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Macron : rien n’est encore gagné

par Christopher Dembik, Responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank

Le bruit de la victoire résonne dans les rues de Paris et, pourtant, rien n’est encore gagné pour le nouvel hôte de l’Elysée. L’agenda européen va rapidement se rappeler au bon souvenir du nouveau président avec la publication le 11 mai des prévisions économiques de printemps de la Commission Européenne et, le 17 mai, l’évaluation du déficit français qui est, toujours, un exercice difficile. La chance de la France, c’est que le Club Med soit dans une situation bien plus mauvaise du point de vue économique et bien plus complexe du point de vue des marchés financiers. En effet, les investisseurs ont réitéré leur confiance au pays la semaine passée à l’occasion d’une émission obligataire à 10 ans qui s’est conclue par un taux de rendement plus bas que celle d’avril (0,81% versus 0,97%).

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Macron vs. Le Pen : enjeux et risques

par Philippe Ithurbide, Directeur Recherche, Stratégie et Analyse chez Amundi

Le second tour des élections aura lieu ce dimanche, 7 mai. Au moment du bouclage de notre édition (le jour du dernier débat télévisé, remporté par Emmanuel Macron, les sondages annonçaient encore E. Macron (président du mouvement « En Marche ! ») vainqueur de son duel avec Marine Le Pen (présidente du Front National), à 59%-60% contre 39%-40%.

À l’approche de l‘échéance, l’avance du candidat Macron s’est néanmoins réduite, au gré des événements de campagne et de la volatilité des sondages sur les reports de voix. Les électeurs, notamment ceux du camp de la gauche (Parti Socialiste et parti de J.-L. Mélenchon (La France Insoumise)), ont graduellement réduit leur soutien à E. Macron, pourtant ancien ministre de F. Hollande.

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Un paradoxe contient toujours une vérité

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé, et Xavier d'Ornellas, Gérant Associé Pôle Gestion Flexible chez Amplégest avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

Depuis quelques semaines des éléments contradictoires sur l’économie américaine nous laissent un peu perplexes. Les statistiques de l’emploi et les différents indicateurs de confiance (des ménages et des industriels) suggèrent une croissance économique forte et solide. Pourtant, les chiffres de consommation et la production industrielle sont assez faibles et se sont traduits par une croissance du PIB au premier trimestre de +0,7% (en première estimation).

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La Monnaie Commune qui ne pourra exister : en route vers l’instabilité

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

Dans une interview au Parisien, Marine Le Pen donne son projet sur le cadre monétaire qui serait mis en place au cas où elle remporterait l’élection présidentielle. Elle indique qu’elle souhaite que l’euro, monnaie unique, se transforme en monnaie commune et que la France puisse disposer d’une monnaie nationale.

Techniquement, comme le suggère Bernard Monot, l’économiste du Front National, cela reviendrait à revenir au Système Monétaire Européen (SME) dans sa version finale avec des marges de fluctuation de +/-15% autour d’un cours pivot. La monnaie unique, euro, n’aurait plus de pouvoir libératoire au quotidien.

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Brexit : So far, so good ?

par Julien-Pierre Nouen, Directeur des études économiques chez Lazard Frères Gestion

Un peu plus de dix mois après le référendum du 23 juin 2016, le gouvernement britannique a finalement activé l'article 50 du traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne, ouvrant la période de négociations de près de deux ans qui débouchera sur la sortie effective du Royaume-Uni de l'Union Européenne. Du résultat de ces négociations essentiellement juridiques dépendra l'impact sur l'économie britannique. Nous vous proposons dans cette note de détailler quelques éléments de cadrage macroéconomique afin de mieux comprendre les enjeux auxquels les négociateurs britanniques seront confrontés dans les mois et années à venir.

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Les 100 premiers jours de Trump : les choses sérieuses commencent

par Stephen Mitchell, Responsable de la stratégie actions internationales chez Jupiter Asset Management

Les 100 premiers jours de la présidence Trump ont pu donner une impulsion aux rendements des actions internationales, mais le moins conventionnel des présidents américains aura besoin de se retrousser les manches concernant certaines de ses promesses de réformes fiscale et réglementaire afin de maintenir un momentum positif.

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Où va l’esprit français ?

par Hervé Juvin, Président de l’Observatoire Eurogroup Consulting

Ils étaient la pensée française. Certains ont eu le prix Nobel, et certains comme Jean-Paul Sartre, l’ont même refusé avec hauteur. D’autres allaient se risquer dans des insurrections, des révoltes ou des guerres, de préférence anticoloniales, anti-impérialistes, ou anticapitalistes. L’un d’eux, Régis Debray, prouverait que Normale sup’ conduit à tout, même à manier des explosifs à Cuba et à frôler la mort dans un maquis colombien. Pour quelques esprits lucides, bientôt débarrassés des lunettes de l’idéologie, comme Gérard Chaliand ou Dominique de Roux, la plupart conserveront très tard dans les années 1970 et même 1980 une piété intolérante pour des maîtres qui s’appelaient Staline, Lénine, Trotski, Mao Tsé Toung, ou le maréchal Tito.

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Trump peut-il mettre la main sur la Réserve fédérale ?

par Steve Donzé, Stratégiste en macroéconomie senior chez Pictet Asset Management

Donald Trump est en position d’imposer une refonte totale du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine. Il pourrait très bien décider qu’une banque centrale accommodante correspond mieux à ses objectifs politiques.

Les investisseurs tiennent pour acquis que le redressement de l’économie américaine entraînera un durcissement progressif de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed), en particulier si les politiques proposées par le nouveau président déclenchent un rebond.

Ils oublient toutefois un élément: Trump a le pouvoir de modifier le Conseil des gouverneurs de la Fed afin de le mettre au service de ses objectifs politiques. Une Fed version Trump pourrait potentiellement adopter à l’égard de l’inflation une approche qui n’aurait jamais été aussi laxiste depuis les années 1970.

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Macron en tête du premier tour de la présidentielle : le soulagement

par L’équipe de gestion d’Aviva Investors France

C’est le soulagement qui domine sur les marchés ce matin au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle française. Certes, la candidate du Front National, Marine Le Pen sera au second tour mais, Emmanuel Macron, identifié comme le plus pro-européen des candidats, arrive en tête des suffrages au premier tour avec 23,75% contre 21,53% pour son adversaire.

Les investisseurs, qui redoutaient ces dernières semaines une finale opposant deux candidats euro-sceptiques, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, parient d’ores et déjà sur une victoire de l’ancien ministre de l’économie, leader du mouvement En Marche ! lors du second tour le 7 mai prochain. L'euro a ainsi atteint en cours de nuit en Asie les 1,0940 dollar, un plus haut depuis le 10 novembre dernier, la menace d'un choc anti-européen s'éloignant.

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Election Présidentielle Française : Après le premier tour

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique de Natixis AM

Le premier tour des élections présidentielles se termine par la qualification d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen pour le second tour. Les sondages avaient bien vu la hiérarchie du résultat final comme le montre le graphe ci-dessous. Il n’y a pas de surprise mais l’on constate que la progression de Macron, depuis 10 jours, s’est définitivement transformée en une première place alors qu’il avait toujours été second depuis le début du mois de février.

Le risque d’un vote massif pour le Front National n’a pas été constaté même si Le Pen obtient plus de voix que lors des élections européennes de 2015. Fillon n’a pas eu d’électeurs cachés qui auraient hésité à indiquer leur vote dans les sondages. Hamon termine ce parcours au plus bas que le dernier point de sondage.

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