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Italie : comprendre le risque de l’annonce sur le budget en sept points

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Les investisseurs ont peu goûté la publication du programme budgétaire italien qui prévoit un déficit du budget de 2.4% du PIB en 2019, 2020 et 2021. Les incertitudes reviennent sur l’Italie. Le taux à 10 ans a progressé fortement comme le montre le graphe arrêté ce matin à 1015.

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La Fed sera-t-elle capable de gérer un « atterrissage en douceur » ?

par Josh Feinman, Chef économiste monde chez DWS

Sans surprise, le FOMC, en charge de la politique monétaire de la Fed, a décidé mercredi de relever ses taux directeurs de 25 points de base. Ceux-ci sont désormais compris entre 2% et 2,25%. Il s’agit de la huitième hausse au sein du cycle actuel. Les principaux points à retenir sont les suivants :

- Le Comité a conservé un ton optimiste presque inchangé par rapport à la précédente réunion, évoquant une activité économique en forte progression, un marché du travail solide et une inflation proche de sa cible. Le communiqué ne fait plus mention d’une « politique monétaire accommodante » : les taux directeurs se rapprochant désormais d’un niveau « neutre », il est logique que cette mention ait été abandonnée. Ceci ne signifie pas que les perspectives du FOMC ont évolué ou que le comité souhaite changer de direction, le président Powell ayant bien insisté sur ce point.

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Diminution et non resserrement

par Patrick Barbe, Gérant Senior chez NeubergerBerman

Pourquoi nous ne nous attendons pas à ce que la fin de l’assouplissement quantitatif de la BCE déstabilise le marché obligataire européen.

Lors de sa dernière réunion, la Banque Centrale Européenne a confirmé qu’elle mettrait fin progressivement à son programme de rachat d’obligations à la fin de l’année. De nombreux investisseurs craignent que cela ne constitue un défi à relever pour les marchés obligataires en euros, les primes de risques étant encore faibles, en grande partie à cause du succès de ce programme d'assouplissement quantitatif. Mais est-ce que cela risque vraiment de les déséquilibrer ?

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Verdir la loi Pacte

par Philippe Zaouati, Directeur Général de Mirova

La loi Pacte est actuellement en discussion à l’Assemblée Nationale. Il s’agit d’un ensemble de dispositions destinées à accélérer la croissance des petites et moyennes entreprises, à faciliter leur création, leur financement et leur transmission. Plusieurs de ces dispositions concernent l’épargne des ménages, avec l’objectif d’accroître l’investissement en actions dans les entreprises françaises. Le projet élargit et facilite par ailleurs l’accès à l’épargne salariale pour les PME. Enfin, il intègre de façon explicite le rôle environnemental et social des entreprises à travers une modification du code civil et ouvre la voie à la création d’entreprises à mission.

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Dix ans après : une nouvelle normalité qui interroge

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Dix ans après la faillite de Lehman Brothers, la crise financière puis la Grande récession qui ont suivi, dans quelle mesure les grandes économies se sont-elles relevées ?

Le tableau est mitigé : dans la plupart des pays, le PIB réel par habitant est plus élevé qu’avant la crise

Mais la dette publique n’a pas reculé, et la croissance a été lente, malgré les politiques expansionnistes

Les taux directeurs sont (très) bas et la taille des bilans des banques centrales a considérablement augmenté

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10 ans après Lehman : état des lieux

par Pascal Blanqué, CIO Groupe, et Vincent Mortier, CIO Adjoint Groupe chez Amundi

La faillite de Lehman Brothers survenue il y a dix ans a marqué le début de la crise financière de 2008. L’héritage de la crise révèle plusieurs paradoxes, avec des conséquences sur l’économie et sur les marchés financiers.

1. L’incapacité à se désendetter: le rythme d’endettement a ralenti mais, en termes absolus, il n’y a pas eu de processus de désendettement réel après la crise. La perspective d’une hausse des taux d’intérêt et le ralentissement de la reprise conjoncturelle soulèvent des questions sur la soutenabilité de la dette. Il conviendra d’identifier les domaines vulnérables susceptibles de se transformer en risques idiosyncratiques pour empêcher la dépréciation des actifs.

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Le meilleur des mondes économiques

par Eric Bourguignon, Directeur Général Délégué de Swiss Life Asset Managers (France)

Rares sont les économistes à avoir laissé leur empreinte dans l’histoire. Léon Walras, né à Evreux en 1834, fait indéniablement partie de ce cercle très restreint aux côtés d’Adam Smith, Jean-Baptiste Say, Karl Marx, ou John Maynard Keynes, pour ne citer que les plus connus d’entre eux.

Publiés en 1874, ses Eléments d’économie politique pure ont en effet révolutionné la science économique. En recourant aux mathématiques dans ses travaux, L.Walras a non seulement apporté à cette science la rigueur qui lui manquait, mais il a aussi et surtout pu démontrer que sous certaines conditions l’économie de marché tendait « mécaniquement » à atteindre le plein emploi.

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Attention aux effets retardés des hausses de taux de la Fed sur l’économie

par Bastien Drut, Stratégiste Senior chez CPR AM

La réforme fiscale et le budget 2018 ont indéniablement donné un coup de fouet à l'économie américaine. Ils ont soutenu l'investissement des entreprises et la consommation des ménages sur le premier semestre et cela devrait se poursuivre sur les trimestres à venir. Toutefois, il est désormais clair que d'autres facteurs jouent en sens inverse en ce qui concerne l'activité économique et la normalisation monétaire de la Fed en fait partie. Sauf surprise, la Fed devrait relever ses taux directeurs à 2,00/2,25% lors de son comité de politique monétaire de septembre. La hausse de taux directeurs sur ce cycle sera alors de 200 points de base. Même si les taux restent bas comparativement aux cycles précédents, une telle augmentation n’est pas neutre pour l’économie.

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La Fed se méfie des étoiles

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Il est fortement déconseillé de marcher en regardant en l’air au risque de se cogner. Comme l’a rappelé Jerome Powell à Jackson Hole la semaine dernière, mieux vaut regarder devant soi que de se fier aux étoiles pour s’orienter. Il a ainsi filé la métaphore stellaire tout au long de son intervention :

« A la Fed et ailleurs, les analystes évoquent ces valeurs si souvent qu’ils les désignent par des abréviations (…) : u* (ou « u étoile ») correspond au taux de chômage naturel, r* désigne le taux d’intérêt réel neutre et π* symbolise l’objectif d’inflation. Selon la pensée conventionnelle, les décideurs politiques devraient s’orienter à partir de ces étoiles, qui sont dans ce sens très proches de leurs cousines célestes ».

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Perspectives macroéconomiques d'automne : une divergence perturbatrice

par Witold Bahrke, Stratégiste Macro Senior chez Nordea Asset Management

L'économie mondiale connaît un ralentissement asymétrique, caractérisé par une surperformance de l’économie américaine face au reste du monde. Il en résulte un double effet de resserrement monétaire via la hausse des taux d’intérêt et l’appréciation du dollar. Cette divergence crée un équilibre instable : soit les États-Unis devront ralentir, soit la Chine et le reste du monde devront accélérer. Lors des prochains mois, cette divergence devrait se poursuivre, le dollar fort accentuant cette situation en pénalisant surtout les marchés émergents. Le scénario le plus probable serait ensuite un affaiblissement de la croissance américaine.

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