Politiques

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Le paradoxe américain

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé, Xavier d’Ornellas, Gérant Associé - Pôle Gestion Flexible chez Amplegest, avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

Le début d’année 2018 est très paradoxal pour les économistes. Rarement la toile de fond de l’économie mondiale n’a été aussi favorable, avec une synchronisation de la reprise dans toutes les zones et des indicateurs au vert dans presque tous les domaines. Pourtant, en dépit de ce constat très positif, les inquiétudes apparaissent de plus en plus nombreuses et finissent par atteindre le moral des investisseurs.

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Etats-Unis : le retour des déficits jumeaux

par Philippe Ithurbide, Directeur de la Recherche, Didier Borowski, Responsable de la recherche macroéconomique, et Monica Defend, Responsable de la Stratégie, Adjointe au Directeur de la Recherche chez Amundi

Deux événements récents ont transformé l’environnement macro-financier : (1) la hausse de la volatilité des actions, et (2) sur le front de la politique économique, l’accord bipartite obtenu au Congrès américain pour l’augmentation des dépenses publiques. Si ce dernier apporte un élan positif à la croissance sur le court terme, il devrait également entretenir de l’incertitude (et par conséquent de la volatilité sur les marchés).

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La bonne dynamique de la zone euro se poursuit

par Juliette Cohen, Stratégiste chez CPR AM

La zone euro a achevé l’année 2017 sur une croissance de 2,5% selon Eurostat, niveau bien supérieur à son potentiel de croissance (estimé autour de 1%) et qui n’avait pas été atteint depuis la crise financière. Ce bon résultat s’appuie à la fois sur une meilleure dynamique conjoncturelle interne et sur un environnement mondial porteur. La décomposition de la croissance montre également un meilleur équilibre entre investissement, consommation des ménages et commerce extérieur.

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Elections en Italie : un tournant pour la croissance du pays

par Patrice Gautry, Chef économiste à l’Union Bancaire Privée (UBP)

La confiance est primordiale pour la poursuite d’une croissance soutenue. Les principaux moteurs de la reprise économique sont les secteurs domestiques, mais la récente performance du PIB italien (1,5% en 2017) reste au-dessous de la moyenne de l’Union européenne (UE) (2,5%). Un parlement sans majorité ou une coalition fragile pourrait ainsi constituer un réel frein aux performances économiques futures: si le prochain gouvernement décide de stopper les réformes ou d’opérer un véritable retour en arrière, l’Italie aura du mal à se remettre sur les rails d’une croissance plus ferme à moyen terme, mais aussi à participer activement au renouvellement du projet européen, cher à Emmanuel Macron et Angela Merkel.

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Italie : Le risque n’est pas toujours où l’on croit

par Paola Monperrus-Veroni, Economiste chez Crédit Agricole

À quelques jours des élections générales italiennes, les investisseurs semblent très confiants quant aux résultats possibles.

Trois facteurs semblent rassurer les marchés. En premier lieu, la très faible probabilité que le mouvement antisystème, Mouvement cinq étoiles, accède au pouvoir. Deuxièmement, la tonalité moins « anti- euro » que précédemment du message porté par ce dernier et par la Ligue du Nord. Troisièmement, la probabilité élevée d’une absence de majorité parlementaire à l’issue des élections qui obligerait les partis de la gauche et de la droite traditionnelle, ainsi que du centre, à s’allier pour soutenir un gouvernement qui s’inscrit dans la continuité du programme de réforme récent.

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La FED converge « davantage » vers un scénario de normalisation

par Pierre Pinel, Gero Jung, Valentin Bissat et Arthur Jurus, Economistes chez Mirabaud AM

Le comité de politique monétaire de la FED (FOMC) a diffusé ses dernières Minutes. Le discours est globalement plus optimiste sur l’activité avec de possibles révisions attendues à la hausse sur les perspectives économiques le 21 mars prochain.

Si la FED anticipe trois hausses des taux cette année, les marchés financiers continuent de sous-estimer ce nombre avec des hausses attendues en mars (88% de probabilité) et avant septembre (55%).

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La dynamique de croissance se stabilise à un haut niveau en zone Euro

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

L’activité de la zone Euro, mesurée par l’enquête Markit de février, se stabilise à un niveau élevé. Sa dynamique de croissance n’est pas remise en cause.

On voit sur le premier graphe qu’en dépit du repli de l’indice synthétique, le niveau reste consistent avec une progression rapide du PIB de l’ordre de 0.8% (3.2% en taux annualisé) au premier trimestre 2018 soit une hausse de +0.2% par rapport au dernier trimestre de 2017.

 

Pour la zone Euro et l’Allemagne, le niveau moyen des deux premiers mois de 2018 est encore supérieur à la moyenne du dernier trimestre 2017. Pour la France le chiffre est légèrement plus réduit mais cela est marginal. Le décollage de l’année 2017 a été exceptionnel et la situation se stabilise. C’est plutôt sain.

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Brexit, phase 2

par Catherine Stephan, Economiste chez BNP Paribas

Le Conseil européen a estimé que les discussions entre le Royaume-Uni et la Commission européenne sur les conditions de sortie de ce dernier de l’Union européenne avaient suffisamment avancé pour enclencher une nouvelle phase.

L’accord de retrait définitif devrait inclure les modalités de la phase transitoire ainsi qu’une déclaration politique définissant les contours des futures relations commerciales entre le Royaume-Uni et l’UE.

L’UE souhaite que les contours de l’accord commercial avec le Royaume-Uni soient similaires à ceux de l’accord conclu avec le Canada, en raison du souhait du Royaume- Uni de quitter le marché unique.

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Jay Powell, nouveau président de la Réserve Fédérale

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

Les fluctuations des marchés boursiers ont été fortes au cours de la semaine du 5 février. Le Dow Jones a perdu plus de 1100 points en une séance le 5 février puis 1000 à nouveau le 8. La baisse du 5 est la plus forte en points dans l’histoire du Dow Jones mais le repli n’est que de 4.6% à comparer avec la chute de 22.6% du 19 octobre 1987. La hausse des indices américains avait été spectaculaire depuis le début de l’année et un tel profil n’était pas soutenable. Un changement d’allure était inévitable.

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FED : la politique monétaire pourrait devenir très dépendante de l'estimation du "taux réel neutre"

par Christophe Morel, Chef Economiste et Audrey Cohen, Ingénieur Financier chez Groupama AM

Dans le communiqué publié avant hier (31/01) à la suite de sa réunion de politique monétaire, la Fed a clairement indiqué sa plus grande confiance à la fois dans les perspectives sur la croissance et sur l’inflation :

D’abord, elle constate que la croissance est équilibrée entre consommation et investissement, ce qui signale une reprise conjoncturelle auto-entretenue ;

Ensuite, les banquiers centraux notent la hausse des points-mort d’inflation, ce qui contribue à leur plus grande confiance dans le fait que l'inflation va remonter au cours de l’année.

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