Politiques

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Épilogue et prologue de la politique monétaire européenne

par Patrice Gautry, Chef économiste à l'UBP

Avec les annonces de la BCE, Mario Draghi a créé un environnement monétaire très favorable. Celui-ci pourra même être rendu encore plus accommodant par Mme Lagarde si la situation l’exige.

Les mêmes phénomènes de flux et de liquidités observés au temps du QE1 sont à attendre sur les actifs avec la reprise des achats ; le crédit et les pays périphériques sont favorisés par cette politique.

L’appel de la BCE a une politique budgétaire plus pro active se fait pressant ; si l’Allemagne reste sourde, d’autres pays comme l’Italie vont l’entendre. La nouvelle Commission européenne pourrait opportunément rebondir et ainsi relancer un projet européen qui n’attire plus.

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La BCE accentue la répression financière pour longtemps

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

La BCE a abaissé de 10bp son taux de dépôts à -0.5% et maintiendra l’ensemble de ses taux au niveau actuel ou plus bas tant que l’inflation ne convergera pas vers 2%. Dans les prévisions de la BCE, l’inflation sera à 1.5% en 2021. Dès lors, les taux courts resteront au niveau actuel au moins jusqu’en 2022.

La BCE a décidé aussi de relancer le Quantitative Easing (QE) à hauteur de 20 milliards à partir du 1er novembre prochain. Cela s’est déjà traduit par un repli spectaculaire du 10 ans italien.

Cette mesure de QE va accentuer la répression financière. L’objectif est de pousser l’ensemble de la structure des taux pour tous les pays en territoire négatif, Italie comprise. Cela peut durer au delà de ce que l’on imagine. L’objet de la répression financière est de réduire l’incitation à épargner et d’accroître celle à dépenser pour infléchir l’activité à la hausse.

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Hausse du franc : la Banque nationale suisse impuissante ?

par Nikolay Markov, Senior Economist, Frédéric Rollin, Senior Investment Adviser chez Pictet AM

Le franc suisse a retrouvé ses niveaux de 2017. Le carrousel des inquiétudes politiques et économiques donne le tournis et les valeurs refuges ont la cote. Le mouvement pourrait s’aggraver après le 12 septembre, jour où Mario Draghi devrait abattre ses dernières cartes. Que peut faire la BNS ?

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Le référendum, arme ultime pour les Britanniques

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Le Parlement britannique ne veut pas du Brexit. Il a refusé par trois fois l’accord signé par le gouvernement de Theresa May avec l’Union européenne et qui aurait permis une sortie en douceur. Il ne veut, cependant, pas une sortie sans accord et dans la précipitation. C’est pour cela qu’il a retoqué les propositions de Boris Johnson visant une sortie à la date négociée du 31 octobre qu’il y ait ou pas un accord.

Pour les parlementaires, cette date apparaît désormais trop proche pour avoir le temps de négocier un accord qui ne serait pas celui obtenu par Theresa May. La date limite de sortie serait repoussée au 30 janvier 2020. La sortie rêvée des britanniques, selon les parlementaires, se ferait alors à cette date et en accord avec les 27 autres pays de l’Union Européenne (UE).

Plusieurs remarques autour de ces points :

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Canberra-t-on la prochaine baisse ?

par Gianni Pugliese, Analyste Obligations chez Mirabaud

La Banque Centrale d’Australie a choisi de laisser son taux directeur inchangé à 1%, préférant évaluer l’impact économique des récentes baisses de taux et d’impôts. Son Gouverneur, M. Philip Lowe, attend de voir si ses espoirs d’amélioration économique, évoqués le mois dernier, se matérialisent ou non.

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La croissance française est robuste et équilibrée

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

La croissance française a été réévaluée de 0.24 à 0.31% (non annualisé) au deuxième trimestre. L’acquis est de 1.1% et le chiffre de 1.3% est atteignable si la croissance trimestrielle se maintient à 0.3% aux troisième et quatrième trimestres. La demande interne est la contribution majeure à la croissance trimestrielle du PIB avec une contribution négative des stocks mais positive du commerce extérieur, notamment en raison du repli des importations même si les exportations ont été révisés à la baisse. La croissance française est actuellement voisine de son potentiel.

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L’action des banques centrales sera-t-elle suffisante face aux défis à venir ?

par Alexandre Hezez, Group Chief Investment Officer chez Richelieu Gestion

La fin du mois de juillet a été animée par la publication des résultats des entreprises et les discours très attendus de la BCE et de la Fed. Les marchés guettaient avec une grande impatience les propos de Mario Draghi afin d’y déceler toute inflexion et intention sur la conduite de sa politique monétaire. Si la BCE n’a pas baissé ses taux directeurs ni entamé un nouveau programme de rachat d’actifs, elle a largement modifié sa communication et ouvert le chemin vers des actions plus importantes dans les mois à venir. Même si elle a délivré plus de mots que d'actions, elle marque clairement sa détermination à soutenir la croissance et l’inflation : elle maintiendra les taux souverains à des niveaux faibles ces prochains mois, la baisse des taux directeurs étant « certaine ». La politique monétaire restera très accommandante et très favorable aux actifs financiers.

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Hong-Kong : pourquoi c’est important

par John Plassard, Spécialiste en investissement chez Mirabaud

Cinq ans après la révolte des parapluies jaunes, près d’un million de manifestants, soit un habitant sur sept, sont descendus dans la rue début juin pour contester le projet de loi de l’exécutif local, qui prévoyait de faciliter les extraditions vers la chine et donc, de détruire l’indépendance du système judiciaire en place. Si le gouvernement a ensuite retiré ce projet de loi, des milliers de jeunes continuent d’ériger chaque week-end des barricades devant le bâtiment du Conseil législatif (LEGCO). Ces évènements ont déjà et auront des conséquences fortes sur plusieurs secteurs.

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Nouveaux enjeux : vers de nouvelles politiques monétaires

par Christophe Donay, Responsable de l’allocation d’actifs et de la recherche macroéconomique chez Pictet Wealth Management

L’échec des politiques monétaires devrait conduire à une redéfinition de leur style, mais aussi plus globalement de la politique économique.

Au cours des derniers mois, les banques centrales ont fait une spectaculaire volte-face : elles se sont rendues à l’évidence qu’elles n’avaient d’autre choix que d’abandonner toute idée de normalisation de leur politique monétaire et qu’il fallait plutôt apporter un nouveau soutien à la croissance économique réelle. Ainsi, la Réserve fédérale américaine (Fed) envisage d’abaisser les niveaux des taux à court terme, tandis que Mario Draghi annonce que la Banque centrale européenne (BCE) va adopter de nouvelles mesures de relance à partir de septembre.

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La BCE déterminée à soutenir la croissance et l’inflation

par Alexandre Hezez, Directeur de la Gestion Financière de Richelieu Gestion et Stratégiste et Allocataire pour le Groupe Richelieu

Mario Draghi était très attendu hier dans les annonces qu’il pouvait faire et les éventuelles prochaines actions de la BCE en modifiant sa politique monétaire. Si la BCE n’a pas baissé ses taux directeurs cette fois-ci, ni entamé un nouveau programme de rachat d’actifs, elle a d’une part largement modifié sa communication et d’autre part ouvert le chemin vers des actions plus importantes dans les mois à venir. La BCE a, comme attendu, livré plus de mots que d'actions mais elle marque dès lors sa détermination sans faille pour soutenir la croissance et l’inflation.

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