Politiques

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France : à la recherche du point bas

par Olivier Bizimana et Olivier Eluère, économistes au Crédit Agricole

L’activité en France s’est fortement contractée en fin d’année 2008 (-1,1 % t/t). La demande interne a reculé, sous l’effet de la forte chute de l’investissement des entreprises (-1,4 % t/t), et dans une moindre mesure du recul de l’investissement des ménages (-0,3 % t/t). En revanche, la consommation des ménages a légèrement accéléré (+0,3 % t/t). Le commerce extérieur a contribué négativement à la croissance (-0,3 point), les exportations (-3,5 % t/t) ayant reculé plus fortement que les importations (-2,3 % t/t). L’essentiel du repli de l’activité s’explique par la contribution négative des variations de stocks (-0,8 point). Au total, en moyenne sur l’ensemble de l’année 2008, le PIB a progressé de 0,7 %.

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La complémentarité des politiques économiques aux Etats-Unis

par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management

En avril 1933, la convertibilité entre le dollar et l'or était suspendue. Ce changement brutal s'était traduit par une dévaluation du billet vert et une réévaluation de l'or provoquant une hausse rapide des stocks d'or aux Etats-Unis. Associée à d'importants flux de capitaux à partir de 1934, la flexibilité retrouvée du dollar avait provoqué une augmentation spectaculaire des agrégats monétaires.

Le quantitative easing : un exemple historique de réussite

A partir de 1933, les autorités monétaires américaines avaient mis en place une stratégie de quantitative easing(1). Les agrégats monétaires ont alors augmenté très rapidement, sortant l'économie américaine de la récession. De 1934 à 1944 (à l'exception de l'année 1938), la croissance du PIB américain a progressé de 5 à 10 % par an.

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Le partage entre les salariés et les actionnaires est-il convenable lors des récessions ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

Dans beaucoup de pays, le débat sur la répartition de la charge entre les salariés et les actionnaires dans la crise est vif. Le "capitalisme financier", où la gestion des entreprises est asservie aux intérêts des seuls actionnaires, est fortement critiqué.

Nous voulons regarder ici objectivement comment se répartit la charge due aux récessions entre les salariés et les actionnaires lors des récessions.

Il faut tenir compte :
• du côté des salariés, de l'évolution des salaires et de l'emploi ;
• du côté des actionnaires, de celle des dividendes et du rendement du capital ; éventuellement, c'est un point de débat, de celle des cours boursiers.

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Taux d’intérêt : le calme avant la tempête

par David Keeble, économiste chez Calyon (Crédit Agricole)

 Les banques centrales rachètent de la dette pour faire obstacle à une forte remontée des taux. Ces prochains mois, les marchés des produits à revenu fixe devraient afficher un calme relatif tandis que diminuera la pression de l’offre.

Mais celle-ci s’accélérera plus tard dans l’année pour les États-Unis. Tôt ou tard, la Fed cessera d’acheter et le marché a conscience qu’elle deviendra vendeuse. A terme, les initiatives prises aujourd'hui par la Fed seront un facteur de volatilité.

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Récession en France : entre brutalité et durabilité

par Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis

La France n’a pas été épargnée par le retournement soudain et brutal de la conjoncture internationale. La croissance au quatrième trimestre 2008 est ainsi ressortie à -1,1% T/T (-0,9% en glissement annuel), une performance toutefois légèrement supérieure à celle enregistrée par nos principaux partenaires (-1,5% T/T en zone euro). Les comptes nationaux dressent en outre un panorama relativement inquiétant. Mise à part la bonne surprise côté consommation des ménages (+0,3% T/T), toutes les composantes du PIB s’affichent dans le rouge, voire le rouge très foncé : la formation brute de capital fixe recule de 1,4% sous l’effet (notamment) de la baisse très prononcée en fin d’année de l’investissement des entreprises (-2,0%), tandis que les exportations se sont littéralement effondrées (-3,5% T/T).

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BCE : une vie après la baisse des taux

par Clemente De Lucia et Eric Vergnaud, économistes chez BNP Paribas

Depuis l’automne, la BCE fournit des liquidités à taux fixes sans limitation de montant aux contreparties de la zone euro.

Cela a contribué à faire baisser le taux de l’Eonia au jour le jour, désormais proche du taux d’intérêt de la facilité de dépôt (0,50%), devenu de facto le taux directeur clé.

La détérioration de la situation économique et le ralentissement de l’inflation plaident en faveur de nouveaux assouplissements des taux d’intérêt. Le taux de refinancement pourrait ainsi être ramené à 1 % en avril. 

Au-delà, les anticipations d’inflation pourraient se replier bien en deçà du plafond de 2 % fixé par la BCE, ce qui pourrait l’inciter à baisser davantage le taux de refinancement.

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Le PPIP, antidote pour les actifs toxiques des banques américaines ?

par Estelle Honthaas, économiste au Crédit Agricole

• L’annonce des détails de fonctionnement du PPIP (Public-Private Investment Program) a été saluée par les marchés boursiers, et a largement profité aux valeurs bancaires. Ce programme de rachat des actifs toxiques, qui polluent encore les bilans des banques américaines, est en effet original et a priori suffisamment incitatif pour que ses chances de succès soient réelles.
• Tim Geithner a par ailleurs annoncé un vaste projet de refonte de la régulation financière aux Etats-Unis, visant à mieux contrôler les principales institutions financières et le shadow financial system.

 

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Face à la crise, le gouvernement prend-il les bonnes mesures ?

Par Olivier Ferrand, président de Terra Nova

La politique de relance du gouvernement est-elle efficace ?

En annonçant son plan le 4 décembre 2008 à Douai, le Président de la République avait promis d’injecter 28,6 Md€ dans l’économie française. Or, comme l’a révélé une note de Terra Nova, la réalité de ce plan se situe en-deçà des annonces : son montant total ne dépassera pas 10 Md€, auxquels s’ajoutent les 2,6 Md€ du sommet social de février 2009, c'est-à-dire 0,6 points de PIB pour 2009. Il s’agit des mesures les plus faibles, en volume, de tous les pays de l’OCDE.

Les mesures prises sont-elles justes ?

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Quantitative easing : après la BoE, au tour de la Fed

par Helène Baudchon and Gregory Claeys, économistes au Crédit Agricole

- La Fed a créé l’événement ce mercredi 18 mars en annonçant, à l’issue du FOMC, qu’elle allait acheter jusqu’à 300 milliards de dollars de titres longs du Trésor américain à l’horizon des six prochains mois.
- Elle rajoute ainsi son nom à la liste des banques centrales qui pratiquent le Quantitative Easing
-  L’ampleur du stimulus monétaire se trouve considérablement accrue.

Le FOMC des 17-18 mars s’annonçait comme un non événement. Il n’en a rien été, la Fed prenant définitivement les devants et se lançant à son tour dans le quantitative easing, en plus de tout le reste.

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La Fed veut en finir avec la crise

par Philippe Waechter, directeur de la recherche de Natixis Asset Management

Dans son communiqué de presse, la Fed a indiqué 4 points importants

- Le taux des Fed funds qui se situe dans une fourchette [0 – 0.25 %] sera maintenu à ce niveau pour une période prolongée (et non plus pour un "bon moment").
- Le montant des produits titrisés émis par les agences Freddie Mac et Fannie Mae a été augmenté de façon significative passant de 500 milliards de dollars à 1250 milliards. L'achat de dette de ses agences passe de 100 à 200 milliards.
- La Fed va acheter des obligations d'Etat pour un montant de 300 milliards de dollars au cours des 6 prochains mois. - La gamme des collatéraux éligibles au TALF va être étendu. (L'objectif du TALF est de raviver le marché du crédit via le marché des ABS).

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