Politiques

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Le panorama des dettes publiques européennes en 2010

par Sylvain Broyer, économiste chez Natixis

Nous répertorions l’ensemble des risques qui pèsent sur les dettes souveraines européennes :
• Les risques quantifiables (ouverture des déficits cycliques, financement des plans de relance, des plans de recapitalisation bancaire, des garanties accordées sur les dettes bancaires en cas de défaut) ; 
• Et les risques non quantifiables (poids dans l’économie des secteurs en crise, nature de la relance budgétaire, risque d’implosion de la zone euro).

Nous en tirons une cartographie des dettes et déficit/PIB à horizon deux ans. Comparée à celle d’avant crise, elle suggère les points suivants :

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États-Unis : gonflement et dégonflement

par Hélène Baudchon, économiste au Crédit Agricole

• Les Minutes du FOMC des 17-18 mars révèlent la préoccupation de la Fed à l’égard des risques baissiers sur la croissance et l’inflation. Le gonflement de son bilan est largement justifié,
• Le déficit extérieur sur les échanges de biens et services s’est réduit à 26 milliards de dollars en février,
• Le déficit budgétaire fédéral est attendu à 191 milliards de dollars en mars.

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Italie : 1,3 milliard d’euros seront nécessaires à la reconstruction

par Sandrine Boyadjian, économiste au Crédit Agricole

• Le non-respect des nouvelles normes anti-sismiques expliquerait l’étendue des dégâts dans la région des Abruzzes.
• Même si elles sont déjà sous pression, les finances publiques sont logiquement mises à contribution.

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Pourquoi ne pas croire à un retour de l’inflation en Europe ? (1/2)

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

Depuis plus de quinze ans, le risque inflationniste a disparu en Europe et dans la plupart des « pays développés ». Ainsi, l’inflation moyenne en zone euro sur la période 1994-2009 atteint à peine 2,1 % (4 % au plus haut en juillet 2008), contre 8,1 % en moyenne entre 1971 et 1983 (avec des pics à plus de 10 % en 1974 et 1981). En outre, sur la période récente, les épisodes de hausse significative des prix à la consommation sont le fait exclusif des variations spectaculaires du prix des matières premières (comme au premier semestre 2008, par exemple).

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La BCE en terre inconnue

par Sylvain Broyer, économiste chez Natixis

Avec la réduction de 50 bp de l’ensemble des taux directeurs le 5 mars, portant le refi à 1,50%, la BCE entrait en terre inconnue. La forte correction des projections macroéconomiques du Staff suggérait qu’elle irait plus loin en conjuguant mesures conventionnelles (baisses de taux) et non standard.

Mais l’institut d’émission semble peu à l’aise : le geste de 25 pb lors du dernier Conseil, pour le moins inhabituel au cours d’un cycle d’assouplissement, reflète l’imbroglio monétaire dans lequel il est actuellement empêtré et semble confirmer sa très forte réticence à franchir la limite basse de 1%, sauf matérialisation du risque de déflation. Parallèlement, l’absence de décision jusqu’à présent quant à des mesures non standard additionnelles témoigne de l’absence de consensus sur cette question, il est vrai, très délicate en zone euro.

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France : à la recherche du point bas

par Olivier Bizimana et Olivier Eluère, économistes au Crédit Agricole

L’activité en France s’est fortement contractée en fin d’année 2008 (-1,1 % t/t). La demande interne a reculé, sous l’effet de la forte chute de l’investissement des entreprises (-1,4 % t/t), et dans une moindre mesure du recul de l’investissement des ménages (-0,3 % t/t). En revanche, la consommation des ménages a légèrement accéléré (+0,3 % t/t). Le commerce extérieur a contribué négativement à la croissance (-0,3 point), les exportations (-3,5 % t/t) ayant reculé plus fortement que les importations (-2,3 % t/t). L’essentiel du repli de l’activité s’explique par la contribution négative des variations de stocks (-0,8 point). Au total, en moyenne sur l’ensemble de l’année 2008, le PIB a progressé de 0,7 %.

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La complémentarité des politiques économiques aux Etats-Unis

par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management

En avril 1933, la convertibilité entre le dollar et l'or était suspendue. Ce changement brutal s'était traduit par une dévaluation du billet vert et une réévaluation de l'or provoquant une hausse rapide des stocks d'or aux Etats-Unis. Associée à d'importants flux de capitaux à partir de 1934, la flexibilité retrouvée du dollar avait provoqué une augmentation spectaculaire des agrégats monétaires.

Le quantitative easing : un exemple historique de réussite

A partir de 1933, les autorités monétaires américaines avaient mis en place une stratégie de quantitative easing(1). Les agrégats monétaires ont alors augmenté très rapidement, sortant l'économie américaine de la récession. De 1934 à 1944 (à l'exception de l'année 1938), la croissance du PIB américain a progressé de 5 à 10 % par an.

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Le partage entre les salariés et les actionnaires est-il convenable lors des récessions ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

Dans beaucoup de pays, le débat sur la répartition de la charge entre les salariés et les actionnaires dans la crise est vif. Le "capitalisme financier", où la gestion des entreprises est asservie aux intérêts des seuls actionnaires, est fortement critiqué.

Nous voulons regarder ici objectivement comment se répartit la charge due aux récessions entre les salariés et les actionnaires lors des récessions.

Il faut tenir compte :
• du côté des salariés, de l'évolution des salaires et de l'emploi ;
• du côté des actionnaires, de celle des dividendes et du rendement du capital ; éventuellement, c'est un point de débat, de celle des cours boursiers.

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Taux d’intérêt : le calme avant la tempête

par David Keeble, économiste chez Calyon (Crédit Agricole)

 Les banques centrales rachètent de la dette pour faire obstacle à une forte remontée des taux. Ces prochains mois, les marchés des produits à revenu fixe devraient afficher un calme relatif tandis que diminuera la pression de l’offre.

Mais celle-ci s’accélérera plus tard dans l’année pour les États-Unis. Tôt ou tard, la Fed cessera d’acheter et le marché a conscience qu’elle deviendra vendeuse. A terme, les initiatives prises aujourd'hui par la Fed seront un facteur de volatilité.

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Récession en France : entre brutalité et durabilité

par Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis

La France n’a pas été épargnée par le retournement soudain et brutal de la conjoncture internationale. La croissance au quatrième trimestre 2008 est ainsi ressortie à -1,1% T/T (-0,9% en glissement annuel), une performance toutefois légèrement supérieure à celle enregistrée par nos principaux partenaires (-1,5% T/T en zone euro). Les comptes nationaux dressent en outre un panorama relativement inquiétant. Mise à part la bonne surprise côté consommation des ménages (+0,3% T/T), toutes les composantes du PIB s’affichent dans le rouge, voire le rouge très foncé : la formation brute de capital fixe recule de 1,4% sous l’effet (notamment) de la baisse très prononcée en fin d’année de l’investissement des entreprises (-2,0%), tandis que les exportations se sont littéralement effondrées (-3,5% T/T).

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