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FMI : légère accélération de la croissance liée à des facteurs idiosyncratiques

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Le titre des nouvelles Perspectives de l’économie mondiale publiées par le FMI semble tenir davantage de l’observation que de l’évaluation et, a fortiori, de la prévision : « Ralentissement de l’activité manufacturière et augmentation des obstacles au commerce ». Pour un message plus clair et plus incisif, mieux vaut se reporter au blog de Gita Gopinath, conseillère économique du Fonds, intitulé « Ralentissement synchronisé, perspectives précaires ». Selon les prévisions actuelles du FMI, la croissance de l’économie mondiale devrait s’établir à 3,0 % cette année (contre 3,3 % dans l’édition d’avril 2019) et à 3,4 % l’année prochaine (3,6 % en avril), un niveau qui reste inférieur à 3,6 % atteint en 2018.

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Le taux d’épargne allemand n’évolue pas en fonction du taux de la BCE

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

Il y a beaucoup de discussions sur le taux d’épargne des allemands qui progresserait récemment en réponse à la baisse des taux d’intérêt. L’histoire qui est racontée est celle selon laquelle l’inquiétude provoquée par la baisse des taux d’intérêt inciterait les allemands à épargner davantage pour contrecarrer cet environnement incertain. Cela ne fonctionne pas. Les allemands ne votent pas contre la BCE en augmentant leur épargne puisque les taux d’épargne sont stables.

Cette histoire sur le comportement des allemands est censé montrer l’exaspération de nos voisins et l’incapacité de la BCE à gérer la politique monétaire. Des Very Smart People qui sont encore actifs.

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Le FMI, dans ses nouvelles Perspectives de l’économie mondiale, met logiquement l’accent sur le rôle de la politique budgétaire

par William de Vijlder, Chef économiste chez BNP Paribas

Le message est dans les détails. Les Perspectives de l’économie mondiale publiées cet après-midi s’intitulent « Ralentissement mondialisé du secteur manufacturier, montée des barrières commerciales » mais le titre du blog de la cheffe économiste du FMI est plus percutant et révélateur : « Ralentissement synchronisé, perspectives précaires ».

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Finance pour la croissance : ici et maintenant… et après

par Fabrizio Pagani, Global Head of Economics & Capital Markets Strategy chez Muzinich & Co

L'évolution des initiatives politiques élargit les possibilités d'accès au financement pour les petites et moyennes entreprises. *Les petites et moyennes entreprises (PME) européennes ont les produits et leurs marchés. Elles sont capables d’innover dans ce qu’elles produisent et dans la façon dont elles produisent. Elles sont également fortes à l’exportation en s’implantant dans de nouveaux marchés ou en pénétrant plus profondément les marchés déjà existants : en 2017, les PME françaises ont exporté pour plus de 470 Md€.[1]

Cependant, et en dépit de ces atouts, les PME ont souvent du mal à trouver des financements ou à trouver le bon financement.

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Retraites : Osons en parler

par John Plassard, Spécialiste en investissement chez Mirabaud

Il y a des sujets dont on préfère ne pas parler tout de suite. La retraite fait partie de ceux-là. Aubaine pour certain ou peur du vide pour d’autres, c’est un sujet qui fait toujours autant débat.

Cependant on oublie de dire que l’accroissement de l’espérance de vie a un impact énorme sur les systèmes de retraite et représente potentiellement une bombe à retardement.

Osons donc en parler en analysant les impacts économiques. Synthèse et analyse.

Les faits

L'espérance de vie augmente d’une année tous les 5 ans et un nouveau-né sur 2 peut espérer devenir centenaire. En conséquence le ratio de dépendance, c’est- à-dire le rapport entre les actifs et les retraités devraient passer de 8 pour un, son niveau actuel, à 4 pour un en 2050.

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BCE : le testament de Mario Draghi

par Andrea Delitala, Head of Multi Asset Euro chez Pictet AM

La conférence de presse de Mario Draghi le 12 septembre a marqué le début d'une nouvelle ère. Au nom de l’ensemble du conseil, le patron de la BCE a réclamé aux gouvernements européens des mesures de relance budgétaire énergiques et sans délai. Selon de nombreux observateurs, et nous souscrivons à cette analyse, les taux d'intérêt sont désormais proches du niveau en dessous duquel les conséquences négatives l’emporteront sur les conséquences positives1. En outre, le nouvel assouplissement quantitatif ne peut être augmenté sans modification des clés de répartition des achats entre émetteurs et la limite par émission unique, deux sujets âprement négociés auparavant.

Au fond, il semble que les dernières décisions de la BCE soient là pour gagner du temps, dans l’attente d’autres mesures de relance.

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L’espoir d’une relance budgétaire de l’Allemagne face à la réalité

par William de Vijlder, Chef économiste, et Raymond Van Der Putten, économiste chez BNP Paribas

L’économie allemande est dans une situation difficile : après le repli du PIB au deuxième trimestre, elle pourrait, d’après les données préliminaires, avoir enregistré une nouvelle contraction au T3 et être ainsi en récession technique. Cependant, l’indice Ifo du climat des affaires s’est légèrement redressé en septembre, reflétant une meilleure évaluation de la situation actuelle dans le secteur non manufacturier. Par contre, les anticipations continuent de refluer. Le fléchissement de l’activité est principalement concentré dans l’industrie manufacturière, secteur dans lequel les enquêtes auprès des chefs d’entreprises ont atteint des niveaux très bas.

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Pourquoi il ne faut pas sous-estimer les annonces que pourrait faire la Fed sur son bilan

par Bastien Drut, Stratégiste Senior chez CPR AM

Jerome Powell et Richard Clarida, président et vice-président du Board of Governors de la Fed, ont indiqué que le FOMC allait se prononcer lors du comité du 29-30 octobre sur le retour à une politique d’expansion du bilan de la Fed.

Plusieurs commentateurs ont indiqué qu’il ne s’agirait pas d’une opération de Quantitative Easing (QE) mais de simples ajustements de liquidités. Richard Clarida lui-même a précisé ce vendredi que le retour à l’expansion du bilan ne serait pas du QE mais qu’il s’agirait plutôt d’opérations basiques de politique monétaire (« Central Banking 101 »). Pourtant, comme nous allons le voir, ce serait une erreur de sous- estimer l’importance de ces mesures pour les marchés obligataires américains.

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Fed & BCE : deux approches divergentes de la politique monétaire

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Les décisions récentes de la BCE et de la Réserve fédérale américaine présentent certains points communs. Les deux banques centrales ont décidé d’assouplir leur politique et, dans les deux cas, cette décision a eu ses détracteurs1.

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La Fed appelle à un retour à la réalité

par Sonal Desai, Chief Investment Officer de Franklin Templeton Fixed Income

Pour la deuxième fois cette année, la Réserve fédérale américaine a réduit son taux directeur à court terme, mais les observateurs ont néanmoins été déçus qu'elle ne mentionne pas de futures mesures d'assouplissement supplémentaires.

Lors de sa réunion de septembre, la Réserve fédérale américaine (Fed) a réduit son taux directeur de 25 points de base, ce qui l'a positionné entre 1,75 % et 2 %, confortant ainsi les attentes du marché. Il semble néanmoins que le message du président Jerome Powell lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion ait été plus réfléchi que par le passé et qu'il ait eu un effet modérateur. Bien que la réaction immédiate du marché ait été marquée par la déception, je pense que la Fed se devait de tempérer les attentes quant à la future trajectoire des taux. Ce fut une première démarche raisonnable.

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