Politiques

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France : les dessous de la réduction du déficit budgétaire

par Héléne Baudchon, Economiste chez BNP Paribas

En première estimation, le déficit budgétaire français s’établit à 3,4% du PIB en 2016, en baisse 0,2 point par rapport à 2015. L’amélioration est limitée mais elle se poursuit pour la septième année consécutive.

Comme en 2015, le poids des dépenses publiques dans le PIB ainsi que celui des recettes diminuent, le premier plus que le second (-0,5 et -0,3 point, respectivement).

Depuis 2012, la réduction du déficit (-1,4 point) s’explique pour une moitié par la diminution du service de la dette et, pour l’autre, par celle du déficit structurel primaire.

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Après « L’Expansion »

par Hervé Juvin, Président de l’Observatoire Eurogroup Consulting

C’étaient les années 1970. Les Trente Glorieuses avaient vu l’Europe se relever de ses décombres. La croissance était là, durable, forte, acquise – la seule question était ; plus ou moins de 5 % annuels ? La poursuite de l’exode rural, le recul des indépendants avaient fait naître la société salariale. Lui avait succédé l’avènement des cadres, nouvelle catégorie sociale qui avait pris son essor dans les années 1960, en même temps que l’Express, qu’un peu plus tard Le Point. L’abondance des objets, des choix, des choses, fascinait les invités au paradis de la consommation de masse. Et voilà qu’un nouveau mot faisait son apparition dans le vocabulaire économique et politique, celui de l’expansion.

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Pays « super âgés » et inflation : étude de cas

par Marie-Hélène Duprat, Economiste chez Société Générale

Avec plus de 20 % de sa population ayant atteint ou dépassé 65 ans, le Japon est devenu, en 2006, le premier pays
 « super âgé » selon les critères des Nations Unies1. Quelques années plus tard, l’Allemagne et l’Italie l’ont rejoint au sein du club du quatrième âge qui devrait grandement s’étoffer dans les prochaines années. D’ici 2020, le monde comptera en effet 13 pays super âgés, principalement en Europe, et d’ici 2030, ce nombre passera à 34 et inclura Hong Kong, la Corée du Sud, les États-Unis et le Royaume-Uni.

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Union européenne : comment parler d’Europe ?

par Frédérique Cerisier, Economiste chez BNP Paribas

Le traité de Rome a été signé voilà 60 ans. Comment le célébrer sans prendre la mesure des obstacles auxquels se heurte aujourd’hui au projet européen ?

La Commission européenne tente d’éclairer l’avenir en définissant cinq scénarios d’évolutions possibles.

Les dirigeants des plus grands Etats de la zone euro semblent avoir déjà fait le choix d’une Europe à plusieurs vitesses. Mais ce choix n’est sans doute pas le plus clair quant à l’avenir du projet européen, ni sans risques.

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Royaume-Uni : et si le Brexit n’avait pas lieu ?

par Jean-Luc Proutat, Economiste chez BNP Paribas

Le Parlement britannique a donné son feu vert pour un déclenchement de la procédure de sortie de l’Union européenne (Brexit), qui interviendra d’ici fin mars 2017.

La ligne dure sur laquelle se positionne la première ministre, Mme May, est potentiellement la plus dommageable pour le Royaume-Uni, comme pour l’Union.

Mais elle peut s’infléchir dans les deux ans à venir, qui représentent un temps court pour négocier mais long sur un plan politique.

La période actuelle est celle où tout est envisageable, même l’inenvisageable ; le Brexit pourrait ainsi ne jamais avoir lieu.

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Dynamique vertueuse de l’emploi en zone Euro

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

En 2016 la dynamique de l’emploi en zone Euro s’est franchement améliorée. Sur l’ensemble de l’année, l’emploi a augmenté de 1.3%, c’est le meilleur chiffre depuis 2007.

Cette situation va continuer au cours du premier semestre de 2017 lorsque l’on regarde le sous-indice relatif à l’emploi dans l’enquête Markit pour l’ensemble de la zone Euro.

D’une façon plus générale, depuis 2014, la dynamique de l’emploi a une allure positive (c’est à dire depuis la fin des politiques d’austérité).

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Le retour en grâce des sophistes

par Cyrille Geneslay, gérant allocataire chez CPR AM

Dans la Grèce antique, des hommes prestigieux arpentaient les routes pour dispenser leur savoir et partager leur sagesse. Leur but était simple : « former les grands talents de demain » ! Cet ambitieux projet dont la punchline ferait pâlir d’envie n’importe quel communiquant avait un prix, le prix de la connaissance.

Et on peut dire qu’à l’époque la connaissance coûtait cher, très cher. C’est donc loin de la vie d’ascèse ou d’une existence basée sur le renoncement, que nos sophistes, prospéraient monnayant à prix d’or leurs enseignements. Parmi ce groupe hétéroclite de professeurs d’éloquence, Gorgias fut sans doute le maître incontesté de la rhétorique.

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Législatives aux Pays-Bas : l’embarras du choix

par Raymond Van der Putten, Economiste chez BNP Paribas

Le 15 mars prochain, les Néerlandais se rendront aux urnes pour élire les 150 membres de la Chambre basse du Parlement.

Les principaux thèmes de la campagne électorale sont l’immigration, l’âge de départ à la retraite, les dépenses de santé, l’éducation et l’Europe.

Le VVD (libéral-conservateur) pourrait de nouveau arriver en tête. Au vu des sondages, le gouvernement sera probablement issu d’une coalition de centre-droit entre le VVD, les chrétiens-démocrates (CDA et CU) et les sociaux- libéraux (D66).

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Election présidentielle française : état des lieux et décryptage

par Philippe Ithurbide, Directeur Recherche, Stratégie et Analyse chez Amundi

Les élections françaises représentent un sujet de préoccupation majeur pour les marchés financiers car elles sont emblématiques des tendances actuelles : montée des partis d’extrême droite (respectivement d’extrême gauche) dans les pays du noyau dur de l’UEM (respectivement des pays périphériques), rejet croissant de l’establishment, tentations protectionnistes, hostilité envers l’Europe et/ou les institutions européennes, lutte contre les inégalités, débat sur le partage de la valeur ajoutée (salariés vs. actionnaires...). L’élection d’un candidat anti-européen ou souhaitant réformer l’Europe ou sortir de l’UE en cas d’échec à la réformer (comme le prônent par exemple Marine le Pen ou Jean-Luc Mélenchon) est actuellement perçu (pas totalement à tort, en vérité) comme un vote dans la continuité du Brexit et de l’élection de D. Trump aux États-Unis.

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Quand la politique masque l’embellie économique

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé, Xavier d’Ornellas, Gérant Associé Pôle Gestion Flexible, avec la participation de Jean-Michel Mourette, économiste chez Amplégest

Le choc du BREXIT le 23 juin 2016 a été le point de départ d’une vague populiste qui remet en question tous les scénarios préétablis. L’élection de M. Trump en novembre 2016 à la présidence de la première économie du monde participe au même mouvement. Nous sommes entrés dans l’ère du « tout est possible ». Une vague d’élections en Europe dans les mois qui viennent fait désormais craindre de nouvelles surprises qui pourraient jusqu’à menacer l’existence de la zone euro.

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