Politiques

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BCE : et pour 75 milliards de plus

par Frederik Ducrozet, économiste au Crédit Agricole

75 milliards d’euros, c’est le montant alloué par la BCE lors de son opération de refinancement à douze mois, le 30 septembre. Le marché anticipait un chiffre supérieur, de l’ordre de 130 milliards d’euros.
L’encours de la facilité de dépôt est repassé au-dessus des 100 milliards d’euros et les taux Eonia devraient rester proches de leur point bas actuels jusqu’en décembre.
A moyen terme, cette « bonne surprise » renforce le scénario d’une autorégulation du marché interbancaire. Nous continuons d’anticiper une remontée graduelle des taux Eonia et Euribor début 2010. 

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Italie : un timide redressement

par Paolo Ciocca, économiste chez BNL (groupe BNP Paribas)

La crise actuelle, qui a commencé au cours de l’été 2007, est la plus grave que l’Italie ait connue depuis soixante ans. Si l’on prend le premier trimestre 2008 pour base 100, le PIB réel a reculé à 93,5 au second trimestre 2009. La contraction cumulée s’élève à 6,5%. Lors de la récession des années 1970, le PIB avait reculé de 3,8% alors que, dans les années 1990, le repli avait été moins marqué (-1,9%).

Au deuxième trimestre 2009, la récession a marqué le pas. Le PIB s’est replié de 0,5% t/t en raison d’une chute notable des exportations et de l’investissement. La consommation des ménages a augmenté, tirée par les achats de biens durables. Par ailleurs, le processus de déstockage s’est poursuivi.

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France - Projet de loi de finances 2010 : un retour à l’équilibre exclu avant 2017

par Jean-Christophe Caffet, Cyril Regnat, Jean-François Robin et Cédric Thellier, économistes chez Natixis

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2010 présenté hier témoigne d’une certaine prudence de la part du gouvernement français à l’horizon des douze prochains mois.

Pour le gouvernement, si le budget 2009 était un « budget de relance », celui de 2010 sera un « budget de reprise ». Le PLF 2010 fait ainsi montre d’un certain volontarisme afin d’accompagner la sortie de crise en s’appuyant notamment sur des nouveautés fiscales, dont la mesure phare est la réforme de la taxe professionnelle. En outre, on notera le « verdissement » des dispositifs fiscaux.

Néanmoins, la maîtrise des dépenses « hors relance » demeure une priorité gouvernementale, avec en particulier la réaffirmation de la norme « zéro-volume » pour l’Etat.

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Divorce à l’allemande

par Laurence Chieze-Devivier, stratégiste chez Axa IM

Contrairement aux sondages publiés la semaine dernière, la CDU(1), le parti de la Chancelière Angela Merkel, a remporté les élections législatives du 27 septembre. Cette victoire lui donne l’opportunité de former un nouveau gouvernement en s’alliant aux libéraux du FDP, et de quitter son partenaire de la grande coalition, le parti social-démocrate SPD, qui sort quant à lui affaibli de ce vote.

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Qu’apportera le nouveau Parlement allemand à l’économie et aux marchés?

par Sylvain Broyer , Costa Brunner et Nathalie Dezeure, économstes chez Natixis

L’Allemagne sera gouvernée pour les quatre prochaines années par le parti chrétien-démocrate allié aux libéraux. Mais l’opposition de gauche et des verts, totalisant 48% des sièges, sera puissante.

A la lecture des programmes politiques, cette élection suggère deux apports essentiels à l’économie et aux marchés :

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Stratégie de sortie : mode d’emploi

par Hélène Baudchon, économiste au Crédit Agricole

Les banques centrales ont à leur disposition de nombreux outils pour retirer en temps et en heure le stimulus monétaire injecté. Toute la difficulté sera de déterminer à quel moment et à quelle vitesse resserrer les conditions monétaires et financières.

La question de la stratégie de sortie des politiques monétaires non conventionnelles menées pour juguler la crise a commencé d’être évoquée peu de temps après la mise en place des toutes premières mesures, à savoir dès le tournant 2007-2008.

La nouveauté et l’agressivité des initiatives prises ont fait naître le débat. C’est plus récemment que l’habituelle question du « quand » s’est ajoutée à cette question du « comment », à la faveur des signes d’amélioration de la sphère financière comme réelle.

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Fed flow of funds

par Philippe d’Arvisenet, chef économiste de BNP Paribas

Quel que soit le souhait de la Fed de voir le crédit aux ménages redémarrer, un rebond ne semble pas devoir être imminent. A l’inverse de ce qui a pu être observé au début des années 2000, il est impossible de compter sur une hausse de l’endettement pour pallier les effets négatifs de la modération du revenu et du recul de l’emploi. Le chômage pèse sur la formation des salaires nominaux, le rebond de l’indice des prix à la consommation, consécutif à l’effacement des effets de base liés à la baisse des prix de l’énergie de l’automne 2008, s’y ajoute pour amputer les salaires réels.

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Jusqu’où la remontée de l’euro/dollar ?

par Alexandre Bourgeois, économiste chez Natixis

Depuis un mois, l’euro ne cesse de s’apprécier face au dollar. Alors que la devise européenne fluctuait depuis la crise dans un intervalle compris entre 1,25 et 1,45 dollar, elle a franchi au cours des derniers jours la limite haute de cette borne pour atteindre 1,48 dollar en début de semaine.

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Fed : tout en douceur

par Isabelle Job, économiste au Crédit Agricole

La cible des Fed funds reste inchangée à 0-0,25 % et le taux directeur devrait être maintenu à un niveau exceptionnellement bas pour une période prolongée.

Quelques retouches ont été apportées au communiqué. La Fed reconnaît implicitement la sortie de récession tout en se montrant toujours très prudente. Le risque inflationniste est jugé toujours faible. 

La stratégie de sortie se précise et tout est fait pour que la transition se fasse en douceur, avec un report de la date d’expiration des programmes de rachat de MBS et de titres d’agences.

Le FOMC des 22-23 septembre n’a pas réservé de grande surprise. La cible des Fed funds reste inchangée à 0-0,25 % et le constat suivant lequel les conditions économiques justifient de maintenir le taux directeur à un niveau exceptionnellement bas pour une période prolongée reste valide.

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Où serait l’euro-dollar sans les interventions des Banques Centrales ?

par Patrick Artus, directeur de la recherche et des études économiques de Natixis

Le dollar recommence à s’affaiblir vis-à-vis de l’euro avec :

  • les sorties de capitaux depuis les Etats-Unis (retour des capitaux vers les pays émergents, carry-trades, inquiétudes sur les politiques économiques des Etats-Unis) ;
  • le maintien d’un déficit extérieur des Etats-Unis et de sorties d’investissement direct ;
  • la recherche à nouveau de rendements élevés (matières premières et monnaies des pays liés aux matières premières, émergents).

Pourtant, l’accumulation de réserves de change est à nouveau très importante, puisque les pays de l’OPEP, la Chine, Hong-Kong, maintiennent des changes fixes vis-à-vis du dollar.

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