Politiques

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Les conditions d'un retour de l'inflation sont-elles réunies ?

par Aron Pataki, Gérant chez Newton IM (boutique de BNY Mellon Investment Management)

L'inflation finira-t-elle par faire son grand retour dans un environnement de reprise post-pandémie ? Comment un portefeuille diversifié peut-il s'y préparer ?

Il ne fait aucun doute que les effets désinflationnistes de la pandémie continueront de dominer à court terme. Par ailleurs, les forces déflationnistes structurelles à l'œuvre ne devraient pas non plus changer : niveaux d'endettement excessifs, vieillissement démographique et disruption technologique, pour n'en citer que quelques-unes. Celles-ci continueront de peser sur l'inflation dans un avenir proche. Face à une inflation toujours atone, on peut se demander si les mesures de relance budgétaire et monétaire exceptionnelles déployées pour lutter contre la pandémie doperont l'inflation.

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Inflation dans la zone euro : plus de bruit que de signal

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

Les données préliminaires sur l’inflation dans la zone euro sont ressorties au-dessus des attentes, le taux d’inflation sous-jacente s’établissant à 1,4 % en janvier. L’inflation mensuelle était toutefois négative, à -0,5 %. C’est peut-être la raison pour laquelle le marché obligataire est resté indifférent à cette nouvelle, le rendement du Bund 10 ans n’ayant guère bougé. L’autre raison possible est que les investisseurs savent parfaitement que, du fait de la pandémie, le bruit statistique associé aux données sur l’inflation est très élevé et que celles-ci sont, par conséquent, plus difficiles à interpréter.

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Fed : une balance des risques légèrement plus favorable

par Christophe Morel, Chef économiste chez Groupama AM

A l’issue du FOMC, la Fed a prolongé ses décisions de politique monétaire. En particulier, elle maintient le rythme des achats mensuels, à savoir 80 mds US de Treasuries et 40 mds USD de MBS. En revanche, le diagnostic sur la balance des risques est légèrement plus favorable. Si la Fed reconnaît que les risques à court terme ne doivent pas être sous-estimés, plusieurs facteurs récents plaident davantage encore pour une amélioration des perspectives en deuxième partie d’année. La Fed cite la résilience de l’économie (à l’image de la croissance de 4% du PIB au 4ème trimestre), la mise en place de la vaccination et les soutiens budgétaires.

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Zone euro : le durcissement des mesures de restriction pèse sur l'activité à court terme

par Maryse Pogodzinski, Economiste chez Groupama AM

Sans surprise, le durcissement des mesures destinées à contenir la propagation du virus pèse sur l’activité en ce début d’année. L’indice PMI composite de la zone euro s’est replié de 49.1 en décembre à 47.5 en janvier, mais se maintient toutefois, depuis novembre (début de la 2ème vague), bien au-dessus des niveaux enregistrés lors de la 1ère vague épidémique. Une nouvelle récession est donc inévitable pour l’économie de la zone euro soit deux trimestres consécutif de contraction de PIB (T4-2020 et T1-2021) mais la baisse de l’activité est nettement moins sévère que celle observée au printemps dernier. Les mesures de restriction sont généralement beaucoup moins contraignantes, permettant ainsi une relative bonne tenue du secteur manufacturier, soutenu lui-même par un raffermissement de la demande mondiale.

Les détails montrent :

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États-Unis : investiture de Joe Biden, moment d'histoire ou bavardage ?

par Tania Sollogoub, Economiste au Crédit Agricole

La lecture d’un poème à l’investiture présidentielle est une tradition démocrate inaugurée par Kennedy, ce n’est pas nouveau. Mais cette fois, Amanda Gorman a presque volé la vedette à Joe Biden, qui a pourtant réussi son discours ! Bien sûr, cela tient au charisme de la jeune femme, mais pas seule¬ment. Il y a là quelque chose d’essentiel, qui ne doit pas échapper aux politologues.

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Bidenomics et grands défis de la présidence de Joe Biden

par Gilles Moëc, Chef Economiste chez AXA Investment Managers

La « vague d’hiver » du Coronavirus se traduit par une nouvelle détérioration de la conjoncture américaine, avec en particulier des destructions nettes d’emplois en décembre 2020 et une consommation des ménages qui recommence à se rétracter. Cette rechute appelle la poursuite d’un stimulus budgétaire significatif. Joe Biden a choisi d’aller beaucoup plus loin que ce que l’accord entre républicains et démocrates au Congrès, arraché à la dernière minute juste avant les fêtes de Noël, allait dégager.

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La BCE en pause

par Franck Dixmier, Global CIO Fixed Income chez Allianz Global Investors

La prochaine réunion de la Banque centrale européenne le 21 janvier ne devrait pas donner lieu à de nouvelles annonces, au vu du nombre de mesures déjà précisées en décembre et qui restent bien calibrées.

Toutefois, face à l’aggravation de la situation sanitaire et au retour des mesures de confinement, la BCE devrait réitérer sa capacité à en faire plus si nécessaire.

Sa feuille de route, très claire, a bien été comprise par les investisseurs comme en témoigne la stabilité des marchés.

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Surprenant découplage entre les rendements des taux longs américains et allemands

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

Les rendements des taux longs américains et allemands ont tendance à être fortement corrélés. Cela s’explique par la synchronisation des cycles conjoncturels entre les États-Unis et la zone euro ainsi que par les flux de capitaux internationaux. Même si la corrélation glissante sur 20 semaines a quelque peu diminué en 2020, elle s’est maintenue dans la fourchette observée depuis 2009 (graphique 1).

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Le Brexit est passé mais le Covid continue : quelle est la prochaine étape pour le Royaume-Uni ?

par Mike Riddell, Head of Macro Unconstrained, et Simon Gergel, CIO UK Equity chez Allianz Global Investors

Le marché britannique est en disgrâce depuis un certain temps déjà. L'accord entre le Royaume-Uni et l'UE constitue une étape essentielle pour rendre le Royaume-Uni de nouveau "investissable", mais plusieurs autres facteurs - notamment la pandémie actuelle de Covid-19 - continueront de peser.

Les marchés des capitaux britanniques sont sous-évalués depuis un certain temps et, bien que l'accord entre le Royaume-Uni et l'UE marque le début d’un retour en grâce, l'aggravation de la situation du Covid-19 et le nouveau confinement national continueront à déprimer les marchés britanniques.

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La crise sanitaire : un catalyseur, un prétexte et des opportunités

par Christophe Morel, Chef économiste chez Groupama AM

La crise sanitaire est le catalyseur d’une récession qui serait de toute façon survenue. L’ajustement de la production et des stocks a été si violent que le besoin de rattrapage est très important suggérant désormais un « élastique » conjoncturel positif, sans doute sous-estimé. A plus long terme, cette crise est une opportunité historique d’affronter toutes les transitions (environnementale et énergétique, numérique et démographique) et de les accompagner socialement pour ne pas accentuer davantage les inégalités.

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