Politiques

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« Oui à la Turquie avec l’Europe, oui à la Turquie dans l’Europe »

par Frédéric Dussart, Vice Président et Directeur Général de la région EMEA Sud, Afrique et Moyen Orient d’EMC

L’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne est au cœur des préoccupations. Jamais la question de l’élargissement de l’Europe à un pays n’aura généré, à tous les niveaux du débat public, autant de divisions et de polémiques. A l’issue de cinquante années de relations formelles entre la République turque et l’Union Européenne, un paradoxe occulte l’étendue du travail accompli par Ankara : aucun candidat à l’adhésion n’aura eu à faire preuve d’autant de patience et pourtant, aucun candidat n’aura mieux illustré la pertinence de la dynamique européenne en termes de développement économique, humain, politique et social.

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La BCE exclut tout traitement de faveur

par Frederik Ducrozet, économiste au Crédit Agricole

• Sans surprise, la BCE n’a modifié ni sa politique de taux, ni sa politique de soutien à la liquidité en janvier.
• Les données récentes suggèrent un ralentissement de la croissance début 2010 et l’absence de pressions inflationnistes. Dans ce contexte, le niveau des taux directeurs reste « approprié ». 
• Trichet a qualifié l’hypothèse d’une sortie de la Grèce de la zone euro d’« absurde ». Il a toutefois précisé que les critères accommodants d’éligibilité des collatéraux ne seraient pas étendus en 2011.

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Etats-Unis : le Beige Book incite à la prudence

par Caroline Newhouse-Cohen, économiste chez BNP Paribas

Selon le Beige Book de la Réserve fédérale couvrant la période du 20 novembre au 4 janvier, la reprise s’est légèrement renforcée et a continué de se propager à l’ensemble de l’économie américaine : dix régions sur douze ont signalé une hausse de l’activité ou une amélioration des conditions économiques. Toutefois, l’activité demeure encore inférieure au niveau affiché avant la récession. Si la reprise est perceptible dans la plupart des secteurs, et en particulier dans l’industrie, le secteur bancaire et l’immobilier commercial restent à la traîne, alors que la dépendance de l’immobilier résidentiel aux différents dispositifs de soutien gouvernementaux avait été soulignée lors de la dernière réunion de la Fed.

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Etats-Unis : le redémarrage doit beaucoup aux mesures publiques de soutien

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

Au cours des dernières semaines, l’économie américaine a montré plusieurs signes de redémarrage évident : hausse du PIB au troisième trimestre (+ 2,2 % en rythme annualisé) pour la première fois depuis plus d’un an, moindres destructions d’emploi (pour la première fois depuis 2007, 4 000 emplois ont même été créés en novembre1), remontée des mises en chantier et des ventes de logements, hausse du climat des affaires… Cette embellie doit beaucoup à l’action des autorités publiques américaines2.

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BCE : retrait progressif des mesures non conventionnelles

par Clemente De Lucia, économiste chez BNP Paribas

- La BCE a commencé à mettre fin à ses mesures non conventionnelles de prêts en réduisant le nombre et la maturité de ses opérations de refinancement.
- Malgré certaines améliorations, les tensions persistent sur les marchés financiers, contraignant la BCE à un retrait très graduel. La liquidité demeure abondante, maintenant l’Eonia proche du taux de la facilité de dépôt.
- Les pressions inflationnistes sont limitées et l’activité économique devrait se modérer tout au long de 2010 après un fort rebond au second semestre 2009. Dans ce contexte, la BCE devrait très probablement maintenir le refi à 1% au moins jusqu’à la fin de 2010.

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Consommation : les Français ont mangé leur pain blanc en 2009...

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

C’est un fait entendu : de tous les « grands pays », la France est celui qui, durant cette crise, a le mieux résisté. Au classement des bons élèves de l’Union à vingt-sept, notre pays, avec un recul maximal de son PIB de 3,5 %, occupe même une très bonne quatrième position, loin toutefois derrière la Pologne (dont le PIB n’a pas reculé), la Grèce (- 1,7 %) et la Suède (- 2,3 %). A l’arrivée, l’écart de croissance avec la zone euro devrait dépasser les 1,5 point en moyenne cette année, un sommet depuis plus de vingt ans.

Ce serait toutefois un contre-sens de penser que l’économie française va bien. En effet, comme la très grande majorité des économies occidentales, la France a connu en 2009 sa crise la plus grave depuis la Deuxième Guerre Mondiale. L’intensité de la récession a ainsi été presque trois fois supérieure à celle de la grave crise de 1992-93.

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Stratégie de Lisbonne, une décennie perdue pour l’emploi

par Laurence Chieze-Devivier, stratégiste chez Axa IM

Il y a presque dix ans déjà, en 2000, se réunissait à Lisbonne le Conseil européen qui décidait de faire de l’Europe d’ici 2010 « l’économie la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable, accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi, d’une plus grande cohésion sociale dans le respect de l’environnement ».

Aujourd’hui, à l’aube de cette échéance, nous savons que l’objectif ne sera malheureusement pas atteint. De plus, cette ambition est rendue d’autant plus difficile que l’Europe fait face aujourd’hui à l’une des crises économiques les plus sévères depuis la seconde guerre mondiale. Nous faisons le point ici, sur le volet emploi de la stratégie de Lisbonne, ses objectifs, ses résultats et les progrès restant à réaliser.

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Le scénario le plus probable aujourd’hui n’est pas la dislocation de la zone euro

par Sylvain Broyer et Jésus Castillo, économistes chez Natixis

Sur les onze pays de la zone euro qui présentent aujourd’hui un fort déficit courant, la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Irlande se distinguent comme étant les plus grands. Le financement de ces économies intéresse donc plus particulièrement.

La dette extérieure de ces quatre pays cumule près de 4 200 Mds EUR soit quelques 45% du PIB de la zone euro et son service absorbe environ 420 Mds EUR annuels, 4,5% du PIB de la zone euro. La maturité de cette dette n’est pas renseignée dans les statistiques de la Banque Mondiale.

La dette extérieure de ces pays est de composition différente : d’origine essentiellement bancaire en Irlande, au Portugal, majoritairement bancaire en Espagne, elle est faite pour moitié de dette publique en Grèce.

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Banques centrales : liquidity matters

par Frederik Ducrozet, économiste au Crédit Agricole

Les banquiers centraux ne cessent de communiquer sur leur stratégie de sortie, en distinguant la politique de taux des mesures de soutien à la liquidité. Ces dernières constituent un assouplissement significatif des conditions monétaires et financières. Leur retrait progressif ne doit pas être sous-estimé.

"Avant d'entrer, songe à la sortie " (proverbe turc). Faute d’y avoir songé en entrant, les banques centrales accordent aujourd’hui à la question des stratégies de sortie une place prépondérante dans leurs débats internes et dans leur communication. Il faut reconnaître que la rapidité avec laquelle la crise financière s’est propagée après la faillite de Lehman Brothers a forcé les autorités monétaires à agir dans l’urgence, sans réfléchir ex ante à une stratégie de sortie optimale.

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Japon : un policy-mix encore trop timoré

par Hervé Lievore, stratégiste chez Axa IM

Bien qu’elle soit indépendante, la Banque du Japon (BoJ) fait toujours l’objet de pressions de la part du gouvernement. Habituellement, la BoJ ne les écoute pas mais, début décembre, la détérioration des perspectives économiques et l’ampleur de la déflation sont venues peser dans la balance.

Dans cette note, nous revenons sur le contexte qui a mené aux mesures de soutien de l’activité annoncées début décembre et sur leurs limites.

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