Politiques

-A +A

Une banque centrale européenne plus vigilante que jamais

par Franck Dixmier, Global CIO Fixed Income chez Allianz Global Investors

Nous n’attendons pas d’annonces de nouvelles mesures lors de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne du 16 juillet, mais celle-ci devrait réaffirmer son biais très accommodant.

La BCE peut être satisfaite de la forte amélioration des conditions de crédit en zone euro. Toutefois, face aux incertitudes sur l’évolution de la pandémie en zone euro et dans le monde, qui entretiennent des doutes sur la trajectoire de la croissance et de l’économie mondiale, la banque centrale reste vigilante et devrait réitérer sa capacité à faire plus si nécessaire.

Politiques: 

Quel scénario de croissance pour la France en 2020 et après ? Comparaison avec le FMI et la CE

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Au regard des nouvelles données publiée par l’Insee, mon scénario de référence suggère une contraction de -9% en France pour 2020 avant de rebondir de 8% en 2021. Le PIB de 2019 serait retrouvé en 2022/2023. La contraction de l’activité attendue par la Commission Européenne et le FMI est plus importante. Dès lors le retour sur le PIB de 2019 sera beaucoup plus long à se dessiner.

L’Insee a publié une nouvelle note de conjoncture dans laquelle elle trace l’allure de l’activité observée, en France, depuis le début du confinement. Au mois de juin, l’institut de statistique confirme que l’économie française fonctionnait à 88%, en moyenne, de ses capacités.

Politiques: 

Comment stimuler les dépenses de consommation ? Chèque vs baisse de la TVA

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

Les données d’enquête tout comme celles sur l’activité et les dépenses s’améliorent dans les pays en voie de déconfinement. Dans le même temps, la fréquence des restructurations d’entreprises et les licenciements augmentent, dressant un sombre tableau pour l’emploi. Compte tenu du poids de la consommation des ménages dans le PIB[1], il est essentiel de stimuler leurs dépenses pour soutenir la reprise. Plusieurs pays ont déjà pris des mesures dans ce sens, comme la baisse temporaire de la TVAet l’aide pour l’achat de véhicules électriques en Allemagne ou, en France, le bonus écologique pour l’acquisition de voitures propres.

Politiques: 

Aux Etats-Unis, l’austérité par défaut ?

par Bastien Drut, Stratégiste senior chez CPR AM

En raison de son très fort impact sur le marché du travail, la crise du coronavirus pèse lourdement sur les finances des collectivités locales américaines (Etats, villes). Celles-ci se trouvent désormais dans l’obligation de mettre en place des mesures d’austérité (augmentation des impôts, coupes budgétaires, licenciements), qui peuvent mettre en péril la reprise économique américaine. C’est l’un des plus gros enjeux de la bataille entre Démocrates et Républicains au sujet d’une 5ème phase de soutien budgétaire.

Les finances des Etats américains vont se dégrader fortement car :

Politiques: 

France : le retour du consommateur

par Julien Manceaux, Senior Economist chez ING

Les ménages français semblent avoir fait des folies en matière de dépenses durant la deuxième quinzaine de mai, certaines catégories de dépenses rattrapant leur moyenne d'avant la crise. Ce rebond rapide pourrait atténuer la contraction du PIB au deuxième trimestre de l'année et pourrait - si elle se poursuit - laisser présager un rattrapage rapide au troisième trimestre.

Le confinement laisse place au shopping

En mai, les dépenses de consommation des ménages français ont rebondi après avoir atteint un plus bas niveau historique en avril. Par rapport à un niveau d'avant la crise défini comme la moyenne de septembre 2019 à février 2020, les dépenses d'avril avaient baissé de 33 %. Cela allait de -77% pour les dépenses de matériel de transport à +4% pour les dépenses alimentaires. La consommation d'énergie avait baissé de 34 %.

Politiques: 

Le risque sanitaire réapparaît aux USA : un nouveau confinement se profile

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

L’accélération du nombre des malades du Covid-19 aux USA est préoccupante. Elle diverge du constat fait en Europe et devrait provoquer un nouvel ajustement à la hausse du chômage américain. Un nouveau confinement se profile.

La situation sanitaire évolue très vite aux Etats-Unis. Le nombre de personnes contaminées confirmées ré-accélère franchement depuis la mi-juin. Ce mouvement est en complète opposition avec ce qui se passe en Europe où l’on ne constate aucune accélération. La divergence récente est très lisible sur le graphe.

Jusqu’à la mi-juin, le comportement des USA était cohérent avec celui des pays européens mais le déconfinement, probablement trop rapide, se traduit, à nouveau, par une hausse forte des malades confirmés.

Politiques: 

France : à la recherche d’un second souffle

par Julien Manceaux, Senior Economist chez ING

Maintenant que le confinement est enfin levé, Emmanuel Macron cherche un second souffle pour traverser les deux années qui le séparent de la prochaine élection présidentielle de 2022. Le cap sera sans doute remis sur les réformes, mais des investissements publics seront aussi nécessaires malgré des marges de manœuvre ténues.

Politiques: 

France : rebond net de l'activité depuis mi-mai, mais cela ne signifie pas une reprise forte et complète !

par Maryse Pogodzinski, Economiste chez Groupama AM

Un mois après la sortie du confinement, l’activité économique française continuerait de se redresser mais resterait très dégradée, d’après la dernière note de conjoncture de l’INSEE publiée le 18 juin. Selon les derniers indicateurs dits à « haute fréquence (*)» et à partir des remontées directes d’entreprises et de fédérations professionnelles disponibles et utilisées par l’INSEE, la perte d’activité se limiterait à 12% en juin par rapport à son niveau d’avant crise, soit trois fois moins qu’au début du confinement (graphique 1 de l’INSEE).

(*) Indicateurs à « haute fréquence » i.e. indicateurs sur la mobilité des personnes, les transactions de cartes bancaires, la consommation d’énergie…

Politiques: 

L’ombre portée du chômage

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

Une baignade en Méditerranée peut révéler des surprises : si en surface la température de l’eau peut être agréable, celle des courants sous-marins est froide. Cette image correspond assez bien au sentiment actuel à l’égard de l’économie. L’effet de l’assouplissement des mesures de confinement, adoptées pour lutter contre la pandémie de Covid-19, est de plus en plus perceptible dans les données économiques, mais risque d’induire un sentiment de confort illusoire. En effet, il est très probable que les conséquences de la gravité de la crise se fassent sentir pendant de nombreux mois. Plusieurs facteurs sont à l’œuvre, tels qu’une incertitude omniprésente, l’endettement élevé des entreprises agissant comme un frein pendant la reprise[1] et la détérioration du marché du travail.

Politiques: 

Trajectoires de l’économie française

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Les nouvelles estimations de l’Insee sur l’allure de la conjoncture en France en 2020 jusqu’au mois de juin traduisent un rapide rattrapage post-confinement. Cela se traduit par une contraction de l’activité moindre que ce qui avait été envisagé pour l’ensemble de l’année 2020. En conséquence, le profil de l’économie française pour 2021 et après est nettement revu à la hausse. Toutes les questions ne seront pas réglées, notamment sur l’emploi, mais les évolutions projetées suggèrent moins de persistance du choc sanitaire que ce qui avait été anticipé.

Dans sa note de conjoncture, l’Insee actualise l’évolution des données françaises pendant et après le confinement. Les données supplémentaires disponibles modifient l’allure de la conjoncture française pendant le confinement. La note permet surtout d’appréhender le profil de l’économie après la sortie du confinement.

Politiques: 

Pages

Flux RSS