la débâcle en Bavière affaiblit encore un peu plus la grande coalition

par Philippe Vilas-Boas, Economiste chez Crédit Agricole

Les résultats des élections régionales en Bavière marquent le déclin de la CSU. Le parti de l’union chrétienne-sociale n’obtient que 37,2% des voix, soit 10 points de moins qu’en 2013. Le parti social-démocrate perd lui aussi en prestige, avec dorénavant moins de 10% des suffrages exprimés, contre plus de 20% lors des dernières législatives. À l’inverse, le parti des Verts devient le deuxième parti du Land en progression de 8 points. Il est suivi de près par le parti des électeurs libres avec 11,6% des voix et l’AfD qui atteint dorénavant 10,2% des votes.

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Brexit, le brouillard au bout du tunnel

par Frédéric Rollin, Senior Investment Adviser chez Pictet AM

Déclarations emphatiques, menaces hyperboliques, les langues se délient sur le Brexit. Mais les dents se cassent sur l’Irlande.

Et l’Europe reste de marbre: en cas de sortie du Royaume-Uni, une forme de contrôle devra être mise en place sur les produits anglais. Pour les Britanniques, une frontière à l'intérieur de l’Irlande est incompatible avec les accords de Belfast et mettrait en danger l’unité du royaume en réveillant la volonté d’indépendance irlandaise.

Les négociations sur le Brexit tournent donc en rond et les voix pro-européennes brandissent l’idée d’un nouveau référendum. Si de telles stratégies ont déjà connu le succès, au Danemark en 1993 et en Irlande en 2002, leur victoire est en l’espèce loin d’être acquise, car l’avancée du Bregret dans les sondages reste fragile et il sera difficile de trouver suffisamment d’élus pour soutenir un second vote.

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La Fed ne fera pas de cadeau pour Noël

par Tomas Hildebrandt, Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français chez Evli

La Réserve fédérale a poursuivi le resserrement de sa politique monétaire amorcée en 2015. La semaine dernière, la Fed a ainsi relevé son taux directeur à 2,125%. La Fed devrait de manière générale continuer cette augmentation avec une hausse de 0,25 point de pourcentage annoncée pour sa réunion de décembre et encore trois ou quatre augmentations encore au cours de l’année prochaine. Cette fois-ci, la Fed ne peut pas se permettre d’offrir pour Noël une pause dans la hausse des taux.

La bonne performance de l’économie américaine s’est maintenue sur un temps record et une surchauffe transparaît dans certaines parties de l’économie. Le chômage est tombé à 3,8% - le même niveau qu'avant le changement de millénaire. Avant cela, le chômage n’avait jamais était aussi bas depuis les années 1960.

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La question de la dette, une fois encore

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

J’ai fait en début de semaine un post évoquant la dette publique française proche de 100%. Cette note a provoqué de nombreuses réactions sur lesquelles j’aimerais revenir.

1 – Dans ce post j’évoquais effectivement la dette publique française proche de 100% mais je m’inquiétais davantage de la dette privée des entreprises non financières et des ménages. Les réactions n’ont porté que sur la dette publique mais pas du tout sur la dette privée dont le niveau est aujourd’hui franchement préoccupant.

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Budget italien : rien de rassurant

par Julien-Pierre Nouen, CFA, Directeur des études économiques et de la gestion diversifiée, et Matthieu Grouès, Directeur des gestions institutionnelles Responsable de la stratégie et de l’allocation d’actifs chez Lazard Frères Gestion

L’annonce par l’Italie d’un déficit 2019 à 2,4% a renouvelé les inquiétudes des investisseurs, rendant nécessaire une première lecture, bien que beaucoup de précisions soient encore attendues pour se faire une opinion.

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