Politiques

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Que va-t-il se passer avec l’Espagne ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques, et Jésus Castillo, économiste chez Natixis

La situation économique de l’Espagne, à court terme comme à moyen terme, est catastrophique :

  • faiblesse de la croissance potentielle avec l’insuffisance de l’innovation ;
  • pertes irréversibles d’emplois (10% de l’emploi total) avec la crise (construction, finance, industrie) et destruction de capacités de production ; d’où hausse énorme du chômage ; 
  • inefficacité de la politique monétaire et explosion des déficits publics ;
  • excès majeur d’endettement privé et insuffisance de l’épargne ; 
  • incapacité à remplacer la demande intérieure par les exportations ;
  • effondrement de la profitabilité.

 

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Le Brésil taxe les entrées de capitaux pour contrer l’appréciation du real

par Carlos Quenan et Bénédicte Baduel, économistes chez Natixis

Le ministre des finances brésilien – Guido Mantega – a annoncé lundi 19 octobre, peu avant la fermeture des marchés financiers locaux, la mise en place d’un impôt (IOF) de 2% sur les entrées de capitaux. Cette mesure est effective à partir d’aujourd’hui (20/10/2009).

La taxe concerne les investissements de portefeuille, tant en rente variable (marché boursier) que fixe (bons) et vise à contenir les entrées spéculatives de capitaux ainsi que la tendance de forte appréciation de la devise brésilienne. L’impact de cette décision est ambigu. Elle surprend les marchés puisque le gouvernement avait jusqu’à présent écarter la possibilité de mettre en place une telle mesure.

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Grèce et Portugal : pas d’état de grâce après les élections

par Philippe Sabuco, économiste chez BNP Paribas

Les Portugais et les Grecs ont récemment élu leur nouveau parlement. Au Portugal, le parti socialiste du Premier ministre José Socratès est arrivé en tête avec 36,6% des voix, perdant ainsi la majorité absolue. En Grèce, le parti socialiste de Georges Papandréou a largement remporté les élections anticipées avec 43,9% des voix, obtenant ainsi la majorité absolue en termes de sièges.

 Afin de limiter la contraction de l’activité, les deux pays – qui se distinguent par l’ampleur et la durée de la crise – ont décidé de poursuivre des politiques de relance par l’investissement et la dépense publique. Mais leurs marges de manœuvre budgétaires sont limitées par la détérioration très rapide des finances publiques. 

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Les différentes versions possibles de l'effet d'éviction lié aux déficits publics

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

Compte tenu des perspectives de croissance, il est probable que, dans les pays de l'OCDE, les déficits publics vont rester élevés et les taux d'endettement publics vont continuer à augmenter.

Les gouvernements vont maintenir longtemps les politiques budgétaires expansionnistes, mais s'interrogent-ils suffisamment sur les effets d'éviction que vont générer ces politiques ?

On peut imaginer plusieurs formes pour les effets d'éviction :

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France : une nouvelle dégradation des finances publiques en 2010

par Frédérique Cerisier, économiste chez BNP Paribas

Selon le projet de loi de finances (PLF), le déficit de l'Etat devrait atteindre EUR 141 mds cette année, soit 2,5 fois celui enregistré en 2008.

En 2010, il s'établirait encore à EUR 116 mds. Le coût budgétaire des mesures fiscales prises en 2010 et antérieurement, hors mesures du plan relance, dépasserait EUR 14 mds, près de la moitié de cette somme étant attribuable à des mesures pérennes de modifications des prélèvements.

Compte tenu de la poursuite de la dégradation des comptes sociaux, le gouvernement estime que le solde budgétaire de l'ensemble des administrations publiques pourrait s'établir autour de 8,5% du PIB l'an prochain, le ratio de dette publique atteignant 84% du PIB.

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Royaume-Uni : la BoE opte pour le statu quo

par Slavena Nazarova, économiste au Crédit Agricole

La BoE n’a pas changé sa politique monétaire lors de son comité du 8 octobre.

La BoE défend l’efficacité du quantitative easing (QE).

La production industrielle a surpris à la baisse au mois d’août (-2,5 % m/m).

La BoE a décidé cette semaine de laisser inchangé son taux directeur à 0,5 % ainsi que son programme de rachats d’actifs à 175 Mds GBP. En outre, la banque n’a pas communiqué sur une éventuelle baisse du taux de rémunération des réserves des banques.

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La régulation en temps de crise

par Jean-Ludovic Silicani, président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et postales

L’économie numérique, toutes composantes réunies (équipements, services de communications électroniques, contenus numériques), constitue un secteur fondamental pour l’économie : il représente en effet plus de 6 % du PIB mondial.

Dans le contexte de crise économique majeure que nous connaissons, tous les secteurs doivent faire face à des difficultés importantes. Pourtant, le dynamisme du secteur des communications électroniques semble se maintenir, tiré par la progression toujours soutenue de l’accès au haut débit, tant sur les réseaux fixes que mobiles.

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Krach Obligataire : Mythe ou Réalité ?

par Nicolas Forest, responsable de la Stratégie Taux, et Koen Van de Maele, CFA, responsable de la Gestion Obligataire chez Dexia Asset Management

Les marchés financiers sont en convalescence. La crise financière et économique a obligé les autorités monétaires et gouvernementales à recourir à un ensemble de mesures exceptionnelles tant par leur nature que par leur ampleur.

Emission massive de monnaie par les banques centrales, politique de taux zéro, rachats conséquents d’actifs risqués, déficits-records … le sauvetage de l’après-crise semble avoir un prix, mais qui le payera ? Le retour de l’inflation pourrait être un effet pervers des politiques accommodantes, renforçant de facto le risque du krach obligataire.

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Scénario 2011 : Une économie encore convalescente

par Sylvain Broyer, Costa Brunner, Jean-Christophe Caffet, Jésus Castillo et Cédric Thellier, économistes chez Natixis

Un acquis de croissance quasi nul à fin 2010...

Le message de notre scénario 2010 pour l’économie de la zone euro est clair : le rebond enregistré lors du second semestre 2009 sera éphémère.

Les mesures significatives de soutien engagées par les gouvernements ont certes permis de stopper l’hémorragie, en particulier dans le secteur automobile avec les dispositifs de prime à la casse1, mais ne seront que temporaires en l’absence de marges de manœuvre budgétaires conséquentes.

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Royaume-Uni : les comptes économiques du deuxième trimestre 2009

par Caroline Newhouse-Cohen, économiste chez BNP Paribas

Le PIB a reculé de 0,6% t/t au T2 2009, une nette décélération du rythme de contraction de l’économie, après -2,5% au T1 2009.

Les ménages ont stabilisé leurs dépenses nominales et ont continué d’allouer la hausse de leur revenu disponible à la reconstitution de leur épargne.

Les entreprises du secteur privé non financier ont continué de réduire leurs engagements, en dépit de la baisse de leur excédent brut d’exploitation.

Le déficit public s’est stabilisé au T2, à un niveau insoutenable à moyen terme.

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