Politiques

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Marché du travail américain : un goût d’Europe ?

par Philippe d'Arvisenet,  chef économiste chez BNP Paribas

Le ralentissement du déstockage et les mesures de soutien public à l’activité ont permis un vif rebond de la croissance américaine au deuxième semestre 2009, les indicateurs conjoncturels, comme l’ISM manufacturier, indiquent une activité soutenue début 2010.

Pour autant, le rythme de croissance attendu ultérieurement devrait se trouver modéré par la poursuite du désendettement des ménages qui doivent réajuster leur dette à un niveau de richesse plus bas, tandis que les effets de la fin du déstockage, des mesures de stimulation budgétaire et de dispositions exceptionnelles, mises en place par la Fed pour soutenir le marché immobilier, sont appelés à s’essouffler. On sait que la récession de 2008-2009, par sa profondeur et sa durée, va avoir des conséquences durables sur la croissance potentielle. Le retour au PIB potentiel prendra du temps.

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Grèce : l’aléa moral, théorie et pratique...

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

Un auteur a écrit un jour : « la crise est une situation stimulante, il faut juste lui ôter le goût de la catastrophe ». S’ils adoptaient un angle optimiste, les dirigeants européens pourraient faire leur cette citation. Toutefois, les vieilles fractures qui semblent ré-émerger empêchent pour l’heure de tirer parti de la situation née de l’attaque spéculative ontre la Grèce.

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Grèce : dos au mur !

par Olivier Bizimana et Bénédicte Kukla, économistes au Crédit Agricole

Depuis plusieurs semaines, une grande incertitude entoure la nature du soutien ou de l’intervention des institutions européennes en faveur de la Grèce. Pour l’instant, ce soutien est politique. Les vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Européenne (UE), réunis le jeudi 11 février à Bruxelles, se sont en effet engagés à soutenir la Grèce en cas de besoin, en contrepartie d’efforts supplémentaires et d’engagements fermes pour assainir ses finances publiques.

Les ministres des finances de la zone euro (Eurogroup) et de l’UE (conseil Ecofin) ont entériné le plan de stabilité grec et les recommandations de la Commission Européenne, mais ils ont également exigé davantage de précisions quant aux mesures déjà annoncées et au calendrier de mise en oeuvre.

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Fed : le compte à rebours des Minutes

par Hélène Baudchon, économiste au Crédit Agricole

  • Les révisions apportées aux prévisions de croissance et d’inflation de la Fed sont marginales.
  • Rien dans les Minutes ne permet de dire que le vote dissident de T. Hoening a rencontré le soutien d’autres participants.
  • La stratégie de sortie est au centre des discussions. En dehors de la hausse annoncée du taux d’escompte, le calendrier reste incertain et le débat se précise sur la séquence des étapes.

 

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Au tour de la Fed

par Eric Vergnaud, économiste chez BNP Paribas

La sortie des politiques monétaires non conventionnelles mises en place par les grandes Banques centrales pour faire face à la crise s’organise.

Ainsi, la Réserve fédérale vient d’annoncer une remontée de son taux d’escompte, de 0,50% à 0,75%. En outre, les prêts à la fenêtre d’escompte ne seront plus effectués qu’au jour le jour, contre une maturité maximale de 90 jours depuis le début de la crise. Enfin, le taux minimum d’emprunt à la Term Auction Facility (TAF - une procédure d’appels d’offres bi-mensuels accessible aux banques de dépôts - depositary institutions - pour laquelle les collatéraux acceptés sont les mêmes qu’au guichet de l’escompte) a été relevé de 0,25% à 0,50%.

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Royaume-Uni : la dette en héritage

par Raphaël Gallardo, stratégiste chez Axa IM

Capitale de la finance mondiale, pays le plus tertiarisé d’Europe, le Royaume-Uni a payé l’un des plus lourds tributs à la crise financière. D’après la Banque d’Angleterre (BoE), le coût pour le secteur public a été de 20% du PIB de 2007, contre 18% aux Etats-Unis et 5% en zone euro. Ce coût exorbitant menace aujourd’hui de déstabiliser les finances publiques. Le gouvernement issu des urnes au printemps prochain devra s’atteler à un assainissement budgétaire drastique, sur fond de reprise fragile de l’économie. La normalisation d’un policy mix de crise s’avérera ardue face aux nombreux écueils hérités du modèle d’économie d’endettement instauré par les Conservateurs dans les années 80 et pérennisé par les Travaillistes.

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L’éternelle question du Pacte de Stabilité et de Croissance

par Michel Martinez, économiste chez Amundi Asset Management

Jeudi 11 février, après la réunion des chefs d’État de l’Union européenne, M. Van Rompuy, président du Conseil européen, a enfin délivré le message que les marchés financiers attendaient : « Les États membres de la zone euro prendront des mesures coordonnées et résolues si nécessaire pour sauvegarder la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble ».

Autrement dit, si un pays (la Grèce en l’occurrence) se trouvait en difficulté pour se refinancer sur les marchés, une certaine forme de solidarité intra-zone s’exercerait. Cette déclaration, qui ne dit rien sur les dispositifs qui seraient mis en œuvre, devrait normalement apaiser les tensions observées sur les marchés obligataires souverains de la zone euro depuis plusieurs semaines. Mais elle ne règle pas la question de la cohérence de la politique budgétaire en zone euro.

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Front européen uni

par Caroline Newhouse-Cohen, économiste chez BNP Paribas

Le sommet européen extraordinaire qui s’est tenu à Bruxelles jeudi devait être l’occasion d’envoyer un message fort à l’attention des marchés financiers. Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a déclaré, à cette occasion, que « les Etats membres de la zone euro prendront des mesures déterminées et coordonnées, si nécessaire, pour préserver la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble ».

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Europe de l’Est : l’exemple des ajustements difficiles

par Magda Branet, stratégiste chez Axa Im

La crise a entraîné une impressionnante détérioration des finances publiques à travers le monde. Les pays d’Europe de l’Est n’ont pas été épargnés. Les causes et les caractéristiques de cette dégradation diffèrent toutefois à l’intérieur même de la région et avec les économies occidentales voisines.

Faiblement endettée, mais encore fragile

Le niveau des dettes publiques et des déficits en Europe de l’Est était sensiblement inférieur en 2007 à la moyenne de l’Union Européenne. Pour les nouveaux membres1 de l’UE, le ratio dette sur PIB était de 36%, contre 71% pour le « noyau dur »2 et 85% pour les pays à la « périphérie »3 de la zone euro.

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Parler anglais dispense-t-il d’une crise budgétaire ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

On peut s’étonner de ce que les marchés financiers pénalisent lourdement les dettes publiques d’un certain nombre de pays du Sud (Grèce, Espagne, Italie, Portugal), alors que la situation fondamentale de ces pays et leurs perspectives budgétaires ne sont pas plus mauvaises que celles de certains pays du Nord (Etats-Unis, Royaume-Uni, Irlande), qui eux sont moins pénalisés par les marchés.

S’agirait-il d’une « solidarité anglo-saxonne » des banques (et des agences de rating) ?

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