Politiques

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Le temps des notations

par Eric Vergnaud, économiste chez BNP Paribas

La dégradation des finances publiques dans la plupart des pays développés est au cœur des préoccupations des marchés. Si l’engagement des Etats face à la crise était nécessaire pour éviter que la récession ne se transforme en dépression, il a conduit au creusement des déficits et à une envolée des dettes publics.

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Les finances publiques en zone euro sont-elles soutenables ?

par Olivier Bizimana, économiste au Crédit Agricole

La crise financière et la récession économique ont fortement détérioré les perspectives à moyen terme des finances publiques en zone euro.

Les projections de stabilisation et de réduction de l’endettement public (niveau d’avant crise ou 60 % du PIB à moyen terme) montrent que le processus d’assainissement des finances publiques en zone euro sera très long et nécessitera des efforts extrêmement importants et durables.

Un scénario de réduction crédible et graduelle des déficits publics, de l’ordre de 1 % du PIB par an, montre que la plupart des pays réussiraient à stabiliser leur dette publique à partir de 2015. En revanche, pour certains pays comme la Grèce et l’Irlande, le maintien d’un tel effort sur longue période ne permettrait pas d’arrêter la spirale haussière de la dette à l’horizon 2020.

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France : les inquiétudes sur l’emploi ne s’éloignent pas

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique de Natixis AM

La première estimation de l'INSEE sur l'emploi du 3ème trimestre a eu quelques effets rassurants lors de sa parution le 13 novembre. L'emploi du secteur marchand s'était stabilisé, ne reculant que de 5 500 postes après un repli de -185 900 au premier trimestre et -85 400 au deuxième. L'hémorragie était stoppée.

Les interprétations n'ont alors pas manqué pour expliquer ce bon comportement. Chacun avait son explication pour expliquer que la France était plus robuste et plus résistante.

Cependant, lors de la deuxième estimation, l'image change totalement. Le -5 500 se transforme en -93 100, un chiffre identique à celui constaté au 2ème trimestre. Le premier graphique montre les 2 estimations sur la variation de l'emploi.

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Chérie, j’ai fait s’envoler la dette !

par Magda Branet, stratégiste chez Axa IM

La crise financière de 2008 a engendré une hausse des dettes publiques à travers le monde. Par conséquent, la perception du risque souverain par le marché a beaucoup augmenté, notamment pour des pays considérés auparavant comme ayant un risque de défaut quasi nul.

Nous revenons dans ce commentaire sur les déterminants de la détérioration des finances publiques, ainsi que sur les possibles stratégies de réduction de la dette dans les années à venir.

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Dette publique : prévenir ou attendre pire ?

par Jean-Paul Betbèze, directeur des études économiques de Crédit Agricole

Les économistes sont divisés sur la dette publique et sur ses effets, pour la bonne raison que la dette publique est en réalité, une addition de dettes spécifiques. Chacune d’elle dépend en effet de ses origines, mais aussi de la force des économies nationales, de la conjoncture, des politiques suivies, des consensus nationaux pour les résorber… Et nous savons que ce qui se passe actuellement ne peut durer.

Les cinq dettes publiques

D’abord il y a la « dette fatale ». Elle provient de la chute d’activité et qu’il faut bien accepter pour éviter une crise majeure. Les grandes économies ont subi une récession d’une ampleur sans précédent qu’il a fallu amortir. Des dépenses de fonctionnement fixes (salaires des fonctionnaires et frais liés), des entrées fiscales diminuées, des dépenses de soutien accrues : le déficit croît.

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Etats-Unis : l’optimisme n’est guère de mise

par Elsa Dargent et Inna Mufteeva, économistes chez Natixis

Nous avons revu notre prévision de croissance à la hausse pour 2010 à 1,8% en moyenne annuelle (contre 1,3% estimé précédemment) principalement en raison d’une prolongation des certaines mesures du stimulus qui avaient déjà soutenu la consommation des ménages au T3 2009. Les chiffres du T3 ont certes été révisés à la baisse: le PIB a augmenté de 2,9% T/T ra en T3, au lieu de 3,5% estimé précédemment. Néanmoins, nous avons relevé notre prévision pour T4 2009 en raison des hausses de la consommation privée et de l’investissement résidentiel plus importantes qu’attendues.

Avec une forte propension à importer, la prévision de la croissance de 2009 augmente toutefois marginalement de - 2,6% à -2,5% en moyenne annuelle.

Au-delà de ces ajustements, les grandes lignes de notre scénario restent inchangées :

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Royaume-Uni : L’héritage travailliste

par Caroline Newhouse-Cohen, économiste chez BNP Paribas

Alors que les Etats-Unis et la zone euro ont renoué avec la croissance dès le troisième trimestre 2009, le Royaume-Uni est toujours en récession.

Contrairement à ce que l’on a pu constater au cours des cycles précédents, les services ont fortement contribué à la crise actuelle. Cette particularité est liée à la nature même de la crise ainsi qu’aux profondes mutations de l’économie britannique au cours des dernières décennies1. En vingt ans, avec la libéralisation des marchés et le développement de l’activité financière, les services ont pris une place accrue dans la formation de la valeur ajoutée. Ils y contribuent désormais à hauteur de près de 80%, contre moins de 70% en 1990.

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BCE : à vos marques, prête, normalisez !

par Frederik Ducrozet, économiste au Crédit Agricole

  • La BCE a créé la surprise en dévoilant les grandes étapes d’une stratégie de sortie plus rapide que prévu.
  • Le taux de l’appel d’offres à un an du 16 décembre sera indexé au taux directeur. Les opérations de refinancement illimitées à taux fixe ne sont maintenues que jusqu’au 13 avril 2010. Un dernier appel d’offres à six mois sera conduit le 31 mars 2010. Toutes les options sont ouvertes pour la suite.
  • La BCE devrait continuer de distinguer clairement gestion de la liquidité et politique monétaire, mais on est en droit d’interpréter ces changements comme une première étape vers une hausse de taux fin 2010. 

 

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France : 2 milliards € pour les PME = +0,15 % de PIB

par Olivier Bizimana, Olivier Eluère et Axelle Lacan, économistes au Crédit Agricole

  • La crise a fortement dégradé la situation financière des PME.
  • Le 5 octobre, de nouvelles mesures de soutien aux PME ont été annoncées, visant à renforcer leurs fonds propres et à encourager leurs investissements.
  • Selon nos estimations, ce plan d’aide aux PME de deux milliards implique, toutes choses égales par ailleurs, un accroissement du PIB annuel de 0,15 %.

 

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BCE : éclairage attendu sur les stratégies de sortie

par Clemente De Lucia, économiste chez BNP Paribas

La BCE devrait effectuer en décembre sa dernière opération de refinancement à long terme (ORPLT) sur un an, et le taux d’intérêt appliqué sera probablement égal au taux de refinancement (sans marge).

La sortie des mesures non conventionnelles sera progressive. La Banque centrale n’a aucune intention de pousser trop vite à la hausse les taux du marché.

Le 3 décembre, la BCE actualisera ses prévisions d’inflation et de PIB pour 2009 et 2010 et dévoilera celles relatives à l’année 2011. 

Compte tenu du rebond de l’activité en cours, il est probable qu’elle ajuste à la hausse ses prévisions de croissance. Toutefois, la BCE devrait annoncer une prévision d’inflation nettement inférieure à 2 % pour 2011.

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