Politiques

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Boris Johnson doit relever des défis au Royaume-Uni comme à l’étranger

par David Zahn, Head of European Fixed Income chez Franklin Templeton

Boris Johnson a remporté sans surprise la course à la présidence du Parti conservateur britannique et, avec elle, le poste de Premier ministre.

Alors qu’il se prépare à former un gouvernement et à définir son programme politique au cours des prochaines semaines, Boris Johnson doit relever de nombreux défis et voit tous les regards braqués sur lui au Royaume-Uni comme à l’étranger.

Il entre au 10 Downing Street dans un contexte de tensions internationales accrues entre le Royaume-Uni et l’Europe concernant le Brexit, mais aussi au Moyen-Orient, où la relation du pays avec l’Iran s’est considérablement détériorée ces derniers jours. Toutes ces considérations auront sans doute des conséquences importantes pour les marchés.

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Zone euro : des poches d’inflation sur fond d’inflation basse

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

En juin, le taux d’inflation annuelle pour la zone euro est ressorti à 1,3 %. L’inflation sous-jacente — hors énergie, alcool, alimentation et tabac — a atteint 1,1 %, contre 0,8 % en mai. Depuis le début de l’année, elle oscille entre 0,8 % et 1,3 %. Ces deux mesures de l’inflation restent bien en deçà de l’objectif de la BCE, à savoir une hausse à moyen terme, en glissement annuel, de l’Indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), inférieure à, mais proche de 2 %.

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13 minutes

par Alexandre Tavazzi, Stratégiste Monde chez Pictet WM

«Il y avait tant d’inconnues», expliquait Neil Armstrong en décrivant les 13 minutes nécessaires à l’alunissage d’Apollo 11, il y a 50 ans. Aujourd’hui, c’est au tour des banquiers centraux, embarqués dans un autre type de mission, de sonder les territoires inexplorés de la politique monétaire. Et en attendant l’ « atterrissage » des taux d’intérêt, les investisseurs aimeraient pouvoir s’appuyer sur du concret. La nouvelle vague de politiques accommodantes atteint progressivement les marchés émergents. Ainsi, les autorités monétaires indiennes, sud-coréennes, sud-africaines et indonésiennes ont toutes assoupli leur politique la semaine dernière, et les banques centrales du Brésil, de Turquie et de Russie ont laissé entendre qu’elles leur emboîteraient le pas.

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Les politiques monétaires créent une situation inédite sur les marchés

par Jean-Jacques Friedman, Chief Investment Officer chez Natixis Wealth Management

L’environnement macroéconomique et géopolitique reste complexe à interpréter, alors que les marchés poursuivent leur rebond sur fond de baisse des taux. Les incertitudes sur la croissance ne peuvent expliquer à elles seules la volte-face des banques centrales. Faut-il y voir un changement de séquence durable dans laquelle les politiques budgétaires s’apprêtent à prendre le relais des politiques monétaires ? Ce nouveau contexte permettra, en cas de consolidation face à des attentes excessives sur la baisse des taux, de se renforcer de nouveau sur les actions.

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Donald Trump ou l’économie de la défiance

par Philippe Waechter, Chef économiste chez Ostrum AM

S’il y a un point sur lequel Donald Trump fait l’unanimité, c’est celui de conditionner l’ensemble de l’économie mondiale à l’économie américaine et aux décisions prises à la Maison-Blanche. Le point de départ de cette situation est de considérer que l’économie est un jeu à somme nulle. Ce que les Américains perdent, alors d’autres le gagnent et inversement. En d’autres termes, lorsqu’un pays se développe et qu’il commerce avec les États-Unis, le solde des échanges doit être équilibré, sinon la situation n’est pas équitable.

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Une nouvelle gouvernance européenne plus féminine

par Sébastien Galy, Macro Stratégiste Senior chez Nordea Asset Management

Christine Lagarde et Ursula von der Leyen ont été nommées respectivement à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Commission européenne, ce qui se traduira par une féminisation des institutions de l’Union européenne. Il s’agit de deux excellentes candidates, reconnues pour leur capacité à former des coalitions. Chacune devrait marquer l'Europe de son empreinte.

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La BCE devrait rester ferme sur sa trajectoire d’assouplissement

par David Zahn, Responsable Taux Europe de Franklin Templeton Fixed Income Group

Christine Lagarde est peut-être apparue comme une candidate surprise à la tête de la Banque Centrale Européenne, mais David Zahn, notre Head of European Fixed Income, est positif quant à ce choix. Dans cet article, il explique pourquoi à la fois son expérience et son manque d’expérience pourraient s’avérer bénéfiques si elle obtient le poste. La BCE devrait rester ferme sur sa trajectoire d’assouplissement.

La nomination de Christine Lagarde au poste de Président de la Banque Centrale Européenne a surpris. Mais nous pensons que, si la nomination est ratifiée, elle devrait être appréciée sur les marchés.

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BCE - Changement de personnel, mais pas de politique

par Ulrike Kastens, Economiste chez DWS

La date avait été fixée à Bruxelles pour des rendez-vous importants en Europe. Christine Lagarde, ancienne directrice du Fonds monétaire international, deviendra donc la nouvelle présidente de la Banque Centrale Européenne.

Nous ne nous attendons pas à un changement soudain de politique. La politique monétaire accommodante de la BCE devrait se poursuivre si l'inflation se maintient à un faible niveau. En tant qu'administrateur du FMI, Mme Lagarde s'est prononcé très tôt et avec insistance en faveur de l'assouplissement quantitatif - le programme par lequel la BCE achète des obligations.

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« Quoi qu’il en coûte » (2.0)

par César Pérez Ruiz, Directeur des investissements & CIO de Pictet Wealth Management

Mario Draghi a provoqué quelques remous lors de la conférence annuelle de la Banque centrale européenne qui s’est tenue à Sintra la semaine dernière. Le président de l’institution a en effet prononcé un discours très accommodant, avec lequel il a contenté les attentes élevées des marchés, mais s’est attiré du même coup un tweet réprobateur de Donald Trump. Mario Draghi est allé aussi loin qu’il le pouvait sans prendre de véritable engagement, déclarant que la banque centrale se tenait prête, durant son mandat, à agir et à utiliser toute la palette d’instruments à disposition ainsi que toute la flexibilité autorisée, sans restriction.

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Banques centrales : affronter les vents contraires, ensemble

par William de Vijlder, Chef économiste de BNP Paribas

Une déclaration fracassante est un événement, une deuxième pourrait marquer le début d’une tradition. Lors de la conférence annuelle de la BCE à Sintra (Portugal), Mario Draghi avait créé la surprise en 2017 en déclarant : « Avec la poursuite du redressement économique, une orientation constante de la politique monétaire deviendra plus accommodante et la banque centrale peut accompagner la reprise en ajustant les paramètres de ses instruments de politique monétaire — non en vue de durcir son orientation, mais de la maintenir globalement inchangée. » 1

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