Politiques

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France : Victoire des Bleus… Coup franc pour la croissance ?

par Véronique Janod, avec la contribution d’Emilie Da Silva, économistes chez Natixis

La victoire des Bleus dimanche dernier a mis la France en liesse. L’euphorie passée, chacun continue d’y penser et de rêver...et pourrait même être tenté d’y déceler un présage positif, et d’extrapoler que la victoire de la coupe pourrait venir soutenir la croissance en boostant la consommation. Voilà qui serait d’autant plus bienvenu que, contrairement aux drapeaux français agités fièrement dans les rues, la consommation des ménages est restée en berne en ce début d’année.

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Théorie économique 2.0

par Cyrille Geneslay, Gérant Allocataire chez CPR AM

L’économie est une « science » humaine et sociale capable de décrire et de prévoir « ceteris paribus » l’évolution de l’activité d’un pays ou d’une zone. La tâche est ambitieuse, mal aisée et repose sur un principe restrictif fort : « toutes choses étant égales par ailleurs ». Cet axiome qui revient à expliquer ce qui se passerait si rien ne bougeait conduit parfois les plus aguerris de nos économistes à des raisonnements pour le moins originaux, voire fallacieux.

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Les risques augmentent mais la croissance reste solide

par Christophe Morel, Chef économiste de Groupama Asset Management

Commençons d’abord par la bonne nouvelle : le cycle économique haussier n’est pas fini. Ainsi, « l’élastique conjoncturel » reste positif dans les pays développés. En effet, l’offre (la production) est toujours en retard par rapport à la consommation (graphique 1). Et tant qu’il y a du retard dans la production, dans la reconstitution des stocks et dans l’investissement, la perspective cyclique reste favorable. C’est pourquoi, le cycle actuel de croissance devrait nous surprendre par sa longévité : ce cycle sera « anormalement » long justement parce que la reprise a été « anormalement » lente.

Si le cycle conjoncturel haussier devrait se poursuivre, les rythmes de croissance sont toutefois plafonnés pour deux raisons.

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L’économie tient le choc !

par Emmanuel Auboyneau, Gérant Associé, et Xavier d'Ornellas, Gérant Associé Pôle Gestion Flexible chez Amplégest avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

Ces dernières semaines, l’évolution des marchés financiers a été impactée par des facteurs politiques divers. Les craintes d’une guerre commerciale élargie et les problèmes de gouvernance de la zone euro sont les deux grandes menaces qui ressortent en cette fin de semestre. Nous pensons raisonnablement que ces deux dangers vont progressivement s’estomper, dans l’intérêt général. Une guerre commerciale serait coûteuse pour tout le monde, à commencer par les industriels américains dont les indicateurs de confiance commencent à être impactés par les derniers évènements.

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Allemagne : sérénité malgré une confiance au ralenti

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

En ligne avec la dynamique en zone euro, les indices allemands ont marqué le pas depuis la fin 2017, quoiqu’à partir d’un niveau très élevé. L’indice PMI manufacturier de Markit est passé de 63,3 en décembre 2017 à 55,9 en juin. Le PMI des services a reculé de 57,3 en janvier à 52,1 en mai. L’indice IFO du climat des affaires, après un plus haut historique à 105,2 en novembre, s’est replié à 101,8 en juin. L’indice de confiance économique publié par la Commission européenne est retombé de 116,0 en janvier à 111,9 en juin, une évolution quasiment générale (industrie, services, confiance des consommateurs, commerce de détail) même si le moral est resté stable dans le secteur de la construction.

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Les déséquilibres TARGET2, de nouveau au centre de l’attention

par Bastien Drut, Stratégiste Senior chez CPR AM

Les développements politiques récents en Italie, en particulier la présence de membres eurosceptiques au gouvernement, ont à nouveau tourné les projecteurs sur les déséquilibres TARGET2. Dans cette note, nous nous proposons d’expliquer simplement le système TARGET2 et les enjeux qu’ils représentent pour les différentes parties prenantes.

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Enjeux forts dans l’élection turque à venir

par Markus Schneider, Economiste spécialiste de la zone CEEMEA chez AllianceBernstein (AB)

L’enjeu des élections générales qui auront lieu en Turquie le 24 juin prochain est de taille. Après les changements constitutionnels qui ont renforcé le pouvoir du président, les élections législatives et présidentielles en Turquie s’annoncent comme les plus incertaines depuis longtemps.

Lorsque le président Recep Tayyip Erdogan et son parti au pouvoir, l’AKP, ont convoqué des élections anticipées en avril, ils semblaient confiants sur leurs perspectives de victoire et Erdogan compte toujours conserver la présidence au second tour. Cependant, la bonne campagne de l’opposition lui donne une réelle chance d’obtenir la majorité au parlement, grâce à une coalition de quatre parties, capable de détrôner l’alliance entre l’AKP et le MHP.

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La faiblesse de l’inflation aux États-Unis n’est pas surprenante

par Michael J. Bazdarich, Economiste chez Western Asset (filiale de Legg Mason)

Plusieurs décideurs de la Réserve fédérale (Fed) s’attendent à ce que l’inflation aux États-Unis accélère en 2018, en ligne avec le consensus des analystes. Au cours des années précédentes, ces mêmes personnes avaient également prédit une hausse de l’inflation qui ne s’est jamais matérialisée et nous pensons qu’il est peu probable que cela soit le cas en 2018.

Nous considérons que l’économie américaine vit une période plus favorable que ne l’indiquent nos collègues et concurrents. Nous sommes également en désaccord avec l'idée largement répandue selon laquelle le projet de loi fiscale récemment adopté aura un effet inflationniste. Cependant, nous réfutons surtout que la politique de la Fed a été propice à une hausse de l’inflation.

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Comprendre le changement d’orientation de la politique monétaire de la BCE

par Philippe Waechter, Directeur de la recherche économique chez Ostrum Asset Management

J’ai déjà commenté ici le changement d’orientation de la politique de la BCE décidé lors de la réunion du comité de politique monétaire du 14 juin. On peut y trouver les raisons économiques et les raisons techniques à cette inflexion. Pour moi cependant, le véritable objectif de la BCE est de pouvoir disposer d’une demande interne privée suffisamment robuste pour être un vrai support à la croissance européenne.

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Italie : la prudence reste de mise

par Julien-Pierre Nouen, Directeur des études économiques et de la gestion diversifiée chez Lazard Frères Gestion

Après de vives inquiétudes en début de semaine dernière, les marchés semblent avoir été finalement soulagés par l’annonce de la constitution d’un gouvernement en Italie jeudi 31 mai. Probablement parce que s’éloignait la perspective de nouvelles élections qui auraient pu se transformer en véritable référendum sur l’appartenance de l’Italie à la zone euro. Ce sentiment de soulagement repose sur la conviction que les atavismes de la politique italienne vont empêcher le gouvernement mis en place par la Ligue et le Mouvement Cinq Etoiles de mettre en œuvre l’ensemble des mesures annoncées, et que derrière les grandes déclarations, peu d’actions suivront.

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