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Royaume-Uni : sus à la crise

par Raymond van der Putten, économiste chez BNP Paribas

Le Royaume-Uni est entré en récession, la pire qu’il ait connu depuis au moins 60 ans.

Les autorités britanniques ont réagi à la crise financière en adoptant un ensemble complet de mesures visant à (1) améliorer le fonctionnement des marchés financiers et (2) à soutenir la demande.

Cependant, le coût du plan de sauvetage pour le Trésor n’a pas été chiffré avec précision. De plus, le Chancelier n’a pas présenté de plan crédible pour redresser, à terme, les finances publiques.

En l’absence de coordination au plan mondial des politiques publiques, la tentation du protectionniste refait surface, au Royaume-Uni et ailleurs, ce qui fait peser une lourde hypothèque sur la reprise mondiale.

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Les finances publiques sous pression

par Sylvain Broyer, Costa Brunner, Jean-Christophe Caffet, Jésus Castillo et Cédric Thellier, économistes chez Natixis

La récession pèse sur les finances publiques des pays de la zone. Au niveau agrégé, le déficit public franchira les 4% dès cette année et atteindra même quasiment 5% en 2010. Parallèlement, la dette publique enflera de plus de 8 points de PIB d’ici 2010, au-delà de 76%. Autrement dit, les critères de Maastricht seront largement dépassés. Faut-il alors envisager une procédure quasi-généralisée de déficit excessif, synonyme d’abandon du pacte de stabilité et de croissance (PSC) ?

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BoE, BCE : le cycle de baisse proche de sa fin

par Grégory Claeys et Frederik Ducrozet, économistes au Crédit Agricole

La BoE porte son taux directeur à 1 %. La BCE passe son tour mais signale un geste en mars. Dans les deux cas, les baisses de taux de 50 pdb attendues le mois prochain pourraient être les dernières.
• Si la BoE est déjà engagée sur la voie du credit easing, la BCE n’a pas changé de stratégie : « ni ZIRP, ni QE », mais une expansion de son bilan qui reflète sa politique de gestion souple de la liquidité.
• La communication des banques centrales sera déterminante dans les semaines qui viennent.

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Les banques centrales forcées de monétiser les dettes publiques ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche économique de Natixis

Aux Etats-Unis et en Europe, les gouvernements réagissent à la crise économique et aux problèmes des banques en accroissant fortement les déficits publics. Il n'en résultera une augmentation durable des taux d'endettement publics, avec, en Europe, un "oubli" des règles budgétaires (Pacte de Stabilité).

Il est possible que ceci amène les taux d'endettement publics au dessus des niveaux acceptables par les investisseurs, ce qui forcerait les Banques Centrales à monétiser les dettes publiques pour éviter le défaut des Etats. La problématique est ici assez différente entre les Etats-Unis et la zone euro :

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BCE : prochain assouplissement en mars

par Clemente De Lucia, économiste chez BNP Paribas

La performance de la zone euro au T4 a été très mauvaise, avec très probablement une contraction du PIB comprise entre 1% et 1,5 t/t . Les indicateurs tirés des enquêtes menées auprès des entreprises et des ménages sont proches de leur plus bas historique.
Le PIB devrait se contracter de nouveau au T1 2009. Face au ralentissement de l’inflation et à une croissance économique très faible, le cycle d’assouplissement monétaire devrait se poursuivre.
La BCE devrait abaisser de 50 pb, à 1,50 %, son taux de refinancement en mars et le ramener à 1 % d’ici à la mi-2009.

 

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La méthode Fed

par Hélène Baudchon, économiste au Crédit Agricole 

 • Sans surprise, le FOMC des 27-28 janvier s’est conclu par un maintien des Fed funds dans leur fourchette-cible de 0-0,25 %. Ils vont rester à ce niveau « exceptionnellement bas un certain temps ».
• Les craintes de la Fed à l’égard du risque de déflation sont visibles dans l’énoncé de la balance des risques.
• Dans le cadre de sa politique de credit easing, la Fed est « préparée à acheter des titres longs du Trésor si cela devait être particulièrement efficace pour améliorer les conditions sur le marché privé du crédit ».

Lorsque les taux sont à zéro, que reste-t-il d’autre à une banque centrale pour agir sur le crédit et la croissance ? La communication et son bilan. La preuve par la Fed.

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UEM : touchée, mais pas coulée

par Frederik Ducrozet, économiste au Crédit Agricole

La chute brutale de l’activité à la charnière 2008-2009 nous conduit à réviser à la baisse nos prévisions de croissance en zone euro. 

La contraction du PIB attendue en 2009 est historiquement élevée (-1,6 %), mais elle masque une stabilisation de la croissance au deuxième semestre.

Les politiques de soutien à l’activité (baisses de taux et plans de relance) devraient notamment permettre d’éviter un effondrement durable de la consommation et de l’investissement.

La faiblesse de l’activité en début d’année justifie une nouvelle baisse de taux de la BCE de 50 pdb au mois mars, qui marquerait selon nous la fin du cycle d’assouplissement monétaire.

L’année 2008 marque l’entrée en récession des principaux pays développés, et rarement le retournement du cycle économique aura été aussi brutal.

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Etats-Unis : place au «credit easing»

par Jean-Marc Lucas, économiste chez BNP Paribas

Le Federal Open Market Committee (FOMC, comité de politique monétaire) de la Réserve Fédérale a, sans surprise, conservé la fourchette de 0 à 0,25% au sein de laquelle il souhaite voir évoluer le taux des Fed funds.

Désormais, la politique monétaire se concentre sur les autres façons (« credit easing ») de soutenir les institutions financières et d’améliorer le fonctionnement du marché du crédit, c'est-à-dire notamment : prêter aux institutions financières et apporter un soutien direct à celles qui pourraient faire défaut ; fournir directement des liquidités à certains marchés clefs (billets de trésorerie, crédits aux consommateurs et aux petites entreprises) ; acheter des titres de plus long terme (dette d’agences, titres adossés aux crédits hypothécaires garantis par les agences).

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USA : Besoin d’une politique économique très active

par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management

Nouveau repli de l'indicateur de confiance des consommateurs du Conference Board. Il touche son point bas historique

La situation des consommateurs telle que perçue par l'indicateur de confiance du Conference Board ne s'améliore pas. En Janvier 2009 l'indicateur synthétique est à son plus bas niveau historique à 37.7. Les niveaux constatés lors des récessions de 1974 et de 1980-82 sont largement dépassés. Cela traduit bien l'inquiétude dans laquelle se trouve le consommateur américain.

Les deux composantes se dégradent simultanément. L'indice relatif aux conditions courantes s'inscrit en très légère baisse et l'indice relatif à la situation sur le marché du travail reste très bas même s'il ne se dégrade pas davantage.

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Immobilier : la correction du marché s’accélère

par Olivier Eluère, économiste chez Crédit Agricole

La correction du marché résidentiel français s’est intensifiée au second semestre 2008 : volume des ventes en net repli, 30 % environ sur un an dans le neuf et 15 à 20 % dans l’ancien, et recul significatif des prix de l’ancien au quatrième trimestre, -9,9 % sur un an (ils restent en légère hausse dans le neuf). La tendance récente va se prolonger sur toute l’année 2009. Le rythme de baisse des ventes devrait rester de l’ordre de 30 % dans le neuf et 20 % dans l’ancien. Les mises en chantier se replieraient de 20 % à 25 %. Et les prix reculeraient nettement, de 10 % (décembre 2009 / décembre 2008) dans l’ancien et 10 % dans le neuf.

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