Politiques

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Les politiques monétaires créent une situation inédite sur les marchés

par Jean-Jacques Friedman, Chief Investment Officer chez Natixis Wealth Management

L’environnement macroéconomique et géopolitique reste complexe à interpréter, alors que les marchés poursuivent leur rebond sur fond de baisse des taux. Les incertitudes sur la croissance ne peuvent expliquer à elles seules la volte-face des banques centrales. Faut-il y voir un changement de séquence durable dans laquelle les politiques budgétaires s’apprêtent à prendre le relais des politiques monétaires ? Ce nouveau contexte permettra, en cas de consolidation face à des attentes excessives sur la baisse des taux, de se renforcer de nouveau sur les actions.

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Donald Trump ou l’économie de la défiance

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

S’il y a un point sur lequel Donald Trump fait l’unanimité, c’est celui de conditionner l’ensemble de l’économie mondiale à l’économie américaine et aux décisions prises à la Maison-Blanche. Le point de départ de cette situation est de considérer que l’économie est un jeu à somme nulle. Ce que les Américains perdent, alors d’autres le gagnent et inversement. En d’autres termes, lorsqu’un pays se développe et qu’il commerce avec les États-Unis, le solde des échanges doit être équilibré, sinon la situation n’est pas équitable.

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Une nouvelle gouvernance européenne plus féminine

par Sébastien Galy, Macro Stratégiste Senior chez Nordea Asset Management

Christine Lagarde et Ursula von der Leyen ont été nommées respectivement à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Commission européenne, ce qui se traduira par une féminisation des institutions de l’Union européenne. Il s’agit de deux excellentes candidates, reconnues pour leur capacité à former des coalitions. Chacune devrait marquer l'Europe de son empreinte.

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La BCE devrait rester ferme sur sa trajectoire d’assouplissement

par David Zahn, Responsable Taux Europe de Franklin Templeton Fixed Income Group

Christine Lagarde est peut-être apparue comme une candidate surprise à la tête de la Banque Centrale Européenne, mais David Zahn, notre Head of European Fixed Income, est positif quant à ce choix. Dans cet article, il explique pourquoi à la fois son expérience et son manque d’expérience pourraient s’avérer bénéfiques si elle obtient le poste. La BCE devrait rester ferme sur sa trajectoire d’assouplissement.

La nomination de Christine Lagarde au poste de Président de la Banque Centrale Européenne a surpris. Mais nous pensons que, si la nomination est ratifiée, elle devrait être appréciée sur les marchés.

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BCE - Changement de personnel, mais pas de politique

par Ulrike Kastens, Economiste chez DWS

La date avait été fixée à Bruxelles pour des rendez-vous importants en Europe. Christine Lagarde, ancienne directrice du Fonds monétaire international, deviendra donc la nouvelle présidente de la Banque Centrale Européenne.

Nous ne nous attendons pas à un changement soudain de politique. La politique monétaire accommodante de la BCE devrait se poursuivre si l'inflation se maintient à un faible niveau. En tant qu'administrateur du FMI, Mme Lagarde s'est prononcé très tôt et avec insistance en faveur de l'assouplissement quantitatif - le programme par lequel la BCE achète des obligations.

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« Quoi qu’il en coûte » (2.0)

par César Pérez Ruiz, Directeur des investissements & CIO de Pictet Wealth Management

Mario Draghi a provoqué quelques remous lors de la conférence annuelle de la Banque centrale européenne qui s’est tenue à Sintra la semaine dernière. Le président de l’institution a en effet prononcé un discours très accommodant, avec lequel il a contenté les attentes élevées des marchés, mais s’est attiré du même coup un tweet réprobateur de Donald Trump. Mario Draghi est allé aussi loin qu’il le pouvait sans prendre de véritable engagement, déclarant que la banque centrale se tenait prête, durant son mandat, à agir et à utiliser toute la palette d’instruments à disposition ainsi que toute la flexibilité autorisée, sans restriction.

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Banques centrales : affronter les vents contraires, ensemble

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Une déclaration fracassante est un événement, une deuxième pourrait marquer le début d’une tradition. Lors de la conférence annuelle de la BCE à Sintra (Portugal), Mario Draghi avait créé la surprise en 2017 en déclarant : « Avec la poursuite du redressement économique, une orientation constante de la politique monétaire deviendra plus accommodante et la banque centrale peut accompagner la reprise en ajustant les paramètres de ses instruments de politique monétaire — non en vue de durcir son orientation, mais de la maintenir globalement inchangée. » 1

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Macroéconomie et défis structurels, une photographie de la France en 2019

par Maryse Pogodzinski, Economiste chez Groupama AM

Après une croissance de 2.3% en 2017, le PIB a progressé de 1.6% en 2018, soutenu principalement par une demande domestique robuste. L’économie française a ralenti, certes, mais moins que ses voisins. Même si certains déséquilibres structurels persistent, les projections de croissance restent satisfaisantes à horizon deux ans : autour de 1.4% en moyenne.

La France a subi une dégradation structurelle lente et continue de la qualité de sa croissance tandis que de nombreuses réformes ont été mises en place depuis l’élection d’Emmanuel Macron, en 2017 : réformes de la fiscalité, du marché du travail, de l’éducation et de la formation professionnelle.

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Zone euro : quand l’industrie manufacturière éternue, les services s’enrhument-ils ?

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Selon Mario Draghi, la question-clé est de savoir combien de temps les autres secteurs de l’économie seront épargnés par le ralentissement de l’industrie manufacturière

L’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier et celui des services sont historiquement très corrélés, signe, entre autres choses, du rôle important de ces derniers dans la chaîne de valeur de l’industrie manufacturière

La résilience du secteur des services dans la zone euro dépendra en très grande partie de l’évolution de la situation en Allemagne où l’écart entre les PMI des deux secteurs est anormalement élevé.

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Tirer profit des paradoxes français

par Michala Marcussen, Chef économiste Groupe, et Alan Lemangnen Economiste France chez Société Générale

Deux ans après son entrée en fonction, Emmanuel Macron a porté un agenda de réformes visant à tirer parti de certains paradoxes de l'économie française: une productivité élevée malgré un système de formation parfois déficient, une démographie enviable mais un faible taux d’utilisation de la main-d'œuvre, un taux de pauvreté modéré mais une mobilité sociale souvent entravée...

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