Politiques

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La conjoncture française donne des signes inquiétants

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

L’économie française reste sous pression au début de l’année 2019. Les chefs d’entreprise ne souhaitent pas s’engager dans la durée en raison de l’incertitude qui pèse sur la conjoncture immédiate. Ainsi depuis le mois de novembre un net décrochage des commandes de biens d’équipement a été constatée. Il devrait se traduire par un net ralentissement voire un repli de l’investissement productif autour de la fin d’année 2018 et lancer 2019 sur une trajectoire basse.

Les troubles sociaux qui durent, commencent à peser sur l’emploi comme le montre le ralentissement rapide du flux des embauches à plus d’un mois mesuré par l’Acoss pour le 4ème trimestre 2018. On ne peut pas spontanément attendre de relais du côté des pays européens. L’indicateur composite calculé par Markit pour la zone Euro est au plus bas depuis juillet 2013. L’impulsion ne viendra pas de là.

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Royaume-Uni : Brexit, le coût de l’incertitude

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

À en juger par la réaction des marchés actions, au lendemain de la sévère défaite essuyée par la Première ministre, Theresa May, lors du vote au Parlement britannique sur l’accord de Brexit, il semble que, du point de vue des investisseurs, la probabilité est désormais moins forte de devoir affronter un Brexit « dur » sans accord (sans période de transition). Cette interprétation se fonde sur la sous-performance du FTSE 100, tourné vers les marchés étrangers, par rapport à l’indice FTSE 250 davantage exposé au marché intérieur. Les marchés sont ainsi un peu moins préoccupés par l’impact économique d’un retrait de l’UE sans accord.

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La difficile recomposition du Directoire de la BCE

par Bastien Drut, Stratégiste Senior chez CPR AM

Le 31 octobre 2019, le mandat de président de la BCE de Mario Draghi arrivera à son terme. Même si la personnalité de Mario Draghi a profondément pesé sur la façon de communiquer et donc d’agir de la BCE, il est important de souligner que c’est une petite équipe au sein du Directoire de la BCE qui a piloté les grandes mutations de la politique monétaire depuis 2011/2012 (premiers LTRO de plusieurs années, 7 baisses de taux, taux négatifs, programme de Quantative Easing). Parmi les architectes de cette politique, on trouve bien sûr le président de la BCE Mario Draghi mais aussi le vice-président Vitor Constâncio, l’économiste en chef Peter Praet et Benoit Cœuré.

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États-Unis : le « Powell put »

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Le président de la Fed, Jerome Powell, a récemment souligné que, compte tenu d’une inflation atone, le FOMC ferait preuve de patience et était prêt à modifier rapidement l’orientation de la politique monétaire si les conditions l’exigent. Il estime également que dans leur prise en compte des risques baissiers, les marchés financiers vont bien au-delà des données d’activité. Autrement dit, ils sont trop pessimistes à l’égard de la croissance. Les estimations des prévisionnistes professionnels relatives à la probabilité d’une entrée en récession au cours des prochains trimestres ne font pas davantage ressortir la dynamique caractéristique des périodes de pré-récession.

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Pourquoi les investisseurs devraient se soucier des « gilets jaunes » ?

par Vincent Mortier, CIO Adjoint Groupe et Responsable Asie ex Japon, Frédéric Rosamond, 
Gérant de portefeuille senior, Actions France, Tristan Perrier, Economiste senior chez Amundi

* Les « gilets jaunes » forment un mouvement de protestation, essentiellement spontané, apparu en France au mois d’octobre, sans affiliation politique déclarée, appelant à une baisse des impôts et à une hausse du niveau des prestations sociales et des services publics.

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La croissance est trop faible pour alimenter le pouvoir d’achat en France

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

Le pouvoir d’achat, la productivité et le PIB par tête doivent suivre une allure cohérente dans la durée. Chaque indicateur traduit, à sa façon, la capacité de l’économie, française en l’occurrence, à évoluer dans la durée.

J’ai repris ces 3 éléments depuis 2000 jusqu’à 2018 et la dernière donnée disponible pour chacun d’entre eux (données trimestrielles). J’ai mis chacun d’eux en base 100 en 2000. Sur le graphe on observe trois périodes.

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Pour une fois, c'est l'Allemagne

par Frédéric Rollin, Conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM

L’année 2018 surprend à maints égards. L’Allemagne notamment, dont la stabilité politique et la force économique faisaient l’envie des Etats voisins, semble avoir perdu la main. L'économie montre ses signes de faiblesse et, après 13 ans de gouvernement, Angela Merkel est poussée vers la sortie.

Quelles sont les conséquences pour l'Union Européenne ?

Au cours de ses mandats, Merkel a privilégié le consensus. Elle a fait de la CDU, traditionnellement conservatrice, un parti du centre, en soutenant l'introduction d’un salaire minimum, la fermeture des centrales nucléaires du pays et l’accueil de plus d’un million de demandeurs d'asile. Enfin, si elle a soutenu les programmes de sauvetage européens, dont celui de la Grèce en 2015, particulièrement controversé, sa politique pro-européenne, guidée par le consensus, n’a guère été déterminante.

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Le coût du Brexit selon la Banque d’Angleterre

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum AM

La Banque d’Angleterre a publié ses scenarii pour l’après Brexit. Les hypothèses vont de la sortie ordonnée cohérente avec l’accord signé entre l’UE et Theresa May à la sortie sans accord et totalement désordonnée.

On avait déjà observé que l’allure du PIB était plus faible depuis le référendum. Les résultats de la BoE accentuent ce phénomène.

Quelle que soit la forme du Brexit la trajectoire du PIB sera inférieure à celle d’avant référendum. L’accord signé donne le moins mauvais résultat dans le prolongement de ce que l’on voit déjà. Un Brexit désordonné et sans accord diminuerait franchement le niveau de vie des anglais.

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Zone euro : du renforcement à la résilience

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

D’après les médias, la proposition franco-allemande de créer un budget pour la zone euro remporterait de plus en plus de suffrages parmi les autres pays de la zone, ouvrant ainsi la voie à une multiplication des efforts pour faire avancer ce projet. Si le chemin à parcourir pour y parvenir devrait être long, les efforts entrepris méritent d’être soutenus car, en cas de succès, la résilience de la zone euro en sortirait renforcée, ce qui est grandement nécessaire.

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Le grand écart italien

par Andrea Delitala, Head of Multi Asset Euro, et Steve Donzé, Senior Macro Strategis chez Pictet AM

La fin du programme d’assouplissement quantitatif de la BCE va augmenter la pression qui s’exerce sur les obligations du gouvernement italien.

La dernière prise de bec entre l’Italie et Bruxelles a fait la une des journaux. Malgré tout, si une crise devait arriver, elle viendrait probablement d’ailleurs: de Francfort, pour être précis. C’est parce que l’Italie a un problème avec sa dette. Peu importe les frictions entre la nouvelle coalition populiste du pays et la Commission européenne au sujet du projet de budget italien, la principale source de tensions à court terme sur les marchés est la Banque centrale européenne.

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