Politiques

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La déflation : un risque extrême mais réel

par Isabelle Job, économiste au Crédit Agricole

L’éclatement de la bulle pétrole, la réactivation de la crise financière après la chute emblématique de Lehman Brothers et, dans sa foulée, la matérialisation du risque systémique ont ravivé les craintes déflationnistes en même temps que la croissance mondiale connaissait un coup de frein brutal.

La crainte actuelle est bien que la crise économique, qui s’est greffée à la crise financière, continue d’interagir avec cette dernière de manière délétère et plonge l’économie mondiale dans une spirale dépressive où récession et déflation s’auto-entretiennent.

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Etait-il nécessaire d’aider les banques ? (2/2)

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

En s’appuyant sur les acquis de la théorie économique et les enseignements des crises des vingt dernières années, nous avons mis en lumière la semaine dernière :
1 : le rôle essentiel du système bancaire dans le fonctionnement des économies modernes ;
2 : le coût qu’il peut y avoir pour une économie à laisser son système financier s’écrouler.
Il faut désormais en venir à la situation présente pour identifier les erreurs commises par le monde bancaire ainsi que les remèdes qui permettront de remettre sur pied le système financier.

3 : Les banques en 2009 : coupables, mais pas seulement...

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UEM : entre l’activité, le chômage et le moral, rien ne va plus…

par Sandrine Boyadjian et Frederik Ducrozet, économistes au Crédit Agricole

• L’effondrement des exportations est à l’origine du recul historique du PIB allemand au dernier trimestre.
• Les enquêtes de la Commission de février reflètent l’accentuation de la déprime en zone euro. 
• Le marché du travail continue de se dégrader, le taux de chômage en zone euro atteint 8,2% en janvier.

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La Suède et le Danemark désormais plus enthousiastes à l’égard de l’euro

par Raymond Van der Putten, économiste chez BNP Paribas

Le Danemark et la Suède n’ont pas rejoint la zone euro. L’objectif de la politique monétaire danoise est de maintenir le taux de change de la couronne vis-à-vis de l’euro dans une fourchette étroite. De son côté, la Banque centrale de Suède a adopté un objectif d’inflation de 2%.

situation monétaire n’aurait été guère différente si les deux pays avaient rejoint la zone euro dès le début.

L’utilité d’une politique monétaire indépendante afin d’absorber des chocs asymétriques doit être examinée en tenant compte de la volatilité du marché des changes.

Les derniers sondages d’opinion font état d’une augmentation du nombre de personnes favorables à l’adoption de l’euro dans les deux pays.

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L’Autriche est-elle la prochaine Islande ?

par Sylvain Broyer, Costa Brunner, Nathalie Dezeure et Juan Carlos Rodado, économistes chez Natixis

Les marchés redoutent que, par contagion, l’Autriche puisse être emportée par les difficultés économiques et financières que rencontre l’Europe de l’Est. Nous montrons ici que de telles craintes sont exagérées :

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Etait-il nécessaire d’aider les banques ?

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

Le contexte politique actuel est « pollué » par l’incessante opposition entre une aide publique supposée gigantesque et sans contrepartie pour le système bancaire et une aide de l’Etat aux ménages supposée plus faible. Or, s’appuyant sur des arguments qui mettent le système financier au premier rang des responsables de la crise actuelle (de manière justifiée dans la plupart des cas d’ailleurs), certains ne voient pas que l’effondrement des mécanismes qui assurent le financement de l’économie conduirait à un appauvrissement exceptionnel de l’ensemble des acteurs économiques, au premier rang desquels se trouvent les ménages.

Il semble donc utile de revenir en premier lieu sur le rôle des banques dans l’économie, puis de rappeler le coût pour la société d’une crise bancaire profonde et enfin de s’arrêter en détail sur la situation actuelle des banques.

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BCE : quelles options au-delà des baisses de taux ?

par Frédérik Ducrozet, économiste au Crédit Agricole

• La BCE est pressée d’en faire davantage pour soutenir l’activité et le crédit.
• Malgré des obstacles institutionnels non négligeables et les réticences de certains de ses membres, la BCE pourrait envisager d’autres mesures non conventionnelles une fois que les taux auront atteint leur point bas.

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Réguler les régulateurs

par Stefan Fouché (pseudonyme d’un spécialiste de la régulation financière)

La crise actuelle du système financier signe l'échec patent des systèmes de régulation mis en place au fil des ans par les États. L'éclatement des régulateurs, la faiblesse de leurs moyens, l'absence de coordination de leurs activités tant au niveau international que national, imposent une nouvelle architecture institutionnelle qui peine à prendre corps au niveau mondial.

L'Europe sur ce point manque d'une volonté commune pour bâtir un système centralisé de régulation transnational. A tout le moins, il conviendrait de renforcer la coordination de l'activité des multiples régulateurs nationaux qui parsèment son territoire.

La France quant à elle doit, au vu de la fragmentation de son dispositif, entreprendre urgemment des réformes de structure lourdes visant à rationaliser et coordonner l'activité de ses trois régulateurs.

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Royaume-Uni : sus à la crise

par Raymond van der Putten, économiste chez BNP Paribas

Le Royaume-Uni est entré en récession, la pire qu’il ait connu depuis au moins 60 ans.

Les autorités britanniques ont réagi à la crise financière en adoptant un ensemble complet de mesures visant à (1) améliorer le fonctionnement des marchés financiers et (2) à soutenir la demande.

Cependant, le coût du plan de sauvetage pour le Trésor n’a pas été chiffré avec précision. De plus, le Chancelier n’a pas présenté de plan crédible pour redresser, à terme, les finances publiques.

En l’absence de coordination au plan mondial des politiques publiques, la tentation du protectionniste refait surface, au Royaume-Uni et ailleurs, ce qui fait peser une lourde hypothèque sur la reprise mondiale.

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Les finances publiques sous pression

par Sylvain Broyer, Costa Brunner, Jean-Christophe Caffet, Jésus Castillo et Cédric Thellier, économistes chez Natixis

La récession pèse sur les finances publiques des pays de la zone. Au niveau agrégé, le déficit public franchira les 4% dès cette année et atteindra même quasiment 5% en 2010. Parallèlement, la dette publique enflera de plus de 8 points de PIB d’ici 2010, au-delà de 76%. Autrement dit, les critères de Maastricht seront largement dépassés. Faut-il alors envisager une procédure quasi-généralisée de déficit excessif, synonyme d’abandon du pacte de stabilité et de croissance (PSC) ?

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