Politiques

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Etats-Unis : déficit public record et choc d’offre substantiel

par Nathalie Dezeure, Cyril Regnat et Marie-Pierre Ripert, économistes chez Natixis

Le besoin de financement de l’Etat Fédéral va être phénoménal en 2009, de l’ordre de 1675Md$ (11,5% du PIB) d’après nos estimations. Nous prenons en compte un stimulus fiscal de 300Md$, ce qui peut sembler une hypothèse conservatrice étant donné les montants qui circulent (entre 700M$ et 800Md$ sur deux ans). La dette détenue par le public augmentera du même montant dépassant 50% du PIB. Nous revenons dans ce papier sur nos prévisions de besoin de financement et en corollaire sur le programme d’émissions du Trésor.

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Le temps des plans de relance

par Caroline Newhouse-Cohen, économiste chez BNP Paribas

Aux Etats-Unis, le président élu, Barack Obama, a fait part de ses profondes inquiétudes concernant la détérioration rapide de la situation économique. Il a, en outre, exhorté le Congrès à voter au plus vite un nouveau paquet fiscal qui avoisinerait 800 milliards de dollars sur les deux prochaines années (ses conseillers économiques débattent encore des modalités du plan avec les membres du Congrès). Il craint, en particulier, que le taux de chômage ne dépasse 10% et que la récession ne persiste plusieurs années. Son plan prévoit la création de 3 millions d’emplois. Cela arriverait à point nommé, alors même que les conditions sur le marché du travail continuent de se détériorer rapidement (taux de chômage en hausse de 6,8% en novembre à 7,2% en décembre et près de 2,6 millions d’emplois supprimés en 2008, record depuis 1945).

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Banque d’Angleterre : un taux au plus bas depuis 1694

par Grégory Claeys, économiste au Crédit Agricole

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Quelles orientations pour la politique économique en 2009 ?

par Philippe d’Arvisenet, directeur de la recherche et des études économiques de BNP Paribas

L’aversion pour le risque atteint des proportions extrêmes dans le monde actuel. Nous avons récemment assisté à un passage en territoire négatif des rendements des bons du Trésor américain, qui atteste bien l’ampleur de la fuite vers la qualité ; en effet, si l’on en vient à payer pour investir dans les emprunts d’État, cela ne dénote-t-il pas un manque de confiance, même dans les actifs liquides ?

Une analyse monétaire simple

Pour rester simples et sans tenir compte des questions de causalité (un débat économique très ancien en matière d'influence des agrégats monétaires), nous pouvons nous appuyer sur l'identité fondamentale ci-après : M V = P T soit la quantité de monnaie multipliée par sa vitesse égale la valeur des transactions (quantité multipliée par prix).

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France : récession profonde et brutale ?

par Philippe Waechter, Directeur de la Recherche Economique de Natixis Asset Management.

L'enquête de l'INSEE de décembre 2008 auprès des chefs d'entreprise illustre plusieurs difficultés auxquelles l'économie française est confrontée :
 

Accentuation du retournement conjoncturel

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Un front anti-déflation

par Isabelle Job, économiste au Crédit Agricole

Un front anti-déflation s’est formé avec dans son sillage des baisses de taux exceptionnelles par leur ampleur et leur rapidité. L’enjeu est de taille : la déflation est un phénomène économique rare mais suffisamment destructeur pour chercher à tout prix à l’éviter.

Il y a quelques mois encore un front anti-inflationniste se formait, avec des hausses de taux censées infléchir la dynamique des prix, ali-mentée pour beaucoup par la dérive des prix pétroliers. Nous jugions à l’époque (Eco News du 12 juin 2008) que les banques centrales prenaient un risque en reléguant au second plan la crise financière et son onde de choc déflationniste. Seule la Fed semblait vouloir se prémunir contre le risque d’enclenchement d’une telle spirale baissière. 

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Endettement aux Etats-Unis : une vision de long terme

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis 

La chute violente de la production et de l’emploi aux Etats-Unis vient de l'arrêt de la hausse de l'endettement du secteur privé, ce qui force un ajustement à la baisse du niveau de la demande des ménages. Une possibilité est de remplacer la demande privée par la demande publique, donc la dette privée par la dette publique, mais, si elle conduit à un taux d'endettement public trop élevé, elle peut entraîner une hausse contreproductive des taux d'intérêt. La politique monétaire est dans cette configuration, peu efficace et de plus limitée dans sa liberté par le niveau élevé de la dette extérieure.

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Keynes, le retour...

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

Il en est des théories économiques comme des collections de haute couture : toutes deux sont soumises aux effets de mode. Alors que, jusqu’à il y a encore quelques mois, tous les gouvernements ne juraient que par la compétitivité et l’attractivité des territoires, que toutes les occasions étaient bonnes pour réduire le poids de la puissance publique dans l’économie afin de favoriser l’initiative privée et de laisser toute leur place aux marchés (financiers en particulier), voilà que désormais, aux Etats-Unis comme en Europe, l’Etat retrouve une place centrale dans l’économie.

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Inquiétudes accentuées

par Philippe Waechter, Directeur de la Recherche Economique de Natixis Asset Management.

Dans un contexte marqué par le prolongement de la crise financière, les inquiétudes portant sur la croissance mondiale se sont accentuées au mois de novembre. Dans les pays industrialisés, la récession s’est amplifiée et le ralentissement est devenu plus prononcé pour les pays émergents.

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Comparatif des plans de relance européens

par Sylvain BROYER et Costa BRUNNER, économistes chez Natixis

Nous comparons les plans de relance budgétaires annoncés pour 2009 dans les six premières économies de l’Union Européenne selon les montants mobilisés, les secteurs bénéficiaires et les mesures retenues :

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