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Banques : les autorités américaines pragmatiques

par Estelle Honthaas, économiste au Crédit Agricole

• Les autorités américaines ont à nouveau fait preuve de pragmatisme dans le plan de sauvetage mis en place pour Citigroup. Les leçons de la faillite de Lehman Brothers ont visiblement été tirées.
• Les résultats agrégés des banques commerciales américaines pour le troisième trimestre 2008 confirment l’affaiblissement profond du système bancaire, alors que la récession commence tout juste. 

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Ménages US : l’effet Obama

par Philippe Waechter, Directeur de la Recherche Economique de Natixis Asset Management.

L'indicateur de confiance des ménages issu de l'enquête du Conference Board est ressorti à 44.9 en novembre après 38.8 en octobre. L'amélioration est perceptible mais le niveau reste très bas. En effet si le mois d'octobre était le plus bas historique, le point du mois de novembre n'est dépassé par le bas que par octobre 2008 et par décembre 1974. La moyenne de 95.8 est très loin.

La composante "situation courante" continue de se détériorer. Elle s'inscrit à 42.2 contre 43.5 en octobre. Les indicateurs sur l'activité courante ou sur la capacité à trouver un emploi continuent de se dégrader même si le rythme de novembre s'est ralenti par rapport au repli rapide d'octobre.

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Zone euro : forte détérioration du marché du travail attendue

par Clemente de Lucia, économiste chez BNP Paribas

La conjoncture économique s’est considérablement dégradée au cours des derniers mois. Au T3, le PIB s’est contracté pour le second trimestre consécutif, signe que la zone euro est entrée en récession. Les indicateurs avancés suggèrent que le recul de l’activité devrait se poursuivre au cours des prochains trimestres.

Les mauvaises performances économiques affectent le marché du travail. Les résultats d’enquête signalent que le mouvement actuel de ralentissement de la croissance de l’emploi devrait s’accentuer au cours des prochains trimestres. Le taux de chômage devrait sensiblement remonter en 2009 et en 2010.

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G20 : quatre mois de réflexion…

par Isabelle Job, économiste au Crédit Agricole

- Sur le front des priorités économiques immédiates, le G20 s’est contenté de déclarations d’intention, se bornant à mettre en avant des initiatives, qui existent  déjà ou qui auraient vu le jour, même en l’absence de toute concertation. 
- Sur le front de la réforme de l’architecture financière globale, la déclaration finale se limite à de grands principaux généraux, reprenant tout ou partie des axes de réflexion avancés par le camp européen.

Le G20 s’est réuni le week-end dernier à l’occasion d’un sommet exceptionnel que certains aiment à qualifier de nouveau Bretton Woods. L’impératif était double : il s’agissait de s’entendre pour essayer de combattre l’une des plus graves crises économiques et financières de l’histoire contemporaine tout en s’engageant à réformer le système monétaire mondial pour lui conférer à terme plus de stabilité.

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Immobilier résidentiel en France : dégonflement plutôt qu’éclatement

par Laurent Quignon, économiste chez BNP Paribas

Les prix des logements anciens ont crû de +155% dans l’ensemble du pays au cours des dix dernières années et de +191% à Paris. En termes réels, les progressions s’établissent à respectivement 112% et 143% depuis 1998.

Les prix ont commencé à diminuer depuis la fin de l’été en province et en banlieue parisienne. La capitale enregistre actuellement une importante baisse des transactions et ne devrait pas faire longtemps exception. 

Volumes de ventes et prix des logements devraient refluer de concert en 2009, tant en Ile-de-France qu’en province. Une baisse des prix réels comprise entre 30% et 40% nous paraît probable, à l’issue d’un ajustement qui s’étalerait sur plusieurs années.

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Récession technique en zone euro

par Jean-Christophe Caffet et Cédric Thellier, économistes chez Natixis

Conformément aux attentes, la zone euro enregistre un second trimestre consécutif de croissance négative (-0,2% T/T entre juillet et septembre, performance identique à celle affichée au deuxième trimestre) et entre donc en récession technique. En glissement annuel, l’activité ralentit nettement, passant de 1,4% au T2 à seulement 0,7% au T3.

Si le détail des composantes n’est pas encore disponible, la contraction de la demande est néanmoins probablement imputable à l’investissement, résidentiel et productif, et au commerce extérieur. La consommation devrait quant à elle avoir légèrement rebondi après le recul de 0,2 point enregistré au trimestre précédent.

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Les incertitudes se multiplient

par Philippe Waechter, Directeur de la Recherche Economique de Natixis Asset Management

L'intervention massive des Etats, les politiques monétaires très accommodantes, les marchés financiers fébriles, une économie à l'arrêt ou encore le retour de situations de crise dans les pays émergents : autant d’éléments qui suscitent des interrogations sur les raisons et les enjeux de cette "invasion de l'économique" dans notre quotidien. 

Pour clarifier le débat et en comprendre les ressorts, il faut rappeler deux constats historiquement proches et aborder la situation actuelle sous trois angles distincts.

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Royaume-Uni : dégradation du marché du travail

par Raymond van der Putten, économiste chez BNP Paribas

Les conditions sur le marché du travail se sont nettement détériorées. Le taux de chomâge a atteint 5,7% entre juin et août.

Cette tendance devrait se poursuivre dans les prochains trimestres. Le taux de chômage pourrait atteindre 7,5% à la mi-2009.

Le rythme de croissance des rémunérations, primes incluses, est déjà en train de diminuer. La majorité des employeurs ont indiqué leur intention de proposer des augmentations de salaires inférieures à l’inflation en 2009. Selon nos estimations, les salaires hors primes pourraient ne progresser que de 1,8% en 2009, contre 3,6% en 2008.

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France : les paradoxes du crédit

par Olivier Bizimana et Olivier Eluère, économistes au Crédit Agricole 

La dynamique du crédit en France, et en Europe en général, suscite beaucoup d’intérêt depuis quelques mois. D’un côté, l’approfondissement de la crise financière, depuis le mois de septembre 2008 a aggravé les difficultés de refinancement des banques. De l’autre, la demande de crédit freine sérieusement, en phase avec le net ralentissement de l’activité économique.

Le renchérissement de la ressource financière et l’accroissement du coût du risque, induits par la crise financière, avaient eu pour l’instant assez peu d’effet sur les politiques d’offre de crédit des banques françaises. L’enquête de la Banque de France auprès des banques commerciales françaises, publiée le 7 novembre, montre que tel n’est plus le cas. Ces dernières ont en effet resserré leurs critères d’octroi au 3e trimestre, notamment pour les entreprises.

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Sarkozy taclé au sommet de l’Europe

par Gilles Bridier est journaliste (API.doc)

En désignant le Luxembourg comme un paradis fiscal et en soulignant que l’on ne peut s’accommoder au plan national de pratiques que l’on combat au niveau international, Nicolas Sarkozy a clairement braqué contre lui Jean-Claude Junker, le premier ministre luxembourgeois. Celui-ci préside également l’Eurogroupe qui réunit les ministres des finances des pays de la zone euro. Aussi, lorsque Paris a évoqué la possibilité de mettre sur pied un plan de relance européen pour lutter contre la récession, Jean-Claude Junker a t-il vite balayé cette proposition, renvoyant la présidence française dans ses buts en s’appuyant sur une décision de l’Eurogroupe de laisser les Etats mettre sur pied des mesures ciblées. Pas question de laisser la France se reposer sur l’Europe pour trouver les éléments d’une relance économique. Tant pis pour l’image de l’Union, encore une fois en ordre dispersé.

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