Politiques

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États-Unis : de l’importance des déséquilibres à résorber

par Hélène Baudchon, économiste au Crédit Agricole

• L’indicateur composite avancé a reculé de 0,3 % sur le mois de mars.
• Les nouvelles commandes de biens durables ont baissé de 0,8 % sur le mois de mars (soit de 25,2 % sur un an).
• Les ventes de logements dans l’ancien et le neuf ont rechuté respectivement, de 3 et 0,6 % sur le mois de mars.

L’évolution récente de l’indicateur composite avancé du Conference Board signale une « contraction moins sévère de l’activité dans les prochains mois ». L’augmentation de l’offre de monnaie et la pentification de la courbe des taux sont des signes avant-coureurs de reprise, de même que le redressement significatif de la confiance des ménages et le rebond du S&P 500 (s’ils se prolongent…).

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Comment les Etats vont-ils rembourser leurs dettes s’ils ne peuvent avoir recours à l’inflation ?

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

Dans le passé (période de guerre, années 70...), les Etats qui souhaitaient réduire leurs dettes s’en remettaient bien souvent à l’inflation (grâce à la maitrise conjointe des politiques budgétaire et monétaire). La monnaie qui remboursait et rémunérait la dette publique avait ainsi moins de valeur (moins de « pouvoir d’achat1 ») que celle qui avait été prêtée, ce qui permettait un repli mécanique des taux d’endettement.

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Séquestration contre dialogue social, quand la violence défie le droit

par Gilles Bridier, journaliste

La séquestration comme mode de pression dans une négociation : depuis que les exemples se multiplient, on a tout appris sur les limites de ce type d’action. Par exemple, que tout accord obtenu sous la contrainte n’a pas de valeur juridique et peut donc être invalidé par la justice. Ou bien que le fait de séquestrer une personne expose les auteurs de la séquestration à des poursuites judiciaires. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, dans un style qui lui est bien particulier, l’a rappelé.

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Le panorama des dettes publiques européennes en 2010

par Sylvain Broyer, économiste chez Natixis

Nous répertorions l’ensemble des risques qui pèsent sur les dettes souveraines européennes :
• Les risques quantifiables (ouverture des déficits cycliques, financement des plans de relance, des plans de recapitalisation bancaire, des garanties accordées sur les dettes bancaires en cas de défaut) ; 
• Et les risques non quantifiables (poids dans l’économie des secteurs en crise, nature de la relance budgétaire, risque d’implosion de la zone euro).

Nous en tirons une cartographie des dettes et déficit/PIB à horizon deux ans. Comparée à celle d’avant crise, elle suggère les points suivants :

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États-Unis : gonflement et dégonflement

par Hélène Baudchon, économiste au Crédit Agricole

• Les Minutes du FOMC des 17-18 mars révèlent la préoccupation de la Fed à l’égard des risques baissiers sur la croissance et l’inflation. Le gonflement de son bilan est largement justifié,
• Le déficit extérieur sur les échanges de biens et services s’est réduit à 26 milliards de dollars en février,
• Le déficit budgétaire fédéral est attendu à 191 milliards de dollars en mars.

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Italie : 1,3 milliard d’euros seront nécessaires à la reconstruction

par Sandrine Boyadjian, économiste au Crédit Agricole

• Le non-respect des nouvelles normes anti-sismiques expliquerait l’étendue des dégâts dans la région des Abruzzes.
• Même si elles sont déjà sous pression, les finances publiques sont logiquement mises à contribution.

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Pourquoi ne pas croire à un retour de l’inflation en Europe ? (1/2)

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

Depuis plus de quinze ans, le risque inflationniste a disparu en Europe et dans la plupart des « pays développés ». Ainsi, l’inflation moyenne en zone euro sur la période 1994-2009 atteint à peine 2,1 % (4 % au plus haut en juillet 2008), contre 8,1 % en moyenne entre 1971 et 1983 (avec des pics à plus de 10 % en 1974 et 1981). En outre, sur la période récente, les épisodes de hausse significative des prix à la consommation sont le fait exclusif des variations spectaculaires du prix des matières premières (comme au premier semestre 2008, par exemple).

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La BCE en terre inconnue

par Sylvain Broyer, économiste chez Natixis

Avec la réduction de 50 bp de l’ensemble des taux directeurs le 5 mars, portant le refi à 1,50%, la BCE entrait en terre inconnue. La forte correction des projections macroéconomiques du Staff suggérait qu’elle irait plus loin en conjuguant mesures conventionnelles (baisses de taux) et non standard.

Mais l’institut d’émission semble peu à l’aise : le geste de 25 pb lors du dernier Conseil, pour le moins inhabituel au cours d’un cycle d’assouplissement, reflète l’imbroglio monétaire dans lequel il est actuellement empêtré et semble confirmer sa très forte réticence à franchir la limite basse de 1%, sauf matérialisation du risque de déflation. Parallèlement, l’absence de décision jusqu’à présent quant à des mesures non standard additionnelles témoigne de l’absence de consensus sur cette question, il est vrai, très délicate en zone euro.

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France : à la recherche du point bas

par Olivier Bizimana et Olivier Eluère, économistes au Crédit Agricole

L’activité en France s’est fortement contractée en fin d’année 2008 (-1,1 % t/t). La demande interne a reculé, sous l’effet de la forte chute de l’investissement des entreprises (-1,4 % t/t), et dans une moindre mesure du recul de l’investissement des ménages (-0,3 % t/t). En revanche, la consommation des ménages a légèrement accéléré (+0,3 % t/t). Le commerce extérieur a contribué négativement à la croissance (-0,3 point), les exportations (-3,5 % t/t) ayant reculé plus fortement que les importations (-2,3 % t/t). L’essentiel du repli de l’activité s’explique par la contribution négative des variations de stocks (-0,8 point). Au total, en moyenne sur l’ensemble de l’année 2008, le PIB a progressé de 0,7 %.

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La complémentarité des politiques économiques aux Etats-Unis

par Philippe Waechter, directeur de la recherche économique de Natixis Asset Management

En avril 1933, la convertibilité entre le dollar et l'or était suspendue. Ce changement brutal s'était traduit par une dévaluation du billet vert et une réévaluation de l'or provoquant une hausse rapide des stocks d'or aux Etats-Unis. Associée à d'importants flux de capitaux à partir de 1934, la flexibilité retrouvée du dollar avait provoqué une augmentation spectaculaire des agrégats monétaires.

Le quantitative easing : un exemple historique de réussite

A partir de 1933, les autorités monétaires américaines avaient mis en place une stratégie de quantitative easing(1). Les agrégats monétaires ont alors augmenté très rapidement, sortant l'économie américaine de la récession. De 1934 à 1944 (à l'exception de l'année 1938), la croissance du PIB américain a progressé de 5 à 10 % par an.

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