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Italie : à force de crier au loup…

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

La croissance a nettement rebondi en Italie. Ainsi, en 2017, le PIB réel a progressé de 1,5 %, un rythme inédit depuis la crise. Résultat : une forte baisse du chômage et d’importantes créations d’emplois. En 2017 toujours, l’Italie a affiché un excédent des comptes courants de 2,8 % du PIB et, ces dernières années, sa position extérieure nette s’est sensiblement améliorée, s’établissant à -7 % à peine du PIB. Enfin, depuis 2014 le déficit du secteur public est inférieur à 3 % du PIB.

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Grèce : quel bilan peut-on faire du programme d’aide ?

par Jesus Castillo, Economiste chez Natixis (avec la participation de Ramy Habibi Alaoui)

La Grèce devrait sortir du troisième programme d’assistance financière en août 2018. Le MoU (Momorendum of Understanding) de juillet 2015 fixait des objectifs à atteindre par la Grèce se basant sur plusieurs piliers :

La restauration des équilibres budgétaires ;

La présérvation de la stabilité financière ;

Le renforcement de la croissance, de la compétitivité et de l’investissement.

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Une leçon monétaire des élections italiennes

par Bruno Colmant, Chef économiste de la banque Degroof Petercam, Membre de l’Académie Royale de Belgique

Les concepteurs de l’euro ont cru que les paramètres sociaux et capitalistiques s’ajusteraient à une monnaie qui serait elle-même la moyenne pondérée des forces relatives des économies des États membres. Cela ne s’est évidemment pas passé ainsi, d’autant qu’une moyenne pondérée conduit, en termes monétaires, à favoriser les pays forts et à accabler les pays faibles.

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Italie : une carpe et un lapin

par Jean-Jacques Friedman, Chief Investment Officer de Natixis Wealth Management et VEGA IM

Depuis le résultat des élections législatives italiennes le 4 mars et l’impasse politique des dernières semaines, les marchés s’étaient montrés d’abord conciliants avec l’Italie, avant de céder, depuis quelques jours, à une période de stress, qui s’est matérialisée essentiellement sur le marché obligataire.

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Les élections italiennes engagent la démocratie monétaire

par Bruno Colmant, Chef économiste de la banque Degroof Petercam

Même si les élections italiennes ont été remportées par des partis populistes, elles formulent une expression démocratique. Au-delà des problèmes de migration, ce populisme est incidemment le reflet d’un rejet des Traités européens et de la discipline budgétaire qu’ils ont imposée. C’est d’ailleurs une des difficultés de la gauche traditionnelle : comment exister dans un cadre politique reflétant l’ordo-libéralisme allemand ?

L’application intégrale du programme de gouvernement italien, considéré comme délirant par de nombreux économistes, constituerait un danger pour l’euro. En effet, il conduirait immanquablement à amplifier la dette publique, qui est déjà une des plus importantes d’Europe et n’est tolérable qu’au travers de son refinancement par la BCE et de taux d'intérêt faibles. Si cette dette publique augmente, son risque et son taux d’intérêt vont s’accroître.

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Fed vs BCE : vers un découplage accru des politiques monétaires ?

par Didier Borowski, Responsable de la Recherche macroéconomique chez Amundi

L’expansion économique se poursuit aux États-Unis et en zone euro mais à des rythmes différents. Tandis que l’économie américaine va vraisemblablement accélérer cette année, dopée par la politique budgétaire, la zone euro a probablement passé le pic de son cycle l’an dernier. Quelles conséquences cela peut-il avoir sur la politique monétaire de la Fed et de la BCE ? Comment vont-elles se déterminer ? Et comment les « risques globaux » (protectionnisme, risques géopolitiques) sont-ils susceptibles de jouer ? Après quelques considérations générales sur les nouvelles contraintes auxquelles les banques centrales (BC) font face, nous soutenons que les risques globaux envisagés pourraient pousser la Fed à remonter davantage ses taux d’intérêt tandis qu’ils inciteraient la BCE à temporiser davantage, avec pour risque de l’empêcher de normaliser sa politique monétaire.

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Actionnariat salarié : un dispositif gagnant-gagnant !

par Sylvie de Pange, Responsable du Pôle Actionnariat Salarié de CIC Epargne Salariale

De nombreuses sociétés, cotées ou non-cotées, proposent à leurs salariés d’investir au capital de leur entreprise dans le cadre d’un plan d’épargne salariale. Cette démarche, qui présente des avantages financiers et sociaux certains, mérite d’être davantage développée.

La France n’a pas à rougir en matière d’actionnariat salarié. Grâce à plusieurs décennies de développement de l’épargne salariale, l’Hexagone apparaît comme l’un des leaders mondiaux de ce type d’investissement. Pour autant, une importante marge de progression existe encore, aussi bien du côté des grands groupes que des PME/ETI. À titre d’exemple, 3,5% du capital des entreprises du CAC 40 est possédé par les salariés de ces entreprises, mais les situations restent très disparates.

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Le coût du Brexit pour le Royaume Uni

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum Asset Management

Après le référendum sur le Brexit, le 23 juin 2016, l’économie britannique a suivi une dynamique plus réduite. Cela a reflété notamment des changements d’anticipations sur ce qui se passera pendant et après les négociations, mieux vaut attendre que de s’engager trop vite, et des coûts d’opportunité puisque le Brexit a incité les entreprises et les investisseurs à regarder dans d’autres pays non affectés par les effets directs du référendum.

Ce changement de dynamique est visible dans le graphe ci-dessous. J’ai calculé une tendance de 2013 jusqu’au 2ème trimestre 2016. Je l’ai ensuite prolongée jusqu’au premier trimestre 2018.

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Royaume-Uni : Scenario 2018-2019

par Slavena Nazarova, Economiste au Crédit Agricole

Depuis la signature en décembre dernier d’un accord préliminaire sur le divorce réglant les questions de la facture et des droits des ressortissants européens et britanniques, les négociations sur le Brexit ont avancé. Les Britanniques ont fini par assouplir quelque peu leurs lignes rouges sans que cela n’entraîne de crise politique majeure. De son coté, l’UE a su faire preuve de souplesse tout en restant ferme sur ses principes fondamentaux. En mars dernier, un accord sur une période de transition a été conclu. Toutefois, le plus dur reste à faire, avec la question irlandaise à régler d’ici juin. Quant aux discussions sur la relation future, celles-ci vont bientôt démarrer. A cet égard, l’incertitude reste entière. Pour le moment, le scénario retenu est celui d’un accord de libre- échange (hard Brexit) de type CETA amélioré.

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Taux de la BCE: un calcul amusant

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

Les banquiers centraux sont très attentifs au taux de chômage. Janet Yellen l’évoquait à chaque réunion ou conférence de presse comme l’indicateur ultime. Elle a d’ailleurs réussi à mener l’économie US au plein emploi lorsqu’elle a quitté son poste. Mario Draghi évoque peu le taux de chômage lors de ses conférences de presse. Cependant, au regard de la courbe de Phillips de la zone Euro, on peut imaginer que le taux de chômage pourrait encore nettement baisser avant que ne se manifestent des tensions inflationnistes. Le taux de chômage d’équilibre (ou non inflationniste) a probablement baissé lors de la phase conjoncturelle actuelle.Quelle cohérence entre le taux de chômage US et celui de la zone Euro ? La comparaison est amusante.

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