Politiques

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Où serait l’euro-dollar sans les interventions des Banques Centrales ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

Le dollar recommence à s’affaiblir vis-à-vis de l’euro avec :

  • les sorties de capitaux depuis les Etats-Unis (retour des capitaux vers les pays émergents, carry-trades, inquiétudes sur les politiques économiques des Etats-Unis) ;
  • le maintien d’un déficit extérieur des Etats-Unis et de sorties d’investissement direct ;
  • la recherche à nouveau de rendements élevés (matières premières et monnaies des pays liés aux matières premières, émergents).

Pourtant, l’accumulation de réserves de change est à nouveau très importante, puisque les pays de l’OPEP, la Chine, Hong-Kong, maintiennent des changes fixes vis-à-vis du dollar.

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Réforme du système de santé aux Etats-Unis : accords et désaccords

Par Jean-Marc Lucas, économiste chez BNP Paribas

La réforme du système de santé américain revient sur le devant de la scène, Barack Obama en ayant fait sa priorité sur le plan interne.

Un large accord prévaut sur les principales insuffisances du système de santé aux Etats-Unis : un peu plus de 15% de population ne dispose de couverture santé d’aucune sorte ; le coût de la santé est très élevé ; les performances sanitaires apparaissent médiocres.

Le projet de réforme dessiné s’appuierait notamment sur l’instauration, d’ici à quatre ans, d’un marché des assurances sur lequel les assureurs devraient respecter des règles plus strictes.

Le principal point de controverse entre démocrates et républicains porte sur la mise en place, ou non, d’une assurance publique, qui concurrencerait les assurances privées.

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Portugal : les enjeux des élections législatives du 27 septembre 2009

par Jésus Castillo, économiste chez Natixis

Le résultat des élections législatives du 27 septembre prochain semble pour l’heure très ouvert entre d’un côté le Premier ministre sortant, le socialiste Jose Socrates et la candidate socio-démocrate, Manuela Ferreira Leite. Si les deux partis semblent partager le même diagnostic sur les faiblesses du pays, lessolutions proposées diffèrent principalement sur le rôle économique de l’Etat : d’un côté, la relance de l’investissement public, de l’autre la réduction du poids l’Etat pour favoriser l’initiative privée. Au final, les deux principaux concurrents semblent s’accorder pour reconnaître la nécessité de la consolidation budgétaire. Seul le calendrier pourrait différer.

Les Portugais sont appelés à élire leurs 230 députés pour un nouveau mandat de 4 ans le dimanche 27 septembre prochain.

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UEM : signes de redémarrage mais l’emploi reste en baisse

par Olivier Bizimana et Sandrine Boyadjian, économistes au Crédit Agricole

Au deuxième trimestre, la zone euro a continué de détruire des emplois. En Allemagne, le moral des investisseurs se redresse légèrement en septembre. En France, l’inflation a amorcé sa remontée en août.

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Incertitude sur les taux longs mais aplatissement de la courbe des taux à venir ?

par Marie Brière, économiste chez Crédit Agricole AM

L’amélioration des indicateurs économiques ainsi que les annonces de bénéfices favorables ont donné un regain d’optimisme aux marchés. L’aversion au risque a graduellement reflué vers des niveaux proches de ceux d’avant la crise et les actifs risqués ont connu d’excellentes performances.

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Quels sont maintenant les problèmes des banques ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

De l'été 2008 au 1er trimestre 2009, les problèmes essentiels des banques ont été d'une part l'accès à la fois à la liquidité et aux ressources longues et d'autre part la recapitalisation des pertes subies sur les portefeuilles d'actifs.

Mais cette situation évolue rapidement à partir du 2ème trimestre 2009. Le fonctionnement des marchés interbancaires redevient normal, les ratios de fonds propres sont redevenus élevés.

Les banques sont aujourd'hui confrontées à des difficultés différentes :

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Marché du crédit en France : a-t-on touché le point bas ?

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

Il est indéniable que le marché du crédit bancaire a enregistré en France un ralentissement très significatif depuis le début de la crise. Que l’on considère les flux de nouveaux crédits au secteur privé (ménages ou entreprises) ou l’évolution globale des encours, tous les indicateurs confirment cette tendance.

Les premiers reculent ainsi depuis déjà trois ans (soit avant la crise) et retrouvent aujourd’hui leurs niveaux du printemps 2005 (soit une baisse d’environ 25 % par rapport à leur point haut de septembre 2006). Les seconds voient, pour la première fois depuis douze ans, leur glissement annuel s’approcher de la barre des zéros.

L’objectif d’une hausse de 3 % à 4 % des encours de crédit en 2009 (comme les banques françaises s’y étaient collectivement engagées) apparaît donc lointain désormais.

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Zone euro : les taux interbancaires sous pression jusqu’en décembre

par Frederik Ducrozet, économiste au Crédit Agricole

Le niveau de liquidité excédentaire au dernier trimestre sera fonction de la demande adressée à l’opération de refinancement de la BCE le 30 septembre.

Des interventions de la BCE pourraient être envisagées dès le mois de décembre afin de drainer progressivement la liquidité. D’ici là, toute remontée des taux Eonia et Euribor devrait rester limitée.

L’opération de refinancement à douze mois de la BCE du 24 juin dernier, qualifiée de « grand succès » par M. Trichet, a généré un excès de liquidité massif dans le système bancaire (de l’ordre de 300 Mds € par rapport aux besoins estimés), lui-même à l’origine d’une accélération de la baisse des taux interbancaires. Mais cette opération a aussi affecté le mode de refinancement des banques.

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Où en est-on de la réforme de la santé aux Etats-Unis ?

par Elsa Dargent, Inna Mufteeva et Marie-Pierre Ripert, économistes chez Natixis

Obama s’adresse au Congrès demain afin de défendre son projet de réforme du système de santé américain. Le principal objectif de la réforme est de créer une couverture maladie universelle. Or depuis sa publication en juillet, le projet de loi HR 3200, America’s Affordable Choices Act fait l’objet de nombreuses attaques de la part des républicains mais également de certains démocrates (blue dogs).

Plusieurs points de la réforme sont au centre des débats : le caractère obligatoire de l’adhésion au système de santé, la création d’un plan public d’assurance qui viendrait concurrencer les plans privés, le coût de la réforme (1.042Md$ sur 10 ans) et son financement (via notamment des hausses d’impôts).

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BCE : « trop tôt pour sortir »

par Frederik Ducrozet, économiste au Crédit Agricole

Le taux de refinancement de la BCE reste inchangé à 1 %. Le niveau des taux est toujours jugé «approprié».

L’appel d’offres à douze mois du 30 septembre sera effectué au taux refi. La liquidité devrait rester excédentaire, et les taux interbancaire bas, au moins jusqu’en décembre.

Les nouvelles projections du staff de la BCE suggèrent une grande prudence vis-à-vis des perspectives de croissance et d’inflation à moyen terme.

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