Politiques

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Etats-Unis : quand et comment mettre fin au Quant Easing ?

par Aurore Wannesson-Raynaud, stratégiste chez Axa IM

La crise financière et la récession que traversent les Etats-Unis ont appelé une réponse sans précédent des autorités monétaires.

En plus d’abaisser son taux directeur à un niveau proche de zéro, la Fed est allée au-delà des outils traditionnels de politique monétaire, en utilisant son bilan comme vecteur des liquidités qu’elle fournit aux marchés de crédit, ainsi qu’en procédant à des achats directs d’actifs, politique communément qualifiée de quantitative (Quant Easing, ou QE). Des signes d’amélioration de l’économie étant apparus depuis le printemps, la question de la normalisation de cette politique pour éviter l’apparition de pressions inflationnistes se pose naturellement.

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Ne pas oublier certains problèmes structurels comme le vieillissement...

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

La crise que nous vivons actuellement, la plus grave depuis la Deuxième Guerre Mondiale, va certainement changer beaucoup de choses dans l’économie mondiale1 : moindre poids de la finance et modification du métier des banques2 (via l’arrêt du crédit pendant plusieurs années), nouvelles désindustrialisations en Occident et nouveaux transferts de production dans les pays émergents, réduction du poids (certainement excessif) de l’immobilier dans certains pays occidentaux... Toutefois, ce serait une erreur de penser que les priorités de politique économique mises en avant au cours des années précédant la crise sont désormais caduques. Le traitement des problèmes démographiques dans les pays européens3 devrait, en particulier, revenir très vite au cœur des priorités gouvernementales.

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Banques allemandes : des failles exacerbées par la crise

par Céline Choulet, économiste chez BNP Paribas

Plus sévèrement affecté par la crise financière que ses confrères de la zone euro, le secteur bancaire allemand est appelé à réviser son modèle.

Les banques allemandes, en quête de rendements, se sont, en effet, plus exposées que les autres banques européennes aux produits à risque sans que les revenus récurrents tirés des pôles de banque de détail ne leur permettent de réduire leur vulnérabilité à la crise financière. Alors que l’incidence précise de la crise en matière de dépréciations d’actifs est encore imparfaitement révélée et que les projets de structures de cantonnement peinent à convaincre, le risque se diffuse progressivement au banking book en raison d’une dégradation brutale de l’activité économique.

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La BCE laisse filer les taux de marché

par Frederik Ducrozet, économiste au Crédit Agricole

  • La BCE maintient le statu quo, mais s’accommode de la forte baisse des taux interbancaires.
  • Le jugement sur l’activité économique reste globalement inchangé, la prudence reste de mise.
  • Les conditions monétaires devraient rester ultra accommodantes pendant une période de temps prolongée.

 

Comme on pouvait s’y attendre, la réunion de la BCE du 2 juillet s’est soldée par un statu quo généralisé, tant sur la politique monétaire conventionnelle que sur les mesures complémentaires de soutien aux banques. La BCE a maintenu son principal taux de refinancement à 1% pour le deuxième mois consécutif. Le taux de la facilité de dépôt est également inchangé à 0,25%. Le niveau des taux est de nouveau jugé « approprié », un qualificatif qui suggère que le statu quo reste l’option la plus probable dans les mois qui viennent.

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Le «grand emprunt» et l’épargne des français

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

Le gouvernement français veut lancer un « grand emprunt » pour financer des investissements publics utiles, favorables à la croissance à long terme. Nous ne voulons porter ici aucun jugement sur l’efficacité de ces investissements ou la nature de leurs financements, mais nous demander comment sera modifié l’équilibre des circuits d’épargne en France en cas d’émission (couronnée de succès) d’un tel emprunt.

Nous partons du montant qui a été évoqué : 100 milliards d’euros, et nous supposons que seuls les ménages français peuvent souscrire et que cet emprunt de l’Etat s’ajoute aux autres qui ne sont pas réduits.

Les questions posées sont :

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Le problème de politique de change des pays émergents n’est pas résolu

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

La période récente a révélé qu’il n’existait pas de « bon choix » de politique de change pour les pays émergents dans le « menu » disponible aujourd’hui :

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Les voies des banques centrales sont-elles impénétrables ?

par Isabelle Job, économiste chez Calyon (Crédit Agricole)

Les banques centrales ne font pas qu’agir, elles communiquent également sur leurs actions. La transparence de leurs décisions s’est progressivement imposée comme une norme servie par une politique bien huilée de communication. Mais avec la crise, la donne change et met au défi cette stratégie où la parole supplante parfois les actes.

En temps normal, cette stratégie de communication a sa logique. Le temps est révolu où les questions monétaires étaient discutées en secret et où l’effet de surprise avait valeur d’efficacité. Depuis quelques années, les banques centrales ont compris l’intérêt à instaurer un dialogue ouvert avec le public et en particulier avec les marchés.

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Zone euro : inflation négative cet été

par Clemente De Lucia, économiste chez BNP Paribas

En mai, l’inflation est tombée à zéro, un nouveau plus bas historique, essentiellement grâce à des effets de base liés à l’énergie, mais également à une nette diminution de l’inflation sous-jacente.

Les effets de base liés à l’énergie (essentiellement) et aux denrées alimentaires continuant d’exercer des pressions à la baisse sur les prix, l’inflation passera en territoire négatif cet été.

L’inflation devrait néanmoins rebondir au quatrième trimestre 2009, les effets de base commençant alors à jouer en sens inverse. En revanche, l’inflation sous-jacente devrait rester orientée à la baisse cette année et l’année prochaine.

Jean-Claude Trichet, président de la BCE, a souligné à plusieurs reprises que de courtes périodes d’inflation négative seraient sans incidence sur la politique monétaire.

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La Fed marque une pause

par Caroline Newhouse-Cohen, économiste chez BNP Paribas

A l’issue de la réunion du Federal Open Market Committee qui s’est tenue les 23 et 24 juin, et comme largement anticipé, la Banque centrale américaine a laissé ses taux directeurs inchangés (entre 0% et 0,25% pour les Fed funds et à 0,50% pour le taux d’escompte). Elle a aussi confirmé les achats de titres prévus : 1250 milliards de MBS d’agences et 200 milliards USD de titres de dette d’agences d’ici la fin de l’année, ainsi que 300 milliards de dollars de titres du Trésor d’ici à l’automne. 

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Finances publiques françaises : chronique d’une dérive annoncée ?

par Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis

La France est entrée en récession au printemps 2008. Quatre trimestres de contraction du PIB se sont en effet succédé depuis le deuxième trimestre 2008, plongeant la France dans la plus forte récession de son histoire post-seconde guerre mondiale2.

La crise n’est pas finie. Même si la phase « dure » de la récession semble désormais passée (le PIB a reculé de 2,6% en six mois3), l’hypothèse d’une reprise cyclique à partir de l’an prochain parait encore bien fragile. Nous retenons pour notre part dans notre scénario central une stabilisation progressive de l’activité pendant l’été (pour un recul annuel du PIB de l’ordre de 2,7%), liée dans une large mesure à la montée en puissance concomitante des plans de relance décidés à l’échelle mondiale4.

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