Politiques

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La Communauté européenne de l’énergie, un projet techniquement réalisable

par Michel Derdevet, maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris et directeur de la communication et des affaires publiques de RTE (Réseau de transport d’électricité)

Il est certain que l’idée d’une «communauté européenne de l’énergie» chemine dans la classe politique française et européenne et sera probablement au cœur de l’agenda européen des mois à venir. La déclaration signée à Berlin lors du cinquantenaire des traités de Rome par Angela Merkel, alors présidente en exercice du Conseil européen, José Manuel Barroso et Hans-Gert Pöttering, président du Parlement européen, souligne la nécessité de «toujours adapter la construction politique de l’Europe aux réalités nouvelles».

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Base monétaire et inflation : quelques repères

par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management

L'augmentation de la base monétaire, reflétant une politique monétaire accommodante, est souvent perçue comme devant provoquer inéluctablement une accélération du taux d'inflation. Ce n'est généralement pas vrai à court terme. A moyen terme cela dépend de la situation de l'activité économique.

Si l'économie est au plein emploi alors cette approche est généralement valide à moyen et long terme. Adopter une politique visant à accroitre l'activité alors que l'économie est au plein emploi est forcément générateur de tensions. Pour produire plus, je veux gagner plus puisque le contrat de travail que j'ai me satisfait en nombre d'heures travaillées et en rémunération. Si je dois travailler plus, je veux une rémunération supplémentaire. On perçoit bien ici le caractère inflationniste d'une telle situation. La hausse des salaires sera répercutée sur les prix.

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Réforme de la régulation financière américaine, Acte I

par Estelle Honthaas, économiste au Crédit Agricole

• Alors que l’environnement bancaire semble en voie de normalisation (remboursement du TARP, baisse des tensions sur les marchés interbancaires etc.), l’Administration Obama a dévoilé un projet de réforme ambitieux de la régulation du système financier.
• Dans ce plan dense qui doit encore passer au Congrès, la Fed hérite de pouvoirs élargis, et, fait nouveau, les principales institutions financières non bancaires seront étroitement supervisées.

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Etats-Unis : quels risques d’inflation ?

par Aurore Wannesson-Raynaud, stratégiste chez Axa IM

Les investisseurs se familiarisant avec l’hypothèse d’une reprise économique, voire d’une reprise en V, les craintes d’un dérapage inflationniste dans un contexte de politique économique ultra-accommodante ont vite retrouvé le devant de la scène. La hausse des points-morts d’inflation et des taux longs depuis le début de l’année, qui s’est accéléré récemment, en atteste.

Ceci est une bonne nouvelle, prouvant que les marchés considèrent désormais le scénario de déflation comme improbable, élément favorable à un retour de l’appétit pour le risque, et plus généralement, à une reprise de la demande. Mais cette hausse des anticipations d’inflation, selon nous trop rapide, constitue également un risque, car, en poussant trop haut les taux longs, elle pourrait tuer dans l’œuf la reprise qui se profile.

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Jusqu’où la remontée des taux longs ?

par Marie Brière, économiste chez Crédit Agricole AM

Le mouvement de remontée des taux longs amorcé en début d’année s’est accéléré, reflétant la baisse récente de l’aversion au risque et les craintes liées à la soutenabilité des déficits publics.

La remontée des taux longs, amorcée dès le début de 2009 aux États-Unis et en Europe, s’est accélérée ces dernières semaines de façon assez brutale, les taux gouvernementaux à 10 ans atteignant aujourd’hui 3,60 % aux États-Unis et 4 % en France. Ils sont désormais très proches des niveaux fondamentaux définis par nos modèles d’équilibre, l’écart s’est en effet réduit à 30 points de base aux USA et 20 pb en France.

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Peut-on critiquer la BCE ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

Le débat qui est apparu au sujet de la politique menée par la BCE (en particulier entre le gouvernement allemand et la BCE) consiste à se demander si la politique « non conventionnelle » menée par la BCE est dangereuse et si la BCE dispose d’une « exit strategy » lui permettant de détruire la liquidité créée pendant la crise.

Le débat sur la politique non conventionnelle est lié au débat sur les canaux essentiels de la politique monétaire de la zone euro : le canal du crédit bancaire est-il essentiel (comme le dit A. Weber) ou le canal des marchés d’actifs joue-t-il aussi un rôle, comme dans les pays anglo-saxons ?

On observe en réalité :

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Pentification de la courbe des taux aux Etats-Unis : soutien ou frein à la reprise ?

par Hélène Baudchon, économiste au Crédit Agricole

• La forte remontée des taux longs américains n’est pas forcément inquiétante.
• Certes, pour l’aspect négatif, elle est la conséquence du gonflement de l’offre de titres publics.
• Mais elle est aussi le fruit de la dissipation de l’aversion pour le risque.
• Autre aspect positif : elle contribue à la pentification de la courbe des taux, usuellement un signal avancé de reprise aux Etats-Unis.

La pentification de la courbe des taux est engagée depuis début 2008 et s’est faite en deux étapes : par la baisse agressive des taux courts tout au long de l’année 2008, par la remontée des taux longs depuis. 

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Zone euro : où en sont les politiques budgétaires?

par Frédérique Cerisier, économiste chez BNP Paribas

L'ampleur des mesures de soutien à la demande mises en place par les Etats membres est proche de 1% du PIB de la zone euro en 2009 et de 0,8% en 2010. La taille des plans et le type de mesures retenues diffèrent assez nettement d'un pays à l'autre.

D'ici à l'an prochain, le déficit public de la zone euro pourrait s'établir autour de 7% du PIB, le ratio de dette augmentant lui de près de 15 points par rapport à 2008, à plus de 80%.

Tous les Etats connaîtront une détérioration marquée de leur position budgétaire. Cette situation sera probablement durable, compte tenu des faibles perspectives de croissance à l'issue de la récession.

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Le conundrum des taux élevés ?

par Axel Botte, stratégiste chez Axa IM

Le 28 mai dernier, le taux à 10 ans américain s’établissait à 3,73% en clôture, soit 23pdb au-dessus du plus bas de la séance. La correction en fin de séance est symptomatique de la défiance actuelle envers les bons du Trésor américain. Les nouvelles ce jour auraient normalement dû se traduire par une hausse du marché. Par exemple, l’annonce de tests nucléaires par la Corée du Nord constitue une menace claire pour le Japon et la Corée du Sud. Ce genre d’évènement est en général suivi d’une fuite vers la qualité qui bénéficie aux obligations d’Etat.

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La BCE juge le niveau des taux d’intérêt « approprié »

par Frederik Ducrozet et Grégory Claeys, économistes au Crédit Agricole

Le taux directeur de la BCE est maintenu à 1 %, un niveau jugé « approprié ». Une nouvelle baisse des taux ne serait envisagée, selon nous, qu’en cas de décrochage des anticipations d’inflation.

La BCE s’attend à une modération des rythmes de baisse de l’activité, et à une inflation négative cet été.

En détaillant son programme de rachats de covered bonds, la BCE s’est défendue de s’engager dans la voie du Quantitative Easing et de créer de la monnaie. La réalité est (beaucoup) plus complexe. 

La BoE laisse son taux directeur inchangé à 0,50 % et ne modifie pas son programme de rachats de titres.

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