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Endettement élevé des entreprises : une vulnérabilité pour la conjoncture

par Christophe Morel, Chef économiste de Groupama AM

Lors d’une intervention à un colloque organisé par la Fed d’Atlanta, J. Powell a délivré son diagnostic sur un sujet sur lequel il était très attendu, à savoir l’endettement des entreprises américaines. Au final, le point de vue de la Fed rejoint notre propre analyse : l’endettement élevé des entreprises ne constitue pas un risque stricto sensu pour la stabilité financière, mais s’avère un risque d’amplification en cas de ralentissement conjoncturel.

1. Plusieurs métriques suggèrent que non seulement les entreprises américaines ont significativement augmenté leur endettement, mais aussi que cet endettement est plus risqué

D’abord, les ratios de dettes d’entreprise rapportées au PIB ou aux fonds propres sont historiquement élevés (graphique 1).

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Élections européennes : Implications et conséquences

par John Plassard, Consultant Cambridge Securities pour Mirabaud Securities

Vous n’êtes pas sans savoir que le premier tour des élections européennes aura lieu à partir de demain partout dans l’Union européenne (UE). Si certains pensent que ces élections n’auront pas d’influence sur l’avenir de la politique ou de l’économie, ils ont tort. L’histoire récente nous a appris qu’il pouvait y avoir des implications directes et indirectes très importantes. Synthèse, analyse et éclairage.

Les faits

Du 23 au 26 mai 2019, les citoyens de toute l'Europe élisent leurs représentants au Parlement européen. Des députés dont la tâche sera de bâtir, ces 5 prochaines années, les textes de loi appliqués par les États de l'Union européenne. En France, le vote aura lieu le dimanche 26 mai.

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Elections européennes : sont-elles si importantes ?

par Fabrizio Pagani, Global Head of Economics and Capital Market Strategy chez Muzinich & Co

Les prochaines élections européennes impacteront-elles le sentiment général du marché ? Dans le passé, les élections européennes étaient davantage perçues comme une consultation sur la popularité des gouvernements membres de l’UE plutôt qu’un véritable vote sur l’avenir de l’Union Européenne. Cette année est en quelque sorte différente.

Le cadre

Pour la première fois, un véritable débat sur l'Europe et son orientation a lieu sur le continent. Voici quelques preuves anecdotiques mais évidentes :

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Intégration européenne : une affaire de confiance

par Luca Rossi et Tom Pesso, Economistes chez Natixis

Notre deuxième étude sur l'intégration européenne traite de la confiance, un facteur souvent sous-estimé, mais toujours très important pour expliquer la dynamique politique.

Après avoir montré dans nos travaux précédents que l'Europe devient, lentement mais sûrement, une entité culturelle plus homogène, nous estimons que ce processus se heurtera inévitablement à des résistances en l’absence d’un certain degré de confiance mutuelle au sein des différentes populations.

Les européens se font-ils confiance? Les citoyens européens se sentent-ils davantage européens ? Font-ils confiance aux organismes publics? Les prochaines élections européennes vont implicitement apporter des réponses à l’ensemble de ces questions. Nous tentons de devancer les enseignements du scrutin en abordant le thème de la confiance.

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Élections Européennes : rien n'est moins sûr que l'incertain¹

par Frédéric Rollin, Conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM

Entre le 23 et le 26 mai, les membres de l'Union européenne éliront leurs représentants au Parlement. Les résultats des partis eurosceptiques seront cruciaux. S’ils deviennent la force la plus représentée, comme estimé dans certains sondages, ces derniers bousculeront l’agenda centriste de la zone, en refusant par exemple de ratifier le budget, en empêchant l’Europe de mener des actions contre les pays membres qui refusent de se conformer à sa politique, comme la Pologne et la Hongrie, ou encore en bloquant les négociations commerciales avec le Canada ou les Etats-Unis.

Mais les résultats devraient aussi avoir des répercussions locales d'une grande portée. Dans de nombreux pays, des gouvernements pourraient tomber. D’autres mettront plus de temps à se former.

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Europe : baisse des émissions de CO2 liées à la consommation d’énergie

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

D’après les estimations d’Eurostat, les émissions de CO2 de l’Union européenne dues à la combustion d’énergies fossiles ont baissé de 2,5 % en 2018 par rapport à l’année précédente. Cette contraction s’inscrit dans une tendance de long terme : selon les calculs de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le repli enregistré dans les 28 États membres de l’UE entre 1990 et 2016 s’établit à 20,7 %. L’activité économique ayant sensiblement progressé sur cette période, l’intensité des émissions de CO2 a ainsi reculé de 48,7%[1].

Cependant, il existe une forte dispersion entre les pays (graphique 1). En forte hausse en Lettonie, à Malte et en Estonie, les émissions ont considérablement diminué au Portugal, en Bulgarie, en Irlande et en Allemagne.

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Quelles sont les banques centrales qui ont le plus de marges de manœuvre ?

par Bastien Drut, Stratégiste Sénior chez CPR AM

Sur la décennie qui a suivi la Grande Récession, les banques centrales ont eu massivement recours à des mesures non-conventionnelles pour satisfaire leurs mandats, qu’ils soient duals (stabilité des prix et plein-emploi) ou uniquement focalisés sur la stabilité des prix. La BCE, la Fed, la BoJ, la BoE et la Riksbank ont par exemple mis en place des programmes de Quantitative Easing, en achetant des titres divers (obligations d’Etat, obligations d’entreprises, obligations sécurisées, titrisations hypothécaires, actions, ETF). La banque centrale suisse (SNB), elle, a acheté un grand nombre de titres libellés en devises étrangères pour lutter contre la surévaluation du franc suisse. Enfin, certaines banques centrales ont opté pour une politique de taux négatifs (BCE, BoJ, SNB, Riksbank).

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Il est temps de reconsidérer l’Europessimisme

par Patrick Barbe, Responsable Marché obligataire européen chez Neuberger Berman

La zone euro est depuis un certain temps confrontée à de nombreuses incertitudes et à de nombreux défis tant économiques, réglementaires que politiques. La Banque Centrale Européenne a beaucoup œuvré pour améliorer la diffusion de sa politique monétaire afin de soutenir le système bancaire et la croissance économique. Néanmoins, en l'absence de nouvelles réformes politiques et budgétaires, l'activité économique de la zone euro reste relativement faible, ce qui limite le taux d'inflation à environ 1 %, un niveau bien inférieur à l'objectif de 2 % fixé par la BCE. Par conséquent, des problèmes extérieurs tels que Brexit, le ralentissement de la Chine et la guerre commerciale avec les États-Unis sont parvenus à engendrer un pessimisme marqué chez les investisseurs, entrainant le rendement du Bund allemand à 10 ans en territoire négatif.

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Croissance, taux d’intérêt et dette publique

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Les relations entre la dette publique, la croissance économique et les taux d’intérêt sont complexes et variées. En période de récession, la dette publique grimpe en termes absolus et en pourcentage du PIB, mais la détente monétaire qui s’ensuit fait baisser le coût des emprunts publics. Les pays lourdement endettés peuvent, toutefois, pâtir de la défiance des investisseurs. La prime de risque augmente alors et, par conséquent, les rendements obligataires. Une longue période de détente monétaire en phase ascendante du cycle peut engendrer un recul du taux d’intérêt nominal moyen sur la dette publique (r) en deçà du taux de croissance nominale (g). On l’a vu ces dernières années dans un grand nombre de pays.

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Etats-Unis : trois messages différents de Washington DC

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Comme le montrent les analyses et commentaires récents sur les États-Unis, c’est la perspective dans laquelle l’on se place qui dicte le sens des messages, d’où la divergence, sinon la contradiction entre ces derniers. Le Président Trump a souligné, la semaine dernière, que l’économie connaîtrait une ascension fulgurante si la Fed décidait à abaisser les taux directeurs, ajoutant que la banque centrale avait contribué à freiner l’activité économique. 2020 étant une année électorale aux États-Unis, il n’est pas étonnant que les hommes politiques scrutent l’état de l’économie. Chacun se souvient à cet égard de la célèbre formule de Bill Clinton : « c’est l’économie, idiot ! » dans sa campagne pour l’élection présidentielle de 1992, qu’il remporta contre le président sortant George Bush sr.

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