Politiques

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BCE : un QE calibré pour durer

par Thibault Mercier, Economiste chez BNP Paribas

La BCE a décidé d’étendre son programme d’achats d’actifs (QE) de 9 mois et de réduire le volume d’achats mensuels de EUR 80 mds à EUR 60 mds à partir d’avril 2017.

Compte tenu de la rareté des titres, la BCE devait faire un choix entre le rythme mensuel et la durée du programme. Elle a opté pour une prolongation plus importante à un moindre rythme.

La BCE a modifié deux paramètres de son programme d’achats d’actifs qui concernent la partie courte de la courbe des taux : elle a réduit la maturité minimum des titres éligibles de 2 ans à 1 an et s’est donné la possibilité d’acheter des titres dont le rendement est inférieur au taux de la facilité de dépôt (aujourd’hui -0,40%).

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Italie : Penser l’après Renzi

par Paola Monperrus-Veroni, Economiste au Crédit Agricole

Les 1 000 jours du gouvernement Renzi ont pris fin le 4 décembre, lorsque les Italiens ont massivement rejeté sa proposition de réformer les institutions du pays. Bien que le vote portât sur une partie importante des réformes institutionnelles – la suppression du Sénat électif, la fin du bicamérisme paritaire et la réduction du nombre de sénateurs – le fond de la réforme n’était que marginalement l’objet du référendum.

Le vote s’est transformé en un plébiscite pour ou contre l’action du gouvernement et c’est avec un taux très élevé de participation (68,5%) et une victoire nette (59,1%) du camp du non que les Italiens ont voté.

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Référendum italien :
qu’attendre après la victoire du Non ?

par Didier Borowski, Responsable de la Macroéconomie chez Amundi, et Sergio Bertoncini, Stratégie et Recherche Economique chez Amundi Milan

Ce dimanche, la proposition de réforme de la Constitution italienne a été rejetée par une large majorité de la population : 19,38 millions d’électeurs (59,2%) ont voté ‘Non’ tandis que 13,4 millions (40,8%) ont voté ‘Oui’ à la réforme du Sénat. C’est une victoire du camp du ‘Non’ d’autant plus significative que le taux de participation est très élevé au regard des standards italiens. Ce résultat est un camouflet pour le premier ministre Matteo Renzi qui a immédiatement annoncé son intention de présenter sa démission ce lundi.

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Le malaise italien

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Natixis AM

Matteo Renzi a largement perdu le référendum qui avait lieu le 4 décembre. Le taux de participation a été très élevé à 70% et l'écart entre le "non" et le "oui" à la réforme constitutionnel est très important. Le "non" l'emporte avec 59.1% des voix contre 40.9% pour le "oui". Ce n'est donc pas un score étriqué susceptible de laisser indifférent.

Cependant, les marchés n'ont pas réagi de façon excessive. L'euro est passé sous le seuil de 1,06 face au dollar et les marchés d'actions en Asie ont clôturé sur une baisse modérée (-0,8% à Tokyo). La remontée du taux italien efface le repli constaté en fin de semaine. Ce relatif attentisme a un côté rassurant, il n'y a pas de défiance majeure à la suite du résultat. Cependant, l'histoire est loin d'être achevée.

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France : remontée contenue de l’inflation

par Hélène Baudchon, Economiste chez BNP Paribas

Le redressement de l’inflation reste progressif et alimenté par la contribution des prix de l’énergie, désormais légèrement positive. L’inflation sous-jacente est, quant à elle, légèrement orientée à la baisse.

Ces tendances devraient se poursuivre à l’horizon 2017 et se traduire par une remontée contenue de l’inflation (+1,3% en glissement annuel fin 2017 contre +0,5% aujourd’hui).

L’inflation, moins basse, réduira les gains de pouvoir d’achat des ménages. Un net ralentissement de leur consommation devrait s’ensuivre, entraînant avec lui la croissance.

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Pourquoi les marchés sont plus méfiants vis-à-vis de la politique

par David Zahn, Responsable Taux Europe, Vice-président senior et gérant de portefeuille chez Franklin Templeton Fixed Income Group

Pour l’Europe, la victoire de Donald Trump aux présidentielles américaines a des allures d’avertissement : le populisme peut se manifester à grande échelle. Globalement, cette tendance se confine encore à des pays de petite taille sur le Vieux Continent, mais on la voit gagner du terrain, et les responsables politiques européens vont devoir s’y confronter sans plus attendre. Nous ne pensons pas que ces mouvements prendront tout de suite le pouvoir ; toutefois, les sondages témoignent d’un malaise parmi de nombreux citoyens, ce qui signifie que ce qu’on appelle « l’élite politique européenne » va devoir tendre l’oreille aux électeurs.

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Italie : référendum et loi électorale, deux enjeux majeurs

par Philippe Ithurbide, Directeur Recherche, Stratégie et Analyse chez Amundi

L’Italie va procéder à un référendum le 4 décembre. Son issue va être déterminante, tant pour l’avenir politique de Matteo Renzi, l’actuel Président du Conseil, que pour l’éventuelle tenue d’élections générales anticipées et la stabilité politique du pays.

Ce document (i) souligne les enjeux importants du référendum de décembre et de la loi électorale, ii) présente les quatre scénarios possibles et les impacts attendus sur les marchés financiers, et iii) les replace dans le contexte de l’économie italienne.

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Italie : un cap délicat en fin d’année

par Paola Monperrus-Veroni, Sandra Fronteau et Delphine Cavalier, Economistes au Crédit Agricole

La phase d’incertitude que traverse l’Italie impacte négativement l’économie à travers le ralentissement de la consommation, malgré l’accélération du pouvoir d’achat des ménages et un investissement faible en dépit de l’amélioration des marges au T2.

On attend une légère accélération de l’activité au T3 : nette amélioration de la production industrielle et des commandes en août et renforcement des exportations notamment en dehors de l’UE ; amélioration du climat des affaires mais dégradation de la confiance des ménages en octobre.

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Donald Trump élu président des Etats-Unis : quelles conséquences à court et moyen terme ?

par ‎ Philippe Ithurbide, Directeur de la Recherche, Stratégie et Analyse et Didier Borowski, Responsable de la Macroéconomie chez Amundi

Les urnes ont livré leur verdict, et contre toute attente, Donald J. Trump (républicain) deviendra le 45ème président des Etats-Unis. Il prendra ses fonctions le 20 janvier 2017. Son vice-président sera Michael R. Pence. Elu avec plus de 59 millions de voix (soit 48%), il fallait au candidat recueillir 270 délégués pour entrer à la Maison Blanche, et il en a obtenu au minimum 279.

Mais, pour que la réussite soit totale, il lui fallait également conserver le contrôle du Congrès pour être en mesure d’appliquer son programme électoral. Avant le vote d’hier, les républicains contrôlaient la Chambre des représentants (246 sièges sur 435), et le Sénat (54 sièges sur 100). A l’issue des élections, les républicains conservent leur majorité au Congrès :

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La Fed est prête pour décembre

par ‎Philippe Waechter, Directeur de la Recherche économique chez Natixis AM

La Fed observe des pressions inflationnistes plus marquées et de ce fait il ne peut être écarté la possibilité d’une remontée de son taux d’intérêt de référence lors de la prochaine réunion en décembre (13/14). Le communiqué est ici.

Son propos sur l’inflation est le seul véritable changement entre ce communiqué de presse et le précédent (on doit ajouter une perception de la dynamique de la consommation qui est moins vive qu’en septembre) (voir ici)

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