Politiques

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Une hausse de l’euro est-elle vraiment préjudiciable ?

par Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis

Après le très fort recul du PIB enregistré pendant l’automne et l’hiver derniers, la croissance en zone euro devrait avoir atteint son point bas au printemps. La forte désinflation, le dégel des flux de capitaux internationaux, le moindre déstockage et la mise en œuvre des plans de relance à l’échelle mondiale devraient en effet donner une bouffée d’air (temporaire) à l’économie européenne à partir du deuxième trimestre.

Afin de pérenniser ce rebond, nombre d’observateurs jugent désormais qu’une baisse de l’euro serait nécessaire et s’alarment de la réappréciation de la monnaie unique observée depuis mars dernier. Nous pensons non seulement que ces appels à une baisse de l’euro sont assez vains, dans la mesure où celle-ci nous semble peu envisageable, mais aussi qu’une dépréciation de la monnaie unique, dans le contexte actuel, n’est pas forcément utile.

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BCE : mesures conventionnelles et non conventionnelles de politique monétaire

par Clemente De Lucia, économiste chez BNP Paribas

Depuis l’aggravation des turbulences financières en octobre 2008, la BCE s’est engagée dans ce que l’on peut considérer comme une politique monétaire non conventionnelle indirecte. Depuis octobre 2008, les opérations principales de refinancement sont effectuées par le biais d’une procédure d’appel d’offres à taux fixe, la totalité des soumissions étant servie. Les mesures ainsi adoptées ont entraîné une nette augmentation du bilan de la BCE et un allégement des tensions monétaires.

Les mesures non conventionnelles doivent demeurer exceptionnelles. Toutefois, la sortie des politiques non conventionnelles (directes comme indirectes) doit s’effectuer progressivement.

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Mais où sont donc passé les plans de relance ?

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

A première vue, les plans de relance gouvernementaux annoncés à grand renfort de publicité à l’automne dernier semblent avoir eu peu d’impact sur les économies des pays de l’OCDE. En effet, après une fin d’année 2008 catastrophique, les PIB des principaux « pays développés » ont enregistré au premier trimestre un repli impressionnant, inédit même pour la plupart d’entre eux. En rythme annualisé, ce dernier atteint ainsi 6,1 % aux Etats-Unis, 15,2 % au Japon, 14,4 % en Allemagne, 4,7 % en France, 7,3 % au Royaume-Uni, 7 % en Espagne...

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Quantitative easing, encore…

par Eric Vergnaud, économiste chez BNP Paribas

La semaine a été marquée par la publication des Minutes relatives aux dernières réunions de la Réserve fédérale (28 et 29 avril) et de la Banque d’Angleterre (6 et 7 mai).

Aux Etats-Unis, la Banque centrale a souligné que les conditions sur les marchés financiers s’étaient améliorées et que le rythme de recul de certaines des composantes du PIB s’est modéré récemment, en mettant en avant la consommation des ménages.

Par ailleurs, si le marché immobilier demeure déprimé, il pourrait bien avoir atteint un plancher en février et mars. Cela, conjugué à un recul moins accentué des stocks des entreprises et à l’importance des dépenses publiques, devrait permettre une reprise de l’économie au cours du second semestre. Toutefois, l’investissement productif et l’emploi sont très mal orientés.

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Etats-Unis : la « wait and see » attitude

par Isabelle Job, économiste chez Calyon (Crédit Agricole)

- Côté politique non conventionnelle, la Fed n’exclut pas de nouvelles initiatives mais pas avant d’avoir pu juger de l’efficacité du dispositif actuel.
- Sur le front économique, la Fed note des signes d’amélioration mais se veut prudente en abaissant une nouvelle fois ses prévisions de croissance à court terme. La balance des risques entre déflation et inflation paraît équilibrée.

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Achat de “covered bonds” par la BCE : une très bonne idée

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

L’époque où la fixation du taux refi était l’unique temps fort des réunions de politique monétaire de la BCE est désormais révolue. Il faut dire que, depuis le déclenchement de la crise durant l’été 2007 et, surtout, depuis la faillite de Lehman Brothers en septembre dernier, nous sommes entrés dans l’ère des politiques monétaires non-conventionnelles1.

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Faut-il encore faire l’Europe politique ?

par Olivier Ferrand, président de Terra Nova

L’Europe politique est encore possible. Certes, la fenêtre d’opportunités, largement ouverte dans les années 1990, s’est refermée, après l’échec des négociations institutionnelles. Traités de Maastricht (1992), Amsterdam (1997), Nice (2001), Constitution européenne (2004), traité de Lisbonne (2007) : négociations après négociations, l’Europe politique a été repoussée. Les moteurs historiques de la construction européenne, les gouvernements et la Commission européenne, se sont enrayés. Un nouveau « bras armé » doit émerger pour l’Europe politique : le Parlement européen. C’est là que la nouvelle génération européenne doit s’investir. Et c’est pour cette raison que les élections européennes de juin revêtent une grande importance.

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Zone euro : une profonde récession

par Clemente De Lucia, économiste chez BNP Paribas

La récession s'est aggravée dans la zone euro au T1 09, avec une chute du PIB de 2,5% t/t, la plus forte contraction enregistrée à ce jour. Les données d’enquête disponibles pour le second trimestre laissent entrevoir un début d'amélioration. Cependant, la reprise sera longue à venir.

L'inflation devrait continuer de ralentir, et même devenir négative cet été, principalement à cause d'effets de base liés aux prix énergétiques.

Pour atténuer la sévérité de la récession, le Conseil des gouverneurs de la BCE a baissé à nouveau le taux refi de 25 pb pour le ramener à 1%, un nouveau plus bas historique. La Banque n'a pas exclu une poursuite de la baisse des taux.

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France : nouvelle chute du PIB au 1er trimestre 2009

par Olivier Bizimana, économiste au Crédit Agricole

La première estimation du PIB en France montre que l’activité s’est encore fortement contractée au 1er trimestre 2009 (-1,2 % t/t). La demande intérieure (hors stock) s’est effondrée, essentiellement du fait du repli de l’investissement des entreprises et des ménages. La consommation privée a stagné. Les exportations se sont également repliées. Le recul de l’activité a été amplifié par les variations de stock, avec une contribution négative de 0,8 point de pourcentage.

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La BCE, pas à pas

par Eric Vergnaud, économiste chez BNP Paribas

L’atténuation des tensions sur les marchés financiers se poursuit et le retour de l’appétit pour le risque des investisseurs se confirme. Ceux-ci sont encouragés par la détermination montrée par les gouvernements et les Banques centrales pour amortir la récession et éviter la déflation. Nul doute que le résultat des stress tests menés sur les plus grandes banques américaines va contribuer à renforcer la confiance des investisseurs.

Nous continuons d’estimer que si une reprise durable (i.e. au-delà de l’effet temporaire d’une reconstitution des stocks) ne peut être envisagée avant le début de l’année prochaine, la dégradation de l’activité va être de moins en moins marquée d’ici à la fin de l’année.

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