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Trajectoires de l’économie française

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Les nouvelles estimations de l’Insee sur l’allure de la conjoncture en France en 2020 jusqu’au mois de juin traduisent un rapide rattrapage post-confinement. Cela se traduit par une contraction de l’activité moindre que ce qui avait été envisagé pour l’ensemble de l’année 2020. En conséquence, le profil de l’économie française pour 2021 et après est nettement revu à la hausse. Toutes les questions ne seront pas réglées, notamment sur l’emploi, mais les évolutions projetées suggèrent moins de persistance du choc sanitaire que ce qui avait été anticipé.

Dans sa note de conjoncture, l’Insee actualise l’évolution des données françaises pendant et après le confinement. Les données supplémentaires disponibles modifient l’allure de la conjoncture française pendant le confinement. La note permet surtout d’appréhender le profil de l’économie après la sortie du confinement.

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Fed : le risque de la fracture sociale versus le soutien perceptible des politiques économiques

par Christophe Morel, Chef économiste chez Groupama AM

Dans son intervention semestrielle au Congrès, le diagnostic de Jerome Powell (président de la Réserve fédérale américaine) comportait une « mauvaise nouvelle » et une « bonne nouvelle ».

1. La mauvaise nouvelle : la crise renforce les inégalités

J. Powell reconnait que la crise n’affecte pas tous les américains de la même manière : elle pèse davantage sur les ménages à faibles revenus, sur les populations afro et latino-américaines ainsi que sur les femmes. Pour le gouverneur de la Fed, la politique monétaire peut contribuer à corriger ces inégalités en soutenant l’amélioration sur le marché du travail.

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Union européenne : l’endettement élevé d’entreprises, un frein à la reprise

par William De Vijlder, Group Chief Economist chez BNP Paribas

En conjuguant l’analyse des données au niveau de l’entreprise et ses dernières projections macroéconomiques, la Commission européenne conclut que « l’encours total des pertes des entreprises pourrait excéder EUR 720 mds d’ici à la fin de l’année et grimper à plus de EUR 1 200 mds dans le scénario de stress ». Ainsi, de nombreuses sociétés, dont les fonds propres finiraient par s’avérer insuffisants, devront être recapitalisées afin de leur permettre de réduire leur dette ou, dans un deuxième temps, de recourir à des emprunts supplémentaires sans entraîner une envolée du ratio d’endettement.

Le montant des « fonds propres manquants », difficile à évaluer, dépend de deux amortisseurs : les réserves de liquidités initiales et les autres actifs liquides pouvant être mobilisés pour couvrir (une partie) des pertes.

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Le thème des inégalités, plus incandescent que jamais

par Bastien Drut, Stratégiste senior chez CPR AM

Il est désormais clair que la crise du coronavirus va accroître les inégalités de revenus et ce thème, qui apparaît plus incandescent que jamais, devrait devenir plus central encore dans les débats politiques, en particulier dans la perspective des élections de novembre aux Etats- Unis. Plusieurs types de mesures pourraient être envisagées et il est très probable qu’une attention particulière soit portée aux écarts de rémunération au sein des entreprises.

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La Fed en mode communication

par Franck Dixmier, Global CIO Fixed Income chez AllianzGI

Nous n’attendons pas d’annonces de mesures additionnelles lors de la prochaine réunion du FOMC, la Fed ayant déjà déployé une multitude d’outils, pour le moment efficaces. Il sera intéressant d’écouter Jerome Powell présenter les anticipations de la Fed sur la croissance, l’inflation et les taux Fed Funds jusqu’en 2022. Nous estimons que ceux-ci devraient rester à zéro au moins jusqu’en 2021. Les investisseurs, confortés dans leur retour sur le risque, seraient avisés de rester prudents et sélectifs, notamment sur le crédit à haut rendement.

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Présidentielle aux États-Unis : la crise du Coronavirus et les manifestations contre le racisme sont probablement des facteurs de bascule

par Christophe Morel, Chef économiste chez Groupama AM

L’épidémie du Coronavirus et les manifestations actuelles vont-elles avoir une incidence sur l’issue de la présidentielle aux États-Unis ? La réponse est oui. Ces événements sont même des facteurs de bascule selon la grille très structurante développée par Allan Lichtman, professeur d’histoire à l’American University de Washington. Au début des années 80, ce politologue a créé avec l'aide du mathématicien russe Vladimir Keilis-Borok, un système de prédiction du vote des américains à la présidentielle (ce qu’on appelle le vote populaire qui peut toutefois différer du vote des grands électeurs).

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La BCE arrive encore à surprendre les marchés financiers

par Patrice Gautry, Chef économiste à l'Union Bancaire Privée (UBP)

La BCE arrive encore à surprendre les marchés financiers : en augmentant d’EUR 600 milliards son PEPP (à EUR 1.35 tr) et portant la date de fin à 2021 (ré-investissement à 2022), elle reprend l’initiative sur des attentes de marchés qui étaient déjà très ambitieuses.

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Quelle trajectoire pour l’économie française ?

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Le gouvernement français table sur une contraction de l’activité de -11% en 2020. Cela suppose une convergence rapide de l’économie vers 100% de ses capacités d’avant crise. Dans ce cas, la crise serait effacée rapidement avec une allure en V. En revanche, si le choc sanitaire a un impact négatif plus persistant sur l’activité et l’emploi, le retour à une situation “normale” sera beaucoup plus longue à se dessiner.

L’arbitrage entre les deux sera fonction de l’efficacité de la politique économique, notamment dans sa capacité à réduire l’incertitude du consommateur et des entreprises. Alors que le monde devient moins coopératif, l’Europe se serre les coudes pour trouver une solution commune à cette crise et entrer dans une logique plus collective. C’est plutôt un bon signal qui allonge l’horizon de chacun et permet d’espérer.

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UE : le grand marchandage saura-t-il produire le bond en avant ?

par Paola Monperrus-Veroni Economiste au Crédit Agricole

Non, ce n’est pas un "moment hamiltonien" pour l’Union européenne, comme annoncé par le ministre des Finances allemand O. Scholz et répété par plusieurs observateurs. Ce que fit Hamilton en 1790 aux États-Unis fut la reprise par l’État fédéral des dettes des États américains en échange du pouvoir de taxation. Ce "moment hamiltonien" demande un degré élevé de mutualisation des risques et l’abandon d’un peu de souveraineté. Il requiert aussi un changement des Traités. La volonté politique pour opérer un tel saut n’est pas là. Les opinions européennes n’y sont pas prêtes partout.

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L’industrie moteur du rebond

par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé chez Amplegest

Nous vivons un paradoxe entre d’une part la réalité douloureuse des chiffres économiques et, d’autre part, un sentiment plus optimiste.

Le choc des statistiques économiques publiées récemment est un révélateur de l’ampleur de la crise. Le confinement a brutalement stoppé la croissance mondiale et fait plonger le monde dans une soudaine récession. Quelques chiffres illustrent cette réalité : l’explosion du chômage aux Etats-Unis, les prévisions de l’INSEE pour la croissance française au deuxième trimestre (-20% !) ou encore l’arrêt total du marché automobile en Europe.

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